| REVUE DE PRESSE |
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Première ébauche du génome humainAnnonces solennelles, conférences de presse, chefs dEtat, ministres et chercheurs sous les caméras: lannonce de la première ébauche du séquençage du génome humain a été digne des espoirs quelle soulève. La succession des trois milliards de lettres qui forment le code génétique de lhomme est désormais connue à 90%. "Cest lachèvement de la première étape dun effort de 3 milliards de dollars engagé en 1990 par les organismes publics de recherche de dix-huit pays sous la houlette des États-Unis"., rappelle Le Figaro du 26 juin. Les chercheurs de ce consortium international HGP ou "Hugo" pour Human Genome Organisation, "ont divisé le génome en grands fragments dADN (1 million de paires de base ou lettres chacun) ordonnés et chevauchants qui proviennent dune carte établie au début des années 1990, grâce notamment aux travaux des chercheurs du Généthon dEvry", relate Fabrice Node-Langlois dans ce même Figaro. Ces gros morceaux du génome ont ensuite été découpés en grands fragments. Puis, lettre par lettre, les chercheurs ont réassemblé ces petits morceaux dans lordre initial. Ce qui est présenté aujourdhui correspond "à lordonnancement de ces grands fragments avec quelques petits trous", selon la formule du professeur Jean Weissenbach, directeur du Génoscope, le centre de séquençage français à Evry. Première ébauche, donc, dune version beaucoup plus précise qui devrait être réalisée dici à la fin de lannée ou dans le courant 2001. Version finale en 2003Puis en 2003, vraisemblablement,
on parviendra à la version finale, le séquençage
à 100% du génome humain. Voilà pour la partie "recherche
publique". En face, lindustrie et le privé avec
la firme américaine Celera, menée par Craig Venter, dont
le projet de séquençage concurrence le projet public depuis
1998. "Après des mois de surenchère
et de menaces de rétention dinformation sur les gènes
de la part de Celera, les deux rivaux ont scellé un accord aux
termes encore mal connus", souligne Le Figaro.
Celera a utilisé une autre méthode, plus rapide et moins
coûteuse, consistant "à casser
la totalité du génome en une infinité de petits morceaux
et à les rassembler après le séquençage de
leurs extrémités. Mais la carte obtenue serait dune
précision moindre que celle de HGP". "On a le livre,
reste à le déchiffrer", titre Libération
du 26 juin. Séquençage et traitement nont rien à voir "Il
y a dénormes malentendus entre les scientifiques et le public",
explique dans Libération Arnold Munnich du Centre de génétique
de lhôpital Necker à Paris.
"A-t-on attendu le séquençage exhaustif du génome
pour localiser et identifier les gènes des maladies génétiques?
Evidemment non. Les années 1980-2000 ont été nos
vingt glorieuses au cours desquelles on a découvert les gènes
de plus de mille maladies". Et dexpliquer que lobjectif
du séquençage complet est dobtenir une vision densemble
et daccélérer ainsi la localisation des gènes.
Mais on est encore loin de la mise au point dun traitement. Séquençage
et traitement "nont rien à
voir, affirme Arnold Munnich, le vrai
problème aujourdhui est de transformer toutes ces informations
qui sont dans le génome en test génétique de prédiction
ou de prévention des maladies. Il sagit de savoir exploiter
ces connaissances pour trouver les gènes dautres maladies
ou les gènes modificateurs des maladies communes". * MARTHE COUSIN *Lire aussi la Revue de presse "Europe et France sopposent sur les gènes" Quelques sites
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