Le Changement Climatique en Questions

Vendredi 22 juin 2007, 12:03

Travailler ensemble sur les défis à venir

in Actualités ]

Glacier Moreno, Argentine

Comme le soulignait récemment le Parlement européen « si nous continuons sur le même rythme, dans 50 ans… il nous faudra une deuxième planète ». Et pourtant, tout le monde sait que c’est impossible. Et pourtant, de colloque en réunion (3 milliards d’humains seront exposés à des pénuries d’eau sévère et 600 millions à la faim, les coraux sont exposés à une “mortalité de grande échelle”), d’observations en études (le taux de croissance des émissions de CO2 était de 0,8 % au cours des années 90, il est désormais à 3,2 %, le Groenland fond 2 fois plus vite que prévu…), le constat devient de plus en plus clair. Nous passons des seuils. Très vite. Une personne sur deux vit aujourd’hui en ville, selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (le taux d’urbanisation dans le monde a franchi en 2007 la barre de 50 %). En 2030, ce taux passera à 60 % et ce sont les pays d’Afrique et d’Asie qui abriteront alors la majorité des grandes métropoles du monde.

La Chine, au cœur du débat

En 2003, un ministre chinois avait préconisé la création de 400 villes d’un million d’habitants d’ici à 2020. Dans la réalité, tout va tellement vite que plus personne n’ose avancer une cartographie prévisionnelle de l’urbanisation. De fait, chaque année, 1 % de la population chinoise émigre vers les villes, soit 13 millions de personnes ou l’équivalent de 6 villes comme Paris. C’est la plus grande migration de l’histoire humaine : le pays va devoir loger 450 millions d’urbains supplémentaires en moins de quinze ans ! Ces gens sont à la recherche de travail, d’éducation et d’espoir… Des foyers dont les revenus atteindront rapidement 6 000 dollars par an, le seuil pour l’achat d’une automobile. Avec l’Inde, ce sont 500 millions de véhicules qui sont attendus sur les routes d’ici 2020. Il se construit au pays de la grande muraille, une centrale au charbon par semaine. On comprend, à ce rythme, que les accords de Kyoto sont déjà insuffisants. Les experts annonçaient que la Chine allait, en 2017, détrôner les États-Unis de leur place de premier émetteur du monde de gaz à effet de serre. Raté, c’est déjà fait depuis le mois dernier.

Face à ce défi mondial, où tous les pays sont liés, la seule solution semble être celle de la solidarité, du partage, de la mise en commun de nos recherches, de nos solutions techniques et de nos savoir-faire et dire afin que les comportements changent.

Un pour tous…

Selon Serge Abou, chef de la Délégation de la Commission européenne à Pékin, nous devons systématiser la coopération. « À titre d’exemple, la Commission européenne a lancé un programme de collaboration intitulé “Near Zero Emission coal”, consistant à développer, notamment en Chine, les nouvelles technologies de capture et stockage du gaz carbonique. De son côté, la Chine a participé à 19 projets de recherche couvrant des domaines variés tels que l’hydrogène, les biofuels de seconde génération, le photovoltaïque ou l’énergie éolienne et bénéficie à cet égard d’un soutien direct de 3 millions d’euros. Au total, la Commission européenne et les états membres ont injecté 430 millions d’euros dans 65 projets de coopération dans le domaine de l’énergie et du changement climatique. La Banque européenne d’Investissement a quant à elle décidé de lancer un programme de prêt pour des mesures permettant de lutter contre le réchauffement climatique en Chine pour un total de 500 millions d’euros ».

Ces politiques sont stratégiques pour l’avenir de l’humanité. Nous en avons eu un exemple récent et concret avec la déclaration du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, affirmant que le réchauffement climatique était en partie responsable du conflit au Darfour, où la sécheresse a entraîné la lutte pour les ressources en eau. « De manière pratiquement invariable, nous abordons le Darfour par le biais d’un pratique raccourci militaire et politique : un conflit ethnique opposant des milices arabes à des rebelles noirs et des fermiers. Mais si on se penche sur ses racines, on découvre une dynamique plus complexe ».

Cela résume assez bien la problématique du changement climatique. Nous sommes entrés dans l’ère de la complexité. Et face à cela, c’est seulement en unissant nos efforts, en s’appuyant sur la science et la prise de conscience sociale que nous pourrons réussir à relever le défi du siècle.

