- SCIENCE ACTUALITES - 1998 -

Des richesses à conserver

Quand il s'agit de préserver la biodiversité



Pour conserver les ressources génétiques, plusieurs solutions existent. Elles sont classées en deux grandes catégories: la conservation in situ et la conservation ex situ.

Si ces deux méthodes sont bien différentes dans leurs principes, et ont même été considérées antagonistes à l'origine, elles restent complémentaires pour assurer pleinement l'objectif de conservation du fait du caractère évolutif des ressources génétiques. Pour conserver la biodiversité, la garantie du succès est une fois de plus assurée par... la diversité, celle des méthodes.

 "Je crois qu'on peut dire aujourd'hui que la biodiversité est toujours menacée. Mais ça n'a rien d'étonnant. L'érosion de la biodiversité est un processus à long terme qui ne peut pas s'arrêter du jour au lendemain. Les négociations internationales mettent souvent des décennies avant d'aboutir à des résultats tangibles. De ce point de vue là, je ne pense pas qu'il faille trop s'alarmer du fait que, pour l'instant, on en voit pas encore des résultats tout à fait éclatants."

Michel Chauvet, Bureau des ressources génétiques, membre de la délégation française à la Conférence de Bratislava

Des milieux à protéger: la conservation in situ

Dès 1982, était lancé en France le recensement des ZNIEFF, les zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Des 14755 zones identifiées début 1996 et correspondant à 24,5% du territoire, 536 seulement, soit 1,6% du territoire, sont proposées fin 1997 par le ministère de l'environnement pour être intégrés au réseau Natura 2000 européen. Dans le rapport de synthèse récemment présenté à la conférence de Bratislava, le ministère affirme pourtant vouloir donner la priorité à la conservation in situ...

 

Un réseau écologique européen

La Communauté européenne a signé la Convention sur la biodiversité. La France, aussi. Deux raisons donc pour que la France réponde à la recommandation formulée par la Convention dans son article 6 où il est stipulé que les pays signataires doivent élaborer des stratégies de conservation et d'utilisation durable de la biodiversité au niveau national.

L'article 26 de cette Convention demande de plus à chaque pays de présenter un rapport sur les dispositions adoptées. En France, ce document est prêt. Il s'agit du "Programme national d'action pour la flore et la faune sauvages" préparé par le ministère de l'Environnement. Il a été présenté lors de la dernière Conférence des Parties à Bratislava.

En fait, côté Europe, le 21 mai 1992, soit un mois avant le sommet de Rio, était promulguée la directive "Habitats". Sachant que les négociations à son sujet duraient depuis plusieurs années, l'Europe n'avait donc pas attendu la Convention pour prendre conscience de la nécessité de conserver la biodiversité.

En quoi consiste cette directive? Comme son nom l'indique, la directive "Habitats" vise à protéger non seulement les plantes et les animaux les plus menacés mais aussi les différents types d'écosystèmes ou habitats. Leur destruction est en effet la première cause de disparition des espèces sauvages. Les prélèvements (chasse, pêche...) et les pollutions diverses constituent deux autres facteurs de régression des espèces mais ils ont une influence beaucoup plus réduite. Comment préserver ces habitats ? La directive européenne prévoit, dans son article 3, la constitution d'un réseau écologique européen cohérent de zones spéciales de conservation: le réseau Natura 2000. Ce réseau s'intéresse à la préservation, en priorité, de 600 espèces de plantes et animaux et 200 types d'habitats naturels (forêts, littorals, marais...).

 

France: une préservation plus que timide

Selon Henri Jaffieux de la Direction de la nature et des paysages au ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, après recensement des ZNIEFF, "la France possède 140 des 600 espèces retenues et environ 75% des 200 types d'habitats concernés. Un premier inventaire a listé 1600 sites d'intérêt soit 15% du territoire (milieu marin non compris). Soumis à l'expertise des chercheurs du Muséum national d'histoire naturelle, les sites ont été classés en quatre catégories. Sur ces quatre catégories, le Conseil de Protection de la Nature n'a retenu que les deux premières soit 1316 sites correspondant à 13% du territoire."

