Le Changement Climatique en Questions

Jeudi 6 juillet 2006, 19:47

Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise

in Sujet de la semaine ]

La fin du pétrole

Les sénateurs Pierre Laffitte et Claude Saunier ont présenté, le 27 juin, un rapport à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur le thème « Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise ». Communiqué du Sénat du 28 juin 2006

Étudiant les perspectives du modèle énergétique planétaire en 2030, les sénateurs Laffitte et Saunier avancent les conclusions suivantes :

Il existe à cet horizon un risque réel d’emballement climatique dont les effets physiques et les conséquences financières sont très sous-estimés. De 1 % du PIB mondial actuellement, le coût du changement climatique pourrait être porté à 2,5-3 %.

La confrontation d’une offre de pétrole insuffisante et d’une demande en forte progression, sous la poussée des croissances américaine, chinoise et indienne, nous promet dès 2020 un choc pétrolier d’une très forte ampleur qui portera le pétrole à 150 $ le baril et au-delà. Ce qui correspondra à une ponction supplémentaire de 2 % sur le PIB des pays consommateurs.

Il faut donc, dès maintenant, préparer une transition énergétique qui nous sera, en tout état de cause, imposée par les événements. Les progrès de la science et de la technologie nous permettent d’assurer cette transition car les filières de substitution à une consommation excessive et irraisonnée d’énergie fossile existent ou sont proches de la maturité de marché.

La transition énergétique est une obligation mais c’est aussi une chance à saisir. Nous y préparer créera des centaines de milliers d’emploi demain. D’où une série de propositions :

  • Réinsérer le facteur climatique dans les règles du commerce international,
  • Faire de l’Europe un acteur fort de la transition énergétique,
  • Préfinancer cette transition énergétique par des taxes spécifiques dont le produit sera intégralement dédié à la mise en place des filières énergétiques nouvelles (solaire, éolien, nouveaux matériaux d’isolation, biocarburants, hybridation automobile, voiture électrique, etc.).

A cet effet, il est notamment proposé :

  • d’augmenter de 1 % la TIPP pendant 10 ans (à l’exception de celle portant sur le fuel domestique),
  • de créer une vignette carbone, également applicable aux deux roues, et modulable en fonction des émissions de CO2 des véhicules,
  • d’instituer une taxe spécifique sur l’usage des autoroutes pour les transports routiers.

Le rapport est disponible sur le site internet du SENAT

Pour le télécharger directement

Photo : CC. Carsten Reisinger

Commentaires

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gitton

Je salue l’initiative, pour autant l’affirmation reproduite ci-dessous m’interpelle largement :
“Il existe à cet horizon un risque réel d’emballement climatique dont les effets physiques et les conséquences financières sont très sous-estimés. De 1 % du PIB mondial actuellement, le coût du changement climatique pourrait être porté à 2,5-3 %.”

Si l’augmentation du prix du brut jouera de quelques % sur le PIB mondial ou des pays consommateurs (comme affirmé plus tard), le réchauffement climatique global risque de coûter largement plus que 3% du PIB à l’humanité…
Non ?


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Réponse à gitton - 07/07/06 : 17h30

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Paulo

Gitton est interpellé par l’affirmation suivante:

“Il existe à cet horizon un risque réel d’emballement climatique dont les effets physiques et les conséquences financières sont très sous-estimés. De 1 % du PIB mondial actuellement, le coût du changement climatique pourrait être porté à 2,5-3 %.”

moi aussi, je me sens interpellé par cette affirmation.
Ceux qui estiment à seulement à 2-3% du PIB le coût du changement climatique à l’horizon 2030, sont-ils seulement conscients de l’ampleur qu’aura pris ce changement à ce moment-là, c’est à dire dans 24 ans?

Déjà, trois années d’affilée, nous avons battu des records de températures en été, de violentes tempêtes partout dans le Monde, signe que la machine thermodynamique terrestre est gavée d’énergie, entre les températures encore froides des pôles incomplètement fondus et les températures très chaudes ailleurs.
En 2030, au rythme actuel, les glaces des pôles seront devenues quasi-inexistantes et les ouragans et tempêtes disparaîtront avec elles….de même qu’une partie du système de climatisation du globe, qui, outre la radiation de chaleur vers l’espace inclut le gulf-stream, les courants aériens et les glaces des pôles.
A ce moment-là, notre planète verra sa température moyenne, déjà très élevée par rapport à aujourd’hui faire un bond brutal et considérable.
d’ailleurs, en ce qui concerne le changement climatique, des experts, je ne me rappelle plus lesquels, ont récemment reconnu que sa prévision a été sous-évaluée.
vous aurez chaud mes frères, très chaud, et peut-être soif, très soif, et il n’y aura plus assez d’énergie, de toutes façons, pour faire tourner toutes vos clims.


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Réponse à Paulo - 16/07/06 : 23h44

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Mickael

Bravo pour ce blog ! Je vais le faire suivre à mon entourage…


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Réponse à Mickael - 24/07/06 : 17h22

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Demesure

“” * d’augmenter de 1 % la TIPP pendant 10 ans (à l’exception de celle portant sur le fuel domestique),
* de créer une vignette carbone, également applicable aux deux roues, et modulable en fonction des émissions de CO2 des véhicules,
* d’instituer une taxe spécifique sur l’usage des autoroutes pour les transports routiers.”"

Faire du catastrophisme pour justifier une (des) taxe supplémentaire. Quitte à faire des entorses avec la vérité par des affirmations du genre “le changement climatique coute 1% du PIB” comme si la météo n’avait jamais fait de caprice avant. Bravo !

Quand les gens devront mettre la main au portefeuille, ils comprendront à quoi a servi toute cette tempete médiatique pour une augmentation de 0,6°C… PAR SIECLE. A renflouer les caisses de l’Etat et à servir la cause du lobby ferroviaire (qui coute déjà aux contribuables 10 Mrds d’euro/an) ou nucléaire.


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Réponse à Demesure - 25/07/06 : 17h42

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Cimation

Bonjour. Vous semblez ne pas avoir bien saisi de quoi il était question en matière “d’augmentation moyenne de la température”.
+2 degrés de moyenne ne signifie pas un simple passage de 16 à 18°.
Pour rapidement et simplement apprécier l’ampleur du risque, imaginez que votre organisme se retrouve obligé de fonctionner à l’avenir avec… 39 de fièvre au quotidien. Les 2° d’augmentation sont ceux là : 37° (température corporelle où tout va bien) - 39° (fièvre et toutes les incidences qui en découlent… et température à laquelle vous ne pourriez vivre bien longtemps…).


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Réponse à Cimation - 11/10/06 : 12h27

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Paulo

Constatation curieuse: sur le site orange, mon fournisseur d’accès, la météo indique des températures actuelles bien plus basses que ce que je constate chez moi.
Par exemple, hier nous avons eu 39°c à Manosque à 14 heures et 37 à Forcalquier, or le site orange et le site météo-france, consultés indiquaient hier soir, en température maximale à 14 heures, 32°C pour ces 2 villes de Alpes de Haute Provance, soit 6 et 7 degrés d’écart.
est-ce d’autres internautes peuvent dire s’il en est de même chez eux?


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Réponse à Paulo - 25/07/06 : 18h04

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Demesure

Ici à Bordeaux, entre mon cousin qui habite en ville et moi à 20 km en campagne, il y a 5°C d’écart (en hiver, avec le chauffage en ville, c’est même plutot 8°C). Et encore, on a essayé d’harmoniser nos mesures.
Et entre les mesures indiquées par Météo-France et les miennes, il y a des écarts de l’ordre de 2°C.

De toute façon, les prévisions à 3 jours de Météo-France sont dans les choux d’en moyenne 2°C (Dimanche dernier, prévision pour mercredi : 28°C en Aquitaine, aujourdhui mercredi même : 32°C dixit Météofrance, soit 4°C d’écart). Chacun peut aller sur meteo.fr et vérifier la “puissance” des modèles par lui-même.

Et on prétend pouvoir prédire la température d’ici 1 siècle. Et à partir de ces “prévisions” nous imposer des lois pénalisantes et liberticides. Allons donc !


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Réponse à Demesure - 26/07/06 : 10h10

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Olivier

(Suite)

Demesure,

Un autre exemple permettant de comprendre la différence entre climat et météo, exemple directement issu de l’article de RealClimate que j’ai cité dans mon précèdant message.

Vous écrivez à juste titre qu’il est difficile de prévoir la météo au delà de 5 jours. C’est vrai, compte-tenu de la nature chaotique de la météo. Mais je peux prévoir dés aujourd’hui (août 2006) qu’il fera beaucoup plus froid en Europe en décembre 2006. Je ne peux pas dire exactement quelle température il fera tel jour à tel endroit en décembre 2006 mais je peux prévoir qu’il fera bien plus froid en moyenne en décembre 2006 qu’en août 2006. La probabilité que mes prévisions se réalisent est très élevée, ceci compte tenu des connaisances scientifiques (inclinaison de la terre par rapport au plan de l’écliptique, données historiques montrant qu’il fait plus froid l’hiver que l’été en Europe etc.).