Photo : Glacier Moreno, Argentine, © Melrouse

Commentaires

(Envoyer un nouveau commentaire)

DI GIROLAMO

Après un constat, vous nous dites :

« Face à ce défi mondial, où tous les pays sont liés, la seule solution semble être celle de la solidarité, du partage, de la mise en commun de nos recherches, de nos solutions techniques et de nos savoir-faire et dire afin que les comportements changent. »

Croyez vous vraiment que les relations internationales soient sous le signe de « la solidarité, du partage » ?
Ne sommes nous pas dans une société de rude concurrence, de brevets… pour protéger les solutions techniques, les savoirs – faire ?

Vous savez comme moi la dureté et souvent l’inhumanité des relations internationales, de la raison d’état et des grands intérêts financiers des multinationales .Je ne parle même pas des dictatures et des maffias. Des guerres pour la conquête des ressources…. Croyez vous vraiment que par magie, les puissants, les nantis, ceux qui sont au pouvoir des nations, illuminés par une prise de conscience soudaine vont devenir solidaires et partager ?

Non, tout bonnement, rapport Stern aidant, il va effectivement se créer des coopérations d’intérêts et des stratégies de protection de ces intérêts.
Le but du jeu va consister à maintenir ces acquis de richesse et de pouvoir le plus longtemps possible ; dans cette optique l’utilisation des médias sera bien utile : on va rentrer dans l’ère de « l’excellence environnementale » ou en surface on vantera le monde merveilleux des biotechnologies, des énergies renouvelables, des nouveaux emplois que l’on va créer, dans le même temps que la terre sera un gruyère à déchets : co2 capturé, déchets atomiques enfouis… Et que les milliards d’urbains dans leur univers bétonnés de mégalopoles et leurs bidonvilles seront complètement fragilisés face aux canicules, aux pénuries alimentaires ….

Ne pensez vous pas Monsieur Deléage, qu’on raconte des histoires pour petits enfants quand on dit aux gens de prendre des douches plutôt que des bains, de bien éteindre les veilles des appareils, et de prendre son vélo le plus souvent possible, parce que tout le monde sait que des petites gouttes d’eau qui se rajoutent forment un océan ?

S’agit il bien de changer le comportement du plus grand nombre pour conserver les pouvoirs et la richesse du plus petit nombre ? Et peut on réellement séparer la réalité objective du réchauffement de la réalité subjective (mais ô combien réelle ) de notre culture, de notre vision du monde , de nos valeurs ?

Vous dites :
« 430 millions d’euros dans 65 projets de coopération
Ces politiques sont stratégiques pour l’avenir de l’humanité. »

Qui décident ces politiques si stratégiques ? Et dans quelles conditions ?
Ne serait il pas plus stratégique d’impliquer les populations dans la réflexion ? De soumettre ces choix « stratégique » au processus démocratique, d’expertiser et de débattre, parce qu’effectivement nous sommes dans « l’ère de la complexité » et le problème est loin d’être simple !
Que le résoudre « simplement » d’en haut , scientifiques et dirigeants n’est peut être pas la meilleure stratégie ?

Bien sûr qu’il faut changer les comportements, bien sûr qu’il faut chercher, innover, utiliser les énergies renouvelables…Capturer le co2…..

Mais c’est loin d’être suffisant, c’est même dangereux si cela occupe toute notre énergie et notre recherche, c’est le choix d’une option de temporisation et non de changement structurant pour une société durable et juste.
Durable et juste …je suis contraint au pléonasme ! Comment une chose injuste peut elle être durable ?

Il faut aller plus en profondeur et inverser les valeurs : A quoi riment ces migrations en masse vers les villes ?
« la plus grande migration de l’histoire humaine » n’est elle pas complètement liée avec une organisation de la société sous tendue par des valeurs somme toute contestables ?
Ne serait il pas plus judicieux de rechercher « le salut » dans un réaménagement, une réorganisation de l’espace, de la répartition des populations, de la manière de vivre et de produire ?
Et la science n’aurait elle pas là : dans l’accompagnement technique de ces changements, un vrai défi ?

