Jeudi 2 novembre 2006, 15:25
Les enjeux de la capture et la séquestration du CO2
[ in Chercheur ]

© BRGM
Catherine Ponsot-Jacquin, géologue, expert scientifique qui a collaboré à la rédaction du rapport Académies-CES, revient sur la question de la capture et séquestration du CO2, qui est une des solutions pour réduire les émissions de CO2 industriel. Le principe consiste à capter le CO2 à son point d’émission (raffineries, usines, etc.), de le concentrer et le transporter vers un site géologique adéquat pour son stockage. Revue des principes et des enjeux.
Définition : Le dioxyde de carbone est un composé chimique composé d’un atome de carbone et de deux atomes d’oxygène et dont la formule brute est CO2. Dans les conditions normales de température et de pression, le dioxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et à la saveur piquante communément appelée gaz carbonique. (Source Wikipédia)
Introduction
Le taux de CO2 dans l’atmosphère est aujourd’hui au moins 30 % supérieur au taux d’avant la révolution industrielle (début XIXe) :
La teneur en CO2 dans l’atmosphère était de 280 ppm début XIXéme et est de 370 ppm aujourd’hui avec une augmentation de 60 ppm ces 50 dernières années. L’atmosphère contient aujourd’hui environ 700 Gt de CO2
Le CO2 réside dans l’atmosphère sur une grande période de temps : il y a donc accumulation, somme de toutes les émissions passées. De plus, comme le CO2 combiné à l’eau forme un acide, l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique augmente l’acidité à la surface de l’océan.
La production de CO2 serait due pour :
- 2 % à la production de ciment,
- 25 % à la déforestation,
- 73 % aux fuels fossiles.
La combustion des fuels fossiles génère de l’ordre de 23 Gt de CO2 par an (ou 6Gt de C) dont :
− 18 % proviennent du gaz,
− 40 % du charbon,
− 42 % du pétrole.
Les énergies fossiles représentent environ entre 80 et 85 % (suivant les auteurs) de l’énergie mondiale fournie.
Émission de CO2 par type de source d’énergie fossile (en 1995 et en moyenne):
− charbon : 25 kg / GJ
− pétrole : 20 kg / GJ
− gaz naturel : 14 kg / GJ
Rappel :
- le protocole de Kyoto impose aux pays industrialisés une réduction de 5,2 % des émissions de CO2 par rapport au niveau de 1990 entre 2008 et 2012. Pour l’Europe, la réduction est de 8% et pour la France 0%.
- les 2 autres principaux gaz à effets de serre sont CH4 dont le taux dans l’atmosphère a au moins triplé depuis le début du XIXe et N2O qui a lui augmenté de près de 20%. Ils sont cependant en concentration plus faible que le CO2 dans l’air.
Les émetteurs de CO2 (et CH4)
Nature des émetteurs :
Les émetteurs sont de cinq sortes : naturels, industriels, liés à l’agriculture, au transport et résidentiels - et de 2 types : fixes (ou localisés) ou mobiles.
- Naturels et localisés : incendie, volcanisme…
- Industriels et fixes : zones de forage, raffineries, centrales électriques, usines, …
- Liés à l’agriculture et localisés : élevage, rizières … (principalement émetteurs de CH4)
- Liés au transport et mobiles : tous types de véhicules
- Résidentiels /tertiaire et fixes : bâtiments, immeubles et maisons individuelles
Production des différents émetteurs :

Nota : il existe des gisements de gaz naturel contenant du CO2
(1) La production électrique en France provient à 85 % du nucléaire et à 15 % de l’hydraulique.
Pour en savoir plus sur la Capture - Séparation
Méthodes de capture :
- Capture du CO2 par la biomasse (naturelle ou pour produire des biofuels)
- Capture du CO2 à la centrale avant combustion (décarbonation) ou après (dans les fumées industrielles)
- Capture du CO2 au niveau des véhicules ?…
Si la récupération du CO2 aux niveaux des centrales et des usines peut être envisagée à des coûts acceptables à moyen terme, il sera très difficile de récupérer (à la source) le CO2 émit par le secteur résidentiel et les véhicules sans des changements drastiques de technologies, ces émetteurs globalisant près de 50 % de la production du CO2 aujourd’hui.
