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ENVIRONNEMENT |
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Six mois après lErika |
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Les oiseaux ont été
les principales victimes de la marée noire de lErika. |
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Le pompage des
Pour
connaître les rapports dexpertises et le suivi des opérations
de surveillance, voir "Erika: actions de lIfremer"
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Avec
61 000 victimes et une estimation globale de 300 000 disparus
en mer, les oiseaux ont payé le plus lourd tribut à la marée
noire de lErika. Au total, 61 espèces ont été
concernées, dont certaines sont aujourdhui menacées.
"Cest une catastrophe écologique considérable",
estime Denis Bredin du Conservatoire du littoral de Bretagne. Par comparaison,
le naufrage de lAmoco-Cadiz navait entraîné la
mort "que" de 4 600 oiseaux de mer alors que la quantité
de fioul libérée était vingt fois plus importante.
"Quant au reste des espèces concernées par cette pollution,
poursuit-il, on a très peu de certitudes pour linstant mais
pas dinquiétude majeure." Les études
sont en cours pour établir un état des lieux global de limpact
de la pollution apparue depuis six mois. Effets conjugués
La Direction régionale de lenvironnement (Diren) de Nantes
a dressé un bilan préliminaire de limpact de la pollution
sur les côtes de Loire-Atlantique, le département le plus
touché par la catastrophe. Une mortalité massive de moules
a été observée sur les sites les plus pollués.
Dans ces mêmes zones, échinodermes, gastéropodes,
bivalves et crustacés ont fortement souffert de la pollution. Concernant
la flore, une cinquantaine despèces de plantes littorales
ont été atteintes dans le département, dont trois
rares sont menacées: la doradille marine, loseille des rochers
et le statice à feuilles ovales. Les lichens, à la frontière
des milieux marins terrestres, ont également été
très touchés par la pollution. Le nombre despèces
terrestres concernées par cette pollution est beaucoup plus élevé
que lors des précédentes marées noires. Ce constat
est dû à leffet conjugué des tempêtes
de décembre et des grandes marées qui, au moment de larrivée
des nappes de pétrole sur les côtes, ont projeté les
hydrocarbures au-dessus du niveau habituellement atteint par la mer. Contamination possible
Toutes ces observations
restent bien évidemment très provisoires. Car outre lengluement
ou lempoisonnement, un pétrole aussi toxique et aussi peu
biodégradable que celui de lErika entraîne à
long terme de graves anomalies sur les organismes qui y sont exposés:
mutations, effets immunotoxiques, conséquences sur la reproduction
-en particulier chez les poissons, les huitres et les oiseaux- et même
contamination possible de la chaîne alimentaire. Du fait de la présence
de pétrole sur les terres, il ne faut pas non plus exclure le risque
dune contamination des nappes phréatiques. Plusieurs années
de suivi seront donc nécessaires avant détablir un
bilan complet des conséquences de cette marée noire sur
lenvironnement.
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