D’ici 2100, la communauté scientifique mondiale annonce un réchauffement de la température globale moyenne terrestre de 2 à 6°C. Il est intéressant de noter que l’incertitude porte en grande partie sur l’attitude de l’homme : on ne sais pas si l’homme va se décider à réduire ses émissions de gaz à effet de serre ou s’il va continuer sur la même voie qu’aujourd’hui. Le GIEC a donc plusieurs scenarii, en fonction des émissions humaines en GES.

Il est donc possible d’estimer le climat dans un siècle mais impossible de savoir avec précision la météo qu’il fera chez vous dans 5 jours.

Du local au global…Les gaz à effet de serre (C02, CH4, H20 etc.), c’est comme des pulls que l’on ajoute à la terre : plus il y a de pulls, plus on a chaud. On peux prévoir que vous aurez plus chaud si vous mettez 10 pulls au lieu d’un seul.

Bien à vous,

NB - Un problème avec les gaz à effet de serre : ils sont invisibles. Comme le dit Yann Arthus Bertrand sur changement-climatique.fr, si les gaz à effet de serre étaient rouge, cela serait génial…

Faisons vite, çà chauffe - www.ademe.fr


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Réponse à Olivier - 14/08/06 : 13h32

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Clarisse D.

Dans la chaleur qui s’est un peu calmée je lis les dossiers et commentaires. Une chose m’intrigue.
Je comprends que les savants sont en gros d’accord sur un diagnostic. Mais c’est les conséquences à en tirer qui me semblent problématiques. D’ailleurs dans le rapport, c’est la partie la plus courte…

Est-ce que les mêmes savants sont collectivement d’accord sur les mesures qu’il faudrait prendre?
Ont-ils établi des listes de priorités sur les mesures les plus nécessaires, les plus efficaces, les plus urgentes ?
Y a t-il eu une déclaration solennelle, en France ou dans le monde des scientifique, pour alerter les pouvoirs publics?


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Réponse à Clarisse D. - 27/07/06 : 10h56

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Olivier

Clarisse D. écrivait :

(…) Y a t-il eu une déclaration solennelle, en France ou dans le monde des scientifique, pour alerter les pouvoirs publics?

Bonjour Clarisse,

En voici une :

Déclaration commune des Académies des sciences sur la réponse globale au changement climatique

= > http://www.academie-sciences.fr/actualites/communiques/communiques_html/G8.htm

( Traduction française du texte : “Joint sciences academies’ statement : Global response to climate change” )

Bien à vous,


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Réponse à Olivier - 12/08/06 : 18h02

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Demesure

“Y a t-il eu une déclaration solennelle, en France ou dans le monde des scientifique, pour alerter les pouvoirs publics?”

Oui, il y a par exemple récemment une lettre ouverte par 60 scientifiques au gouvernement canadien pour lui prévenir que Kyoto ne repose sur aucun argument scientifique sérieux.

Il y a la pétition d’Oregon qui regroupe presque 20.000 signataires scientifiques dont une grosse majorité de PhD: http://www.oism.org/pproject/

Il y a un groupe de climatologue Néo Zélandais qui refute l’hypothèse anthropique du réchauffement climatique, dont certains membres font partie du GIEC. Ils ont un site : http://www.climatescience.org.nz/

Bref, partout où la science climatique se développe, il y a un débat sain. On ne peut pas en dire autant pour la France.


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Réponse à Demesure - 27/07/06 : 23h22

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JP

du point de vu scientifique, le débat est clos depuis 2001… la sigature isotopique du carbone athmosphérique démontre sans l’ombre d’un doute la cause anthropique de l’augmentation du co2 (la teneur en isotope 13 du carbone fossile étant plus basse). Et la démonstration que la plus grande majorité des changements climatiques observée est du à l’augmentation des GES, dont le CO2, à déjà été largement documentée. (voir rapport du GIEC).
EN ce qui concerne les liens, il suffit de vérifier les sources du site néozélandais : le réseau fox, financeur de la campagne de Bush, et défenseur des lobbies pétroliers…
Quand au scientifiques, malheureusement, beaucoup ont aussi à chercher des financements auprès des compagnies privées, et sont eux aussi soumis à des lobbies…(voir l’écologiste sceptique…). ON aura toujours des études scientifiques divergentes pour prouver le contre exemple. Ce qui compte, c’est que la masse des études scientifiques qui démontre à la fois la réalité des changements climaitques et leur cause anthropique est LARGEMENT majoritaire.


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Réponse à JP - 28/07/06 : 21h45

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Demesure

“Ce qui compte, c’est que la masse des études scientifiques qui démontre à la fois la réalité des changements climaitques et leur cause anthropique est LARGEMENT majoritaire”

Qu’est ce qui vous fait dire cela ? Quelles sont vos sources svp ? Un sondage anonyme fait par von Storch en 2003 montre que sur un échantillon de 530 climatologues on constate que
- 9,4% sont d’accord sur l’origine anthropique du RC
- 9,7% sont totalement sceptiques
Le reste au milieu.

Une méta analyse du Dr Benny Peiser montre que les articles qui concluent à l’origine anthropique du réchauffement actuel sont très loin d’être majoritaire.

—————-

“Et la démonstration que la plus grande majorité des changements climatiques observée est du à l’augmentation des GES, dont le CO2, à déjà été largement documentée. (voir rapport du GIEC).”

Le GIEC dit ici http://www.grida.no/climate/ipcc_tar/vol4/french/098.htm#e8

“E.8 Conclusion A la lumiere des nouveaux elements dont on dispose et compte tenu des incertitudes qui persistent, on peut conclure que la majeure partie du rechauffement observe ces 50 dernieres annees est probablement du a l’augmentation de la concentration des gaz a effet de serre.

Donc, c’est bien loin de “votre certitude” d’autant plus que le GIEC ne s’est pas hasardé à quantifier “la majeure partie” ni préciser ce que veut dire “probablement”.

Et quand on regarde les lignes au dessus de la conclusion, on se rend compte que cette dernière ne repose que sur des incertitudes qui sont loin de conforter l’hypothèse d’une origine anthropique

” # des divergences entre les observations et les modèles pour ce qui est du profil vertical des variations de la température dans la troposphère. L’utilisation, dans les modèles, de données historiques sur le forçage plus réalistes a permis d’atténuer ces divergences, sans toutefois les éliminer complètement. De plus, l’écart entre l’évolution observée de la température à la surface du globe et dans la basse troposphère au cours des 20 dernières années ne peut pas être entièrement reproduit par les simulations sur modèle;

# de grandes incertitudes au sujet des valeurs estimées de la variabilité interne du climat tirées des modèles et des observations. Toutefois, comme il a été indiqué précédemment, il est peu probable (voire très improbable) que cette incertitude soit suffisante pour réduire à néant l’affirmation de l’existence d’un changement climatique perceptible;

# une incertitude considérable quant aux reconstitutions des forçages solaire et volcanique fondées sur des données indirectes ou des données d’observation trop peu nombreuses, sauf pour les 20 dernières années. La détection de l’influence des gaz à effet de serre sur le climat résiste à une éventuelle amplification du forçage solaire par les interactions ozone-soleil ou soleil-nuages, pour autant que ces interactions ne modifient pas la configuration ou la variabilité en fonction du temps de la réaction au forçage solaire. L’amplification du signal solaire par ces processus - qui ne sont pas encore pris en compte dans les modèles - reste hypothétique;

# de grandes incertitudes pour ce qui est du forçage anthropique,liées aux effets des aérosols. Les effets de certains facteurs anthropiques, notamment en ce qui concerne le carbone organique, le noir de carbone, les aérosols dus à la combustion de la biomasse et les changements d’affectation des terres, n’ont pas été pris en compte dans les études de détection et d’attribution. Les valeurs estimées de l’importance et de la répartition géographique des effets de ces forçages varient considérablement, bien qu’il semble qu’à l’échelle du globe, les effets de chacun de ces forçages pris isolément sont relativement faibles;

# une grande disparité de la réaction des divers modèles au même forçage. Cette disparité, qui est souvent supérieure à la disparité de la réaction d’un même modèle selon que les effets des aérosols sont ou non pris en compte, témoigne des grandes incertitudes qui caractérisent la prévision des changements climatiques et souligne la nécessité de chiffrer cette incertitude et de l’atténuer en améliorant la qualité des ensembles de données d’observation et des modèles. “


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Réponse à Demesure - 30/07/06 : 11h08

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Clarisse D.

