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	<title>Le Changement Climatique en Questions</title>
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	<description>Le \"changement climatique\" est le thème du débat citoyen proposé par le Conseil économique et social sur ce blog créé pour l\'occasion. Chacun peut s\'y exprimer et poser des questions à des spécialistes. Le podcast vidéo propose des interviews d\'experts, de scientifiques et de personnalités qui interpellent les internautes sur ce défi pour l\'humanité.</description>
	<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 11:24:48 +0000</pubDate>
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		<itunes:summary>Le "changement climatique" est le thème du débat citoyen proposé par le Conseil économique et social sur un blog créé pour l'occasion. Chacun peut s'y exprimer et poser des questions à des spécialistes. Le podcast vidéo propose des interviews d'experts, de scientifiques et de personnalités qui interpellent les internautes sur ce défi pour l'humanité.</itunes:summary>
		<itunes:author>Conseil économique et social</itunes:author>
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			<title>Le Changement Climatique en Questions</title>
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		<title>Cloture du blog changement-climatique</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 11:22:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[Ce blog réalisé à l&#8217;initiative du Conseil économique et social et des Académies, est depuis son ouverture en juin 2006, un lieu d&#8217;échange et un espace de débat pour poser des questions citoyennes et répondre à vos interrogations. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont alimenté ces riches discussions, qu&#8217;ils soient simples curieux, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img align="right" alt="Colloque CES-Academies" title="Colloque CES-Academies" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/10/colloque-dec-CES-academies.jpg" />Ce blog réalisé à l&#8217;initiative du Conseil économique et social et des Académies, est depuis son ouverture en juin 2006, un lieu d&#8217;échange et un espace de débat pour poser des questions citoyennes et répondre à vos interrogations. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont alimenté ces riches discussions, qu&#8217;ils soient simples curieux, chercheurs, enseignants ou responsables d&#8217;associations, sans oublier les lycéens qui ont animé avec fougue le <strong>colloque de restitution au CES</strong>. Précurseur en quelque sorte du Grenelle Environnement — entre autres au travers de ses vidéo-podcasts — ce blog est aujourd&#8217;hui fermé et nous nous excusons auprès des nombreux contributeurs qui ont envoyé des commentaires sans suite.<strong> Le blog reste néanmoins ouvert comme source d&#8217;information et témoignage de cette année de débats.</strong> Incidemment et suite au récent prix Nobel attribué à Al Gore, nous vous rappelons que nous avons posté ici même un podcast-vidéo de l&#8217;ancien vice-président américain, à l&#8217;occasion de la présentation en début octobre 2006 de son film : &#8220;Une vérité qui dérange&#8221;. Il répondait à l&#8217;invitation du Président de l&#8217;Assemblée nationale. Députés et sénateurs, hommes et femmes politiques, personnalités du CES, étaient conviés à cette projection spéciale. Le &#8220;blog changement climatique&#8221; vous <a href="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/sujet-de-la-semaine/debat-avec-al-gore-auteur-du-documentaire-une-verite-qui-derange/">repropose ce montage des meilleurs moments</a> (avec traduction en français).<br />
Un dialogue loin d&#8217;être périmé.</p>
<p>Jean-Rémi Deléage et Natacha Quester-Séméon<br />
Modérateurs
</p>
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		<title>Travailler ensemble sur les défis à venir</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jun 2007 10:03:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[
Comme le soulignait récemment le Parlement européen « si nous continuons sur le même rythme, dans 50 ans… il nous faudra une deuxième planète ». Et pourtant, tout le monde sait que c&#8217;est impossible. Et pourtant, de colloque en réunion (3 milliards d’humains seront exposés à des pénuries d’eau sévère et 600 millions à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="Glacier Moreno, Argentine" title="Glacier Moreno, Argentine" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/06/glacier-argentine.jpg" /></p>
<p>Comme le soulignait récemment le Parlement européen « si nous continuons sur le même rythme, dans 50 ans…<strong> il nous faudra une deuxième planète</strong> ». Et pourtant, tout le monde sait que c&#8217;est impossible. Et pourtant, de colloque en réunion (3 milliards d’humains seront exposés à des pénuries d’eau sévère et 600 millions à la faim, les coraux sont exposés à une &#8220;mortalité de grande échelle&#8221;), d&#8217;observations en études (le taux de croissance des émissions de CO2 était de 0,8 % au cours des années 90, il est désormais à 3,2 %, le Groenland fond 2 fois plus vite que prévu…), le constat devient de plus en plus clair. <strong>Nous passons des seuils</strong>. Très vite. Une personne sur deux vit aujourd&#8217;hui en ville, selon une étude de l&#8217;Institut national d&#8217;études démographiques (le taux d&#8217;urbanisation dans le monde a franchi en 2007 la barre de 50 %). En 2030, ce taux passera à 60 % et ce sont les pays d&#8217;Afrique et d&#8217;Asie qui abriteront alors la majorité des grandes métropoles du monde.<br />
<a id="more-148"></a></p>
<p><strong>La Chine, au cœur du débat</strong></p>
<p>En 2003, un ministre chinois avait préconisé la création de 400 villes d’un million d’habitants d’ici à 2020. Dans la réalité, tout va tellement vite que plus personne n’ose avancer une cartographie prévisionnelle de l’urbanisation. De fait, chaque année, 1 % de la population chinoise émigre vers les villes, soit 13 millions de personnes ou l&#8217;équivalent de 6 villes comme Paris. <strong>C&#8217;est la plus grande migration de l&#8217;histoire humaine</strong> : le pays va devoir loger 450 millions d&#8217;urbains supplémentaires en moins de quinze ans ! Ces gens sont à la recherche de travail, d&#8217;éducation et d&#8217;espoir… Des foyers dont les revenus atteindront rapidement 6 000 dollars par an, le seuil pour l’achat d’une automobile. Avec l&#8217;Inde, ce sont <strong>500 millions de véhicules</strong> qui sont attendus sur les routes d&#8217;ici 2020. Il se construit au pays de la grande muraille, une centrale au charbon par semaine. On comprend, à ce rythme, que les accords de Kyoto sont déjà insuffisants. Les experts annonçaient que la Chine allait, en 2017, détrôner les États-Unis de leur place de premier émetteur du monde de gaz à effet de serre. Raté, c&#8217;est déjà fait depuis le mois dernier.</p>
<p>Face à ce défi mondial, où tous les pays sont liés, la seule solution semble être celle de <strong>la solidarité, du partage, de la mise en commun de nos recherches</strong>, de nos solutions techniques et de nos savoir-faire et dire afin que les comportements changent.</p>