Travailler ensemble sur les défis à venir
Comment ne pas être d’accord là-dessus Monsieur Jean-Rémi Deléage ?
A condition que ces mots prennent tout leur sens :

« Travailler » c’est-à-dire réfléchir, rechercher, expertiser débattre ….. «Ensemble » c’est-à-dire tous les acteurs, tous les citoyens (y compris les jeunes des banlieues qui si on y réfléchit n’ont peu être pas vocation à rester génération après génération dans leurs banlieues)

Le signe que ce travail débutera , disons au moins dans un premier temps , ici et maintenant, se manifestera pas la création d’un cadre concret (et officiel)à ce travail collectif ; un outil public, organisé, doté de moyen humains et médias, laboratoire de recherche et développement d’une société durable…
Le prolongement mais à un tout autre échelon et avec d’autres moyens, de votre blog. Un outil national déployé localement dans les communes, communautés de communes ….
Etc.


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à DI GIROLAMO - 23/06/07 : 9h58

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Jean-Rémi Deléage

Bonjour, vous dites “Croyez vous vraiment que les relations internationales soient sous le signe de « la solidarité, du partage » ?”
Si vous avez bien lu le billet, il appelle de ses voeux cette solidarité, ça ne veux pas dire qu’elle est déjà là. C’est d’ailleurs aussi l’approche de nombreuses institutions (ONU, ONG, etc.), qui encouragent l’union des efforts justement parce que nous en sommes loin. De plus même s’il est vrai que face au défi à relever nous avons encore beaucoup de travail, tant dans l’affinage scientifique des données que des décisions politique courageuses, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Beaucoup d’ONG par exemple et de citoyens font un effort pour améliorer la situation, en réduisant leur consommation d’eau, en triant leurs déchets, en choisissant le vélo plutôt que la voiture.
Non, je ne crois pas “qu’on raconte des histoires pour petits enfants” en essayant de faire prendre conscience à nous tous de la situation, en sollicitant l’eco-consommation, car un geste multiplié par des millions, voire des milliards a un impact.
Un exemple parmi des milliers d’autre, à propos du télétravail par exemple :
“Mme Garms est consultante principale en solutions de télétravail chez Bell Canada. Au lieu de se farcir l’aller retour de deux heures entre sa maison, située dans la banlieue Nord de Toronto, et le centre-ville, elle peut travailler à distance pour son bureau, parfois même en pyjamas. Elle fait partie des 20 000 employés de Bell qui sont équipés pour travailler au moins une fois par semaine à partir de leur domicile. Selon l’estimation de Bell, cette mesure économise annuellement environ 29 millions de kilomètres en déplacements de banlieusards et réduit d’environ 11 000 tonnes les émissions de dioxyde de carbone.” (source Canoe.com). Je ne pense pas que l’on puisse faire une révolution écologique par la force. Il faut faire de la pédagogie, informer, dialoguer, faire pression intelligemment pour que le changement de paradigme opère. Mais c’est un avis tout à fait personnel.


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Jean-Rémi Deléage - 26/06/07 : 14h46

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Hélène Fré

Oui je suis d’accord, il faut faire la part des choses. Pour info : Les investisseurs se ruent sur les énergies renouvelables et les technologies d’efficacité énergétique. Selon une analyse de tendance effectuée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), face aux inquiétudes liées au changement climatique et l’envolée des prix du pétrole les investissements dans le secteur des énergies renouvelables montent en flèche.

Les transactions ont atteint le chiffre record de 100 milliards de dollars en 2006, selon une étude du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Selon le PNUE, les énergies renouvelables se débarrassent de leur image de secteur marginal. Les marchés américain et européen dominent, mais la Chine a investi à hauteur de 9 % et les pays en développement à hauteur de 21 %, ajoute le Programme des Nations Unies pour l’environnement.