Merci à Demesure qui qu’il soit pour ces élements de réponse à ma question. Mais justement, des initiatives éparses n’ont pas beaucoup d’échos.
- Et surtout, quelles mesures sont proposées ? Celles de Kyoto?
- Et puis, plus fondamentalement, est- ce qu’on pense vraiment qu’on pourra revenir en arrière, sur le changement climatique, par ces mesures ? Cela parait très orgueilleux! Ou est-ce qu’il faut décider d’accompagner un certain changement climatique inéluctable et non tenter de le stopper en perdant du temps ? Est-ce qu’on ne se trompe pas de combat?


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Réponse à Clarisse D. - 28/07/06 : 9h15

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Demesure

Ou est-ce qu’il faut décider d’accompagner un certain changement climatique inéluctable et non tenter de le stopper en perdant du temps ? Est-ce qu’on ne se trompe pas de combat?

Clarisse,
Vous posez la bonne question sur la bonne utilisation de l’argent public (2 Milliards de $ de fonds fédéraux américain, rien que pour la recherche fondamentale en climatologie, par an!) qui serait bien mieux dépensé à combattre la pauvreté et la malaria, maladie qui tue plus de 2 millions d’africains par an EN CE MOMENT MEME.

Pour l’instant, seul Kyoto est mis en place avec un coût astronomique (cf ce calculateur de CO2) et il n’y a aucune chance qu’il soit respecté puisque pratiquement tous les pays européens ont dès maintenant allègrement dépassé leur engagement de limitation d’émission. Il faut espérer qu’ici 2012 à son expiration, il ne soit jamais renouvelé et que le bon sens revient enfin aux gens. Pour vous donner une idée de la stupidité de la chose, si Kyoto était totalement respecté, la réduction d’émission de CO2 aurait permis d’éviter une augmentation de température de … 0,05°C d’ici 2050, en supposant que les modèles ont juste.
Ca c’était pour la situation internationale. Quant à la France, je fais confiance à notre gouvernement pour inventer toutes les “bonnes” raisons nécessaire avec la complicité des médias de masse pour justifier de nouvelles taxes.

Pour approfondir la question, avec des vraies références scientifiques, je vous renvoie à cet excellent site.


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Réponse à Demesure - 28/07/06 : 12h40

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viviane rommelaere

annearel@wanadoo.fr
à www.changement-climatique.fr

J’ai lu avec intérêt votre rapport. Il me semble bien correspondre à la situation actuelle de connaissances, du moins celles qui circulent au niveau du grand public, et c’est ce qui m’inquiète: j’en retire une grande impression d’impuissance liée au flou qui flotte sur les conséquences à terme du changement climatique. On ne sait pas exactement quand ni jusqu’à quel point, mais on va droit dans le mur !

Certes, déclarez-vous en préambule “rien ne serait pire que de tomber dans une vision apocalyptique des choses”. Il est vrai que dans un premier temps, le réchauffement de la planète ne manquera pas d’en réjouir quelques-uns. Profiter en Bretagne de journées aussi belles que sur la Côte d’Azur, sans être assailli par le flot des touristes, dans un paysage somme toute plus varié, plus préservé, cela n’a rien à priori d’une mauvaise nouvelle.

Il y a 4 ans, lorsque je suis arrivée dans cette région caractérisée par ses multiples micro-climats, j’ai connu la neige qui bloquait certaines routes, et mes voisins me répétaient de bien en profiter, que le spectacle ne se reproduirait pas avant 10 ans… et les hivers suivants ont amené encore de la neige !

Bref, ne sommes-nous pas en train de perdre une certaine douceur de vivre, et toutes nos certitudes ? Vous évoquiez “un refroidissement hivernal marqué de l’Europe de l’Ouest” lié au déplacement du Gulf Stream. J’ai lu par ailleurs que ce phénomène nous mettrait hors d’atteinte des effets du réchauffement. Sans toutefois nous rassurer puisque nous sommes tributaires du reste de la planète. Qu’en est-il exactement ?

Le terme “décennies” revient souvent dans votre rapport. Je ne sais ce qu’il évoque pour les gens en général, et je doute qu’il les alerte, car à moi, il parle peu, il me paraît lointain, je ne me sens pas concernée. La terre continue de tourner, les fleurs de pousser, les catastrophes de passer à la télé, mais on les confond avec les images violentes des fictions et l’on s’y habitue.

De plus, adepte des documentaires et du zapping, je découvre peu de sujets sur le changement climatique, hormis Hulot, Vadier, trop rares, parfois dévalorisés, toujours noyés dans la masse. Lorsque vous soulignez “l’écho médiatique”, est-il seulement perceptible par tous ? La page météo des quotidiens baigne dans l’allégresse en ce mois de juillet 2006. Et face au sujet qui fâche, la mode est plutôt au déni. A la méconnaissance totale. Il m’a été rapporté que dans une émission de jeux, le candidat n’avait pu déterminer la planète qui tournait autour de la terre, et que le public appelé à l’aide avait, à 75 %, entre 4 réponses, opté pour le soleil ! Alors, le changement climatique…

Vous préconisez des solutions qui induisent un changement de comportement. Je suis prête à y adhérer. Je tâche de me conformer aux gestes qui sont proposés par divers dépliants: économies d’eau, d’électricité, ramassage sélectif des déchets, parcours à pied ou en train… Mais rien n’est fait pour rendre ces gestes agréables, positifs, “payants”. En Bretagne, les ramassages de vêtements usagés ont été supprimés: il faut dire qu’autour des bennes, il y avait de “tout”. Les associations chargées de l’organisation n’ont semble-t-il pas eu les moyens d’une opération d’envergure. Un cadre avenant, une information efficace, une participation citoyenne auraient été bienvenus. Quant au réseau de transport en commun, il est très morcellé, coûteux et peu pratique. Le tout TGV ignore les petites gens. Lille est plus accessible de Nantes que Saint-Brieuc…

Pire, j’ai acquis une maison à retaper que je voulais rendre écologique: trouver un artisan qui pratique selon ces moeurs est du domaine de l’impossible, les vendeurs qui conseillent dans les magasins de bricolage n’en ont aucune notion, et les matériaux proposés vont à l’encontre du but recherché. J’ai voulu me tourner vers l’énergie solaire: cela coûte une fortune, malgré les aides, de même que les installations de récupération de l’eau. De même, trouver des produits bio représente un effort pas toujours à portée des disponibilités et des bourses. A Nantes, un seul marché bio.

Je me sens parfois très isolée, voire montrée du doigt, dans mon souci de ne pas faire de mon environnement une poubelle. Sur la plage de Dunkerque que je viens de quitter, j’ai été choquée par la quantité de détritus qui étaient abandonnés par des pollueurs sans scrupules. Comment une société évoluée peut-elle admettre une vision des loisirs sur un tas d’immondices ? Les gens sont sales, me répond-on. Mais qui sont ces gens ? Qui les a éduqués, informés, qui contrôle, qui propose d’autres alternatives, pourquoi tant de déchets vendus ?

Pourquoi des efforts quand presque personne ne suit ? Quand aux rayons des libres services, il est si difficile de trouver autre chose que des produits nocifs, qui sont tellement efficaces et simples d’utilisation ? Quand on s’escrme après les mauvaies herbes alors que le voisin d’un seul coup d’herbicide rend sa parcelle propre et est cité en exemple ? Quand l’usine à côté pollue davantage, et les agriculteurs ? Quand des campagnes sont organisées pour inciter à manger des fruits, qui s’avèrent ensuite bourrés de pesticides ?

Je ne sais si vous pourrez répondre à toutes mes interrogations. Mais il me semble effectivement urgent qu’elles soient prises en compte. Je vous en remercie.

Viviane Rommelaere


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Réponse à viviane rommelaere - 29/07/06 : 12h12

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Frédéric B

Je partage l’étonnement d’un internaute qui fait observer que 2.5% est bien bas si l’on veut estimer le coût pour l’économie mondiale du changement climatique. A vrai dire, ses conséquences attendues sont si importantes qu’elles dépassent une simple approche comptable.

À ce titre, il faut rappeler pour les “sceptiques” qu’au gouvernement de M. Bush qui mettait en doute au départ la véracité du réchauffement climatique, l’Académie des sciences américaines ainsi que la communauté scientifique emmenée par d’éminentes revues internationales non réputées proches des écologistes a adressé voici déjà quelques années un rappel à l’ordre.

Déjà, l’Etat de Tuvalu a signé une convention d’immigration avec la Nouvelle-Zélande afin de permettre à ses habitants de quitter l’archipel en voie d’immersion par la montée des eaux. Encore un élément passé inaperçu ici, encore un signe d’un phénomène que d’aucuns s’obstinent à ignorer…

Peut-être tout cela peut-il vous paraître exagéré. Mais les chiffres sont là. Ce qui est exagéré, ce n’est pas l’alarme que même les Sénateurs veulent enfin sonner, en proposant une série de mesures plutôt très timorées, pour ne pas dire totalement insuffisantes. Ce qui est exagéré c’est la lenteur de la réaction des pouvoirs publics et notamment des Etats face à un changement climatique aux conséquences dramatiques.