<p><strong>Un pour tous…</strong></p>
<p>Selon Serge Abou, chef de la Délégation de la Commission européenne à Pékin, nous devons systématiser la <strong>coopération</strong>. « À titre d’exemple, la Commission européenne a lancé un programme de collaboration intitulé &#8220;Near Zero Emission coal&#8221;, consistant à développer, notamment en Chine, les nouvelles technologies de capture et stockage du gaz carbonique. De son côté, la Chine a participé à 19 projets de recherche couvrant des domaines variés tels que l’hydrogène, les biofuels de seconde génération, le photovoltaïque ou l’énergie éolienne et bénéficie à cet égard d’un soutien direct de 3 millions d’euros. Au total, la Commission européenne et les états membres ont injecté <strong>430 millions d’euros dans 65 projets de coopération</strong> dans le domaine de l’énergie et du changement climatique. La Banque européenne d’Investissement a quant à elle décidé de lancer un programme de prêt pour des mesures permettant de lutter contre le réchauffement climatique en Chine pour un total de 500 millions d’euros ».</p>
<p>Ces politiques sont stratégiques pour <strong>l&#8217;avenir de l&#8217;humanité</strong>. Nous en avons eu un exemple récent et concret avec la déclaration du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, affirmant que le réchauffement climatique était en partie responsable du conflit au Darfour, où la sécheresse a entraîné la lutte pour les ressources en eau. « De manière pratiquement invariable, nous abordons le Darfour par le biais d&#8217;un pratique raccourci militaire et politique : un conflit ethnique opposant des milices arabes à des rebelles noirs et des fermiers. Mais si on se penche sur ses racines, on découvre une dynamique plus complexe ».</p>
<p>Cela résume assez bien la problématique du changement climatique. Nous sommes entrés dans <strong>l&#8217;ère de la complexité</strong>. Et face à cela, c&#8217;est seulement en unissant nos efforts, en s&#8217;appuyant sur la science et la prise de conscience sociale que nous pourrons réussir à relever le défi du siècle.</p>
<p><em>Photo : Glacier Moreno, Argentine, © Melrouse </em>
</p>
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		<title>Les problématiques du développement durable</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2007 15:26:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Académiciens</category>
	<category>Actualités</category>
	<category>Chercheur</category>
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		<description><![CDATA[
Le débat continue sur le bog CES-Académies entres les académiciens, les spécialistes du CES et les citoyens ! Nous revenons, actualité oblige, sur les problématiques du développement durable, sur les questions de &#8220;décroissance&#8221;, sur la pertinence du développement de l&#8217;énergie nucléaire, et même sur le bien-fondé des causes anthropiques du changement climatique, après la publication [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="developpement durable" title="developpement durable" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/05/durable2.jpg" /></p>
<p>Le débat continue sur le bog CES-Académies entres les académiciens, les spécialistes du CES et les citoyens ! Nous revenons, actualité oblige, sur les problématiques du développement durable, sur les questions de &#8220;décroissance&#8221;, sur la pertinence du développement de l&#8217;énergie nucléaire, et même sur le bien-fondé des causes <a class="tooltipa" onmouseover="ddrivetip('(du grec anthropos, homme). Dire que le changement climatique est d\'origine anthropique signifie que les activités humaines en sont la cause.'); "
 onmouseout="hideddrivetip(); ">anthropiques</a> du changement climatique, après la publication du livre de <strong>Claude Allègre</strong>. Avec l&#8217;économiste <strong>Benjamin Dessus</strong>, le ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables <strong>Alain Juppé</strong>, et <strong>Marcel Boiteux</strong>, du Groupe CES-Académies-Climat, et membre de l’Académie des technologies. Extraits…</p>
<p>Nos vous proposons <strong>4 points de vue</strong>, avec des liens Web pour en approfondir l&#8217;intérêt, et nous vous proposons bien évidemment d&#8217;en discuter ici.<br />
<a id="more-144"></a></p>
<p>Nous commençons avec une interview de <strong>Benjamin Dessus</strong>, ingénieur et économiste. Il préside l&#8217;association Global Chance qui regroupe des experts indépendants sur l&#8217;énergie et l&#8217;environnement. Il a débuté au labo de Marcoussis dans la physique avant de rejoindre EDF sur la centrale solaire Thémis. Il a participé à la création de l&#8217;Agence de maîtrise de l&#8217;énergie avant d&#8217;entrer au CNRS.</p>
<p><strong>Question</strong> (Libération) : L&#8217;Allemagne, qui sort du nucléaire, accroît ses émissions de gaz à effet de serre&#8230;<br />
- Elle sort du nucléaire, se lance dans les renouvelables et s&#8217;équipe de centrales à gaz. Pas étonnant qu&#8217;elle ait du mal à respecter l&#8217;engagement pris de réduire de 25 % ses émissions en 2012 dans le cadre de Kyoto ! Et ce ne sont pas les éoliennes qui vont la sauver ! Il lui faut un vaste plan de sobriété énergétique ! En France, où le nucléaire est omniprésent, il ne représente que 17 % de l&#8217;énergie finale consommée. Dire qu&#8217;il va nous sauver du changement de climat n&#8217;est pas raisonnable ! Tout passe par la sobriété et la maîtrise de l&#8217;énergie.</p>
<p><a target="_blank" title="Libération" href="http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/253539.FR.php">Lire l&#8217;article >></a></p>
<p>Voir aussi :</p>
<ul>
<li><a target="_blank" href="http://www.espci.fr/esp/colloque/DESSUS/">&#8220;Les utopies technologiques et leurs limites&#8221;</a></li>
<li><a title="agora21" target="_blank" href="http://www.agora21.org/editiona21.html">Editions sur  Agora21, Conseil National du Développement Durable</a></li>
</ul>
<p><strong><br />
Claude Allègre</strong>, dans son dernier livre qui vient de sortir &#8220;Ma vérité sur la planète&#8221;, Edt. Plon , persiste et signe en estimant qu&#8217;il est inopportun pour l&#8217;avenir de notre société d&#8217;accorder le moindre crédit aux marchands d&#8217;illusions et tout aussi urgent de mettre un frein aux pleurnicheries écologiques.</p>
<p><strong>Question</strong> (Le Matin) : Il y a à la base de l&#8217;agitation qui vous énerve une idéologie qui a inspiré le «Global Warning», un avertissement général, une prise de conscience à l&#8217;échelle de la planète, d&#8217;où découlent divers protocoles, dont celui de Kyoto, qui s&#8217;attaque aux émissions de gaz à effet de serre. Ce n&#8217;est pas rien.<br />
- Cette idéologie, c&#8217;est le refus du progrès. Je suis pour le progrès. Voyons ce qui se passe. Il y a d&#8217;une part un changement climatique. Il y a d&#8217;autre part, dû à l&#8217;homme, une augmentation du gaz carbonique dans l&#8217;atmosphère et, dans l&#8217;hémisphère nord, depuis trente ans, une certaine augmentation de température. Mais au dernier interglaciaire, il y a 20 000 ans environ, il faisait plus chaud qu&#8217;aujourd&#8217;hui. Ce qui me distingue de toute cette clique d&#8217;écologistes, c&#8217;est que je ne pense pas que ce changement climatique soit dû à 100% à l&#8217;homme. Autrement dit, ce n&#8217;est pas la réduction du gaz carbonique dans l&#8217;atmosphère qui empêchera que le changement climatique continue.</p>