En fait, à l'époque où Alain Juppé était Premier ministre et Corine Lepage ministre de l'Environnement, le dossier avait longtemps été gelé (cf. Science Actualités mai 1997: "Quelle planète pour l'an 2000?"). Finalement, seul 2,5% du territoire avais été annoncé devoir être intégré au réseau. Pour la plupart des milieux ecologistes, cette décision avait été jugée comme une capitulation devant les lobbies anti-nature: forestiers, agriculteurs, aménageurs, et chasseurs.

Dans le numéro d'octobre 1997 de la revue européenne Natura 2000, la France, en compagnie du Luxembourg, se distingue toujours par une belle ligne de zéros dans le tableau qui résume les données des sites à préserver. Mais, dans l'arsenal des outils utilisés par l'Union européenne pour réglementer le fonctionnement des pays qui la composent, les directives sont des mesures qui, certes, laissent l'initiative aux Etats membres mais, dans tous les cas, font obligation de résultat. Pas moyen d'y échapper! Fin 1997, la Communauté européenne tirait les oreilles de la France pour non-respect de la directive "Habitats". Le gouvernement français adressait finalement à la commission européenne une "première" proposition concernant 535 sites soit 1,6% du territoire comme candidats au réseau Natura 2000. "Ces territoires recouvrent pour l'essentiel des espaces déjà protégés, des forêts domaniales ou des espaces volontaires" , précise le ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement.

Alors doit-on commenter cette décision dans les mêmes termes amers que ceux d'un militant lors du dernier congrès du MNLE (Mouvement national de lutte pour l'environnement) qui s'est tenu en février 1998 à Paris: "En France, on ne sait préserver que ce qui est déjà préservé." Force est de constater, en tout cas, comme le fait Bernard Roussel, chercheur au Muséum d'histoire naturelle, que, de plus en plus, "la politique de protection des paysages en France a pour objet la sauvegarde d'une nature largement anthropisée et non plus des forêts ou des lacs "sauvages"." Les 32 parcs régionaux créés en France sont là pour en témoigner. Ils couvrent 9% du territoire mais ne possèdent pas une règlementation garantissant une protection intégrale des habitats.

 

Selon le site Internet du ministère de l'Environnement, depuis l'arrivée de Dominique Voynet, la machine a toutefois été relancée avec une nouvelle volonté de concertation des acteurs locaux. En juin 1998, au moment de l'arrêt final de la liste des zones du réseau Natura 2000 , Henri Jaffieux nous a confirmé: "109 zones supplémentaires représentant environ 200 000 ha, ont été proposées. Avec ces nouveaux sites, le réseau Natura 2000 de la France sera constitué d'un peu plus de 2% de son territoire." Un groupe de travail est chargé d'évaluer les coûts de gestion des futurs sites. Avant 2004, chaque Etat devra mettre en place son propre réseau et son mode de gestion approprié.

 

Conservation in situ: on y réfléchit depuis plus d'un siècle

 1861  600 ha de la forêt de Fontainebleau sont placés sous protection: c'est la première réserve naturelle française
 1864  Création du premier parc naturel, le Yosemite National Park aux États-Unis
 1872  création du parc naturel, le Yellowstone National Park aux États-Unis
 1895  Conférence de Paris sur les oiseaux.
 1909  Conférence de La Haye avec la participation de 45 pays
 1909  Conférence de Paris consacrée à la protection des pays
 1960  Loi sur les parcs nationaux en France
 1971  Signature à Ramsar en Iran d'une convention relative aux zones humides d'importance internationale (particulièrement comme habitat des oiseaux d'eau)
 1971  création d'un ministère de l'Environnement en France
 1976  Loi sur la protection de la nature en France
 1979  Directive "Oiseaux" de l'Union européenne
 1979 Création du Secrétariat de la faune et de la flore (SFF) qui deviendra le Service du patrimoine naturel (SPN)
 1982  Lancement du programme de recensement des ZNIEFF
 1992  Directive "Habitats" de l'Union européenne
 1995  Loi de renforcement de la protection de la nature
 1995  Création de l'Institut d'écologie et de gestion de la biodiversité (IEGB)
 1996  Rapport sur l'inventaire des ZNIEFF