Moyens de séparation connus :
- Membranes (pour séparations pré et post combustion) organiques, minérales et liquides
- Procédés d’absorption physio-chimiques (principalement en utilisant des amines)
- Procédés d’adsorption (méthodes PSA et TSA par exemple – pressure swing adsorption et température swing adsorption)
- Distillation basse température pour liquéfaction et purification du CO2 (par cryogénie)
- Minéralisation et bio minéralisation
Des méthodes existent donc aujourd’hui pour capturer le CO2 au niveau d’une centrale, mais elles ne sont pour ainsi dire pas utilisées en raison de leurs coûts. De plus, elles ont souvent liées à des technologies nouvelles de production d’énergie qui ne sont que peu en place actuellement.
Séquestration du CO2
De 2 types : pérenne et temporaire.
Et sous les 3 états : gaz, liquide, solide
Diverses façons théoriques de faire :
- Injection dans les océans et largage dans les fonds océaniques
- Injection dans les formations géologiques
- Séquestration biochimique par les écosystèmes terrestres
- Autres concepts (chimiques, biologiques…)
1. Injection dans les océans :
La dissolution du CO2 dans les eaux océaniques est très lente (plusieurs centaines d’années). A une profondeur inférieure à 1000 m d’eau (valeur la plus souvent citée), les risques d’acidification des eaux marines et de perturbations des écosystèmes sous marins sont forts. Il faut également bien connaître et comprendre les courants et circulations des eaux sous-marines.
Suivant des valeurs de T° et de P moyenne des océans, le CO2 reste gaz jusqu’à environ 500 m de profondeur d’eau et devient liquide en dessous. Mais ce n’est pas parce qu’il est sous forme liquide qu’il coule vers les fonds sous-marins pour autant.
Des projets de recherche sont en cours (US, Japon…)
Les rejets industriels dans les mers et océans sont interdits depuis la convention de Londres : le CO2 est-il assimilé a ces rejets ?
Méthodes citées dans la littérature :
- injection sous forme gazeuse à faibles profondeurs : gros risque de remontée et de diffusion avec l’atmosphère
- largage de neige carbonique depuis un bateau : Dry Ice
- injection combinée eau de mer- CO2 comprimé (30 bars) à des profondeurs moyennes (500m) formant un courant de gravité descendant : Dense Plume
- injection de CO2 liquide à partir d’un tube collecteur partant de la surface et suivant le plateau continental à environ 1000 m de profondeur formant un panache de gouttelettes : Droplet Plume
- injection de CO2 liquide à partir d’un long tube remorqué par un bateau à environ 1000 m de profondeur formant un panache de gouttelettes : towed Pipe
- injection de CO2 liquide à très grandes profondeurs (> 3000 m) dans des dépressions du sol sous marin pour former des “lacs” (le CO2 se transformant en hydrates)
- injection sous forme d’hydrates de gaz directement formés en surface à des grandes profondeurs (> 2000 m) : nécessite de l’énergie pour former les hydrates.
- Il y a également la consommation du CO2 par la biomasse marine : Pour stimuler la production de phytoplancton qui consommerait le CO2 injecté, il faut « fertiliser » l’océan avec du fer et de l’azote. Cette technique est la seule à avoir fait l’objet d’une expérience (au large d’Hawaï) ; néanmoins, elle présente de gros risques au niveau des écosystèmes.
2. Injection dans les formations géologiques
3 étapes :
- Piégeage hydrodynamique et structural : le CO2 circule avec la saumure
- Piégeage par dissolution : le CO2 se solubilise dans la saumure en place
- Piégeage minéral : le CO2 réagit avec les sels et minéraux de la saumure et de la roche-réservoir et précipite sous forme de carbonate.
Aujourd’hui, le CO2 peut être injecté sous forme gaz comprimé ou liquide.
Différents types de zones de « stockage » (structure à forte porosité et perméabilité, avec couche étanche au toit):
- Aquifères (confinés ou infinis) : Cas actuel de réinjection par Statoil sur le champ de Sleipner (Norvège). Risques d’instabilité hydrodynamique, d’augmentation de pression, de fuite.
- Réservoirs d’HC (déplétés ou actifs) : risque de modification des propriétés mécaniques avec fracturation induite et d’augmentation de pression - mais augmentation du taux de récupération des champs en production (EOR) ; 32 Mt/CO2 auraient déjà été réinjectées au US pour EOR.
- Veines de charbon : procédé ECBM (enhanced coal bed methane) pour injecter le CO2 dans les veines de charbon ; déjà 57 millions de tonnes de CO2 ont été réinjectées de cette façon depuis 1996 (bassin de San Juan – US). Une molécule de méthane serait remplacée par deux molécules de CO2.