<p><a title="Le Matin" target="_blank" href="http://www.lematin.ch/pages/home/loisirs/culture/loisirs_culture__2?contenu=257828">Lire l&#8217;article >></a></p>
<p>En regard, voici le tout récent point de vue d&#8217;<strong>Alain Juppé</strong>, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, reccueillit par le JDD :</p>
<p>&#8220;À échéance de 3 ou 4 décennies le nucléaire n&#8217;est pas la solution, mais il n&#8217;y a pas de solution sans le nucléaire. Il faut donc équiper la France de centrales de 3e génération, tout en travaillant à la 4e. Nombreux sont les écologistes qui en conviennent. Cela dit, il faut amplifier les programmes de développement des énergies renouvelables, solaire, éolienne, sans oublier les ressources de la bio-masse. Mais il faut surtout relancer avec force les politiques d&#8217;efficacité énergétique et d&#8217;économies d&#8217;énergie. Il y a là une marge de manoeuvre considérable. On sait aujourd&#8217;hui construire des maisons qui produisent quasiment toute l&#8217;énergie dont elles ont besoin. C&#8217;est un magnifique chantier.&#8221;</p>
<p><a title="JDD" target="_blank" href="http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200720/juppe-neophyte-mais-enthousiaste_20878.html">Lire l&#8217;article >></a></p>
<p>Complèté sur RTL-LCI-LeFigaro : En matière de transports, M. Juppé a appelé les constructeurs automobiles français à &#8220;développer des voitures moins polluantes&#8221;: &#8220;Il faut qu&#8217;ils s&#8217;y mettent, aujourd&#8217;hui quand on veut une voiture hybride on fait comme moi, on va chez Toyota&#8221;, le constructeur de la Prius hybride. Il a jugé que la lutte contre le réchauffement climatique supposera de &#8220;s&#8217;attaquer aux transports aériens&#8221;. &#8220;On peut décider qu&#8217;on ne peut rien faire et que tous les lobbies vont se coaliser pour nous expliquer qu&#8217;il ne faut toucher à rien. Mais si on ne fait rien on va dans le mur&#8221;.<br />
Voir aussi : <a title="ecologie.gouv.fr" target="_blank" href="http://www.ecologie.gouv.fr/">le site Web du ministère</a></p>
<p>Enfin, pour <strong>Marcel Boiteux</strong>, du Groupe CES-Académies-Climat, et membre de l’Académie des technologies, le nucléaire, à lui seul, ne sauvera pas le monde, mais il peut contribuer utilement à freiner le changement climatique.</p>
<p>1. Sa place dans le bilan énergétique d‘un pays comme la France n‘est nullement négligeable (mais, dans les statistiques officielles, sa part - 17 % - est systématiquement sous-estimée faute de tenir compte des inégales pertes de rendement dans les usages finals).</p>
<p>2. Le nucléaire n‘est absolument pas condamné par nature à fonctionner “en base” tout le long de l‘année. C‘est pour des raisons économiques qu‘on fait appel à lui avant de mobiliser des centrales thermiques classiques, dont le kwh est plus coûteux. Ce qui est vrai, c‘est que son fonctionnement manque de souplesse instantanée : on peut prévoir de ne le faire fonctionner que pendant les heures pleines du matin, puis de l‘après-midi, mais on ne peut pas lui demander au dernier moment de renoncer ou d‘intervenir. Quant à la “pointe”, elle exige de toute manière des moyens spécifiques, barrages hydrauliques ou turbines à gaz.</p>
<p>3. Si l’énergie nucléaire avait continué à se développer dans les pays de l‘OCDE pour atteindre aujourd‘hui, non 78 % de la production d’électricité comme en France, mais seulement 50 %, les émissions annuelles de Co2 seraient réduites aujourd‘hui de 2,5 milliards de tonnes. Qui dit mieux ?</p>
<p>4. Cela dit, il est vrai qu‘après vingt cinq ans d‘arrêt des programmes nucléaires, l‘impact d‘une relance ne pourra commencer à devenir massif avant le même délai, soit vers 2030-2035. Raison de plus pour ne pas attendre.</p>
<p>5. Mais, de toute manière, le monde occidental - et l‘oriental bientôt - n’échappera pas à l‘obligation d‘aller vers des modes de vie plus sobres. Le nucléaire peut permettre de combler l’écart qui sépare les effets d‘une sobriété supportable, et consentie, de ceux d‘une sobriété de détresse, imposée par la force.</p>
<p>A lire en complément, l&#8217;édito du Sénateur honoraire René Trégouet :<br />
<a target="_blank" title="Tregouet" href="http://www.tregouet.org/edito.php3?id_article=488">Hydrogène et énergies renouvelables : la synergie énergétique de l’avenir</a></p>
<p><em>Photos, de gauche à droite : Power at Dawn, d&#8217;Alexander Abolinsh; São Paulo - Brasil, de Renato Cardoso</em>
</p>
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		<title>Les gaz à effet de serre pourraient quasi doubler d&#8217;ici à 2030</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2007 08:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[
&#8220;Sans politiques globales supplémentaires, les émissions de Gaz à effet de serre (Ges) devraient s&#8217;accroître de 25 à 90% d&#8217;ici à 2030 par rapport à 2000&#8243;, souligne le résumé rédigé par les experts du climat réunis sous l&#8217;égide de l&#8217;Onu, vendredi 4 mai à Bangkok. Il précise que &#8220;les énergies fossiles devant rester dominantes encore [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/05/cheminees.jpg" /></p>
<p>&#8220;Sans politiques globales supplémentaires, les émissions de Gaz à effet de serre (Ges) devraient s&#8217;accroître de 25 à 90% d&#8217;ici à 2030 par rapport à 2000&#8243;, souligne le résumé rédigé par les experts du climat réunis sous l&#8217;égide de l&#8217;Onu, vendredi 4 mai à Bangkok. Il précise que &#8220;les énergies fossiles devant rester dominantes encore jusqu&#8217;en 2030 et au-delà, les émissions de C02 pourraient croître de 40% à 110% sur la période&#8221;. Selon l&#8217;étude, &#8220;deux tiers ou les trois quarts de cette hausse devraient provenir des pays en voie de développement, mais leurs émissions par tête restera de loin inférieure (2,8-5,1 tonnes équivalent CO2 par tête) à celles des pays développés (9,6-15,1 tonnes équivalent CO2 par tête).</p>
<p>Cependant, dans leur rapport, ils affirment que la lutte contre le réchauffement climatique est financièrement possible, que la technologie est disponible et que la croissance des émissions de gaz à effets de serre doit être limitée</p>
<p><strong>0,12% du PIB mondial</strong></p>
<p>La version officielle du &#8220;résumé à l&#8217;attention des décideurs&#8221; estime que limiter à 2°C le réchauffement climatique coûterait 0,12% du PIB mondial.<br />
Elle juge nécessaire une réduction de 50 à 85% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d&#8217;ici 2050.<br />
Le texte affirme que <strong>les politiques actuellement suivies ne sont pas adaptées au défi posé</strong> et n&#8217;empêcheront pas les émissions de gaz à effet de serre d&#8217;augmenter pendant les prochaines décennies.<br />
Le rapport final ne fixe pas la politique à suivre mais dresse un bilan des dernières recherches sur le coût et les moyens d&#8217;une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Aux gouvernements, à partir de ces conclusions, à prendre les mesures qui s&#8217;imposent.<br />
