Joël de Rosnay est conseiller du président
de la Cité des sciences et de l’industrie. La Cité des sciences
a lancé en octobre 2003 un grand programme « Gérer
la planète » sur l’environnement, avec une exposition qui
s’appelle Climax, une exposition qui va commencer le 30 mars sur le solaire
et de nombreux sujets, des débats et des expositions dans les espaces
sciences-actualités sur les énergies renouvelables, les véhicules
du futur, etc.
Dans son livre « L’homme symbiotique » paru en 1995, il
a traité de sujets tels que les énergies renouvelables, les
aérogénérateurs, les voitures électriques.
Joël de Rosnay est aussi président de Biotics, une société
de conseil spécialisée dans les stratégies d’entreprise
fondées sur les convergences technologiques.
Enfin, il est propriétaire d’un scooter électrique Peugeot
depuis plus de cinq ans et il teste actuellement un véhicule hybride,
la Toyota Prius 2, en prêt pendant trois à six mois.
1 E&DDM : Dans un texte publié
en 1995, vous exprimiez vos craintes concernant un possible antagonisme
entre la notion de développement durable et le développement
économique et vous proposiez le terme de développement adaptatif
régulé. Aujourd’hui, alors qu’on parle beaucoup de développement
durable et que des entreprises s’impliquent, quel est votre avis sur cette
notion ?
Joël de Rosnay: Si on demande à
des responsables de développement durable dans les entreprises de
définir exactement leurs fonctions et leurs rôles, on obtient
des versions différentes. Le développement durable et l’application
des politiques d’entreprise ou des stratégies d’entreprise au développement
durable restent encore assez flous. On a du mal à vraiment définir
de quoi il s’agit. Les économies d’énergie certes, la protection
de l’environnement évidemment, la formation des personnes pour lutter
contre les désordres occasionnés par les développements
économiques non régulés, également. En anglais,
« Sustainable development », dont développement durable
est une traduction imparfaite, signifie la capacité d’un système
à s’auto-maintenir en fonction d’un flux d’énergie et d’information
qui le traverse et qui permet la conservation de la structure et de l’organisation.
En français, la signification de développement durable n’est
pas claire : s’agit-il d’un développement qui doit durer longtemps
ou qu’on est capable de faire durer ? Développement adaptatif régulé,
même si le terme est un peu technique, présente trois avantages.
Le premier, c’est qu’on tient compte du développement comme de celui
d’un organisme vivant, qui se développe harmonieusement dans plusieurs
dimensions à la fois. Adaptatif, cela signifie que ce développement
va s’adapter à son environnement pour ne pas être en contradiction
avec l’écosystème dans lequel se trouve le système
qui se développe. Enfin, régulé, c’est le rôle
des écocitoyens, chacun étant responsable de ce développement
harmonieux.
2 E&DDM : Le marché et les actions
volontaires qui sont souvent prônés sont-ils suffisants pour
assurer un tel développement ?
JdR : Je pense que ce n’est pas suffisant
dans la mesure où les lois du marché en elles-mêmes
ne vont pas permettre de réguler ces grands développements
que nous connaissons, économiques, techniques, industriels, scientifiques.
Nous avons besoin du rôle de chacun des acteurs à son niveau,
grande entreprise, PME ou organisme public. C’est pourquoi, à la
Cité des sciences, nous attachons une grande importance à
l’information des écocitoyens par rapport aux égocitoyens.
Ceux-ci sont égoïstes, individualistes, utilisent leur voiture
pour aller faire leurs courses à quelques centaines de mètres.
Ceux-là ont une vision solidaire de l’évolution, de leur
capacité à gérer et à contrôler leur
environnement. L’égocitoyen, c’est chacun pour soi, l’écocitoyen,
c’est chacun pour tous. Il reste donc à réaliser un changement
de mentalité, auquel la Cité des sciences contribue, notamment
par ses exposition sur le grand thème actuel « gérer
la planète ». J’ajouterai qu’il ne suffit pas d’un seul moyen,
comme la réglementation ou la fiscalité, mais qu’il faut
une combinaison de moyens, d’incitations fiscales, d’information, de régulation
par un retour d’information sur ses actions, pour en apprécier tout
de suite les résultats. Ceci est difficile à mettre en œuvre
car on est plus enclin à créer une loi et à tenter
de la faire appliquer qu’à créer une combinaison de moyens
moins spectaculaire mais dont les résultats sont plus efficaces.