Qu’est-ce qui est liberticide? Le fait de prévenir un phénomène dramatique et justement, massivement “liberticide”? Ou celui de jouer à l’autruche en refusant de payer quelques impôts si l’on pollue (soit dit en passant, ce n’est pas obligatoire!). Le changement de mode de développement ne devrait effrayer personne…le changement fait partie de la vie et de l’histoire: à nous d’en tirer des leçons et des savoirs-faires nouveaux. Je doute qu’on puisse si aisément “dépasser la crise” avec les mesures proposées ici, mais il faut certainement agir.

Je me permets de faire observer à “demesure” que le protocole de Kyoto, sans constituer un pas suffisant, est quand même mieux que rien. L’impôt est un moyen parmi d’autres–il faut se servir de toute la panoplie de mesures à notre portées–pour agir contre les émissions de gaz à effet de serre.

Les observations de Mme Rommelaere au sujet des transports sont justes: il faut opérer cette transition de notre société vers un modèle nouveau en permettant aux gens d’y participer. Ce qui veut dire que la reconstitution (suite à la fermeture de nombreuses lignes secondaires de rail) et la construction de transports en commun performants et confortables est une urgence environnementale. Avec la hausse du prix des carburants, c’est aussi une urgence sociale.

Cela vaut aussi pour la construction et l’urbanisme: à nous d’imaginer les modèles qui permettront aux citoyens d’économiser (en énergie, en déplacements…) et de participer à la mobilisation pour sauver la planète.


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Réponse à Frédéric B - 05/08/06 : 23h52

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Antoine

Frédéric B écrivait :

Je partage l’étonnement d’un internaute qui fait observer que 2.5% est bien bas si l’on veut estimer le coût pour l’économie mondiale du changement climatique. A vrai dire, ses conséquences attendues sont si importantes qu’elles dépassent une simple approche comptable.

Bonjour Frédéric,

Il ne suffit pas de se fier à ses impressions, surtout quand il s’agit de discuter de la manière de réglementer notre politique énergétique et notre mode de vie, ce qui par définition va toucher tous les citoyens. Il faut vérifier les données et donner ses sources quand on affirme des choses.

Pour ce qui est de l’impact d’un réchauffement d’ici 2100, vous trouverez ici les estimations (très incertaines) du GIEC : http://www.grida.no/climate/ipcc/regional/119.htm#integrated

Je traduis certaines parties :
“de nombreux problèmes théoriques et expérimentaux demeurent [pour la modélisation des impacts]. Un doublement de CO2 correspondant à +2.5°C conduirait à un baisse de PIB de l’Europe de l’Ouest d’environ -1.4 à -1.6%…Ce sont les estimations “au mieux”, avec des incertitudes larges, mais inconnues

Ca, c’est l’avis des spécialistes réunis par l’Onu. Pour rappel, depuis 1 siècle, la température a augmenté de 0.6°C et la croissance ANNUELLE du PIB en Europe est de 1,5%.

Quant aux réfugiés climatiques du pacifique, j’ai bien peur qu’on n’en parle plus tout simplement parce que c’est un cannular et que les problèmes propres à ces îles (surpopulation, enfoncement du sol) n’ont rien à voir avec l’élévation du niveau de la mer : voir par exemple ici http://www.climat-sceptique.com/article-2373562.html

La leçon de tout cela est qu’il faudrait se méfier des nouvelles sentionnalistes si on veut faire passer un message crédible de nos préoccupations environnementalistes, bien légitimes au demeurant.

Cordialement.


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Réponse à Antoine - 07/08/06 : 0h31

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Olivier

Antoine écrivait :

(…)Il faut vérifier les données et donner ses sources quand on affirme des choses.
Pour ce qui est de l’impact d’un réchauffement d’ici 2100, vous trouverez ici les estimations (très incertaines) du GIEC. (…)

Antoine,

A propos de l’incertitude dont vous parlez voici une réflexion tout à fait intéressante de Jean Pierre Dupuy:

“Il est frappant que l’incertitude qui touche à l’augmentation future des températures soit pour moitié due à l’incertitude quant aux politiques qui seront menées. Cette incertitude a un effet paralysant: puisqu’on ne sait pas ce qui va arriver, pourquoi s’embêter?

(…) Si on ne remet pas radicalement en question notre mode de vie, et ce à l’échelle planétaire, la catastrophe est inéluctable. Or, bien que nous sachions cela, nous ne le croyons pas. (…)

Suite de l’article :

http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/climat/dossier.asp?ida=430615


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Réponse à Olivier - 14/08/06 : 14h55

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Demesure

Olivier écrivait :

A propos de l’incertitude dont vous parlez voici une réflexion tout à fait intéressante de Jean Pierre Dupuy:
“Il est frappant que l’incertitude qui touche à l’augmentation
future des températures soit pour moitié due à l’incertitude quant aux
politiques qui seront menées. Cette incertitude a un effet paralysant:
puisqu’on ne sait pas ce qui va arriver, pourquoi s’embêter?
(…) Si on ne remet pas radicalement en question notre mode de vie,
et ce à l’échelle planétaire, la catastrophe est inéluctable. Or, bien
que nous sachions cela, nous ne le croyons pas. (…)
Suite de l’article :
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/climat/dossier.asp?ida=430615

Olivier,
Il est inexact de dire que l’incertitude ne vient que pour moitié de la science. L’incertitude est grande quant à l’origine anthropique du réchauffement et totale quand il s’agit de déterminer l’ampleur d’un réchauffement futur comparé aux variations naturelles qui ont toujours existé. Regardez par exemple l’avis d’Yves Lenoir, un scientifique écologiste membre de Greenpeace (!) ou des exemples de discussion technique sur ce sujet ici ou sur le forum infoclimat.fr auquel participent de nombreux météorologues.

Et quand j’entend M. Dupuy déclarer “Pour empêcher le climat de changer, il faut changer le climat de l’opinion. Faire en sorte que le savoir devienne croyance“, j’ai les plus grandes craintes quant à son objectivité et de son désir d’informer sans manipuler les gens. Pas vous ?

Prétendre pouvoir “empêcher le climat de changer” alors qu’on ne connaît même pas la part de variabilité naturelle, c’est vaniteux et c’est absurde.


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Réponse à Demesure - 17/08/06 : 16h53

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Olivier

Bonjour,

En premier lieu merci au CES d’avoir mis en place cet espace numérique d’échange sur la thématique énergie/climat.

La filière biocarburants est souvent présentée comme une alternative au pétrole. Hors, est-ce vraiment une filière intéressante à développer d’un point de vue environnemental ? D’après plusieurs articles parus dans la presse scientifique puis dans la presse de vulgarisation, les biocarburants traditionnels sont pire que le pétrole qu’ils sont censés remplacer durablement.

- Première question : Quel est l’avis des spécialiste du forum au sujet de l’article suivant :

The most destructive crop on earth is no solution to the energy crisis - By promoting biodiesel as a substitute, we have missed the fact that it is worse than the fossil-fuel burning it replaces (…)
Suite : http://www.guardian.co.uk/Columnists/Column/0,5673,1659036,00.html

[cet article est traduit en français ici :
(…) En faisant la promotion du biodiesel comme substitut, nous sommes passés à côté du fait qu’il est pire que de brûler le combustible fossile qu’il remplace (…)
Suite : http://www.velorution.org/articles/175.html ]

- Deuxième question : compte tenu des risques inhérents à la filière fission nucléaire (voir le grave accident de juillet 2006 en Suède + crise iranienne, terrorisme etc…), de la nature non renouvelable de la ressource uranium (épuisée d’ici 30 ans)et de la problématique des déchets radioactifs, quelles sont les alternatives énergétiques au pétrole réellement durables, sûres et propres, en particulier dans les transports ?

Bien cordialement,

NB - Incident “sérieux” dans une centrale nucléaire suédoise - 05.08.06
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-801277@51-792238,0.html

Faisons vite, ça chauffe.


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Réponse à Olivier - 12/08/06 : 17h24

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Olivier

Question relative à la filière charbon :

Les sénateurs Pierre Laffitte et Claude Saunier ( http://www.senat.fr/rap/r05-426/r05-426.html ) présentent la filière charbon comme une alternative au pétrole. Compte tenu du fait que la séquestration du carbone n’a absolument pas prouvé son efficacité (loin s’en faut et c’est d’ailleurs indiqué dans le rapport des sénateurs), compte tenu de l’investissement énergétique considérable nécessaire à la liquéfaction du charbon, et compte-tenu que la combustion du charbon génère des gaz à effet de serre, n’est-ce pas plutôt une filière vraiment à éviter si notre priorité est de lutter contre le changement climatique ?

