Mardi 27 juin 2006, 12:00
Le système climatique
[ in Les thèmes ]

Photo : L’ouragan Michelle vu de l’espace - Avril 2001
La décennie 1990-1999 a été la plus chaude du 20e siècle et 1998 l’année où les températures ont été les plus élevées depuis que des relevés météorologiques sont effectués. Les dix années les plus chaudes se situent toutes entre 1990 et 2005. Est-ce une preuve formelle qu’un réchauffement majeur est à l’œuvre ?
Pour en avoir le cœur net, les chercheurs se sont penchés sur les paléoclimats, afin de voir si les oscillations que nous connaissons aujourd’hui sont exceptionnelles ou pas. Or, pour de nombreux spécialistes, “l’amplitude du réchauffement récent dépasse celle des oscillations décennales ou séculaires, et les températures actuelles excèdent celles de l’optimum médiéval, lequel a représenté la période la plus chaude des mille dernières années de l’ère préindustrielle.”
Vous en saurez plus à ce sujet en lisant le chapitre 1 du Rapport du Groupe de réflexion, mais toujours est-il que les observations montrent que si la température augmente, sa répartition n’est pas homogène : certaines régions du globe ne présentent par exemple aucun signe de réchauffement.
Bref, l’impression que l’on peut avoir d’un “réchauffement” — les neiges éternelles des glaciers alpins ou d’Afrique qui disparaissent — ou d’un “refroidissement”, en Antarctique ou dans zones polluées — doit être considérée avec précaution. Il faut essayer d’analyser ce qui se passe de façon globale, car ce qui caractérise un système climatique, c’est sa complexité. Ce qui du coup nous place dans une situation elle-même complexe pour anticiper ces changements : ne risquons-nous pas de les sous-estimer, ou de verser dans un attentisme coupable au nom de ces complexes incertitudes…?
Et vous, qu’en pensez-vous ?
A voir en complément le site de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique

Crédit photo : NASA Johnson Space Center - Earth Sciences and Image Analysis.



Commentaires
(Envoyer un nouveau commentaire)27 juin 2006 à 13h42
Bonjour, j’ai lu que certains chercheurs disent que de toute façon, c’est arrivé à un point tel que, même si on réduit notre train de vie, les effets accumulés sur un long terme sont inévitables, comme la force cinétique d’une voiture lancée à toute allure. Et que donc il vaut mieux consacrer toute notre énergie et notre argent à trouver des solutions techniques pour s’adapter. ESt-ce que les spécialistes des technologies ont déjà des idées ou est-ce que ça dépasse nos moyens d’action ?
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2 juin 2007 à 22h13
Jessica écrivait :
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27 juin 2006 à 17h23
Bonjour jessica,
Votre question me parait très importante (parce que je me la pose moi même ! ) La question est donc de savoir si on peut faire quelque chose pour revenir en arrière dans cette affaire du réchauffement climatique, et quoi.
C’est ^à qu’on aimerait savoir ce qu’en pensent les scientifiques et s’ils sont d’accord. Que faudrait-il faire au-delà de Kyoto et qui marcherait ?
Mais c’est une question qui est autant politique que scientifique. Que peut-on faire qui soit acceptable par toute la population et accessible financièrement ? On aimerait voir discuter ensemble ceux qui doivent prendre les décisions, et ceux qui analysent les scénarios. En fait on a l’impression que chacun reste dans son coin…
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28 juin 2006 à 20h20
Bonjour,
est-ce que les centrales nucléaires, qui ne dégagent pas de CO2, ont un réel avenir ?
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29 juin 2006 à 0h17
Bonjour Naturel, le sujet de l’énergie nucléaire (de fusion et de fission) sera abordé en détails dans ce blog. Vous avez notamment l’occasion de poser vos questions à M. Marcel Boiteux de l’Académie des sciences morales et politiques, qui a été l’un des artisans de la politique nucléaire civile de la France. Nous lui transmettons votre question.
Voir aussi pour plus d’informations :
Rapport : l’énergie nucléaire de fission
La politique énergétique (Cité des sciences)
Le parcours de Marcel Boiteux
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9 juillet 2006 à 9h44
Merci de votre réponse rapide.
Jean-Rémi Deléage écrivait :
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29 juin 2006 à 11h35
La réponse de…
Physicien, Membre de l’Académie des technologies.
Des effets pendant des décennies…
“Vous avez raison, Jessica, de dire que quoiqu’on fasse, les quantités de gaz à effet de serre (qu’on appelle GES) déjà rejetées dans l’atmosphère vont produire des effets qui se développeront et dureront pendant des décennies, voire des siècles. Il y a cependant deux bonnes raisons de ne pas ralentir les développements technologiques permettant de diminuer ces émissions de GES (dont les économies d’énergie) :
Quant aux technologies pour s’adapter au “changement climatique”, la difficulté est qu’on n’en connaît pas aujourd’hui précisément les effets : élévation du niveau de la mer, changements du climat local, phénomènes climatiques catastrophiques, problèmes sanitaires…? Le plus important est donc de renforcer les technologies d’observations et de mesures qui permettent de déceler le plus tôt possible des phénomènes avérés. On pourra alors définir et mettre en oeuvre des stratégies de réactions appropriées.”
