L'émergence d'une science moderne
L’héliocentrisme a d’abord été une affaire germanique, inaperçue du monde catholique bousculé par la Réforme. Simple hypothèse de calcul, l’héliocentrisme permet néanmoins aux savants de la première génération, celle qui suit la mort de Copernic, de poser les questions cosmologiques essentielles et de modeler peu à peu d’autres systèmes du monde, qui trouveront un premier aboutissement avec les travaux de Kepler. Mais, ces nouveaux systèmes ne se dotent pourtant pas d’une nouvelle physique terrestre. Il faudra attendre Galilée pour assister à « une mathématisation » de la science et une défense du copernicianisme devant les autorités religieuses. C’est dans ces brèches ouvertes par ces figures du XVIe siècle ou du XVIIe siècle naissant que des savants et philosophes comme René Descartes (1596-1650) et plus tard Isaac Newton (1643-1727) vont s’engouffrer pour proposer une vision du Monde qui abolit la distinction entre physique terrestre et physique céleste et permettre ainsi l’émergence d’une science moderne.