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Pollution atmosphérique urbaineselon l'indice "atmo"* |

Réseau national de surveillanceEn France, la qualité de l'air est donnée par un indice moyen appelé "atmo" qui oscille entre 1 (excellent) et 10 (exécrable). En 1999, les mesures sont assurées par 39 associations agréées qui disposent d'un peu plus de 2000 capteurs et d'un budget prévisionnel de 210 millions de francs. La compilation des mesures effectuées en 1997 montre qu'Aix-en-Provence a été la ville la plus touchée. En général, la pollution est provoquée par des pics d'ozone. Cependant, au Havre par exemple, l'industrie fait prédominer le dioxyde de soufre. A Paris, Nancy, Lyon et Clermont-Ferrand, ce sont les oxydes d'azote ayant pour origine le trafic automobile qui prédominent. PrévisionsL'ensemble des réseaux de surveillance communiquent quotidiennement leurs mesures et affichent leurs prévisions pour le lendemain sur le site de l'Ademe (www.ademe.fr/jda/). Ce site propose également une carte de localisation
de ces réseaux ainsi que leurs coordonnées. SOURCE: Réseaux de mesure de la qualité de l'air-Ifen, Adème. |
Selon les spécialistes, il faut attendre encore cinq à sept ans de travaux pour obtenir des prévisions acceptables. On pourra alors agir avant que le pic de pollution ne s'installe. La difficile prévision des pics de pollutionLa pollution est la résultante de phénomènes complexes physiques, chimiques, météorologiques, géographiques, sociaux... agissant à différentes échelles de temps et d'espace. Autrement dit, les automobiles et les industries émettent des polluants dans une boîte d'air sans cesse agité, dont la base est la région parisienne et la hauteur la couche de mélange. Plus cette hauteur est grande, plus les polluants se diluent, meilleure est la qualité de l'air. Mais ces paramètres varient constamment, d'une heure à l'autre... Le cas de l'ozoneUne partie de l'ozone est produite sur place et une autre
peut être "importée". Le dioxyde d'azote - émis
par les automobiles et les industries - se décompose en ozone sous
l'effet du rayonnement solaire, donc en été. Le cas de l'ozone
est intéressant: dans la très haute atmosphère, la
couche d'ozone nous protège des rayons UV, alors que dans la basse
atmosphère l'ozone est nocif. SOURCE: Equipe de modélisation
stochastique et statistique, laboratoire de mathématique, Faculté
des sciences d'Orsay, |