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5 juin 2007 à 20h52
Jean-Claude Lehmann vous nous dites :
“….La seconde est que les ressources fossiles, à l’origine des GES, s’épuisent, et qu’il est essentiel de préparer les énergies de demain…”
je pense qu’il faut rajouter que l’ensemble des ressources s’épuisent et pas seulement les ressources énergétiques.
D’autre part ,il faut rappeller que les besoins en énergie dépendent non pas de la société telle qu’elle est organisée actuellement mais de nos choix et de notre volonté politique .Sans aucunement les prendre en exemple parce que cela est un cas particulier lié à des croyances religieuses , les Amishs aux USA ont choisit un mode de vie très peu consommateur en énergie. Ce qui montre qu’au niveau d’une communauté certains choix sont possibles .
Concernant notre communauté laîque et démocratique je crois que des issues sont possibles à conditions de faire un effort de recherche et d’imagination pour bâtir une société écologique.C’est là que doit porter la recherche scientifique.
Laisser croire au grand public que la recherche doit porter sur de nouvelles sources d’énergie est à mon avis un choix politique qui ne dit pas son nom et une grande erreur d’appréciation.La recherche du Graal énergétique risque de nous faire manquer les vraies orientations à prendre en matière de recherche. La recherche aussi doit faire sa révolution culturelle.
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6 juillet 2006 à 19h17
Avec mes excuses, ce commentaire n’est pas lié au sujet.
Je n’arrive pas à comprendre l’organisation de ce blog : y-a-t’il un seul sujet ? Je suis intéressé par les métiers qui permettent de participer activement à la lutte contre le changement climatique. Je pense par exemple au métier de journaliste scientifique, d’installateur de chauffe-eau solaire, d’agriculteur biologique par exemple, avec des exemples de parcours professionnels correspondants. Une analyse des besoins et des compétences requises permettraient peut-être à de nombreux chômeurs de penser à s’orienter vers ces métiers qui, outre un débouché professionnel, permettraient de donner du sens à son travail, autre que celui bien pauvre que de faire du fric à tout prix, y compris celui de détruire notre Terre.
Mes encouragements pour cette initiative et mes excuses pour cette intervention hors-thème mais sincère.
Vincent Boileau (vincent.abonnements@laposte.net)
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21 juillet 2006 à 16h18
Bonjour Vincent,
Votre question aborde dès maintenant les moyens de lutter contre les changements climatiques. Là est, en effet, l’important; mais je pense que les échanges doivent nous permettre de mieux cerner les phénomènes et leurs causes possibles . J’espère donc, pour ma part, que le blog reviendra un peu plus tard sur les possibilités que nous avons d’agir.
La liste des métiers que vous citez met aussi en évidence la grande variété des activités qui peuvent concourir à lutter contre les changements climatiques. Je retiens que c’est bien la quasi-totalité de nos métiers/activités qui doit être revisitée, repensée sous cet angle.
Enfin je vous indique le site de l’Office nationale de l’information sur les métiers et les professions (ONISEP): www.onisep.fr Vous devez le connaître; il a des documents spécifiques sur les métiers de l’environnement qui peuvent vous donner déjà quelques pistes.
Pierre
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6 juillet 2006 à 19h44
Bonjour Vincent,
Non, il n’y a pas qu’un seul sujet, comme vous avez pu le constater (ouragans, système climatique, énergies fossiles..) Nous allons reprendre au fur et à mesure chacun des chapitres du rapport du groupe de réflexion, d’ici la fin novembre. Mais rien ne vous empêche comme vous l’avez fait de poser des questions liées au sujet principal. En l’occurence sur les aspects pratiques et citoyens pour chercher des solutions. Nous verrons éventuellement à créer une entrée pour les questions diverses. D’ici là vous pouvez aussi poster dans le premier billet “Bienvenue sur le blog Académies et CES”.
A bientôt…
Le rapport en ligne : http://www.changement-climatique.fr/rapport/
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25 juillet 2006 à 12h16
La revue professionnelle “Espaces-Naturels” vient de publier un dossier (n 15 de juillet 06) sous l’angle : La gestion de la biodiversité à l’épreuve du changement climatique. Il en ressort que le changement climatique ce n’est pas pour demain, c’est déjà parti : les espèces s’y adaptent (quand elles le peuvent, toutes ne le peuvent pas) et les gestionnaires ou utilisateurs du milieux naturels ont intérêt à en faire autant ! S’adapter n’empêche pas d’avoir un pied sur le frein… : mais ça veut dire qu’on a une stratégie.
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25 juillet 2006 à 18h02
“”"”S’adapter n’empêche pas d’avoir un pied sur le frein… : mais ça veut dire qu’on a une stratégie.“”"”"”
- S’adapter, c’est constater ce qui se passe et agir en fonction.
- “Avoir une stratégie”, c’est anticiper en s’appuyant si possible sur des prévisions étayée par une science solide.
