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Sida
Entre 19 000 et 21 000 personnes atteintes
par le sida en France. Au terme de lannée 1997, lIle-de-France
rassemble 43% des cas. La diminution des nouveaux cas de sida, amorcée
fin 1994, sest accentuée à partir de 1996 (-31% de cas)
et concerne tous les groupes de transmission (homosexuels, bisexuels, hétérosexuels,
toxicomanes).
* Ministère de la Santé, 28/2/1998
Nutrition
Il existerait un lien entre
le fait dêtre trop nourri pendant les premières années
de sa vie et la mortalité par cancer à lâge adulte.
Ces résultats publiés par des chercheurs britanniques sont
le fruit dune étude menée sur lalimentation de
3 834 personnes suivies pendant près de 50 ans. Cette association
entre apport énergétique excessif dans lenfance et cancers,
qui concorde avec les observations faites chez lanimal, confirme limportance
dune nutrition optimal de lenfant.
*BMJ, vol.316, p.499-503
Alzheimer
Un test génétique,
mis au point aux Etats-Unis, devrait permettre de diagnostiquer plus rapidement
la maladie dAlzheimer et de la traiter précocement. Prescrit
dès lapparition de symptômes de démence, il pourrait
déceler laltération génétique associée
à cette maladie qui, en lan 2 000, devrait toucher près
de 100 millions de personnes.
*NEJM, vol.338, p.506-11

Cancer du col de lutérus
33,5% de cancers invasifs du col
utérin en moins en France entre 1982 et 1992. Cette diminution, qui
touche essentiellement les femmes dâge moyen (45-69 ans), serait
due au dépistage spontané. On peut donc imaginer quun
dépistage organisé améliorerait encore la situation.
*BEH, n°5, p.98
Taille saisonnière
Les hommes nés au
printemps seraient plus grands que ceux nés à lautomne.
Telle est la conclusion étonnante dune étude autrichienne
menée sur plus de 500 000 hommes âgés de 18 ans.
On observe ainsi des variations périodiques régulières
de la taille sur lannée avec un maximum en avril et un minimum
en octobre (différence de 0,6 cm). Si la cause de ces écarts
saisonniers reste mystérieuse, les chercheurs suggèrent un
lien possible avec le cycle annuel de la lumière, qui suit la même
courbe, et lactivité de la glande pinéale. Située
dans le cerveau, cette petite glande fabrique la mélatonine dont
la concentration dans lorganisme varie avec la lumière et quon
soupçonne dagir sur les hormones de croissance.
*Nature, vol.391, p.754-55
Obésité et puberté
La leptine, connue pour
être un réducteur naturel dappétit et impliquée
dans certains cas dobésité massive, jouerait un rôle
important dans le déclenchement de la puberté et le développement
de la fonction reproductrice. Une équipe française a en effet
découvert, chez des sujets à la fois obèses et impubères,
une mutation génétique responsable dun déficit
en leptine, qui confirme chez lhomme des observations faites chez
lanimal.
*Nature Genetics, vol.18, p.213-14
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CERVEAU DIFFERENT

PHOTO: © EMILIO TREMOLADA GRAZIA NERI-MILANO/COSMOS
Le cerveau des dyslexiques ne fonctionnerait
pas comme celui des personnes normales. La dyslexie se traduit par une difficulté
dans lapprentissage de la lecture, qui saccompagne souvent de
problèmes dorthographe, car les sujets atteints ont des difficultés
à différencier les phonèmes (voir Lexique dans "Repères")
et donc à les reproduire et à les transcrire. En examinant
par résonance magnétique les différentes zones du cerveau
de sujets, dyslexiques ou non, en train de lire, des chercheurs américains
ont observé des différences significatives: les dyslexiques
ont moins dactivité que les autres dans la partie postérieure
du cerveau, région liant le langage à lécrit,
et une hyperactivité dans la partie inférieure. Pour les scientifiques,
ces observations sont la preuve dun déréglement fonctionnel
du cerveau.
* PNAS, vol.95, p.2636-41 |
Trouble du sommeil
Une exposition à
la lumière pendant la nuit perturberait lhorloge biologique
de lhomme, ce dispositif qui nous permet de nous situer dans le temps.
Des chercheurs américains ont montré que, même si elle
ne dérange apparemment pas le dormeur, la lumière provoque
une réduction importante de lactivité dun enzyme
indispensable à la production de sérotonine, régulateur
de lhorloge biologique. Ainsi la sérotonine, censée
augmenter pendant la nuit pour maintenir les cycles naturels du jour et
de la nuit et des saisons, reste au même niveau. Sensuivent
des dérèglements significatifs du rythme du sommeil.
*Science, vol.279, p.1358-60
Traitement chimique
Couplée à
une psychothérapie, linjection régulière dune
substance, appelée triptoréline, serait efficace dans le contrôle
des déviations ou perversions sexuelles. Cette substance réduirait
la sécrétion de lhormonemâle (testostérone)
dans le sang, en agissant, au niveau du système nerveux central,
sur la fonction hormonale qui relie lhypophyse aux testicules. Les
résultats obtenus, par des médecins israéliens, sur
des hommes souffrant de déviances graves sont encourageants: les
effets (diminution des fantasmes et des désirs sexuels déviants),
manifestes après trois à dix mois de traitement, se sont maintenus
au moins un an.
*NEJM, vol.338, p.416-22
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