A lire sur ActusNews environnement


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Hélène Fré - 26/06/07 : 15h37

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

DI GIROLAMO

Bonjour,

Habitant en zone rurale, lorsque j’ai du prendre ma voiture et faire 20 km pour aller voir le film d’Al Gore, j’ai regretté de ne pouvoir le faire sans avoir à me transporter, nous avons effectivement toutes les technologies pour cela. Mais les droits cinématographiques et aussi la pesanteur des choses … Font par exemple que le ciné au village via le net et un grand écran n’est pas si évident à mettre en place (j’en ai déjà fait l’amère expérience)…
Je regrette aussi de ne pas trouver à l’achat un véhicule électrique, technologie bien au point depuis longtemps, que je pourrai moi-même recharger avec une éolienne , disposant sur ma ferme ( je suis agriculteur) de terrains bien situés au vent . Mais, comme vous le savez le marché de l’automobile a ses propres règles et les taxes de l’état sur les carburants aussi ! Je n’ai pas le droit par exemple, dans mon véhicule privé d’utiliser l’huile végétale brute ….

Mais vous avez raison ; le net, les visio- conférences, le télétravail vont avoir un rôle clé à jouer dans l’organisation d’une société plus écologique.
Vous avez raison aussi dans votre optimisme et regard porté sur le verre à moitié plein : oui des efforts sont faits (et à faire) au niveau international et oui les éco gestes citoyens sont loin d’être insignifiants, surtout en les plaçant dans le contexte d’une accumulation numérique.

J’essaie seulement de ne pas être dupe et de regarder l’ensemble de la situation ; comme le dit Hélène Fré dans son commentaire : il faut faire la part des choses …et de nous parler de l’envolée en bourse des énergies renouvelables !

C’est bien cela qui m’inquiète et c’est bien là qu’il faut faire la part des choses….
Nous sommes dans une logique de l’argent et non dans une logique humaniste. Alors qu’importe si le marché va vers ce qui est bon pour nous me direz vous ? Le marché ne va nulle part ailleurs qu’où sont les profits et si l’écologie peut faire gagner de l’argent ….

Le problème essentiel n’est pas vous et moi de mettre l’accent soit sur le verre à moitié plein soit sur le verre à moitié vide mais de nous faire l’un et l’autre une opinion correspondant à la réalité globale, afin de trouver les bonnes réponses. Pour ma part il ne s’agit pas de formuler des jugements sur tel ou tel aspect positif ou négatif, mais sans me voiler la face de me faire une idée de la situation telle qu’elle se présente réellement, globalement, dans les faits.

Il me semble que la situation réelle est mauvaise et très inquiétante :
- parce que le dérèglement planétaire est grave, très grave.(un agriculteur qui vit et respire de la terre , des arbres, des herbes sait cela sans avoir besoin de raisons prouvées scientifiquement)
- parce que face à cette lourde menace nous opposons une réponse molle et a priori optimiste , ce qui est la meilleure façon d’aller droit dans le mur.
- Parce que la réponse que nous donnons est faite dans le cadre d’un marché qu’on régule par des lois et non dans le cadre d’un projet collectif (l’économie et le marché redevenant des moyens)qu’on décide démocratiquement.

Quand on dit mettre l’écologie au cœur des politiques c’est effectivement corriger et réguler les politiques sectorielles dans le sens de l’écologie, grâce à des normes, des taxes …. etc
Ce n’est pas du tout la même chose de dire mettre l’écologie au cœur des politiques que de dire : construisons une société sur des bases écologiques.

Dans le premier cas, on prend en compte le problème écologique
Dans l’autre approche c’est l’organisation actuelle de la société qui fait problème (et qu’il va falloir changer parce qu’il n’est pas durable)
Le point de vue est fondamentalement différent, les réponses et les méthodes vont l’être aussi.
En tous cas merci de m’avoir répondu .


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à DI GIROLAMO - 27/06/07 : 7h53

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Castor junior

Chaque jour, son symbole supplémentaire de l’urgence de la situation, et des effets en boucle du réchauffement. Ainsi en Chine: l’air conditionné fait exploser la consommation d’électricité à Pékin
PEKIN (AFP) - L’utilisation massive de l’air conditionné a provoqué des consommations record d’électricité à Pékin, affectée par de hautes températures ces derniers jours, a rapporté mercredi la presse de la capitale chinoise.
Mardi, la compagnie d’électricité de Pékin a enregistré deux pics historiques, en fin de matinée et dans l’après-midi, alors que la température atteignait 37 degrés Celsius, a indiqué Les Nouvelles de Pékin.