<a id="more-143"></a></p>
<p><strong><br />
Une série de technologies</strong></p>
<p>Il passe en revue toute une série de technologies pouvant participer à la lutte contre le réchauffement, à un coût supportable pour les pays en voie de développement responsables d&#8217;une bonne partie de la croissance actuelle. Le texte cite les énergies nucléaire, solaire et éolienne, ainsi que les moyens de filtrer le dioxyde de carbone rejeté par les centrales à charbon. Même changer les dates de semis ou de repiquage dans les rizières ou mieux organiser l&#8217;élevage des bovins et des ovins pourraient réduire les émissions de méthane, autre gaz à effet de serre. La réunion de Bangkok est la troisième à se tenir cette année après celle de Paris, en février - où le point à été fait sur les recherches scientifiques -, et celle de Bruxelles, début avril, où les experts s&#8217;étaient interrogés sur les conséquences du réchauffement climatique.<br />
Comme le disait Dave dans un commentaire précédent, <span id="comment_text_3930">la Chine va devenir le premier émetteur de gaz à effet de serre dès cette année, devant les Etats-Unis, et ce, dix ans avant la date prévue par les experts.</span></p>
<p>Vous avez dit urgence ?</p>
<p><span id="comment_text_3930" />(Avec Reuters et La Tribune)<br />
<em>Photo : Alexander Abolinsh </em>
</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Climat : le Parlement européen veut jouer un rôle-clé</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2007 10:21:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[
« si on continue, dans 50 ans&#8230;il nous faudra une deuxième planète ». C&#8217;est fort de cet avertissement et après les conclusions du Giec que Le Parlement européen entend jouer &#8220;un rôle-clé en matière de sensibilisation&#8221; sur le changement climatique et placer ce défi &#8220;aux premières places de l&#8217;agenda international&#8221;. Tel est le sens de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="ensemble" alt="ensemble" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/04/ensemble.jpg" /></p>
<p>« <strong>si on continue, dans 50 ans&#8230;il nous faudra une deuxième planète</strong> ». C&#8217;est fort de cet avertissement et après les conclusions du Giec que Le Parlement européen entend jouer &#8220;un rôle-clé en matière de sensibilisation&#8221; sur le changement climatique et placer ce défi &#8220;aux premières places de l&#8217;agenda international&#8221;. Tel est le sens de la décision prise ce 19 avril par la Conférence des Présidents du Parlement Européen qui propose de créer une nouvelle commission temporaire sur le changement climatique. Cette proposition sera soumise à l&#8217;approbation de la session plénière la semaine prochaine, le 25 avril, à Strasbourg.</p>
<p><a id="more-140"></a></p>
<p><span align="justify">Le texte que la Conférence des Présidents soumet à l&#8217;approbation de la plénière définit les attributions de la commission temporaire :</span></p>
<ul type="disc">
<li><span align="justify">formuler des propositions sur la future politique intégrée de l’Union européenne en matière de changement climatique et coordonner la position du PE quant à la négociation du cadre international de la politique du climat pour l’après-2012;</span></li>
<li><span align="justify">s’agissant du changement climatique, analyser et évaluer l’état de la question et proposer des actions appropriées, à tous les niveaux, accompagnées de l’évaluation et de leur impact financier et du coût de l’inaction;</span></li>
<li><span align="justify">dresser un inventaire aussi complet que possible des avancées récentes et des perspectives en matière de lutte contre le changement climatique, de manière à fournir au Parlement l’analyse détaillée nécessaire de celles-ci pour qu’il puisse assumer ses responsabilités politiques;   </span></li>
<li><span align="justify">étudier l’impact environnemental, juridique, économique, social, géopolitique, régional et de santé publique de ces avancées récentes et de ces perspectives; </span></li>
<li><span align="justify">analyser et évaluer l’application faite à ce jour de la législation communautaire pertinente; </span></li>
<li><span align="justify">à cet effet, nouer les contacts appropriés et organiser des auditions avec les parlements et gouvernements des États membres et de pays tiers, avec les institutions européennes et avec les organisations internationales ainsi qu’avec des représentants de la communauté scientifique, des entreprises et de la société civile, y compris les réseaux d’autorités locales et régionales.</span></li>
</ul>
<p><span align="justify">Les compétences des commissions permanentes existantes qui ont à traiter les dossiers législatifs liés au changement climatique (environnement, énergie, transports&#8230;) restent inchangées mais la commission temporaire pourra &#8220;formuler des recommandations d&#8217;actions ou d&#8217;initiatives à prendre&#8221;.</span></p>
<p><img width="7" height="6" src="http://www.europarl.europa.eu/img/cont/news/functional/linkarrow.gif" /><span class="articlelk"> </span><a title="Cliquer ici" class="articlelk" href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2007-0038+0+DOC+XML+V0//FR">Résolution de Parlement européen sur le changement climatique</a></p>
<p>Voir aussi :</p>
<p><strong>Une soirée glamour pour l&#8217;environnement : <a title="Energy Globe Award" target="_blank" href="http://www.europarl.europa.eu/news/public/focus_page/051-4914-101-04-15-909-20070329FCS04907-11-04-2007-2007/default_fr.htm">Cérémonie des Energy Globe Award</a></strong></p>
<p>Scène inhabituelle au Parlement européen, mercredi 11 avril 2007 : il n&#8217;y avait pas dans l’hémicycle que des députés européens, comme à l&#8217;habitude, mais aussi quelques stars de cinéma et de musique. Réunis pour la cérémonie des Energy Globe Awards, ils avaient pour tâche de récompenser les meilleurs projets dans le domaine de l&#8217;énergie durable et propre. Une soirée de gala à redécouvrir dans notre dossier spécial et à ne pas manquer : quelques stars ont accepté de répondre à nos questions.</p>
<p>Voir aussi :<br />
<a title="Planète - PE" target="_blank" href="http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/064-2778-031-01-05-911-20070206STO02777-2007-31-01-2007/default_fr.htm"><strong>Climat : « si on continue, dans 50 ans&#8230;il nous faudra une deuxième planète »</strong></a></p>
<p>Photo : Alex Bramwell
</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Rapport du Giec : 3,2 milliards d&#8217;humains manqueront d&#8217;eau en 2080</title>
		<link>http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/actualites/rapport-du-giec-32-milliards-dhumains-manqueront-deau-en-2080/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2007 15:48:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[Comme nous vous l&#8217;annonçions, le Giec vient de rendre un rapport alarmant sur les conséquences du réchauffement climatique, même si les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l&#8217;Arabie Saoudite en ont contesté certains paragraphes.
Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, le réchauffement climatique aura des impacts négatifs sur toutes les régions, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img align="right" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/04/verite_qui_derange.jpg" />Comme nous vous l&#8217;annonçions, le Giec vient de rendre un rapport alarmant sur les conséquences du réchauffement climatique, même si les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l&#8217;Arabie Saoudite en ont contesté certains paragraphes.<br />
Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, le réchauffement climatique aura des impacts négatifs sur toutes les régions, a prévenu le Giec. D&#8217;ici 2080, ont estimé experts dans leur rapport de 1 400 pages, jusqu&#8217;à <strong>3,2 milliards d&#8217;humains seront exposés à des pénuries d&#8217;eau sévère et 600 millions à la faim</strong> en raison des sécheresses, de la dégradation et de la salinisation des sols.</p>
<p><a id="more-138"></a><br />
Les &#8220;populations pauvres, même dans des sociétés prospères, sont les plus vulnérables au changement climatique, ont souligné les experts lors de la conférence de presse.<br />
&#8220;Ceci requiert notre attention, car les plus pauvres sont aussi les moins aptes à s&#8217;adapter&#8221;, a commenté Rajendra Pachauri.</p>
<p>Les scientifiques ont prévenu que toutes les formes de vie sur terre seront affectées: &#8220;de 20 à 30 % des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d&#8217;extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C&#8221; par rapport à 1990, indique le rapport.<br />
Par ailleurs, les Etats-Unis ont demandé et obtenu l&#8217;élimination d&#8217;un paragraphe indiquant que l&#8217;Amérique du Nord &#8220;devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-éconmique et culturel&#8221;, selon un observateur des négociations.<br />
<strong> &#8220;C&#8217;est la première fois que la science est ainsi mise en cause par les politiques&#8221;</strong>, a remarqué un délégué dont les propos étaient rapportés par un autre participant.<br />
(Avec l&#8217;AP)</p>
<p><a target="_blank" title="IPCC" href="http://www.ipcc.ch/index.html"><strong>Le site de l&#8217;IPCC</strong></a> (GIEC)<br />
<em>Photo de l&#8217;affiche du film d&#8217;Al Gore, (<a href="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/sujet-de-la-semaine/debat-avec-al-gore-auteur-du-documentaire-une-verite-qui-derange/"><strong>voir son interview ici</strong></a>) &#8220;Une vérité qui dérange&#8221;<br />
Voir <a target="_blank" href="http://www.uipfrance.com/sites/uneveritequiderange/blog/">le blog du film</a>.</em>
</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Énergie nucléaire et climat : le débat continue</title>
		<link>http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/academiciens/energie-nucleaire-et-climat-le-debat-continue/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2007 22:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Académiciens</category>
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[
M. Marcel Boiteux du Groupe CES-Académies-Climat, et membre de l&#8217;Académie des technologies, revient en détail sur les questions posées par les internautes sur le rôle que peut jouer l&#8217;énergie nucléaire dans le cadre du débat sur le changement climatique, notamment après la publication de son billet intitulé : &#8220;L’énergie nucléaire, une solution ou un probleme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="nucleaire" alt="nucleaire" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/04/energie-nucleaire.jpg" /></p>
<p>M. <strong>Marcel Boiteux</strong> du Groupe CES-Académies-Climat, et membre de l&#8217;Académie des technologies, revient en détail sur les questions posées par les internautes sur le rôle que peut jouer l&#8217;énergie nucléaire dans le cadre du débat sur le changement climatique, notamment après la publication de son billet intitulé : &#8220;<a title="Energie nucléaire..." href="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/academiciens/l%e2%80%99energie-nucleaire-une-solution-ou-un-probleme-les-deux/">L’énergie nucléaire, une solution ou un probleme ? Les deux.</a>&#8221;</p>
<p><a id="more-135"></a></p>
<p>À MarDS (posté le 28 mars) : &#8220;j’ai déjà répondu sur ce site à nombre de vos objections, et je reprendrai parfois ici des réponses déjà faites</p>
<p>1. <em>L’énergie nucléaire prend très peu de place</em>. OK</p>
<p>2. <em>Elle ne pollue pas l’environnement &#8230; mais elle réchauffe les rivières ?</em></p>
<p>&#8220;C’est vrai, mais ni plus ni moins que les centrales classiques à charbon ou à fuel qu’on utiliserait à sa place. D’ailleurs, quand elle réchaufferait trop ces rivières, on utilise des tours de refroidissements – ces énormes coquetiers que Greenpeace adore escalader – pour laisser la rivière dans un état raisonnable de température (comme on le fait pour les centrales classiques quand il n’y a pas assez d’eau).&#8221;</p>
<p>3. <em>Elle ne tue pas ? Sauf à croire aux statistiques onusiennes scandaleusement sous-évaluées, Tchernobyl montre largement le contraire</em>, dites-vous.</p>
<p>L’ONU n’a aucun intérêt particulier à défendre et, si scandale il y a, c’est plutôt dans les raisons pour lesquelles on arrive, suivant les modes d’estimation, à des évaluations extrêmement différentes.</p>
<p>Je reprends ici ma réponse à Naturel, le 2 février 2007.</p>
<p><strong>1. Le principe de cumul et l’effet de seuil</strong> : selon le principe de cumul, les risques, même faibles, s’accumulent toujours &#8230; et il est donc aussi dangereux de sauter vingt fois d’un mètre que de sauter une fois de vingt mètres. En l’occurrence, ce principe est évidemment inapproprié. Pourquoi ? Parce qu’il y a un seuil quelque part, pas très net, une zone de seuil en quelque sorte (entre 1 et 10 mètres) en dessous de laquelle le sauteur risque, au pire, de se faire une entorse, alors qu’au-dessus il est pratiquement sûr de se tuer. En dessous du seuil, on peut donc sauter indéfiniment sans jamais risquer sa vie : le cumul ne joue pas en dessous du seuil</p>
<p><strong>2. Le cumul sans seuil </strong>: considérons une baignoire de 400 litres, dont la bonde est fermée. Si j’y verse 10 litres chaque jour, il ne se passera rien pendant quarante jours (pas d’effet apparent sur la santé &#8230;) mais elle débordera le quarante et unième jour (la mort !) : le risque (l’irradiation) s’est accumulé insidieusement pendant quarante jours, jusqu’à atteindre le niveau mortel le quarante et unième.</p>
<p><strong>3. Le cumul avec seuil </strong>: la bonde de la baignoire fuit d’un demi-litre à l’heure (donc douze litres par jour). Si je continue à verser 10 litres tous les matins, la bonde les évacuera entre chaque versement et la baignoire ne se remplira jamais (aucun risque pour la santé, les cellules atteintes se réparent naturellement). Mais si je verse vingt litres par jour, il en restera huit à la fin de la première journée (les mécanismes réparateurs des cellules sont débordés), seize à la fin de la suivante &#8230; et la baignoire débordera le cinquantième jour (la mort, par cumul d’exposition excessive au risque). La consigne est alors claire : pas plus de douze litres par jour (consigne de sécurité) et le travailleur nucléaire disposera encore, à tout hasard, d’un crédit d’irradiation de « 400 litres ».</p>
<p>Sauf bien sûr, mais c’est valable dans tous les cas, si au lieu de verser quelques litres chaque jour, je verse cinq cents litres d’un coup (Hiroshima : les mécanismes réparateurs sont anéantis).</p>