Les émissions de C02 prévues vers le milieu du XXIe siècle sont de l’ordre de 50 milliards de tonnes/an. Les expériences réalisées à ce jour portent sur des quantités de 4 ordres de grandeur inférieurs.
La séquestration peut être « active ou passive » c’est a dire que l’injection du CO2 peut avoir une utilité ou être à seul but de stockage ; dans ce sens, elle a bien sûr un impact économique différent.
Exemples de séquestrations « actives » :
- Ré- injection dans réservoirs pour augmenter la productivité (EOR) : récupération assistée, la plus classique étant l’injection de gaz vapeur pour « pousser » l’huile, l’injection d’un mélange sable-CO2 liquide pour fracturer le réservoir en est une autre. Dans le cas de l’EOR, le CO2 n’est pas entièrement stocké, car une partie va ressortir avec l’huile produite.
- Injection dans les veines de charbon pour récupérer le méthane.
3. Séquestration par les écosystèmes terrestres (pour mémoire, sans détail)
- Par les sols
- Par la végétation
Implique des actions sur les forêts et les procédés culturaux (fermes) et aussi des manipulations génétiques sur les végétaux (actions en cours au USA !)
4. Séquestration chimique ou biologique
Il s’agit de la conversion du CO2 en produits commerciaux ou en produits solides inertes et stables pouvant être stockés et pas forcement injectés. Si les idées existent, aucun procédé ou expérience tangible n’ont été développés ou réalisés à ce jour.
- Stockage dans un entrepôt ou bunker spécialisé du CO2 sous forme solide : coût prohibitif
- Chimique : ex : carbonates de métaux comme Mg ou Al, clathrate de CO2 (”molécules emprisonnées”) ou encore plastiques, méthanol de synthèse…
- Biologique : ex : augmentation de la capture de CO2 des systèmes photosynthétiques, procédés micro biologiques non photosynthétiques de conversion du CO2 en méthane ou acétate…
Catherine Ponsot-Jacquin
Voir l’animation flash sur le site du BRGM :
La capture et le stockage géologique du CO2
Les enjeux de la capture et du stockage du CO2 : de l’effet des gaz à effet de serre aux économies d’énergies. Pour mettre ses idées au clair sur la lutte contre le réchauffement climatique.
Voir le dossier en ligne sur le site industrie.gouv.fr :
Le captage et le tockage géologique du dioxyde de carbone (CO2).
DGEMP-DIREM, mars 2006.

Commentaires
(Envoyer un nouveau commentaire)4 novembre 2006 à 1h33
J’ai cru comprendre que la séquestration du carbone dans les océans allait les acidifier et donc tuer la vie aquatique.Donc il va falloir réfléchir à deux fois avant de se précipiter sur une solution.
Cf. : Sans changement, les poissons pourraient disparaître des océans d’ici à 2050
Et ce, même s’il y a urgence et que les politique se bougent :Le réchauffement climatique en tête des priorités de Tony Blair et Angela Merkel
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6 novembre 2006 à 15h16
Lisbeth,
Vous avez raison, l’acidification des eaux marines est un risque majeur de l’injection de CO2 à l’état gazeux et à moins de 500m de profondeur. Malheureusement, déjà sans CO2 injecté, la sur-pèche et la pollution ont déjà fait des dégats très importants sur l’écosyteme aquatique comme le mentionne l’article du Monde auquel vous faites reference.
Concernant le CO2, la convention de Londres interdit tout rejet de déchets industriels dans les eaux marines. Il est probable que le CO2 capturé au niveau des centrales sera consideré comme un déchet industriel. Les pays qui respectent cette convention ne devraient donc pas envisager cette option mais tous les pays du monde ne s’y conformeront peut-être pas ? (cf. les “non-signatures” au protocole de Kyoto).
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28 novembre 2006 à 12h53
salut, je tu remercie pour les informations , vous avez raison.
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7 novembre 2006 à 2h09
Quid de la symbiose industrielle permettant de réutiliser le CO2 sortant pour faire croître des algues à usage biocarburants ? (biomasse)
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8 novembre 2006 à 18h39
Comment les courants marin influent sur le climat? Comment fonctionne les usines qui absorbe le CO2 ? et qu’est-ce qui est rejeté en échange ?
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12 novembre 2006 à 20h47
bonjour, je suis en 1ere S et je voudrais réaliser pour mon T.P.E une maquette sur la capture du CO2. Pouvez vous m’aider? Merci d’avance.