Selon le porte-parole de la société, Niu Jincang, la raison principale est l’utilisation des climatiseurs, qui ont représenté environ le quart de la consommation historique de 13 millions de kilowatts.

Les autorités, qui n’ont pas écarté des coupures temporaires d’électricité comme à Shanghai, ont recommandé aux habitants d’avoir les gestes utiles pour consommer moins d’électricité.

http://fr.news.yahoo.com/27062007/202/chine-l-air-conditionne-fait-exploser-la-consommation-d-electricite.html


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Castor junior - 27/06/07 : 11h36

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Simone

De Madonna à Police ou Yusuf Islam (Cat Stevens), le gotha mondial de la musique se mobilise samedi pour “Live Earth”, concert planétaire de 24 heures destiné à rallier l’opinion et à créer une étape décisive dans la lutte contre le réchauffement climatique.
(Publicité)

Les huit méga-concerts, avec Al Gore en infatigable porte-parole, devraient réunir deux milliards de spectateurs, via internet et la télévision, espèrent les organisateurs.

Le programme doit commencer par l’Aussie Stadium de Sydney samedi à 02h00 GMT, se poursuivre par Tokyo, puis dans l’ordre Shanghai, Hambourg, Londres, Johannesburg, New York et enfin Rio de Janeiro. Deux rendez-vous symboliques sont aussi prévus à Kyoto et sur une base de l’Antarctique.


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Simone - 06/07/07 : 13h02

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Hervé

Pour voir les concerts du “Live earth” sur l’Internet http://liveearth.msn.com


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Hervé - 06/07/07 : 13h10

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Antoine Mass

Que pensent les Académiciens de cette nouvelle !!?? : Le journal Science vient de publier ce qui pourrait bien être une bombe dans le cadre du débat sur le réchauffement climatique. D’après les analyses d’ADN fossiles conservés sous la glace du Groenland, celui-ci n’avait pas perdu une partie importante de sa couverture glacière il y a 125 000 ans environ, alors que la température globale de la Terre devait être de 5° C plus élevée qu’aujourd’hui. Cette date correspond à la période interglaciaire nommée l’Eémien et, à ce moment là, le niveau des océans était plus élevé de 5 à 6 mètres, ce qui est trop pour une simple dilatation thermique.

Sur futura-sciences


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Antoine Mass - 13/07/07 : 1h45

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Georges Di Girolamo

J’ai ,comme beaucoup d’autres apprécié votre initiative d’un blog “environnement”.

La limite que j’y vois , et elle est selon moi , importante, c’est qu’à force de “tourner autour” de cette problématique majeure ,on va la banaliser , l’apprivoiser , en faire un problème parmi d’ autres , alors qu’elle devrait fonder la réflexion et l’action nationale afin d’ouvrir des chemins originaux susceptibles de proposer à nous mêmes mais aussi aux autres pays d’autres modes d’organisation.

Il y a là un chantier passionnant , mais qui pour prendre forme doit être porté par le sommet de l’état ; des panels citoyens régionaux ici ou là , des blogs , sont autant d’initiatives dispersées , sans moyens et ancrage à la hauteur de ce qu’il faudrait et délivrant de ce fait un message brouillé à nos concitoyens.Une grande majorité d’entre eux , bien qu’ayant “connaissance ” du problème sont très loin d’en avoir fait une vraie préocccupation , et sont très fatalistes.

D’autre part , il faudra avoir le courage de reconnaître que le problème , même s’il faudra faire appel à des solutions techniques et scienntifiques, est politique ,au sens noble du terme, et nous place face à nous mêmes et nos choix de société.

Je pense qu’au delà de la bienséance , il faudrait que le conseil économique et social face remonter des propositions dans ce sens et que le Grenelle , au delà des négociations et mesures concrètes qui y seront décidées, soit le point de départ d’une réflexion méthodologique destinée à nous doter d’un outil national à la hauteur des enjeux .

Il faut en effet bien percevoir que l’organisation et la méthode de travail du Grenelle , n’est pas neutre , et nous situe d’emblée et a priori dans une manière de “prendre le problème” , qui même si elle a sa pertinence, nous enferme d’emblée dans une approche sectorielle qui sera loin de nous permettre d’aborder la globalité du problème.Le choix méthodologique, à mon avis “naturel” parce que faisant partie des habitudes de travail habituelles, enferme d’avance le débat sur des thématiques, dont beaucoup sont insolubles en elles même sans faire référence à des choix prospectifs à très long terme, et pollue par avance les débats citoyens qui auront lieu en aval des propositions des groupes de travail.