<p>À ce qui précède, dont j’espère que c’est intelligible, il faut ajouter une complication supplémentaire : les marges d’incertitude. La fuite de la bonde n’est pas d’un demi-litre à l’heure pour tout le monde : elle est plus faible pour certains (plus menacés), plus grosse pour d’autres. Et le volume de la baignoire – la capacité à accumuler des irradiations sans danger – varie beaucoup suivant les gens et les circonstances.</p>
<p>Cela dit, tout le matériel symbolique est ainsi rassemblé pour tenter d’illustrer les approches contradictoire des conséquences d’une catastrophe nucléaire.</p>
<p>Que disent les règlements ? On sait bien qu’au-dessous d’un certain seuil, la radioactivité est sans danger. Mais ce seuil est assez aléatoire, et il diffère, on l’a dit, suivant les personnes. Aussi, dans la conception et la gestion des installations, vaut-il mieux par prudence réduire autant qu’il est possible l’exposition aux radiations, comme s’il n’y avait pas de seuil. D’où la règle : « pas de seuil ».</p>
<p>Mais cette règle, devenue un dogme, elle a été posée pour organiser prudemment les installations et leur exploitation, pas pour compter les morts suite à une catastrophe !</p>
<p>D’où le problème. A-t-on le droit de remettre la règle en cause quand il s’agit d’estimer les effets d’une catastrophe ? C’est de bon sens disent les uns. Il n’en est pas question répondent (innocemment ?) les légalistes ; la loi est la loi et elle s’applique en toute circonstance : il n’y a pas de seuil, pas de « petites » irradiations anodines, elles comptent toutes, et toutes se cumulent.</p>
<p>C’est ainsi que la même catastrophe peut conduire des spécialistes de médecine nucléaire à estimer le nombre probable de morts aux alentours du millier, tandis que des comités indépendants arrivent « légalement » à la centaine de milliers.</p>
<p>Dois-je préciser que ma baignoire est symbolique ? que le débat entre ceux qui croient aux seuils et ceux qui ne veulent pas le savoir est caricaturé ? et que tout cela est encore bien plus compliqué que je l’ai dit ? J’ai voulu seulement indiquer ici, en termes aussi simples que possible, [la trame des raisons grâce auxquelles je comprends] comment, faute de pouvoir remonter aux principes, une foule de gens de bonne foi peuvent se dresser les uns contre les autres, s’indigner même des évaluations contradictoires qu’on leur assène.</p>
<p>Car l’enjeu est énorme.</p>
<p>La catastrophe de Tchernobyl représente le pire de ce qui peut arriver avec le développement de l’option nucléaire. Si ce pire, c’est quelques milliers de morts et une centaine de milliers d’atteintes non mortelles dans les régions avoisinantes, on ne peut nier que ce soit une catastrophe, mais ses effets sont de l’ordre de grandeur de quelques longs week-ends européens d’accidents automobiles. En revanche, s’il s’agit de cinquante à cent mille morts et de millions d’atteintes plus ou moins mortelles à la santé, et cela dans plusieurs continents, il faut vraiment être bien sûr, pour envisager de poursuivre, que Tchernobyl n’était qu’un accident soviétique et pas un accident nucléaire.</p>
<p><strong>3bis. </strong>Il faut ajouter à la réponse précédente les effets de l’absence de « point zéro » en Ukraine, absence qui conduit maintenant à attribuer à l’accident toutes les tares dont souffre un pays dont les campagnes étaient encore peu évoluées, et connaissaient un état sanitaire désastreux.</p>
<p><strong>3ter.</strong> Le pire qui puisse arriver à une chaudière nucléaire, c’est la fusion du coeur. À Three Miles Island, on n’a eu aucune victime à déplorer parce qu’il y avait une enceinte étanche. Il n’y avait pas d’enceinte à Tchernobyl. Cela dit, on peut effectivement s’interroger sur l’opportunité de livrer des parcs nucléaires aux mécanismes du marché et à la loi du profil.</p>
<p><strong>4. Les déchets.</strong></p>
<p>Ci-après une réponse antérieure à Vidon le 8 janvier 2007.</p>
<p>Quant à savoir si j’accepterais qu’on enfouisse des déchets nucléaires durables dans mon jardin, la réponse est oui. Mais je n’ai pas plus envie que vous de voir s’accumuler chez moi les ordures du village : il y a des décharges et des usines de traitement pour cela, comme pour les déchets nucléaires courants à durée courte. La question importante est celle des déchets nucléaires à durée longue, qu’on enserre dans des enveloppes vitrifiées pour les enfouir en profondeur sous terre : qu’on veuille utiliser le sous-sol profond de mon jardin à cette fin me laisse parfaitement indifférent (je serai même intéressé par la redevance généreuse à laquelle j’aurai droit !). Reste que, à poser une pareille question, vous semblez avoir une idée pas très flatteuse du sens des responsabilités des acteurs de la politique nucléaire de la France. Je ne me serai jamais lancé dans l’épopée nucléaire si je n’avais pas été assuré qu’on avait au moins une solution de base pour les déchets à long terme. Qu’on veuille chercher à faire mieux dès lors qu’il n’y a pas urgence (il faut que ces déchets « refroidissent » un peu avant d’être enfouis) est tout naturel. En déduire que si on cherche, c’est qu’on ne sait pas, relève de la simple polémique.</p>
<p><strong>5. Après Tihange, les militants de Greenpeace </strong>ont escaladé les réfrigérants de la centrale de Belleville ? Certes. Et tout a parfaitement fonctionné : alerte immédiatement enregistrée, fermeture de la centrale elle-même, dispositifs de sécurité en place&#8230; Ce n’est pas parce que des manifestants envahiraient les toilettes du Crédit lyonnais que la salle des coffres serait menacée ! L’enceinte globale du site d’une centrale est faite pour protéger une propriété privée. Celle de la centrale – qui n’inclut pas les réfrigérants – est beaucoup plus importante et sophistiquée. Chapeau aux « communicants » (excellents) de Greenpeace : c’est idiot, mais ça marche &#8230;</p>
<p><strong>6. Le droit au nucléaire civil est admis</strong> pour tous les pays qui ont signé le traité de non-prolifération et en respectent les règles. L’Iran possédait d’ailleurs une partie du capital de l’usine française de séparation isotopique de Tricastin pour s’y procurer l’uranium enrichi nécessaire à la fabrication des combustibles destinés à sa centrale. Le fait nouveau, c’est que l’Iran a décidé de renoncer à ce mode d’approvisionnement pour produire lui-même de l’uranium enrichi à 95 % (et non à 3,5 %), lequel est l’explosif de la bombe.</p>
<p>J’ai déjà répondu le 8 janvier 2007 à Vidon.</p>
<p><em>Le nucléaire civil « n’a plus aucun lien significatif avec le nucléaire militaire » ? </em><br />
Faisons un petit retour en arrière. Pour fabriquer des bombes, il faut avoir soit du plutonium, soit de l’uranium très enrichi (90 à 95 %). On peut enrichir l’uranium par voie gazeuse – c’est l’usine française de Tricastin : le procédé est intéressant pour les faibles enrichissements dont on a besoin pour faire de l’électricité (passer de 0,7 % à 3,5 %) mais son coût augmente de façon exponentielle avec le taux d’enrichissement souhaité, et il devient prohibitif au-delà de 10 %. Impossible par ce procédé de faire de l’enrichissement militaire. Mais, pour faire concurrence à Tricastin (et à la France), un consortium anglo-germano-hollandais s’est attaché – finalement avec succès – à développer un procédé concurrent : l’ultracentrifugation. Le coût d’enrichissement est (était) un peu supérieur à celui de la voie gazeuse pour les petits enrichissements civils, mais il ne croît que proportionnellement à l’enrichissement souhaité, et l’ultracentrifugation constitue donc, avec la production d’uranium très enrichi, un procédé idéal de prolifération relativement discrète, et bon marché. Cela étant, quand pour alimenter son futur nucléaire civil l’Iran dépendait de l’usine française de Tricastin (dont il possédait une part de capital), pas de problème. Mais, dès lors que ce même Iran construit à tour de bras des ultracentrifugeuses, l’arme nucléaire arrive à sa porte. Le nucléaire civil n’y est plus pour rien, c’est du recours massif à l’ultracentrifugation que naît maintenant le risque de prolifération nucléaire.</p>