3 E&DDM : Pensez-vous qu’il y a un
espoir pour que les pays où les besoins de transports se développent
très rapidement, comme la Chine ou l’Inde, ne suivent pas les mêmes
voies que celles que nous avons suivies en terme de solutions de transport
énergivores et polluantes ? N’y a-t-il pas là une possibilité
pour développer des produits très peu polluants et très
efficaces puisqu’il y a des marchés ?
JdR : Je crois qu’il n’y a pas beaucoup
d’espoir de conduire l’Inde ou la Chine à consommer moins pour réduire
leurs émissions de CO2. Ce sont des pays qui vont se développer
avec de forts taux de croissance et dont les populations constituent une
telle masse critique par rapport à l’ensemble de l’humanité
qu’il sera difficile dans les décennies à venir, pour des
raisons culturelles, politiques, géostratégiques, de ralentir
ce développement.
En revanche, il y a effectivement des marchés importants, à
condition qu’ils soient solvables, pour proposer des solutions alternatives
qui réduiraient les émissions de CO2 et qui permettraient
de réguler ces croissances et ces développements.
4 E&DDM : On trouve maintenant des
constructeurs de batteries ou de piles à combustible qui vont s’installer
en Chine en espérant bénéficier, d’une part de coûts
de fabrication moindres, d’autre part du marché local à partir
duquel il serait possible d’exporter des produits bon marché vers
les États-Unis ou l’Europe.
JdR : On a vu que certains pays comme l’Islande
ou certains États comme Hawaï se sont proposés comme
pays ou État pilote pour la production et l’utilisation d’hydrogène
à des fins de transport ou à des fins domestiques ou industrielles.
Si on imagine que la Chine décide, grâce à une politique
volontariste, de faire de l’hydrogène une de ses priorités
stratégiques, le monde basculerait dans une nouvelle forme d’économie
et, effectivement, les fabricants de piles à combustible et les
utilisateurs pourraient trouver en Chine un marché en expansion
continue. Mais ce n’est pas encore le cas et il n’y a aucun signe avant-coureur
que cela puisse se produire. D’autant qu’il faut produire l’hydrogène,
soit en utilisant de l’énergie solaire avec de grandes surfaces
et des panneaux solaires à haut rendement, soit à partir
de l’énergie nucléaire. Il reste une troisième voie
encore embryonnaire qui est celle de la biomasse qui permet, par des techniques
sous pression avec des catalyseurs, de libérer de l’hydrogène
contenu dans les composés carbonés d’origine végétale.
5 E&DDM : En Europe, on a surtout développé
le diesel, aux États-Unis, on compte sur un changement technologique
vers l’hydrogène, radical mais encore lointain comme vous venez
de l’expliquer, et c’est actuellement du Japon que vient une solution à
laquelle on ne croyait pas beaucoup et que vous expérimentez vous-même,
qui est le véhicule hybride. On pourrait aussi parler des biocarburants.
Comment voyez-vous une transition possible vers des formes de transport
plus propres ?
JdR : Si on parle de diesel, il faut parler
du diester, pour lequel Peugeot par exemple lance des véhicules
de compétition, avec des moteurs très performants qui, s’ils
sont bien réglés, sont peu polluants avec moins d’émission
de dioxyde de carbone. Encore faut-il une volonté politique et des
mesures fiscales pour permettre aux voitures et pas seulement aux autobus
de rouler au diester.
En ce qui concerne les voitures hybrides, il y a là une voie
d’avenir qui reste à mon avis une transition entre les automobiles
actuelles à essence ou diesel et les voitures à pile à
combustible dans quelques dizaines d’années. Les ingénieurs
de R&D de Toyota, qui propose actuellement la voiture hybride la plus
évoluée sur le marché, la Prius 2, m’ont expliqué
que la voiture à pile à combustible hydrogène est
prévue mais que, pour des raisons de distribution et de sécurité,
ils ne voient pas ces automobiles commercialisées avant probablement
quinze à vingt ans. Au début de cette période de transition,
la voiture hybride aura un marché de niches particulières
pour un public de précurseurs. Ce sont néanmoins des voitures
qui comportent des caractéristiques extrêmement porteuses
qui annoncent les voitures de demain.
6 E&DDM : Les voitures hybrides ne
pourraient-elles pas devenir celles de tout le monde ?
JdR : Absolument, mais cela ne se réduit
pas aux seules voitures et les véhicules hybrides peuvent aussi
être des bus, des camions, des utilitaires ainsi que des équipements
non routiers, comme par exemple des tondeuses autoportées à
la place des modèles à moteur 2 temps très polluants.
Ces solutions se heurtent cependant aux difficultés de développement
de nouveaux marchés, pour lesquels on ne trouve pas de clients disposés
à payer le prix des équipements.