Banques de graines, arboretums...: la conservation ex situ

Les ressources génétiques constituent la base biologique pour assurer la sécurité alimentaire. Dès les années 70, la constitution de collections de ces ressources dans des banques de gènes ex situ a été entreprise. En 1996, la FAO publiait le premier rapport mondial sur l'état de toutes les collections réalisées dans le monde. Le bilan tiré d'un quart de siècle d'expérience en matière de conservation ex situ est plutôt inquiétant.

 

Un bilan plutôt décevant

En entrant en vigueur après sa ratification en 1993, la Convention sur la biodiversité apparaît comme l'organisation internationale centralisant toutes les questions concernant la biodiversité. De ce fait, elle aurait pu marcher allègrement sur les plates-bandes d'une autre organisation internationale, la FAO qui, elle, se préoccupe depuis 1945 des problèmes d'agriculture et d'alimentation. En fait, dès 1993, la Convention sur la biodiversité reconnaît la compétence de la FAO et le statut spécial de la biodiversité concernant l'élevage et l'agriculture: les ressources génétiques. Elle demande à la FAO d'avancer sur deux problèmes clés liés à ce domaine: les modalités d'accès aux collections de ressources ex situ et les droits des agriculteurs. Pour répondre au premier, la FAO décide alors de lancer une enquête sur l'état et l'utilisation des collections réalisées dans le monde depuis les années 70. 158 pays ont élaboré un rapport national. Le rapport de synthèse était rendu en juin 1996.

Ce rapport met en lumière nombre de lacunes et d'inefficacités dans les activités de conservation et d'utilisation des ressources phytogénétiques.

 

Un mauvais équilibre

Trois formes de conservation ex situ peuvent être distinguées.

Les banque de graines rassemblent environ 90% des ressources génétiques.

Les arboretums et jardins botaniques permettent de conserver les plantes qui ne peuvent l'être sous forme de graines: 8% des ressources génétiques sont conservées sous cette forme. Enfin la conservation in vitro , sous la forme de cultures de cellules, est utilisée pour conserver les espèces qui ne produisent pas de graines: environ 1% des ressources sont conservées in vitro.

 

1300 collections ont été répertoriées contenant environ 6 millions d'échantillons. Géographiquement, 45% des collections sont concentrées dans seulement 12 pays.

Mais, parmi ces 1300 collections, 397, soit environ un quart seulement, sont capables d'assurer une conservation à moyen ou à long terme. Et, seulement 35 pays fournissent ce stockage fiable à long terme.

D'autre part, environ un tiers des échantillons seraient conservés en un seul exemplaire.

11 pays seulement, ce qui représente 430000 échantillons, rapportent une duplication complète de leurs collections. Qu'une catastrophe naturelle survienne, qu'un conflit ou une guerre éclate, et c'est des collections entières qui peuvent encore être perdues. Mais si la duplication s'avère une garantie pour les collections, il ne faut pas tomber dans l'excès inverse, une duplication en un trop grand nombre d'exemplaires entraînant des dépenses pour leur conservation injustifiées. Concernant cette surduplication, il n'existe pas de données. Mais, en 1987, une étude estimait que, sur 2,5 millions d'échantillons de 37 plantes cultivées seulement, 35% étaient des exemplaires uniques.

Une recherche trop orientée

Au niveau contenu, 40% des échantillons sont des céréales et 15% sont des légumes.