<p>&#8230; Mieux eut valu s’intéresser en temps utile aux menaces de l’ultracentrifugation. (Que faisait Greenpeace ?). Maintenant il est trop tard.</p>
<p>Moralité : (réponse du 22 mars 2007 à « onyva » et Sims).</p>
<p>Autrefois, les effectifs de l’espèce humaine étaient régulés par la famine et la maladie. En s’extrayant de ces équilibres naturels grâce aux progrès de la Science, l’Homme a échappé à la cruauté de ces régulations ancestrales. Mais il n’a pas su y substituer à temps de nouvelles régulations volontaires, et l’espèce humaine a envahi le monde. 1 milliard d’individus au début du XIXe siècle ; 1,5 milliard au début du XXe ; 6 milliards au début du XXIe&#8230; Les démographes annoncent un plafonnement, vers le milieu du siècle, aux alentours de 9 milliards. C’est beaucoup :</p>
<p>- 9 milliards d’hommes prospères « à l’occidentale », la Terre le supportera très mal, à supposer qu’elle y parvienne : vu de maintenant, cela paraît impossible. Il faudra en tout cas recourir massivement à toutes les formes de ressources nouvelles, nucléaires notamment.</p>
<p>- 9 milliards de miséreux, suite à des guerres intestines et à l’effondrement de nos vieilles civilisations minées par l’intolérance, la violence et la bêtise ? La Terre saura faire. Mais ce n’est pas vraiment un idéal.</p>
<p>- Entre les deux, il y a quand même la possibilité d’imaginer un avenir vivable, et d’y faire face, avec du bon sens, une sobriété acceptée &#8230; et du nucléaire aussi.</p>
<p>Quelques compléments ponctuels :</p>
<p>À service rendu égal, il faut deux fois plus de béton et trois fois plus de métal pour construire des éoliennes que des centrales nucléaires ; d’où, avec la construction des éoliennes, des effets de serre et des budgets encore plus « colossaux ». Question d’ordre de grandeur, encore, les transports d’uranium et de déchets sont négligeables par rapport aux transports de combustibles et de cendres qu’exigent les centrales classiques équivalentes. Dans un monde rationnel où l’on se préoccuperait réellement de l’avenir de l’humanité, on remplacerait, dans les pays de l’OCDE, la quasi-totalité  des centrales thermiques classiques par des centrales nucléaires &#8230; Cela représenterait une économie considérable d’espace, de matériaux, de transports, de gaz carbonique et de vies humaines</p>
<p>Mais le monde n’est pas rationnel, il a ses folies et ses phobies, et je ne suggère pas du tout qu’on aille jusque-là !&#8221;</p>
<p>Marcel Boiteux.</p>
<p><em>Photo : Rancho Seco Nuclear Power Plant 1 (Californie), cc Daniel West</em>
</p>
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		<title>Les impacts des changements climatiques</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Mar 2007 08:27:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[
Pour les trentenaires d&#8217;aujourd&#8217;hui, les changements climatiques ont déjà affecté le monde qui les a vu naître. Au moment où ils atteindront l&#8217;âge de la retraite, les modifications devraient avoir des impacts bien plus importants — peut-être même fatals à grande échelle — selon les projections que le Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution du climat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="IPCC" title="IPCC" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/04/consequences.jpg" /></p>
<p>Pour les trentenaires d&#8217;aujourd&#8217;hui, les changements climatiques ont déjà affecté le monde qui les a vu naître. Au moment où ils atteindront l&#8217;âge de la retraite, les modifications devraient avoir des impacts bien plus importants — <span style="font-weight: bold">peut-être même fatals à grande échelle</span> — selon les projections que le Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution du climat (GIEC) s&#8217;apprête à rendre publiques vendredi 6 avril.</p>
<p>Dès lundi 2, une réunion de ce réseau de plus de 2.000 scientifiques, créé en 1988 par le Programme des Nations unies pour l&#8217;environnement et l&#8217;Organisation météorologique mondiale, s&#8217;ouvre à Bruxelles, pour apporter la touche finale à un rapport sur les &#8220;conséquences&#8221; du réchauffement à l&#8217;échelle du globe. L&#8217;Associated Press s&#8217;est procuré le projet de texte.</p>
<p>Le groupe de travail II du GIEC devrait peindre <span style="font-weight: bold">un tableau inquiétant de la pauvreté croissante, des pénuries d&#8217;eau potable, de la fonte des glaciers et calottes glaciaires et des quantités d&#8217;espèces vouées à la disparition à la mi-temps de ce siècle</span> si aucune action n&#8217;est engagée pour réduire les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre.</p>
<p><strong><a title="IPCC" target="_blank" href="http://www.ipcc.ch/index.html"><strong>Le site de l’IPCC</strong></a></strong><br />
(Ref : AP, photo : Nasa)
</p>
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		<title>État des lieux : signes de réchauffement répétés</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Mar 2007 18:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Rémi Deléage</dc:creator>
		
	<category>Non classé</category>
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&#8220;L&#8217;état d&#8217;urgence est décrété&#8221;. Voilà ce qui ressort du lancement de la quatrième Année polaire internationale (API 2007-2008), organisée sous l&#8217;égide du Conseil international des sciences et de l&#8217;Organisation météorologique mondiale (OMM). Les travaux se dérouleront sur deux ans, de mars 2007 et mars 2009, ce qui permettra d&#8217;&#8220;étudier un cycle entier Arctique-Antarctique sur deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="pôle Nord" title="pôle Nord" src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/03/poles.jpg" /></p>
<p>&#8220;L&#8217;état d&#8217;urgence est décrété&#8221;. Voilà ce qui ressort du lancement de la <strong>quatrième Année polaire internationale </strong>(API 2007-2008), organisée sous l&#8217;égide du Conseil international des sciences et de l&#8217;Organisation météorologique mondiale (OMM). Les travaux se dérouleront sur deux ans, de mars 2007 et mars 2009, ce qui permettra d&#8217;<em>&#8220;étudier un cycle entier Arctique-Antarctique sur deux saisons complètes&#8221;</em>, explique Yves Frenot, directeur adjoint de l&#8217;Institut Paul-Emile-Victor (IPEV, à Brest). Désormais, les climatologues reconnaissent que les calottes polaires jouent un rôle majeur dans la régulation du climat planétaire.</p>
<p>D&#8217;où la <em>&#8220;nécessité d&#8217;une collecte de données fiables sur ces régions&#8221;</em>. &#8220;<em>Les glaces des pôles sont les témoins privilégiés de nos méfaits sur l&#8217;environnement</em>, précise Claude Lorius, président du comité français de parrainage de l&#8217;Académie des sciences. Les chercheurs sont particulièrement attentifs à la fonte du Groenland, qui aurait de graves conséquences sur l&#8217;élévation du niveau de la mer et sur les courants marins, avec un ralentissement possible du Gulf Stream. L&#8217;explorateur Jean-Louis Etienne  rappelle que <em>&#8220;si le rétrécissement de la banquise arctique se poursuit au rythme actuel, elle pourrait disparaître totalement en été à l&#8217;horizon 2050&#8243;</em>. Le médecin des pôles est d&#8217;ailleurs interviewé sur le site Web de la Cité des sciences et de l&#8217;industrie qui vient d&#8217;ouvrir <strong><a title="Exposition à la Cité des sciences" target="_blank" href="http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/evenemen/pole/">une exposition &#8220;Pôle Nord-Pôle Sud&#8221;</a></strong> (jusqu&#8217;au 30 juin), accompagnée de nombreuses rencontres et conférences.<br />