Le premier des dangers n’est-ce pas précisément que l’humanité se jette sur la filière charbon liquifié (transports) une fois le pétrole quasi épuisé et devenu beaucoup trop cher ? Que pouvons-nous faire pour éviter ce rush suicidaire vers le charbon ?

NB - Menace de même nature avec les schistes bitumineux (Alberta etc.).


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Réponse à Olivier - 12/08/06 : 17h44

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viviane rommelaere

Je suis étonnée qu’il n’y ait pas plus de réactions à cette initiative d’informer et de débattre sur le changement climatique: je m’attendais à des milliers d’interventions ! Le projet a-t-il été suffisamment médiatisé ? Est-il passé à la télé ? Les gens sont-ils blasés ? Baissent-ils déjà les bras ? Ou font-ils l’autruche ? N’ont-ils plus confiance dans leurs élus ou leurs scientifiques ? Je me sens soudain très inquiète quant aux capacités de l’être humain à faire face à de tels problèmes quand je fais ce constat. D’autant plus que ce qui se passe actuellement au Liban n’est pas fait pour améliorer la situation; je plains les libanais mais je sais aussi que nous paierons tous pour ces destructions ne serait-ce que parce que les bombes on ne les évoque jamais mais quel impact ont-elles sur le changement climatique, et les catastrophes écologiques que cela entraîne ?

Je suis tout-à-fait d’accord avec Frédéric B sur ce qu’il faut entreprendre en matière de transports et d’urbanisation (j’ai essayé d’évoquer les 2 sujets de manière concrète car je trouve que c’est ce qui manque souvent dans un débat). Mais en particulier en matière de transports et du fait aussi des privatisations tous azimuts et de la notion de rentabilité à tout prix qui traverse aujourd’hui même le service public (il n’est plus question que de clients, de quotas, de fermer des bureaux de poste, de radier des demandeurs d’emploi… pour faire du chiffre…), on ne va pas du tout dans le sens qu’il préconise.

Chez moi, aussi, on a supprimé les lignes de bus, pas assez rentables (toujours cette notion de profit à court terme qui revient): des familles se sont vues obligées d’acquérir une deuxième voiture pour pouvoir se déplacer, et les personnes âgées… hé bien, elles restent chez elles, isolées ! Quelle belle fin de vie en perspective… Coupée de tout…


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Réponse à viviane rommelaere - 13/08/06 : 6h49

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holon

Merci au CES et aux académies pour cette initiative.

Le site “climat sceptique” indiqué par Demesure est très (trop) orienté et ne vise qu’à nier le lien entre le réchauffement moyen et les activités humaines. Il est bien documenté mais il est animé par quelqu’un qui n’est pas un spécialiste de la climatologie.

Je vous conseille plutôt http://www.realclimate.org/ (en anglais) d’orientation inverse mais plus sérieux,
ou bien le forum d’infoclimat sur l’évolution du climat (en français) http://forums.infoclimat.fr/index.php?showforum=15 où tous les avis et toutes les compétences se mèlent.


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Réponse à holon - 14/08/06 : 1h04

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Olivier

Bonjour Holon,

RealClimate est un site scientifique sérieux et non orienté réalisé par les scientifiques du climat de très haut niveau (”climate science from climate scientists”). Certains articles sont en français. Il a été créé spécialement pour éclairer le grand public à partir de données scientifiques. Il s’agit d’un site d’excellente vulgarisation, de référence.

Le grand public est quelquefois désorienté par les informations volontairement mensongères et contradictoires qui circulent sur le net et dans la presse (pression de lobbies divers, conflits d’intérêts). Realclimate permet au non-spécialiste d’approndir la réflexion à partir d’informations scientifiques solides mais facilement accessibles, et de diriger l’infopollution définitivement vers la poubelle.

www.realclimate.org
Index thématique : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2004/12/index/


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Réponse à Olivier - 14/08/06 : 13h49

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Thomas

Bonjour,

RealClimate est de très haut niveau, et pas facile à suivre.
Une autre référence, et en français, est le site
www.manicore.com
avec de petits “calculs de coin de table” et d’excellents ouvrages de vulgarisation, qui rejoignent certaines idées émises ici (taxes…)


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Réponse à Thomas - 14/08/06 : 22h29

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Esteban

Bonjour, les sénateurs parlent de “pic pétrolier” en assurant que d’ici 20 ans le prix du baril pour cause de raréfaction pourrait atteindre 150 $. Mais je viens de lire que les réserves du Vénézuéla sont immenses, dixit Yahoo : “Le gouvernement vénézuélien demande une homologation des réserves de brut extra lourd du bassin de l’Orénoque. Il pense pouvoir récupérer environ 20 % des 1200 milliards de barils contenus dans ce gisement. Ajoutées aux 80 milliards de barils des autres champs pétrolifères du pays, cette homologation placeraient les réserves du Venezuela au premier rang mondial, avec 315 milliards de barils contre 260 pour l’Arabie saoudite.”
Ils faut nous “désintoxiquer” du pérole, précisent les sénateurs. Je suis d’accord. Mais avec de telles annonces, ne sommes nous pas partis pour encore plus d’un siècle de véhicules polluants. Pourquoi changer notre mode de vie puisqu’il y a peut être plus de réserves que l’on croyait ?


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Réponse à Esteban - 16/08/06 : 23h50

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Demesure

Bonjour,
Au sujet du pic pétrolier et des réserves, voir ce document qui contient pas mal de liens intéressants.

La position favorable de la France au nucléaire (nous en sommes la première nation au monde) et au ferroviaire n’est sans doute pas étrangère au prétexte du pic-pétrole des sénateurs.


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Réponse à Demesure - 17/08/06 : 10h40

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JJDelavilla

Tout cela m’ennui, je tape sur les ventes aux enchères de billets d’avion et m’en vais prendre le soleil aux Caraïbes. Vais-je être taxé? d’un euro? sait-on établir le rapport entre la pollution stratosphérique et celle que l’on rejette ici, plus bas?


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Réponse à JJDelavilla - 23/08/06 : 21h24

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VB

Bonjour,
Désolé pour le pasage éclair, l’exellent site oleocene est-t’il fermé? Si qq1 peut avoir la sympatie de m’envoyer le nouveau lien/ou les dernières nouvelles, je le/la remercie en avance.
pacificsunriser@hotmail.com
-Vincent


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Réponse à VB - 03/09/06 : 20h37

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Escaravage

Hier est paru dans le Journal du Centre, sous la plume de Gilbert Ruelle de l’Académie des Technologies un article défendant le projet d’une mine de charbon à ciel ouvert couplée à une centrale thermique de 100Mgw, dans la petite commune de Lucenay les Aix (58380). Ignorant jusqu’ici l’existence de l’Académie et me rendant sur votre site, je constate la totale contradiction entre le contenu de cet article et vos prises de positions quant aux rejets de co2 et au changement climatique. Cautionnez-vous l’article en question?.
Docteur Escaravage.

[Voir le blog du “Journal du Centre” qui commente cette actualité, ndlr]


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Réponse à Escaravage - 08/09/06 : 14h05

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Gilbert Ruelle

Je ne connais pas encore cet article qui n’est pas “de ma plume”, mais de celle d’Alexandre Chamoret, journaliste de Centre France, qui m’a interrogé par téléphone sur le thème général du charbon et a qui j’ai envoyé une abondante documentation sur le sujet, y compris les communications faites à Grenoble le 18 mai 06 à la journée “charbon propre”, qui vont paraître dans le prochain numéro de la revue “Energie” de septembre-octobre 06. Je viens de lui demander de m’envoyer copie de son article pour savoir ce qu’il me fait dire.
Je ne pense pas pouvoir être taxé de supporter de la filière charbon. Ce sujet demande seulement, comme beaucoup d’autres, à être traité avec une grande objectivité, c’est pourquoi j’ai créé dans la commission “énergie et environnement” que j’anime à l’Académie des technologies un groupe de travail “Charbon, quel avenir?” et rédigé également un document résumé “10 questions sur le charbon”. tous ces documents sont consultables sur le site de notre Académie (www.academie-technologies.fr)aux rubriques “communications” et “10 questions sur…”

Ce qui a pu jeter une certaine confusion est qu’au cours de l’interview téléphonique, A.Chamoret m’a demandé les différences entre les mines à ciel ouvert et les mines souterraines, au plan des risques santé. Je lui ai exposé ce que j’ai pu voir dans les grandes mines à ciel ouvert d’Afrique du sud, où des scrapers circulaires pratiquement automatisés enlèvent le charbon couche par couche, le dépose sur une bande transporteuse qui le conduit à la centrale électrique où il est pulvérisé et brûlé; Le travail n’y a rien de commun avec celui de la mine souterraine, il emploie peu de monde et n’expose pas le “mineur” à une atmosphère poussièreuse et explosive.
De là à conclure que je soutiens le projet(que j’ignorais jusqu’à cet appel téléphonique)!!!
J’ai longuement attiré l’attention de A.Chamoret sur les rejets CO2 des centrales à charbon, sur les moyens limités de reduire ces rejets par augmentation du rendement (cycles supercritiques actuels et cycles ultrasupercritiques en développement)et sur les procédés de capture du CO2 (cf journée de Grenoble).
Je lui ai indiqué que la capture, qui par ailleurs détériore le rendement, n’a de sens que si sait séquestrer le CO2, et lui ai exposé les diverses filières de séquestration en développement, dont la souterraine en couche géologique aquifère ou saline est la plus prometteuse, mais à échéance industrielle de 15 à 30 ans, et avec tous les problèmes d’acceptation par la population locale comme pour tous les “déchets”.
J’attends de pouvoir lire cet article pour comprendre comment une information objective donnée à un journaliste peut donner à croire à une position partisane.