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15 novembre 2006 à 13h16
Bonjour,
petite question : combien de tonnes de CO2 sont fixées annuellement dans les champs des agricoles ?
2/3 seront transformé en viande donc “stockées” durant 2/3 ans
1/3 transformé en nutrition avec le même effet.
Reste le système racinaire qui capte à moyen terme.
Probablement, le plus simple système de fixation de CO2, non ?
Avez vous des chiffres à ce sujet ?
Merci par avance
STefan Nether
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21 novembre 2006 à 9h33
bonjour et merci pour cet exposé très complet. quatre questions me viennent à l’esprit :
- pourquoi la capture et le stockage du CO2 ne figurent-ils pas au premier rang des mesures de lutte contre le réchauffement climatique ? que valent les “coûts prohibitifs” que vous évoquez face à l’urgence écologique et à l’impasse de la réduction de l’activité ?
- le CO2 capturé peut-il devenir, après transformation et enrichissement, un carburant ?
- a-t-on une idée de la réduction de gaz à effet de serre obtenue par la combinaison de : capture du CO2 généralisé pour les gros producteurs (usines, centrales), rationalisation et diminution des déplacements (voitures, avions), économies d’énergie (logements, éclairage) et reboisements massifs ?
- les émanations de CH4 et de NO2 constituent-elles, à elles seules, un danger pour l’atmosphère ?
si les internautes ont des éléments de réponse…
bonne journée à tous.
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25 novembre 2006 à 17h45
Merci pour cet exposé clair et succint.
Une question :
pourriez vous mettre en ligne un tableau retraçant l’évolution du taux de CO2 atmosphérique sur les derniers 100000 ans, voire sur les dernier smillions d’année ? (taux calculés à l’aide des carottages de glace réalisés dans l’antartique) ?
merci !
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25 novembre 2006 à 18h07
Vous trouverez en ligne en un coup de clic des éléments qui répondent à votre demande, par ex. à l’ENS :
CO2 ATMOSPHERIQUE ET TEMPERATURES :
est-on dans une période de hausse ou de baisse ? ou commentaire sur la relativité du temps
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7 février 2007 à 20h16
http://droitdanslemur.blogspot.com/
sur ce blog, vous trouverez un graphe retraçant l’évolution l’évolution du taux de CO2 depuis envir. 400 000 ans. adresse précise de la page :
http://droitdanslemur.blogspot.com/search/label/r%C3%A9chauffement
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27 novembre 2006 à 14h52
En réponse à Gilles qui demande si le CO2 capturé peut devenir un carburant :
Un projet europeen a en effet été lancé sur cette recherche (projet ELCAT)qui associe des universités greque, allemande, française et italienne. le principe est de dissocier dans un premier temps les molécules d’eau (le procédé étudié est à base d’énergie solaire et de catalyseurs en titane) pour produire entre autres des électrons et ensuite utiliser ces électrons pour casser la chaine C-O2 (avec un catalyseur à base de platine). Néanmoins, il s’agit d’un projet de recherche fondamentale et la faisabilité industrielle est encore loin d’être démontrée.
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17 février 2007 à 3h16
Total va expérimenter un piège à CO2 sous terre. Le projet consiste à extraire le dioxyde de carbone des fumées émises par une chaudière de l’usine de Lacq (sud-ouest de la France) pour le réinjecter à 4.500 mètres sous terre dans un ancien gisement de gaz naturel situé à Rousse, près de Pau. Enterrer le CO2, principal gaz à effet de serre, permet d’éviter qu’il ne se répande dans l’atmosphère en contribuant au réchauffement de la planète.
Il s’agit de “la première chaîne intégrée de captage de CO2 par oxycombustion associée à un stockage dans un ancien gisement terrestre”, selon Christophe de Margerie, directeur général exploration-production de Total. Pour le pétrolier, ce procédé qui consiste à remettre le CO2 dans un gisement vidé de son gaz naturel, “c’est un retour à l’envoyeur”, commente Jean-Michel Gires, directeur du développement durable et de l’environnement.
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30 mars 2007 à 14h17
Concernant la production/emission de CO2 vous écrivez :
“La production de CO2 serait due pour :
- 2 % à la production de ciment,
- 25 % à la déforestation,
- 73 % aux fuels fossiles.” donc = 100 %
Or la population mondial à également augmentée et elle respire (900 g/j/p ; http://itest.slu.edu), pour quoi dans les calculs ces valeurs (+ autres organismes vivants)ne sont pas citées/considerées?
