Visite sur Epidémik

Je suis allée voir la nouvelle expo Epidémik. Moi à priori, une expo sur la grippe aviaire, la peste, le choléra ou le sida, je ne trouve pas ça follichon. En plus, le gros microbe rouge qui me suit sur les affiches du métro me fait un peu peur.
« L’exposition »

Et c’est un peu un climat de peur qui règne dans l’expo. Une salle sombre, des murs blancs. Je ne suis pas très rassurée.

Premier écran, ah en espagnol je repasserai plus tard. De toutes façons le deuxième écran a déjà attiré mon attention. Au programme, des témoignages et des images d’archives. Les personnes à l’écran parlent fort, ne mâchent pas leurs mots et le pari est réussi. Les enjeux politiques, économiques, et sociaux des épidémies se ressentent très vite.

Puis je tourne la tête vers l’écran de droite. Et là, enfin un peu de joie et de bonheur, une jeune femme africaine explique pourquoi la trithérapie a changé sa vie – ou plutôt elle balance une vieille bouteille d’huile (adieu la médecine traditionnelle !) et brandit fièrement les boites toutes neuves toutes blanches de cachets.

Le moral en meilleur état, je monte sur le fameux « jeu » du premier étage.

« Le jeu »
Je m’avance vers un plateau high tech et je saute dans un cercle virtuel, mon « aura » d’après l’écran en face de moi. Après, c’est rigolo, il y a une épidémie de peste à New York, et en tant que citoyen, il faut attraper (en leur marchant dessus !) de l’argent, des médicaments et des masques pour se protéger.

Mon aura me suit doucement pendant cette quête, et je me rends compte après un certain temps que je suis malade. Oh. C’est le fantôme blanc qui m’est rentré dedans. Vite, des médicaments ! Trop tard, je dois aller en quarantaine …

Globalement, le jeu est plutôt marrant, surtout à plusieurs, parce qu’il faut courir dans tous les sens et s’éviter les uns les autres. Ce qui est un peu dommage, c’est que pour l’instant, il n’y a qu’un seul scénario (la peste à New York).

« L’animation  Epidémies »
En redescendant sur l’exposition, dans un petit coin, il y a un passage secret … Je me faufile, tiens donc… une animation. J’ai raté le début, tant pis, je ne pourrai pas répondre aux questions.

Le public étudie le cas d’une dame de 80 ans qui « souffre » d’un peu d’euphorie. Ah, jusque là, rien de choquant. Jusqu’à ce qu’on parle de la véritable raison. La vieille femme est une ancienne prostituée qui souffre de la syphilis. Ah. Une maman attrape son petit garçon de 6 ans et le traîne vers la sortie d’un pas décidé.

Le deuxième cas se base sur un extrait audio. Attention aux âmes sensibles :   des rats agonisent dans la rue, et des hommes se font nettoyer les ganglions débordants au bistouri. Les plus jeunes prennent alors la parole pour reconstituer l’histoire, ils n’ont pas l’air plus atteints que ça ! Ca doit encore être moi et ma phobie de la maladie.

Et ainsi de suite avec tuberculose, grippe, paludisme, grippe aviaire et autres épidémies du futur.

Le plus de l’animation par rapport à l’exposition, c’est l’explication détaillée pour chaque type d’épidémie, chaque microorganisme responsable (et oui moi aussi je connais des termes compliqués maintenant !).

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