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Question 1

Crédit : © Patrick Ernaux, Inrap.

Question 1/10

01/10 Qu'est-ce que c'est ?

C'est un carnyx, trompette de guerre celtique qui émettait un son sourd et contribuait, selon Polybe et Diodore de Sicile, au "tumulte guerrier". Ces trompes étaient tenues verticalement et mesuraient environ 2 mètres de haut. Leur pavillon figurait une tête d'animal à la gueule ouverte d'où s'échappait le son. Ce carnyx à tête de sanglier réalisé en tôles de bronze martelées est l'un des rares à avoir été retrouvé entier. Il a été découvert sur le site gallo-romain de Tintignac situé à Naves (Corrèze) en 2004.

Question 2

Crédit : © Paul Veysseyre /Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal

Question 2/10

02/10 Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'une fibule, sorte d'agrafe à mi-chemin entre l'épingle de nourrice et la broche, avec laquelle les Gaulois attachaient leurs vêtements. Le plus souvent en bronze ou en fer, exceptionnellement en argent ou en or pour les plus fortunés, elles peuvent être ciselées ou ornées d'ambre ou d'émail. La fibule servait à agrafer le sayon, sorte de cape de fourrure ou de tissu que les Gaulois attachaient sur l'épaule. Portées au quotidien, les fibules accompagnaient souvent les défunts dans leurs tombes.

Question 3

Crédit : © Patrick Ernaux, Inrap.

Question 3/10

03/10 Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'un casque en forme de cygne, dont le couvre nuque figure la queue de l'animal. Ce casque est vraisemblablement un casque d'apparat utilisé lors de cérémonies rituelles menées sur le sanctuaire de Tintignac en Corrèze où il a été trouvé en 2004.

Les casques de combat, eux, étaient beaucoup plus simples et sans décor, munis de couvre-joues en fer fixés sur les côtés … et, contrairement à l'imagerie populaire, ils ne portaient ni ailes ni cornes, attributs des casques de l'âge de bronze, bien antérieurs !

Question 4

Crédit : photo Musée Vivant Denon, Chalon-sur-Saône (S. et L.)

Question 4/10

04/10 Qu'est-ce que c'est ?

Ce sont des entraves utilisées pour attacher les esclaves, trouvées à Verdun-sur-le-Doubs en Saône et Loire. Les deux chaînes situées de part et d'autre du cadenas central étant de diamètres différents, on peut penser qu'elles étaient destinées à réunir le cou d'un prisonnier ou d'un esclave à la jambe d'un second. Les esclaves gaulois étaient souvent des prisonniers de guerre, femmes et enfants des vaincus, passés au service des vainqueurs.

Question 5

Crédit : © Antoine Maillier/Bibracte

Question 5/10

05/10 Qu'est-ce que c'est ?

II s'agit de la partie haute d'une enseigne militaire que les Gaulois brandissaient lors des batailles comme signe de reconnaissance. Celle-ci est une pièce en laiton découverte en 1989 à Soulac sur Mer en Gironde. On retrouve la figure du sanglier, animal féroce et brave au combat, sur nombre de monnaies ou d'objets gaulois. Mais contrairement aux idées reçues, sa viande garnissait rarement l'assiette des Gaulois, qui se nourrissaient principalement d'animaux d'élevage, la chasse étant réservée aux plus riches et aux guerriers.

Question 6

Crédit : © Matthieu Poux/LUERN

Question 6/10

06/10 Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'un stylet en os découvert à Corent dans le Puy de Dôme. Les Gaulois écrivaient très peu (l'usage de l'écriture était interdit dans le cadre religieux) et réservaient l'écriture à certains actes comme le recensement des populations, les traités ou la correspondance. Toute la transmission des savoirs se faisait oralement. Les Gaulois écrivaient très certainement sur des tablettes de bois recouvertes de cire qui ont disparu. On a retrouvé uniquement quelques inscriptions gravées sur des pierres ou des tessons de céramique.

Question 7

Crédit : © MINETTO Michel ; © Musée de Soissons – Soissons

Question 7/10

07/10 Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'une pièce de monnaie, plus précisément du revers d'un statère de Gaule Belgique découvert en 1981 dans l'Aisne. Les Gaulois ont frappé des monnaies d'or, d'argent et de bronze dès la fin du IVe siècle av. JC. D'abord copiées sur les pièces grecques et romaines, les monnaies gauloises se sont peu à peu affranchies de ces modèles. Les motifs qui les ornaient étaient stylisés, voire abstraits, et spécifiques à chaque région. Elles témoignent aujourd'hui des transactions qui s'effectuaient à l'échelle locale, régionale et au-delà.

Question 8

Crédit : Photo musée Denon, Chalon-sur-Saône.

Question 8/10

08/10 Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'un rasoir en fer trouvé à Verdun-sur-le-Doubs en Saône et Loire. Contrairement à la légende, il semble que le port de la moustache n'était pas général et que beaucoup de Gaulois se rasaient. Les petits objets retrouvés dans les tombes (cure-oreilles, pinces à épiler, etc) témoignent en tout cas de l'importance que les Gaulois accordaient à l'hygiène. Diodore de Sicile les décrit se rinçant les cheveux au lait de chaux pour les éclaircir et Pline l'Ancien leur attribue l'invention du savon, mélange de cendres de bois et de saindoux.

Question 9

Crédit : © Antoine Maillier/Bibracte/Musée AG Vor-und Frügeschichte Oberursel

Question 9/10

09/10 Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit de lames de faux en fer découvertes dans l'oppidum d'Heidetränk en Allemagne. Les Gaulois étaient d'excellents agriculteurs et perfectionnaient en permanence leur outillage et leurs techniques. Ce sont eux qui ont inventé la faux, ce qui leur permettait d'engranger de grandes quantités de foin et de nourrir des cheptels importants. Les outils qu'ils utilisaient (houe, pioche, pic, etc) avaient déjà la forme qu'ils ont aujourd'hui. Et ils pratiquaient le semis, le sarclage, l'amendement des cultures et l'agriculture attelée.

Question 10

Crédit : cliché Alain Maillot, musée départemental de la céramique à Lezoux.

Question 10/10

10/10 Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'une cotte de mailles compactée et corrodée, repliée en plusieurs couches, découverte sur le site de Corent dans le Puy-de-Dôme en 2009. Elle faisait partie d'un trophée militaire découvert dans le sanctuaire. On peut y voir des rangs de mailles, caractéristiques de ce vêtement de protection constitué de milliers d'anneaux métalliques imbriqués. La cotte de mailles, dont l'invention est créditée par les textes anciens aux forgerons gaulois, était réservée aux plus hauts membres de l'aristocratie gauloise.

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