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| Pour contenir le déficit de la Sécurité sociale, la ministre de la Solidarité a présenté ses nouvelles mesures. Elles devraient être discutées avec les professions médicales directement concernées et permettre une économie de 3 milliards de francs. |
Des nouvelles mesures pour la Sécu Pour maîtriser les dépenses de santé, Martine Aubry,
ministre de la Solidarité, a choisi la méthode douce."
Il vaut mieux convaincre que contraindre. Il vaut mieux négocier
que braquer. Il vaut mieux économiser intelligemment que stupidement",
écrit l'éditorialiste Laurent Joffrin dans Libération.
Martine Aubry préfère donc négocier et discuter avec
les professionnels de la santé." L'ensemble de ces mesures
seront prises en concertation avec les intéressés",
ajoute l'Humanité. Son plan prévoit près de
3 milliards d'économies. Principaux secteurs mis à contribution?
L'industrie pharmaceutique et certaines professions médicales, comme
les radiologues et les biologistes. Ainsi,"la commission de transparence,
chargée d'évaluer l'utilité médicale des produits
et le comité économique de médicament, qui a la responsabilité
d'en fixer le prix, ont engagé une réévaluation de
certaines classes de produits en fonction de leur utilité médicale
(veino-toniques, antitussifs, laxatifs, cicatrisants. etc.)", note
La Croix. Préconiser les génériquesLe plan d'économie préconise également l'utilisation
des génériques, ces copies de médicaments dont la formule
n'est plus couverte par un brevet, et donc souvent 30% moins chers. "Concrètement,
explique Le Parisien, quand vous entrerez dans une pharmacie avec
une prescription médicale, le pharmacien pourra vous proposer de
changer tel ou tel médicament contre un médicament générique,
c'est-à-dire la même molécule mais présentée
différemment. Avantage: le médicament générique
est moins cher. Mais dans tous les cas, le patient pourra refuser et préférer
le produit prescrit par son médecin." Un plan qui, titre
La Croix, "taxe les labos et ménage les médecins"
mais devrait également éviter les dérapages des
dépenses chez les médecins. Ceux-ci, via la principale organisation
professionnelle des médecins, la Confédération des
syndicats médicaux français, "qui ne représente
cependant qu'un peu moins de 10% des praticiens, se montre prête à
dialoguer avec le gouvernement. Son président, rapporte Le
Monde, Claude Maffioli, qui avait combattu le plan Juppé de
réforme de la Sécurité sociale, estime qu'avec Martine
Aubry, les portes sont ouvertes". Rendre la CNAM plus performanteAutre mesure prévue par la ministre de la Solidarité: rendre
la Caisse nationale d'assurance maladie "plus performante".
Elle devra lancer le programme Sesam Vitale pour supprimer peu à
peu les feuilles de soins et favoriser leur télétransmission
entre les professionnels de santé et les caisses. Mais le gouvernement
aura "à faire aboutir, dans les prochaines semaines, deux
chantiers difficiles: la mise en place d'un mécanisme de régulation
des dépenses des 120 000 médecins libéraux et
[...] le projet de loi de financement de la Sécurité sociale,
qui prévoiera un retour à l'équilibre du régime
général en 1999". * J. L | |