L'organisation non gouvernementale canadienne RAFI souligne que ce contenu "est principalement orienté vers ce qui intéresse les pays développés du Nord". Ainsi le blé représente 14% des collections alors que le manioc en représente seulement 0,5% et l'igname 0,18%, ces deux espèces présentant pourtant un intérêt de premier plan dans plusieurs pays en voie de développement.

La provenance d'environ la moitié des échantillons est inconnue. Pour un échantillon sur deux, impossible de savoir s'il s'agit de plantes sauvages, de races locales ou de cultivars. Et quand elle est connue, il s'avère que 48% sont des cultivars, 36% des variétés locales et 15% seulement des plantes sauvages.

 

Des conservations en degénérescence

Même stockées dans des conditions idéales, la viabilité des semences diminue et une régénération est nécessaire. Or, environ un million des graines conservées sont estimées avoir besoin d'être régénérées. Il s'avère impossible de savoir combien de ressources génétiques ont déjà été perdues. Le comble, selon l'organisation RAFI, "certains experts osent même avancer que l'érosion génétique est plus importante dans les banques que dans les champs des agriculteurs".

Des ressources sous utilisées

Les ressources génétiques sont conservées pour être utilisées. Or, "un pays sur quatre se plaint que la distribution des variétés améliorées est limitée par des systèmes de distribution médiocres. Pour l'Afrique, ce chiffre est de un sur deux" , souligne le rapport de la FAO. Autre cause de la sous-utilisation: 37% des échantillons dans les collections nationales ne sont pas documentés, pas de caractérisation, ni d'évaluation, aucune donnée ethnobotanique. Sans ces données, aucune utilisation pratique n'est possible.

Un plan d'urgence?

Conclusion: malgré un travail énorme de conservation mené au niveau international pendant vingt-cinq ans, les ressources génétiques ne sont toujours pas réellement à l'abri. Pour faire face à ce constat inquiétant, la FAO a élaboré en parallèle un Plan d'action mondiale pour réorganiser la conservation et l'utilisation durable des ressources génétiques. Ce plan a été adopté en juin 1996 par plus de 150 pays lors d'une conférence à Leipzig, en Allemagne, rapportée comme le plus grand sommet sur l'agriculture ayant jamais eu lieu.

L'énorme document décrivant les vingt grands axes du plan met l'accent sur la nécessaire complémentarité des méthodes de conservation, à la fois in situ et ex situ mais aussi "à la ferme". Le coût global de ce plan est estimé entre 131 et 300 millions de dollars par an. Le plan reconnaît qu'une des principales clés de sa réussite repose sur la résolution de la question du droit des agriculteurs.

Conservation ex situ: une histoire ou se mêlent préservation et industrie

 

Dès 1960: la FA0, organisation ayant pour mission de contribuer au développement de la production alimentaire dans le monde, s'est préoccupée de la gestion rationnelle des ressources naturelles.

 1971

Une structure fédérative de recherche internationale est créée autour du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) dont le secrétariat est géré par la FAO. Elle regroupe 18 centres : les Centres internationaux de recherche agronomiques (CIRA). Objectif : améliorer la productivité et la qualité de la nutrition dans les pays en voie de développement. Leur action principale a été de constituer des collections des ressources phytogénétiques qui représentent environ 40% des échantillons originaux.

 1983

Donc bien avant le Sommet de Rio, la XXIIe conférence internationale de la FAO proposait un texte: l'Engagement international sur les ressources phytogénétiques. La biodiversité y est déclarée patrimoine commun de l'humanité. Conséquence directe, les ressources génétiques sont considérées comme devant être d'accès libre. Est créée une Commission internationale des ressources phytogénétiques (CRPG), qui se veut un forum où les pays engagés peuvent débattre des problèmes liés aux ressources génétiques. Elle se réunira en mars 1985, mars 1987, avril 1989, avril 1991.
Est créé un Fonds international afin de soutenir les programmes concernant les ressources génétiques dans les pays du Sud.