Pouvez vous m’indiquer où pourrais-je trouver plus d’information sur la capture biologique (procédés micro biologiques non photosynthétiques) du CO2 ?
Merci d’avance !
Cordialement,
Luis Castillo
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16 juin 2007 à 9h32
Selon nos études, c’est dans les océans qu’il faut agir en priorité et ce, pour deux raisons, d’une part, ces espaces accueillent la majorité du carbone sous formes de carbonates et de bicarbonates solubles et, d’autre part, ils constituent historiquement l’un des moteurs de la réduction du CO2 atmosphérique. A cet égard, il parait probable que les roches constituées de carbonates minéraux, notamment, les calcaires (carbonates de magnésium et/ou de calcium) se soient formées selon des mécanismes variés à partir du gaz carbonique, à l’origine, présent en quantité dans l’atmosphère terrestre.
En effet, le milieu marin génère des quantités inimaginables de roches ou de sédiments calcaires, sous diverses formes, grâce à l’action de micro-organismes ou d’algues, par métabolisation du CO2 dissous, également par précipitation « physico-chimique » de CaCO3 grâce à la présence importante d’ions calcium dissous dans l’eau de mer. De surcroît, ces mécanismes d’immobilisation du CO2 sont toujours actifs comme en témoignent la formation de coquillages et des mollusques de toute nature et l’encroûtement des coques de bateaux par une variétés de micro-organismes végétaux ou vivants.
Considérant ces éléments, nous avons décrit un processus de capture et d’immobilisation du CO2 en milieu marin, obtenu par une combinaison d’effets de natures physicochimiques et de natures biochimiques.
François de la Chevalerie / Daniel Joubert / Jacques Humbert
Capture du CO2 en milieu marin
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17 juin 2007 à 7h54
De la Chevalerie François
Vous nous dites:
“Selon nos études, c’est dans les océans qu’il faut agir en priorité ”
En quoi consisterait cette action?
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26 juin 2007 à 10h34
Il est unanimement reconnu par la communauté scientifique que ce sont les océans primitifs, aux moments fort lointains de la genèse de la planète, qui ont permis l’épuration de l’atmosphère terrestre, notamment en fixant le CO2 gazeux sous forme de carbonates alcalino-terreux insolubles.
Les conditions de vie actuelles sur terre sont placées sous le signe d’un équilibre particulier entre CO2 gaz, CO2 dissous et CO2 immobilisé (sous diverses formes, la plus stable et donc la plus pérenne étant constituées par les carbonates de calcium et de magnésium).
Les émissions humaines (surtout industrielles) de CO2 sont en train de modifier sensiblement cet équilibre fragile.
Notamment, il semble que les océans s’acidifient (tout au moins localement), et ne semblent plus en mesure de jouer le rôle d’épurateurs/régulateurs qu’ils ont eut de tout temps…
Pourquoi ? Cette interrogation reste en suspens…
Le concept que nous avançons consisterait à redonner aux océans une capacité supplémentaire à fixer le CO2 en leur apportant les conditions favorables à la précipitation des carbonates insolubles.
Il s’agirait d’immerger en milieu marin, progressivement, de façon massive et sur un long terme, les éléments favorisant cette fixation, qui s’est toujours faîte naturellement, et d’en vérifier l’ efficacité par le suivi de la teneur en CO2 de l’atmosphère, la quantité à immerger devant être proportionnelle à la quantité de CO2 « excédentaire » émise.
La forme proposée est un système minéral, composé d’éléments d’origine naturelle, déjà tous présents en mer, mais judicieusement associés de manière à avoir localement les conditions favorables à la cristallisation du CaCO3 et du Mg CO3.
Ce concept pourrait se résumer brièvement en une expression : Des Mini Récifs artificiels capteurs de CO2 !
Un tel projet, vu son ampleur, ne pourra probablement se concrétiser que par l’adhésion de tous les pays et de toutes les grandes entreprises productrices de CO2, sous l’égide des organisations internationales
Daniel Joubert & Jacques Humbert & François de la Chevalerie
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20 septembre 2007 à 11h58
bonjour a tous
j’ai 13 ans et l’autre jour j’ai vu un projet scientifique à la télé et j’ai vu des éspèce d’arbres arificielle(en métal) qui serait avec ventilation et qui garderait le co2 et qui le metrrai sous des fond marin qui serait expédiait par bateau mais impossible de retrouvé se projet si l’on pouvez m’aider sa serait gentil merci d’avence
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