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Georges Di Girolamo - 16/07/07 : 12h35

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Murps

Comme le soulignait récemment le Parlement européen « si nous continuons sur le même rythme, dans 50 ans… il nous faudra une deuxième planète » lit-on…

Cette affirmation a-t-elle été votée démocratiquement ?
Est-ce gravé dans le marbre ? Est-ce une loi de la nature ?

Ou est-ce seulement l’expression actuelle d’une mode politique et médiatique dont nos députés européens sont les représentants…

L’irruption de ce genre de débat dans une enceinte à priori réservée aux problèmes sociaux et politiques représente tout un symbole dont ni la science ni la démocratie n’ont à être fières.

En vérité les sciences de la terre et de la vie sont une de ces disciplines ou les idéologies font malheureusement des ravages, l’histoire l’a prouvé maintes et maintes fois.
Pensez à Linus Pauling et sa vitamine C, à Pasteur et son combat contre les médecins, à Lyssenko et son agriculture nouvelle, à tous les théoriciens des races supérieures et leur crimes sous le régime nazi, à Galilée et l’inquisition…

Je crains qu’actuellement la mode médiatique du réchauffement, son extrême politisation et médiatisation fasse perdre à bon nombre de scientifiques et de responsables politiques de haut niveau le sens de la mesure et leur lucidité.

Il est tout à fait dommageable que le débat sur l’existence même du réchauffement climatique soit à ce point escamoté en france.
Il existe pourtant un nombre conséquent de scientifiques de haut niveau dont le point de vue est radicalement différent des conclusions du GIEC.
Consulte-t-on suffisamment ces voix discordantes que sont, pour ne citer qu’eux, Claude Allègre, Marcel Leroux, Robert Vivian, Paul Reiter, Richard Lindzen, Nir Shaviv, Tim Ball ? Tous des sommités dans leur domaines ?

Y-a-t-il une auto-censure voire une censure du “négationnisme climatique” chez les journalistes français au point que jamais on entende ces opinions non politiquement correctes ?
Il est décevant que les discussions entre sceptiques et catastrophistes soient limitées aux cercles parisiens confidentiels.

Sans vouloir le moins du monde me lancer dans des considérations techniques, est-il raisonnable d’imaginer qu’un gaz représentant 0.03 % d’un volume d’air puisse à lui tout seul être le moteur du climat ? Que des calculs numériques puissent prétendre représenter des prévisions sur le long terme alors qu’on ne connait aucun modèle pertinent de circulation climatique ? Que ces mêmes modèles ne puissent être validés compte tenu du temps nécessaire et de la subjectivité dans le choix des paramètres initiaux et des mesures in situ ?

En bref, n’est-on pas en train de remplacer la prudence et la rigueur scientifique par la peur, la foi et le panurgisme ?

Si on se souvient que souvent l’on juge sévèrement les générations précédentes, comme c’est une loi naturelle , pourquoi échapperions nous à la règle ?
Je crois que l’histoire se montrera impitoyable sur ces errances “politico-climatiques” et démontera ses arguments points par points au fur et à mesure que la rigueur scientifique reprendra ses droits.
C’est alors que l’on se rendra compte que l’impact des mesures aura été bien plus couteux pour notre société qu’un fantôme de réchauffement.
Rappelez vous que de nombreuses femmes avortèrent inutilement par peur d’une contamination par le nuage de Tchernobyl. Autant de drames individuels subis qui auraient pu être évités sans le combat irresponsables de certains ignorants catastrophistes qui crièrent au loup du nuage nucléaire. Le danger était inexistant compte tenu de la très faible radioactivité.

Le raisonnement scientifique est une escroquerie intellectuelle. Sa prétendue rigueur n’échappe pas aux modes, aux effets de manche, au conformisme du moment… Seul le temps choisit son vainqueur.

Et ce seront les sceptiques qui gagneront.
En espérant que les mesures Malthusiennes prises à l’encontre de ce “réchauffement” seront le moins couteuses possible pour notre société. Ce qui évitera aux “générations futures” de nous toiser avec un peu moins de condescendance et d’ironie comme nous le faisons actuellement avec nos ancêtres.