 1987

Sont reconnus les droits des obtenteurs de variétés végétales et les droits des agriculteurs. L'objectif est donc double : il s'agit de protéger mais aussi de partager les ressources phytogénétiques. Pour atteindre cet objectif, est créé un forum intergouvernemental : la Commission sur les ressources phytogénétiques.

 1991

171 pays et la Communauté européenne ont adhéré à l'Engagement international.

 1993

Lors de son entrée en vigueur, la Convention sur la biodiversité reconnaît le statut spécial des ressources génétiques liées à l'élevage et l'agriculture. Elle demande à la FAO d'avancer sur deux questions : les modalités d'accès aux collections de ressources ex situ et les droits des agriculteurs. En clair, il est reconnu à la FAO sa compétence en ce qui concerne la biodiversité qui touche à l'agriculture.

 1996

Le premier rapport de la FAO sur l'état des ressources phytogénétiques dans le monde, synthèse établie en 1996 à partir des rapports nationaux établis par 158 pays du monde entier, met en lumière un certain nombre de lacunes et d'inefficacités dans les activités de conservation et d'utilisation des ressources phytogénétiques.

 23 juin 1996

La 4ème Conférence technique internationale de la FAO réunit 150 pays. C'est la plus importante conférence jamais consacrée aux ressources génétiques. Elle adopte le Plan d'action mondiale pour la conservation et l'utilisation durable des ressources génétiques, ensemble de mesures et de recommandations élaborées en accord avec le rapport de la FAO sur l'état des ressources génétiques. Vingt axes prioritaires sont définis. Le coût de leur mise en application est estimé de 131 à 304 millions de dollars par an pendant dix ans (1997-2007). Elle adopte également un texte désigné sous le nom de Déclaration de Leipzig qui renforce l'engagement des Etats à appliquer ce plan d'action mondiale afin d'assurer la sécurité alimentaire. La condition impérative de réalisation du Plan est de régler la question des droits des agriculteurs. La révision de l'Engagement international est programmée afin de l'harmoniser avec la Convention sur la biodiversité.

Aujourd'hui: dans de nombreux programmes concernant la résistance des plantes, les recherches se font avec des firmes privées. Les variétés obtenues font de plus en plus l'objet de demandes de protection par brevet qui remettent en question le principe d'accès libre aux ressources phytogénétiques.

 

Combien d'espèces nourrissent le monde?

La réponse est variable suivant la personne à qui on pose la question et selon le pays concerné. Ce qui est sûr c'est qu'une poignée de plantes (riz, blé, maïs, orge, millet, pomme de terre, igname, soja, sucre de canne...) seulement fournit l'essentiel de la production alimentaire mondiale.

Selon la FAO, 75% de la diversité des plantes cultivées aurait disparu depuis le début du siècle.

La mer, avec ses poissons, est aussi une source essentielle de nourriture.
De 1950 à 1988, le volume mondial des pêches est passé de 19 millions de tonnes à 88 millions de tonnes. Depuis 1988, ce volume a cessé d'augmenter. Doit-on en déduire une perte de la biodiversité marine ? Personne ne sait actuellement répondre à cette question.

 

Quelques catastrophes biodiverses:

 années 1840

Le mildiou sur la pomme de terre en Irlande entraine une famine qui fera un million de morts et conduira un autre million de personnes à émigrer aux États-Unis.
 1863  premières atteintes du phylloxera sur la vigne en France.
 années 70  Maladie sur le riz en Asie.
 1970  Les agriculteurs des États-Unis perdent un milliard de dollars à cause d'une maladie s'attaquant aux différentes variétés de maïs, l'helminthosporiose qui a entrainé une chute des rendements de 50%.
 1991  L'homogénéité génétique des orangers du Brésil provoque une épidémie de chancre des agrumes.


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