- SCIENCE ACTUALITES - NOVEMBRE 1997 -

Surfaces agricoles irriguées

Beaucoup d'eau au mauvais moment

Sur les 40 km3 d'eau prélevée chaque année en France, l'agriculture n'en utilise que 12% ­autant que l'industrie et les réseaux publics, mais loin derrière les centrales électriques qui, à elles seules, en sont à 61%. Toutefois, l'impact des prélèvements agricoles est bien supérieur à tous les autres confondus puisqu'ils se concentrent sur les trois à quatre mois de l'année les plus sensibles. Les principales nuisances imputables à l'irrigation sont: la recharge trop forte de nappes phréatiques, leur contamination par des engrais ou des pesticides, l'assèchement de cours d'eau et le bouleversement des écosystèmes.

Le marais poitevin s'assèche

L'exemple le plus flagrant est la région Poitou-Charentes où, depuis vingt-cinq ans, les prélèvements ont été multipliés par 10 quand, en moyenne sur la France, les volumes augmentaient de trois. Depuis maintenant quelques années, près de 700 forages disséminés autour de la zone humide concourent à l'assèchement des prairies et des canaux. 30000 hectares sur 55000 en 1970 ne sont plus jamais inondés. Quant aux cours d'eau, près de 550 km d'entre eux se sont retrouvés à sec durant l'été 1996. Un record...

Sources : IFEN (Institut français de l'environnement), ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation.



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