Mouches
anti-pollution
La drosophile,
ou "mouche du vinaigre", est loin davoir révélé
tous ses talents. Déjà prisée par les généticiens
qui lutilisent pour leurs recherches, elle pourrait aussi devenir
une aide précieuse pour mesurer la pollution de leau. Un
chercheur britannique a observé quau contact dune
eau contaminée par des pesticides, cette mouche meurt dans un
laps de temps plus ou moins long selon le degré de contamination
- de quelques minutes à quelques heures. En mesurant son espérance
de vie, on pourrait donc évaluer le degré de pollution.
*New Scientist, n°2210,
p.23

Lait fongicide
Le lait, cest bon pour la santé...
des plantes. Un chercheur brésilien a découvert quen
vaporisant du lait frais sur des feuilles de concombre ou de courgette,
on peut combattre efficacement certaines moisissures. Le lait pourrait
remplacer des fongicides chimiques et apporter une aide précieuse
aux agriculteurs "bio". Ce phénomène, qui reste
à élucider, aurait deux causes possibles: le lait est
connu pour détruire certains micro-organismes et il contient
du phosphate de potassium, ce qui renforce le système immunitaire
des plantes.
*New Scientist, n¡2208,
p.10

Forêts
anciennes
Greenpeace
vient de publier un rapport critiquant les entreprises qui exploitent
les "forêts anciennes" (celles qui nont jamais
subi dintervention humaine). Ayant déjà perdu 80%
de leur superficie initiale, ces forêts abriteraient de 50 à
90% des espèces vivantes. Selon ce rapport, plus de 80 millions
dhectares (soit 1,5 fois la France) sont concernés. Greenpeace
demande aux entreprises consommant des produits ligneux (bois, papier)
provenant de ces forêts de ne plus participer à leur destruction.
*http://www.greenpeace.org

Puits de
carbonne
Pour lutter
contre le CO2, certains gouvernements proposent de créer
de nouvelles forêts, qui serviraient de "puits de carbone".
Mais une étude récente, réalisée par le
Groupe intergouvernemental sur le changement climatique des Nations
unies, conclut que cette stratégie est illusoire. Selon les experts,
les nouvelles forêts se retrouveraient vite saturées en
CO2 et commenceraient à rejeter la plupart du carbone
dans latmosphère entraînant une aggravation de leffet
de serre. Le seul moyen efficace serait de réduire les émissions
de CO2 issues des combustibles fossiles (pétrole,
gaz, charbon).
*New Scientist, n°2209,
p.20
|