Cordialement.
Murps.


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Murps - 21/07/07 : 0h42

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Loïc

ce constant me terrifie à chaque fois, parce que nous réagirons lorsqu’il sera déjà trop tard, évidemment, d’où le risque sérieux de dérive extrémiste d’une politique de lutte contre le changement climatique… d’autant plus qu’il y a deux facteurs dans les émissions globales de GES : les émissions par individus… et le nombre d’individus… ne pouvant réduire l’une, certains seront tentés de réduire l’autre…


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Loïc - 10/08/07 : 0h31

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Laurent-Gabriel

Je lit avec plaisir les réactions de toutes et tous, et je remaque que finalement nous tournons en rond, faisant parfois des petites éruptions.
Mais au final l’essentiel reste toujours et encore là, présent, et surtout réccurent, le réchauffement climtaique, n’est pas comme certains à la solde de grande industries un épouventail. Il est là présent et augmente graduellement, pendant que nous, nos savants et politiques tergiverses encores pour certains.
L’action seras bien plus salutaires, que la funestes discussions de salons, ou la réunionites aigü, propre à nos sociétés dites civilisées.
Quand à la compétition internationale, je constate qu’aujourd’hui, effectivement les achats de brevets, d’inventions, concernant les économies d’énergies sont en augmentation, mais par qui réellement, bien ceux qui possèdent le pouvoirs énergétique.
Un pétrolier, qui achète des inventions, ne le fait pas comme le prétend sont service marketing, pour le bien être du futurs, mais pour garder et maitriser sa principales sources de revenus, nous pourrions dires, mais c’est bien au moins les choses avances, oui mais ces pétroliers, et autres entreprises de tailles planétaires ont bien compris que leurs avenirs ne se jouaient pas sur demain, mais sur hier, car sommes toutes depuis les années 70, nous savons qu’un risque importants existait au niveau climatique, mais qu’avons nous fait, ou du moins les responsables, en ont-ils tenus compte, nullement.
alors je demande un peu moins d’hypocrisie, dans ce monde hypocrite, et plus de prise de responsabilités, dans ce monde d’innocents permanents.
Et arrêtons de nous prendre pour des enfants, je sait qu’ne cas de crises, la politiques est la suivantes :

Tout le monde est sur le pont, il n’y as pas ou plus de problème.

Mais la le problème arrive, nous sommes prévenus, nous savons à peu près à quoi nous attendre, mais au lieu de faire de la prévention, de préparer les victimes immédiatent de l’accident, nous, restons la à attendre que sa grandeur étatique agisse, mais l’état ne peut pas grand choses, car c’est notre race qui est en péril quoique l’ont en disent, la race humaine. Mais j’avoue qu’elle à tout fait pour, aveuglées par sa suffisance naturel.
Alors ont reste assis à attendre, ou ont décide de bouger.

Bien à vous


(Répondre à ce commentaire) (Citer) (Voir le fil)

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à Laurent-Gabriel - 10/09/07 : 13h42

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Vous n'êtes pas connecté in. (Connexion)

(ne sera pas affiché)

Réponse à alterway - 13/01/12 : 11h56

Codes HTML autorisés :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Laissez un commentaire

Vous êtes prié de respecter le thème de ce blog. Les commentaires sont modérés à priori et traités dans les plus brefs délais. Les modérateurs se réservent le droit de publier ou de ne pas publier les contributions. Avant d'envoyer votre contribution, veuillez prendre connaissance de la charte néthique de ce blog, les messages doivent la respecter. Vos avis et questions sur le changement climatique nous intéressent.

À propos de ce blog

Vos interlocuteurs
Partenaires
Charte Néthique

Crédits & mentions légales

Les thèmes (?)

Changement climatique et ses conséquences physiques

Ressources (?)

Podcast (?)

  • abonnez-vous au podcast Abonnez-vous
  • RSS podcast Installer dans iTunes
  • RSS podcast Lien RSS

Groupe de réflexion constitué de

Conseil Economique et Social

Académie des Sciences

Académie des Technologies

Académie des Sciences Morales et Politiques