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| Une infirmière de Mantes-la-Jolie reconnaît avoir aidé une trentaine de patients à mourir. Mise en examen, elle est toutefois laissée en liberté. Le milieu infirmier manifeste sa solidarité et le débat sur l'euthanasie est relancé. |
L'euthanasie, un problème de société à résoudre d'urgence "Il a été démontré qu'elle n'agissait
ni pour l'argent, ni pour ses intérêts, ni à la demande
d'une quelconque association et que l'on ne pouvait pas la comparer à
ces infirmières criminelles et sadiques qui défraient quelquefois
l'actualité", précise l'Humanité. Qu'est
ce qui a donc poussé Christine Malèvre à euthanasier
ses malades incurables? La "compassion"? comme l'évoque
Libération et Le Parisien. Ou bien sa propre détresse
face à la souffrance de ses malades? "Une infirmière
seule face à la souffrance", titre Libération
dans son édition du 28 juillet. Et maître Fontibus, l'avocat
de la jeune femme, de dénoncer les lacunes de l'hôpital de
Mantes-la-Jolie. "Elle a été excessivement seule,
confie maître Fontibus au Parisien. Les infirmières
étaient laissées seules et au premier rang des détresses
physiques et morales des patients." Le rôle joué par
le corps infirmier dans l'accompagnement des malades est souvent négligé
par les médecins, c'est aussi ce que souligne l'avocat dans les colonnes
du quotidien Le Monde: "Les infirmières n'avaient
pas à poser le problème de la fin de vie ou de la douleur,
les médecins ne l'auraient pas permis." Accompagnement médicaliséL'ensemble de la presse s'interroge ainsi sur les moyens à mettre
en oeuvre pour trouver une réponse à la question de l'euthanasie.
"Entre acharnement thérapeutique et euthanasie, l'accompagnement
médicalisé constitue une réelle alternative",
peut-on lire dans Le Figaro. Or, "ils commencent à
peine à se développer, écrit Martine Perez, avec
une lenteur et une mobilisation faible des pouvoirs publics et des médecins.
L'accompagnement des malades en fin de vie ne fait encore l'objet d'aucun
investissement conséquent, en terme de formation des soignants et
en moyens matériels", et la journaliste ajoute, "le
problème ne peut pas être escamoté: le cancer, deuxième
cause de mortalité en France génère dans certains cas
une agonie longue et douloureuse". Centre de soins palliatifsDans le même sens, le journal La Croix rapporte l'exemple
de la maison médicale Jeanne-Garnier à Paris, un centre de
soins palliatifs, où "soigner n'est pas guérir".
Un centre où les patients restent en moyenne 26 jours, "les
26 derniers jours de leur vie", précise le quotidien, ils
trouvent ici "une palette de médicaments qui soulagent efficacement
. Or, dès lors qu'ils retrouvent du confort, les malades vont mieux",
témoigne une infirmière de la maison. * JULIE LASTERADE | |