Gilbert Ruelle, membre de l’Académie des technologies. Il a travaillé chez GEC ALSTHOM, est le père du plus gros rotor entièrement supraconducteur jamais conçu. Prix des ingénieurs de l’année 1982.


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Réponse à Gilbert Ruelle - 08/09/06 : 17h45

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Escaravage

Je pense que vous excuserez ma passagère agressivité à la lecture de l’article en question. Votre réponse m’apporte un véritable soulagement. Médecin de campagne pendant 37 ans dans le village de Lucenay les Aix et à la retraite depuis 12ans, je pensais y finir paisiblement mes jours. Le projet dévastateur en question m’en ôte l’espoir. Etant donnée la partialité du quotidien en question, je crains fort qu’il ne soit pas tenu compte d’une mise au point de votre part.
Veuillez croire Monsieur à mes sentiments respectueux.
Docteur Escaravage.


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Réponse à Escaravage - 10/09/06 : 16h34

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Michel Breton

Enfant de Lucenay, il est vrai que j’ai du quitter la région pour trouver du travail, mais celle-ci reste dans mon coeur.
Qu’elle se développe? Tant mieux! Qu’on la massacre, non, non et non !!!
Partout dans le monde, excepté en chine au prix de milliers de morts, on abandonne cette énergie “fossile”, ce n’est pas l’avenir(demandez aux canadiens qui abandonnent un projet similaire). Si on veut faire quelque chose de censé, ce sont les énergies durables qu’il faut développer sur le site : Biocarburants, éoliennes, solaire, géothermie… Cela apportera beaucoup plus d’emplois, si c’est ça que les “pour le projet” veulent. Les gens resteront, le commerce se développera, les touristes viendront admirer notre volonté d’aller vers l’avenir.
Ce projet va massacrer toute une région, tué 2 villages (au moins), on sera la risée du pays d’ici 5 à 10 ans quand la politique énergétique d’un autre gouvernement aura changée d’orientation!
Sauvons l’avenir! Certes, ce ne sera pas une catastrophe de l’ampleur de Tchernobyl, mais ce sera une catastrophe quand même, celle de la bêtise de certains financiers et de quelques « gueules noires » nostalgiques.
Espérons que la raison l’emportera sur l’avidité, mais peut-on y croire ?
Seule la mobilisation de ceux qui vont tout perdre peut avoir encore un effet…
Mais qu’un journal comme le votre prenne position de façon aussi uni-synaptique me laisse sans voix !


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Réponse à Michel Breton - 13/09/06 : 0h00

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Etienne

Merci pour l’ouverture de cet espace d’information et de réflexion !
Les défis du climat et de l’énergie dans les décennies à venir étant intimement liés, je souhaiterais poser une question toute simple, mais sans doute naïve, aux experts du domaine.
En gros, nous sommes devant deux faits majeurs :

  1. La Terre se réchauffe dangereusement,
  2. Nos besoins énergétiques augmentent.

En tant que physicien (je suis moi-même chercheur en astrophysique, mais bien sûr je ne connais pratiquement rien à ces questions spécifiques), je me dis que la chaleur, c’est de l’énergie, et que par conséquent il y a en principe un moyen simple de résoudre les deux problèmes d’un coup : produire de l’énergie à partir de la chaleur. Bien sûr, cela est déjà pratiqué à petite échelle (géothermie), mais le processus est différent.

N’y aurait-il pas moyen, en utilisant les gradients de température naturels (car il faut bien sûr une source froide et une source chaude) de produire de l’énergie à grande échelle, par exemple en utilisant les contrastes de température entre la glace et l’air ou la glace et la terre dans les régions polaires ? Je sais que le rendement de ces machines thermiques est toujours très faible, mais peut-être y a-t-il moyen de faire des percées technologiques dans ce domaine, et puis, même si le rendement est faible, c’est toujours quelque chose…
La perspective de refroidir la Terre en créant de l’énergie peut elle justifier des efforts de recherche spécifiques et devenir peut-être intéressante à terme, à une certaine échelle ?

[Bien sûr, l’énergie ainsi produite finira toujours en chaleur au bout du compte, mais au moins on n’aura pas rajouté de la chaleur supplémentaire dans le processus global, ni émis de gaz à effet de serre.] C’est probablement très naïf, mais je ne trouve pas rapidement d’arguments contraires. Je vous remercie par avance pour votre réponse.


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Réponse à Etienne - 29/09/06 : 15h05

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Gilbert Ruelle

Comme vous le rappelez, Etienne, il faut deux sources à deux températures différentes pour extraire de l’énergie mécanique utilisable à partir d’énergie thermique. Le rendement que l’on peut tirer de la transformation d’énergie thermique en énergie mécanique est au maximum de 1 - Tf / Tc, (Tf étant la température de la source froide et Tc celle de la source chaude), formule qui montre clairement qu’avec une seule source ( Tf = Tc ), ce rendement est nul, et que même avec deux sources et les températures couramment utilisées dans les centrales et les moteurs, le rendement reste toujours très éloigné de 1, entre 0,2 et 0,4 pour la plupart des moteurs thermiques.

Si l’écart de température n’est que de l’ordre de 10 Kelvin au voisinage de la glace, le rendement théorique maximum est de 1-273/283 = 3,5 %. De plus les quantités de chaleur à transporter entre les deux sources sont énormes si l’écart est faible, avec deux conséquences :

  • - les pertes en transport de chaleur deviennent prohibitives et abaissent le rendement pratique très en dessous du rendement théorique déjà très bas.
  • - Le coût des installations, lié surtout à la quantité de chaleur à transférer(par un débit énorme du fluide caloporteur)rend un tel investissement prohibitif.

Pour plus de détails sur les relations entre l’entropie et l’énergie, reportez-vous à l’annexe 0 de la communication à l’Académie des technologies intitulée “Prospectives sur l’énergie au XXIème siècle”, téléchargeable sur le site de l’Académie.
Gilbert Ruelle est membre de l’Académie des technologies. Il a travaillé chez GEC ALSTHOM, est le père du plus gros rotor entièrement supraconducteur jamais conçu. Prix des ingénieurs de l’année 1982.


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Réponse à Gilbert Ruelle - 01/10/06 : 12h00

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Anaïs et Laura

Qu’est ce qui pourra remplacer le pétrole pour fabriquer les matièrees plastiques ? kiss


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Réponse à Anaïs et Laura - 12/10/06 : 11h30

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Pierre Castillon

“Il faudra très longtemps pour remplacer le pétrole dans la fabrication des matières plastiques. En effet, on en utilise dans le monde des dizaines de millions de tonnes, et elles ont souvent remplacé des matériaux eux-mêmes consommateurs d’énergie.

Il y a des projets de matériaux à base agricole, par exemple d’amidon de maïs, et il existe depuis 50 ans une matière plastique française, le Rilsan, dont la matière première est l’huile de ricin. Mais les tonnages envisagés sont plus modestes et réservés à des secteurs très techniques.
Il vaut mieux chercher à remplacer les plastiques par des matériaux naturels (bois, papier…) chaque fois que c’est possible et en vérifiant que bilan global de l’énergie est ainsi amélioré.

Cela ne suffira pas, car de nombreuses applications des plastiques sont devenues très spécifiques. Le pétrole et le gaz seront sans doute réservés en priorité à leur production (c’est la pétrochimie) si l’on arrive à les économiser dans les autres domaines (transports et habitat).
À plus long terme, certains envisagent le développement de l’hydrogène qui pourrait alors être “recarboné” pour obtenir des matières premières des plastiques. D’autres imaginent de relancer la “carbochimie” à partir du charbon qui sera plus disponible que le pétrole, à condition que l’on trouve une solution (séquestration) pour les émissions de CO2.”

Pierre Castillon. Académie des technologies.


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Réponse à Pierre Castillon - 16/10/06 : 12h42

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Léo et Claire

Nous nous posons une autre questions: si on développe le maïs par rapport au remplacement du pétrole, qu’implique le doublement des surfaces de culture de maïs en France? De plus le réchauffement climatique n’est il pas naturel?