Dire que “les conséquences RISQUENT d’etre grave” (cf M. Lehmann), ce n’est pas de la science, c’est de l’activisme.
Le rapport du GIEC lui estime que le cout du changement climatique serait de 0,6% du PIB mondial/an… en 2100 avec une augmentation de température estimée à entre 2 et 5°C (notez le cumul des conditionnels et l’incertitude des prévisions). Tout ça en supposant que les prévisions sont correctes, comme on pourrait supposer que les prévisions météo à 1 semaines seraient fiables.
Les “conséquences graves” seraient une chute de 0,6% du PIB d’ici un siècle. Quand on sait qu’il suffit d’une mauvaise politique économique pour que la croissance chute de 1%, ça aide à relativiser pas mal de chose !
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10 août 2006 à 15h28
Bonjour,
Il faudrait savoir exactement ce que veut dire “augmentation de la température de 2 à 5°”. Il me semble que l’on parle de moyenne sur l’année. Et dans ce cas, les amplitudes seront plus fortes qu’actuellement. Des hivers très très froids et des été encore plus chauds en température et en durée. Je suis assez d’accord pour dire qu’il est urgent de réagir sans attendre des scientifiques des mesures exactes ! Notre société gaspille tellement pendant que d’autres n’ont rien, c’est écoeurant.
Merci
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29 août 2006 à 17h05
Bonjour,
Quels sont les effets du changement climatique sur les courants marins, sachant que ces derniers influencent également le premier pour tendre vers une situation d’équilibre mais laquelle ?
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14 octobre 2006 à 7h35
Dans votre article introductif, vous parlez des paléoclimats, il est en effet très intéressant de remonter dans le temps. Ainsi les paléontologues ont étudié les possibles raisons d’une extinction massive pendant le cambrien et ont fait une découverte qui nous concerne directement : une activité volcanique très intense de tout le plateau sibérien avait provoqué une élévation de 3 degrés de la température terrestre moyenne, cette première augmentation en avait propoqué une seconde, beaucoup plus importante, en faisant fondre les stocks de méthane gelé qui se trouvaient au fond des océans, pour aboutir à une élévation totale de 10 degrés.
Ces stocks de méthane gelé se sont reconstitués depuis le cambrien, leur volume est approximativement connu, il conviendrait donc d’évaluer quelle augmentation de la température moyenne de la terre serait nécessaire pour provoquer leur fonte et d’en tenir compte dans les modèles prévisionnistes au lieu de se contenter de comptabiliser uniquement la quantité de méthane libérée chaque jour dans l’atmosphère par l’ensemble des êtres vivants.
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19 octobre 2006 à 9h33
on est des lycéens scientifiques, cette année dans notre traveau pratique on s’est interesser a la modification ou de changement de prevision au cour de la journée.On aimerais avoir des informations plus précis a ce sujet, de la part d’un professionnel scientifique de la metéo.
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19 octobre 2006 à 9h39
Pouvez-vous préciser votre question en rapport avec le thème du débat ? Parlez-vous des moyens de prévoir des modificatations sur une journée et ceux sur 50 ans. Car il faut différencier recherche sur le climat à long teme et météo à court terme.
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28 novembre 2006 à 14h41
slt! nous aussi sommes des étudiantes effectuant notre TPE, soit travaux pratiques encadrés. on essaye d’établir, ou du moins de mettre en évidence, les liens existants entre la santé et les variations climatiques. on est à Madascar, Antananarivo et on travaille au LFT (lycée Français de Tananarive), en série scientifique.
on voudrai avoir l’avis d’un professionnel scientifique de la météo qui pourrait nous aider!!
merci
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20 janvier 2007 à 20h13
Bonjour, ce texte me parait quelque peut minimiser les faits si l’on se réfère au film d’Al Gore( Une vérité qui dérange ) visible sur internet! Les mesures sont variées, et même certaine étaient classées par les militaires US comme secrètes (relativement à l’ épaisseur de la glace arctique au travers de laquelle les sous-marin font surface!), elles sont aussi précises et fiables sur une longue période d’observation(cf les méthodes d’investigation climatiques passées). Le temps n’est donc plus aux tergiversations ni aux discours édulcorés; la situation et préocupante ,la machine lancée à une inertie et il faudra du temps pour que la tendance s’inverse.Voir les solutions qui existent individuelles et collectives
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31 janvier 2007 à 10h16
Bonjour,
Après les tec, il y a eu les tep … et maintenant les KgCO2, donc logiquement à quand une taxation universelle et equitable sur le CO2 pour le bâtiment (à l’instar de celle sur les véhicules neufs) ?
Outre la réglementation thermique applicable aux bâtiments neufs, outre le très récent diagnostic de performance énergétique, à quand une (vraie) réglementation thermique dans le bâtiment existant pour que spéculation immobilière cesse enfin de brider les investissements au profit d’une honnête performance énergétique globale ?
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2 juin 2007 à 21h58
en sais bien que nous sommes surface d’un grand problème.Es-que vous pouvez me dire qu’elle est notre triste rialitè!etqu’elles sont ses causes,les consequéonce! Comment on va léviter!
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