Si on prend par exemple le cas du scooter électrique Peugeot
que j’ai acheté il y a cinq ans, voici un véhicule capable
de me transporter à 50 km/h sur une distance de 80 km, qui se recharge
en une heure et demi et qui a suffisamment de puissance pour alimenter
une tondeuse. Or, il n’existe pas de tondeuse autoportée électrique,
parce que les fabricants estiment que le marché n’existe pas compte
tenu du prix de tels produits.
7 E&DDM : Justement, quels sont les
avantages et les inconvénients du scooter électrique ?
JdR : C’est plus qu’un moyen de transport.
Il a un démarrage et une accélération plus rapides
qu’un scooter thermique, il est silencieux, non polluant, sans odeur. En
le conduisant, j’ai l’impression de pratiquer un sport de glisse un peu
comme le ski, le snowboard ou le surf. C’est un engin fluide dans son déplacement
avec un aspect ludique tout en conservant les caractéristiques d’un
scooter normal, avec ses indicateurs de vitesse et d’énergie disponible.
Il faut moins de deux heures pour le recharger en le branchant sur une
prise électrique domestique avec le fil qui se range sous le siège.
L’inconvénient, c’est que même avec le bruiteur ajouté
par le constructeur Peugeot pour prévenir les piétons, il
faut être très prudent en ville ou dans les zones piétonnes
autorisées aux véhicules électriques car les gens
ne l’entendent pas arriver.
Mais, malgré un prix quasiment identique à celui d’un
scooter thermique si on tient compte des subventions, force est de reconnaître
que le marché du scooter électrique ne s’est pas développé.
Pourtant les jeunes qui le voient, utilisateurs de deux-roues bruyants,
veulent l’essayer et semblent passionnés.
Reste le fait que tous les petits véhicules électriques
de proximité subissent la contrainte de la recharge et que les batteries
utilisées jusqu’à présent sont difficilement recyclables.
L’avantage du véhicule hybride est l’autonomie que lui confère
son moteur thermique qui consomme peu de carburant.
8 E&DDM : Que pensez-vous d’un véhicule
hybride doté d’un stockage plus important, qui se rechargerait aussi
sur le réseau électrique?
JdR : Pourquoi pas en effet si on dispose
d’une infrastructure simple d’accès pour la recharge, dans les parkings
ou par des bornes de recharge. On aurait ainsi une plus grande autonomie
en mode tout électrique. Pour la Prius par exemple, l’autonomie
annoncée en mode électrique est de 2 km.
En réalité, c’est un peu plus compliqué, puisqu’il
s’agit de deux kilomètres répétitifs, de nouveau disponibles
dès que le moteur a rechargé les batteries, ce qui est très
rapide. Et il est vrai que le sentiment d’autonomie est un des avantages
qui plait aux utilisateurs de véhicules tels que la Prius.
D’un autre côté, il est vrai aussi qu’on peut parfaitement
imaginer une voiture hybride avec un moteur non polluant utilisant un biocarburant
et qui pourrait aussi se recharger sur le réseau électrique
alimenté par des sources d’énergie non polluantes.
9 E&DDM : Finalement, les techniques
sont disponibles, encore faut-il un changement de comportement ?
JdR : L’automobile des années 40
à 80, axée sur la vitesse et le confort, où on emmenait
un peu de chez soi, compte tenu du prix des voitures et des modèles,
conduisait à des comparaisons et à des volontés de
puissance de l’automobiliste. Cette ère est en train de s’estomper
avec le contrôle de vitesse, du taux d’alcoolémie ; la «
bagnole » associée à une agressivité collective
sur les routes et aux accidents est en train de progressivement changer,
plus vite qu’on le pensait. Le respect de la limitation de vitesse conduit
les automobilistes à devenir plus solidaires les uns des autres,
les ronds-points où la priorité est à gauche et sur
lesquels on s’engage moins vite sont plus favorables que les feux de signalisation
quant à l’intelligence collective des automobilistes. Les voitures
hybrides comme la Prius sont tellement peu polluantes, tellement silencieuses
et assistées, que l’automobiliste se sent responsabilisé
par rapport à son environnement et que son comportement change.
Dans les prochains dix ou quinze ans, au fur et à mesure que ce
type de voiture se généralisera, on assistera à un
changement de comportement des automobilistes, qui est déjà
enclenché. Ce serait paradoxal de montrer que l’automobile est un
catalyseur de changement sociétal mais pourquoi pas.