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Réponse à Léo et Claire - 12/10/06 : 11h32

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Olivier

Bonjour, j’ai un petite question pour votre sujet, concernant le réchauffement climatique:
-est-ce que le climat a une influence sur les catastrophes naturelles, telles que les inondations, ou encore les ouragans?


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Réponse à Olivier - 12/10/06 : 11h32

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Catherine

Catastrophes naturelles & changement climatique : prenons un peu de recul.

Avant de parler du changement climatique comme facteur aggravant des catastrophes naturelles, il semble important de rappeler :

  1. que les catastrophes naturelles, comme leur nom l’indique, ont toujours existé et sont dues à des causes de la nature ;
  2. que la façon de vivre des humains a induit un certain nombre de modifications sur la planète, notamment depuis la révolution industrielle, mais avant aussi pour certaines.

Quelques exemples :

Une des premières actions déstabilisantes de l’homme a été l’exploitation des ressources naturelles avec l’agriculture et la coupe des forêts : la mise à nu de certaines zones a modifié l’infiltration de l’eau dans le sol, pouvant ainsi provoquer des inondations locales. Les coupes de bois sur des terrains en pente ont accentué les glissements de terrain.
Le déboisement ou une mauvaise gestion de certaines forêts ont comme conséquences une réduction de l’humidité du sol et un rayonnement direct plus important : ceci peut occasionner une augmentation de la sécheresse et une accentuation de l’impact des feux de forêts.

La domestication des fleuves et des rivières avec digues et barrages, si elle a permis d’améliorer la culture et l’urbanisation dans certaines zones, a aussi augmenté les risques de sécheresse en aval et l’impact des inondations par débordement latéral.
L’urbanisation augmente également les zones mises à nu, les routes empêchent l’infiltration de l’eau, les égouts se déversaient (se déversent encore) dans les zones en périphérie des villes, gorgeant les sols et empêchant encore l’infiltration des eaux. La construction sur zones inondables a malheureusement aussi été permise dans certaines régions …
Exploitation agricole, déboisement et urbanisation sont donc des facteurs aggravant pour les inondations et la sécheresse avant même de parler du changement climatique.

Lorsque la France ne comptait que quelques millions de personnes, ces personnes pouvaient vivre de l’agriculture locale mais avec 60 millions, les ressources et les surfaces cultivées ont du augmenter de façon très importante. Et si les villes grandissent, c’est pour loger le fruit de la démographie et du progrès en matière de santé.
C’est la même chose pour l’énergie : ce n’est pas l’utilisation en tant que telle des énergies fossiles qui est un problème, c’est l’utilisation intensive qui en ait faite pour satisfaire des milliards d’individus.

Un autre point très important dans l’approche actuelle, c’est l’évolution de pensées des hommes d’aujourd’hui. Nos aïeuls étaient fatalistes, c’était les dieux qui se fâchaient lorsque des pluies diluviennes tombaient, c’était Dieu qui nous punissait lorsqu’une grande épidémie comme la peste faisait des milliers de morts.
Avec le progrès, mais doit-on le regretter ?, nous savons aujourd’hui que les causes sont naturelles et non divines mais nous sommes encore à un stade ou si nous comprenons le pourquoi des choses naturelles, nous ne maîtrisons pas le comment : mais doit-on maîtriser un jour la nature ?

Ces questions deviennent métaphysiques, c’est vrai, mais peut-être que ce problème du changement climatique va engendrer chez l’homme d’aujourd’hui une prise de conscience bénéfique pour son avenir et celui de la planète ?

Catherine Ponsot-Jacquin


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Réponse à Catherine - 13/10/06 : 14h01

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Anaïs et Laura

Bonjour,nous avons une petite question a vous poser!nous nous demandons par quoi le pétrole va être remplacer pour fabriquer des matières platiques?

-deux élèves du lycée jj henner d’altkirch


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Réponse à Anaïs et Laura - 12/10/06 : 11h35

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Thomas

Bonjour,
je voudrais savoir si les modifications climatiques peuvent entraîner l’immigration massive des animaux et des hommes ?
J’aimerais aussi savoir si la montée des eaux dûe à la fonte de la banquise pouvait modifier le tracé des littoraux.

(élève de 2nde au lycée Jean-Jacques Henner d’Altkirch, Alsace)


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Réponse à Thomas - 12/10/06 : 11h40

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Dominique Ducroquet (CES)

Réponse à Léo et Claire :

“L’agriculture recèle de réels gains de productivité et toutes les terres de la planète ne sont pas mises en culture. On peut donc consacrer une part de la production agricole à l’énergie sans craindre de pénurie pour l’alimentation des Femmes et des Hommes.
L’enjeu est important car substituer des biocarburants au pétrole actuellement utilisé permettrait de réduire une part de la pollution de la planète et lutter ainsi contre l’effet de serre.
Car si le réchauffement est un effet naturel (le climat subit des cycles alternatifs froids puis chauds depuis longtemps connus), ce qui est véritablement inquiétant, c’est l’ampleur inhabituelle de ce réchauffement, liée, elle, aux activités humaines.

Il est donc de notre intérêt à tous, habitants de la planète, de préparer l’après de l’ère du tout-pétrole.”

Dominique Ducroquet, membre du Conseil économique et social.


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Réponse à Dominique Ducroquet (CES) - 22/10/06 : 0h16

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Love

Le Gulf Stream a été en panne (ou en grève?) pendant 10 jours en novembre 2004. Qui le savait ?
il y bien trop tard pour le co2 et vos taxe et lois face a la nature elle nous tuera tous, elle en silence.

Date de publication : 27/10/2006
L’on vient d’apprendre que le Gulf Stream s’était arrêté pendant dix jours en novembre 2004. C’est la première fois qu’un tel événement est constaté. Il alimente bien entendu la thèse selon laquelle le réchauffement climatique aurait pour effet l’interruption du Gulf Stream et l’installation de l’Europe dans un climat beaucoup plus froid que celui qu’elle connaît actuellement ­ voire dans une nouvelle et brutale “ère glaciaire”.

Comme le rappelle le Guardian, qui annonce la nouvelle, la thèse est prise comme argument central du film The Day After Tomorrow. L’information sur le Gulf Stream vient accroître la tension, au Royaume-Uni, à propos de la crise climatique.

Le papier du Guardian :
Sea change: why global warming could leave Britain feeling the cold


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Réponse à Love - 06/11/06 : 15h28

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JANNIN Vincent

Bravo pour les propositions des sénateurs. Elles rejoignent et complètent celles d’autres rapports, et sont toutes de bon sens, pour un début d’action.

Mais force est de constater que l’action publique, tant en France qu’à l’étranger, est proche du zéro absolu sur ces sujets. Comment l’expliquer ?

A titre d’exemple, comment expliquer que l’Etat ne soit même pas capable de lancer le commencement du début d’une taxation des 4X4 et autres chars d’assauts privés ultra-polluants, afin de tenter d’en limiter l’usage, ou tout au moins de financer d’autres politiques, alors qu’une telle mesure relève du plus élémentaire bon sens dans la situation actuelle ?

J’aimerai avoir des explications de la part de politologues et autres experts sur le fonctionnement des pouvoirs publics et de la démocratie, sur les conditions qu’il faudrait réunir pour que la société prenne de façon active la mesure du problème.


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Réponse à JANNIN Vincent - 21/11/06 : 10h52

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Athy

il y a des problemes fondamentaux à resoudre avant de vouloir tenter quoi que ce soit. C’est comme toujours, s’attaquer aux effets plutôt que la cause…

Nous sommes victime de notre systeme capitaliste et à partir de ce simple fait, nous ne pouvons rien faire de réellement efficace pour l’environnement.

ce system permet à tous de créer des besoins, ouvrir de nouveaux marcher aux innovations toujours plus superficielles, voir, inutiles.

il est pour l’instant quasiment impossible de demander de faire des efforts aux consommateurs, mais au gouvernement de reprendre la main sur l’economie et reglementer l’industrie au détriment d’une “croissance meurtriere”

On joue sur les faiblesses de l’être humain, nous ne pouvons rien pour l’environnement. Il faut tout d’abord apprendre aux adulte à agir comme tel, ainsi peu etre les consciences seront plus responsable et moins infantile.
Conduire son 4×4 en ville n’es pas de la futilité infantile ?
Allez faire ses courses sans ramenez son caddie ou son cabas es-ce responsable ?

On ne peu demander aux victimes de notre systeme à devenir éco-citoyen tant qu’ils seront “forcé” à se rendre au travail en voiture faute de temps, à faire des courses hyper-emballé ou ressemeler une paire de chaussure faute de moyen quand on sais que la bonne nouriture ainsi que les basquettes nike coûte moins cher aujourd’hui.

