Mieux que le TBI : les tables interactives pour les élèves
Un article de l’Atelier a attiré mon attention ce matin dans le flot de mon lecteur de news. J’ai cru tout d’abord à un autre bureau virtuel, ou ENT. Mais non, il s’agissait bien d’un bureau réel, physique : une table, sur laquelle on peut étaler des documents, écrire, autour de laquelle on peut travailler à plusieurs : sauf qu’ici tout cela se fait en numérique. J’avais déjà vu ce nouveau type d’interface, mais c’est la première fois, à ma connaissance, qu’elle est utilisée en nombre et dans un contexte éducatif.
Ce dispositif, conçu par une équipe de Durham University, n’existe encore que sous forme de test aux Etats-Unis. Les chercheurs sont partis de l’observation de classes et des modes d’apprentissage. Ils ont alors conçus un matériel et des logiciels adaptés aux besoins des utilisateurs scolaires.
L’utilisation d’une table que l’on touche en guise d’interface permet une approche très intuitive, par référence au support familier. La table interactive, de par sa dimension et ses capacités “multi-touch” (prise en compte de multiples pressions), invite au travail de groupe.
Le logiciel permet de relier les tables entre elles et à celle de l’enseignant. Celui-ci peut ainsi vérifier en direct l’avancée du travail de chaque élève ou groupe d’élèves, et intervenir si besoin. Il peut différencier le travail à effectuer selon les tables, afficher l’une ou l’autre sur un TBI, pour résoudre collectivement un problème, ou corriger une erreur.
N’est-ce pas ce que l’on fait déjà, en demandant aux élèves de “venir au tableau” ? Ces outils n’auraient-ils pour intérêt que de limiter les déplacements ? (Ce ne serait déjà pas si mal, car ceux-ci peuvent toujours être le prétexte de chahut).
Je pense que c’est bien plus. Si les opérations mentales, les compétences sollicitées sont les mêmes, les contraintes pratiques de réalisation sont grandement facilitées par ce dispositif. Un véritable travail de groupe est parfois difficile à réaliser, quand il n’y a finalement qu’un élève qui tient le crayon, le clavier, ou se rend au tableau. Ici, tous les membres du groupe peuvent intervenir directement. Leur intervention ne se limite pas à une réponse A, B, C, ou D comme c’est le cas pour beaucoup de dispositif TBI + boîtier de réponse.
Il me semble que le caractère essentiel de ce nouvel environnement d’apprentissage est le lien simplifié qu’il crée entre univers numérique et réalité physique de la classe.
Bonjour
comment se connecte la table
au réseau électrique
cordon sortant ou socle de prise (230 V ?)
au signal source
conneteurs entrée sortie nécessaires ? (dvi , HD15, …?)
vous remerciant
Alain
Si vous souhaitez plus d’informations techniques, je vous invite à consulter les fabricants de tables interactives. Des tables interactives sont aujourd’hui distribuées pour les écoles, par SMART Table,
et également Omega Glas Vipro interactive table
Signalons l’arrivée sur le marché des tableaux blancs interactifs (TBI) du premier fabricant français : la société Optinnova
www.optinnova.fr