<a id="more-132"></a></p>
<p>Ces derniers mois <strong>nous avons vécu un record mondial de chaleur</strong> puisque les températures mondiales répertoriées entre décembre et février ont été, en moyenne, supérieures de 0,72°C à la moyenne du XXe siècle. L&#8217;Europe a connu son hiver le plus doux depuis le début des relevés météorologiques fiables, soit une centaine d&#8217;années, entraînant floraisons précoces et avancée de certaines récoltes, dérangeant les cycles des animaux et faisant planer une menace de sécheresse.</p>
<p>En France comme ailleurs les records de douceur sont battus : l&#8217;Italie a connu son hiver le plus doux depuis 1800, selon l&#8217;Institut des sciences de l&#8217;atmosphère et du climat (Isac) de Bologne, avec 2,27° C de plus que la moyenne 1961-1990. À Stockholm le thermomètre affichait 10 degrés mercredi alors que l&#8217;an dernier à la même date, il faisait moins dix avec 20 cm de neige au sol. Aux Pays-Bas, où les récoltes de blé d&#8217;hiver ont près d&#8217;un mois d&#8217;avance, les chercheurs en environnement de l&#8217;université de Wageningen aux Pays-Bas pointent le risque de virus pour les champs de céréales en raison du développement des pucerons. La faune est également perturbée. En Autriche, les crapauds de Styrie ont entamé leur migration printanière avec quinze jours d&#8217;avance, risquant ainsi de se faire écraser en route, rien n&#8217;ayant encore pu être mis en place pour les protéger. En Hongrie, les cigognes sont déjà revenues d&#8217;Afrique.</p>
<p>Enfin, selon une <strong><a title="Etude internationale" target="_blank" href="http://fr.news.yahoo.com/16032007/202/moules-et-huitres-sont-menacees-par-l-acidification-des-oceans.html">étude scientifique récente d&#8217;une équipe internationale</a></strong> menée par Frédéric Gazeau, chercheur à l&#8217;Institut néerlandais d&#8217;écologie, les huîtres et les moules, dont l&#8217;élevage génère des milliers d&#8217;emplois sur les côtes françaises, sont menacées par l&#8217;acidification des océans découlant de l&#8217;augmentation des rejets de gaz carbonique.</p>
<p>PS : À noter que <strong><a title="Académie des technologies" target="_blank" href="http://www.academie-technologies.fr/index.html">L&#8217;Académie des technologies</a></strong> est Établissement Public Administratif depuis le 6 décembre 2006 (Journal officiel), une étape essentielle pour la reconnaissance de l&#8217;Académie a donc été franchie.</p>
<p><em>Photo : Image satellite de la NASA montrant la couche de glace au pôle nord le 21 septembre 2005. Les satellites se révèlent comme les meilleurs observateurs de l&#8217;évolution des pôles face au réchauffement climatique, même si les instruments actuellement embarqués ne permettent pas encore de mesurer avec précision tous les aspects de la glace. </em>AFP/Nasa/Arch.
</p>
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		<title>Les principales conclusions du GIEC</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Feb 2007 03:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe du blog</dc:creator>
		
	<category>Actualités</category>
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		<description><![CDATA[

> Les experts estiment que le réchauffement planétaire est &#8220;indéniable&#8220;. Onze des 12 dernières années figurent au palmarès des 12 années les plus chaudes depuis que l&#8217;on dispose d&#8217;enregistrements (1850).
> La concentration atmosphérique de gaz carbonique, le plus important gaz à effet de serre, était de 379 parties par million en 2005, ce qui excède [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/wp-content/uploads/2007/02/soleil_giec.jpg" /><br />
</strong></p>
<p>> Les experts estiment que le réchauffement planétaire est &#8220;<strong>indéniable</strong>&#8220;. Onze des 12 dernières années figurent au palmarès des 12 années les plus chaudes depuis que l&#8217;on dispose d&#8217;enregistrements (1850).</p>
<p>> La concentration atmosphérique de gaz carbonique, le plus important gaz à effet de serre, était de 379 parties par million en 2005, ce qui excède &#8220;largement&#8221; les concentrations des 650 000 dernières années.</p>
<p>> La quasi-totalité de la hausse de température observée au cours de la seconde moitié du XXe siècle est <strong>&#8220;très probablement&#8221; imputable à l&#8217;action humaine</strong>.<br />
<a id="more-129"></a></p>
<p>> La hausse de température prévue d&#8217;ici 2100 se situera entre 2 et 4,5 °C avec un doublement de la concentration de gaz carbonique par rapport au taux préindustriel. Ces &#8220;meilleures estimations&#8221; sont des valeurs moyennes, au sein d&#8217;une fourchette plus large de 1,1 à 6,4 degrés (1,4 à 5,8 degrés dans le précédent rapport de 2001).</p>
<p>> Tous les scénarios étudiés prévoient une réduction de la glace de mer dans l&#8217;Arctique et l&#8217;Antarctique. Les plus extrêmes prévoient une disparition complète, d&#8217;ici 100 ans (certains spécialistes disent 40 ans), de la glace de mer en Arctique à la fin de l&#8217;été.</p>
<p>> Il est très probable que dans le futur les vagues de chaleur et les fortes précipitations seront plus fréquentes et que les cyclones tropicaux (ainsi que les typhons et ouragans) deviendront plus intenses.</p>
<p>> Les émissions &#8220;passées et futures de CO2 continueront à contribuer au réchauffement et à l&#8217;élévation du niveau de la mer pendant plus d&#8217;un millénaire&#8221;, du fait de la durée de vie des gaz à effet de serre dans l&#8217;atmosphère.</p>
<p>Pour rappel, le <strong>GIEC</strong> (Groupe d&#8217;Experts Intergouvernemental sur l&#8217;Evolution du Climat) est une organisation qui a été mise en place en 1988, à la demande du G7 (groupe des 7 pays les plus riches : USA, Japon, Allemagne, France, Grande Bretagne, Canada, Italie), par l&#8217;Organisation Météorologique Mondiale et par le Programme pour l&#8217;Environnement des Nations Unies. Son appellation anglaise est <strong>IPCC</strong> : Intergovernmental Panel on Climate Change. Le rôle du GIEC est &#8220;d&#8217;expertiser l&#8217;information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l&#8217;homme&#8221;.<br />
(Pour en savoir plus, <strong><a target="_blank" title="Manicore" href="http://www.manicore.com/documentation/serre/GIEC.html">voir la page de Jean-Marc Jancovici</a></strong>)</p>
<p><a target="_blank" title="Conférence de presse du Giec" href="http://www.empreinte.com/richmediaevent/20070202/vod/ipc_audio_fr_900x540_WindowsLD.htm"><strong>La conférence de presse du GIEC</strong></a><strong> </strong> (en audio, version française)<a target="_blank" title="Conférence de presse du Giec" href="http://www.empreinte.com/richmediaevent/20070202/vod/ipc_audio_fr_900x540_WindowsLD.htm"><strong><br />
</strong></a></p>
<p><a target="_blank" title="IPCC" href="http://www.ipcc.ch/index.html"><strong>Le site de l&#8217;IPCC</strong></a></p>
<p>Le Rapport du GIEC a été <a target="_blank" href="http://www.academie-sciences.fr/actualites/nouvelles.htm">présenté à l&#8217;Académie des sciences</a>, le 6 février dernier.</p>
<p><em>Photo : tijmen van dobbenburgh</em>
</p>
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