Quelle logique incroyable !
Parfois je me demande si le rêve n’est pas moins utopique que l’univer qu’on a créer…


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Réponse à Athy - 26/11/06 : 15h15

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xanthalyne

Coucou !

Vous me faites bien rire avec vos angoisses ! Moi je n’ai peur de rien, cela n’aucun intérêt ! Vous allez droit dans le mur avec toutes vos sottises ! Quand on pense que les Egyptiens ont été capables de polymériser des pierres pour construire les pyramides, chose que nous ne faisosns que depuis peu,
je m’interroge sur votre avenir !!!
C’est grâce aux concepteurs de “Star Trek” qu’existent les nouvelles technologies !!!
Ah!Ah!Ah! C’est du grand comique!


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Réponse à xanthalyne - 04/12/06 : 15h51

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Planetanous

Bravo pour ce site, je le trouve très bien. Hélas nous entendons trop peu ce genre de commentaires, de réactions face aux dangers de changement climatique et réchauffement de la planète.

Il faudrait vraiment que ce soit un phénomène de sociétés et que nos dirigeants, maires etc.. engagent de suite des actions plus concrètes, comme par exemple l’interdiction des 4/4 en villes, une taxe et interdiction pour les véhicules les plus polluants….et arrêtons de parler de recherche de solutions sur les nouveaux carburants, car les solutions existent: éoliennes, moteurs à hydrogène, à eau, panneaux solaires…. tout n’est qu’une question d’argent et de pétrole!!! Notre état a du pouvoir! expliquez moi pourquoi il ne mette pas plus de pression sur les constructeurs auto et moto afin de leur imposer des véhicules hybrides, scooters électriques… nous en sommes en 2006, bientôt 2007 vous ne trouvez pas choquant de voir un tel retard et décalage sur ce sujet comparés à toutes les innovations technologiques et progrès sicentifiques?

Nous sommes soumis à ce que l’on achète, à l’offre proposée et hélas cette offre est faible:
- beaucoup trop d’emballages polluants dans les supermarchés
- pas de tris de dechets dans toutes les communes et même à Paris
- la liste est longue ….
Nous, chaque jour dans nos foyers essayons de faire attention aux surconsommations électriques, eau et déchets. Abbération: les sociétés laissant allumer tout leur beaux batiments la nuit et le week end!!!!!!! expliquez nous!!! es-ce normal?

La terre est belle, c’est notre seule maison, gardons là, préservons là et arrêtons de la détruire, il est encore temps..enfin j’espère.

Merci


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Réponse à Planetanous - 10/12/06 : 10h11

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Turembois

Bonjour

Le rapport sénatorial est intéressant car il donne une vue d’ensemble de la problématique et des solutions possibles. Sa lecture est donc fortement recommandée à tout citoyen conscient et responsable.

Néanmoins, ce rapport travaille sur des bases implicites qui de mon point de vue doivent être remises en cause :
- En premier lieu, la notion de développement mentionnée au début est imprécise : s’agit-il de développement économique ou de développement humain ? Les deux sont loin de coïncider. En effet, le développement économique d’une nation, qui se mesure à la croissance de son PIB, ne traduit qu’un niveau de production valorisé par le marché, sans tenir compte de l’utilité de cette production ni des dysfonctionnements du marché. Le développement humain est quant à lui plus difficile à définir car il repose sur un système de valeurs qui dépasse la théorie économique, mais au minimum il doit prendre en compte l’éducation, la santé et l’environnement. D’ailleurs, la plupart des manuels scolaires enseignent déjà que le PIB n’est pas un bon indicateur de développement, il faudrait donc ne pas l’oublier dans un rapport de ce niveau.
- En second lieu, et conformément à la plupart des théories économiques, le besoin de consommation est une entrée du système qui ne se discute pas, ou très peu : on parle d’impacts négatifs sur des besoins légitimes (comme l’automobile ou les résidences secondaires), avec l’idée que les progrès technologiques doivent réduire ces impacts. Or pour réduire les émissions de CO2 , on doit non seulement utiliser des ressources et des technologies nouvelles mais aussi réduire la consommation et changer ses comportements, ce qui soit dit en passant aura des effets sociaux positifs vu l’état de déliquescence intellectuelle auquel conduit la surconsommation actuelle.

Lorsque dans le rapport on chiffre le coût de nouveaux équipements plus économes en énergie et plus propres, on suppose que ceux-ci sont introduits sur un marché classique : pour le consommateur, ils vont entrer en concurrence avec tout le reste et si le marché est suffisamment biaisé par les taxes et les subventions, les équipements propres vont progressivement s’imposer. Mais ce processus est lent et laborieux : de nouvelles entreprises vont se créer, d’autres vont disparaître dans la douleur. Pendant la phase de développement des nouveaux équipements, il faudra trouver de la main d’œuvre sur le marché de l’emploi alors que la fabrication des équipements anciens ne libèrera pas de main d’œuvre puisque le marché n’aura pas encore été touché. On constatera donc que le développement de ces nouveaux équipements coûte cher et on risquera même la pénurie de main d’œuvre (ce qui pourra justifier un recours à l’immigration).

Un autre politique consisterait à stopper (par décision du gouvernement) l’activité des secteurs polluants ou inutiles, de façon à libérer de la main d’œuvre, la former à de nouveaux métiers et l’employer dans le développement et l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, d’habitations et de moyens de transport propres et économes. Par exemple si on décide d’interdire l’utilisation des automobiles selon un plan à cinq ans, cela réduira évidemment les émissions de CO2, mais cela dégagera aussi une énorme quantité de main d’œuvre pour rénover les bâtiments tertiaires et les résidences, développer le photovoltaïque, l’éolien et l’énergie végétale, aménager les zones urbaines et rurales (en particulier pour réduire les distances entre domiciles et lieux de travail), mettre sur pied un réseau de transport intelligent, développer le réseau de télécommunications pour le télétravail, le téléenseignement et le télétourisme, renforcer le système éducatif, etc. Et si on n’a pas assez de main d’œuvre avec le secteur automobile on pourra toujours en trouver dans les secteurs nuisibles ou surdimensionnés des médias, de la publicité, des jeux, des jouets, des tabacs, des alcools, de l’agroalimentaire, de la paramédecine et de la parapharmacie, etc. Dans ce contexte quel est le coût des nouveaux équipements ? Il est faible, c’est seulement le coût des reconversions car la main d’œuvre est disponible, et ce coût est largement compensé par une diminution des nuisances qui libère la société d’un grand poids.

Dans un contexte d’évolution brutale des filières de production, un bon moyen qu’il n’y ait pas de perdants est que chacun cesse de s’accrocher à sa catégorie professionnelle et à ses avantages acquis, mais soit mobile et prêt à un changement de métier, typiquement tous les cinq ans, en intégrant dans sa carrière des recyclages périodiques. C’est à l’Etat de prendre l’initiative en remplaçant les CDI par des CDD de cinq ans suivis par un recyclage obligatoire. Les changements majeurs qui nous attendent seront alors facilement absorbés.


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Réponse à Turembois - 08/02/07 : 18h49

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DI GIROLAMO

Les sénateurs Pierre Laffitte et Claude Saunier ont présenté, le 27 juin (2006), un rapport à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur le thème « Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise ».
Un an plus tard, sur les télévisions publiques et privées nos représentants élus, au soir du résultats du second tour des législatives se disputaient avec entrain sur la TVA sociale pendant qu’on apprenait le divorce de Ségolène Royal…
Mais rassurons nous les sénateurs, dans leur rapport ont prévus une action de « sensibilisation » :
« Elle pourrait prendre la forme d’une demi-journée, ou deux, d’information annuelle donnée à tous les stades de la vie scolaire : école, collège, lycée…. il sera nécessaire de développer des campagnes d’information continues sur les grands médias et donc d’y affecter des moyens appropriés. »
Comment expliquer que des personnalités de cette qualité, capable de produire des documents et des réflexions aussi bien élaborées, soient aussi peu logiques avec eux-mêmes ? Et après avoir souligné la gravité des enjeux proposent des mesures qui contredisent cette gravité et empêchent les citoyens et leurs représentants de prendre au sérieux « ce problème » ?

C’est à Nicolas Sarkosy , et lui seul , président de la République , premier personnage de l’état , garant de la sécurité du pays ,sur les chaînes publiques de se saisir de ce rapport, de s’entourer des meilleurs experts , de prévenir et de mobiliser la population ; de lancer un travail de réflexion nationale , de recherche , d’expertise et de débats, d’y mettre des moyens publics important .
A ce moment là seulement, le « problème » sera posé publiquement et nous pourrons commencer, sur le plan national et local à y travailler.
J’ai à plusieurs reprises évoqué cette question de la création d’un outil national de recherche et développement citoyen et participatif orienté vers l’organisation d’une société durable ; je n’ai encore jamais eu de réponses à ma demande ?


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Réponse à DI GIROLAMO - 28/06/07 : 8h24

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