10 E&DDM : Pour terminer, pouvez-vous
nous faire part de vos impressions de conducteur de Prius ?
JdR : La Prius est la voiture la plus sophistiquée
que j’ai jamais conduite. Non seulement à l’arrêt on n’entend
aucun bruit, mais dès qu’on appuie sur l’accélérateur,
tout se réenclenche, elle démarre en électrique, si
on a besoin d’accélérer un peu plus, le moteur thermique
prend le dessus sur le moteur électrique. Un écran indique
en permanence d’où vient l’énergie dans la voiture. Quand
on lève le pied de l’accélérateur, les batteries se
rechargent automatiquement. On peut aussi forcer le mode électrique
pour ne pas polluer dans des garages ou dans les embouteillages. En faisant
circuler l’air au travers des filtres très efficaces qui équipent
la Prius, avec la radio et la voiture en mode électrique on se trouve
comme à l’intérieur d’une petite bulle écologique
tout à fait agréable.
Interview
de Joël de Rosnay pour l’exposition «Pétroles »
à la Cité des Sciences et de l’Industrie
par Jean-Rémi Deléage
Printemps 2004
En quoi les énergies renouvelables sont-elles
une solution à nos problèmes écologiques ?
Les énergies renouvelables ne sont pas des alternatives filière
par filière aux énergies fossiles. C'est un complément
global qui doit se concevoir dans une matrice multimodale : cela
veut dire que dans certains cas le solaire thermique sera plus rentable
que le voltaïque, dans d'autres cas ce sera l'énergie éolienne
ou la biomasse. L'Europe s'est fixé 20 % d'énergies renouvelables
d'ici 2010. Ce n'est pas impossible. En éolien, l'Allemagne et l'Espagne
sont les leaders mondiaux. Certains pays, comme l'Allemagne, proposent
que l'on paye son énergie à des prix différents selon
la source. En payant plus cher si l'on aime l'énergie verte, on
favorise ainsi une filière plutôt qu'une autre. C'est une
sorte de vote par l'achat d'énergie. Les énergies renouvelables
peuvent être aussi encouragées, dans le cadre d'un plan
politique volontariste, avec une moindre taxation. Mais pour cela il faut
changer de paradigme. Ce que j'appelle l'éco-énergétique
a pour but de définir les moyens permettant d'éviter l'interférence
des activités industrielles et économiques des hommes avec
les cycles naturels. Il s'agit de créer les bases d'une coopération
réelle et efficace entre l'homme et la nature, abandonnant pour
toujours l'ancienne idée de domination. La science économique
s'est mise "entre parenthèses" de la nature en négligeant
de considérer les entrées (ressources naturelles non renouvelables)
et les sorties (rejets) de la machinerie économique considérées
comme extérieures à son champ d'action. Les ressources étant
jugées abondantes et illimitées et les rejets sans valeur
marchande, les flux entrants et sortants n'ont pas été pris
en compte. Une autre logique, pourtant, a précédé
celle des hommes et de leur économie : la coévolution des
écosystèmes, avec leurs milliards d'espèces animales
et végétales reliées par les grands cycles biogéochimiques.
Tout un jeu de régulations subtiles et millénaires faisant
intervenir l'ensemble des acteurs de la biosphère au sein de fragiles
réseaux. Cette bio-économie de la nature a permis le maintien
des écosystèmes terrestres et leur évolution. Dans
l'optique de régulations à long terme je propose de remplacer
le terme de "développement durable" par celui de "développement
adaptatif régulé". Il a, me semble-t-il, le mérite
d'introduire les notions d'adaptation et d'autorégulation dans le
développement des sociétés humaines en relation avec
l'ensemble de la biosphère.
Quelles sont les innovations les plus prometteuses
?
Il y a de nombreuses expériences, comme la "cheminée solaire"
de l’ingénieur Jorg Schlaich de l’Université de Stuttgart,
qui sera opérationnelle en 2005 près de la ville de Mildura
dans le désert australien. Cette cheminée de 1000 m de haut,
entourée d’une serre circulaire d’une surface équivalente
à la moitié de celle de Paris, sera le plus grand édifice
jamais réalisé par l’homme. En régime de croisière,
elle produira 200 mégawatts d’électricité, de quoi
alimenter 200.000 foyers ou la totalité des besoins de la ville
de Hobart. Mais ce type de solution, intéressante du point de vue
du rendement énergétique, ne peut être que local et
de portée limitée. Le plus significatif, je pense, ce sont
les recherches sur la pile à combustible (PAC), qui n'est plus une
innovation de science-fiction, car elle est utilisée en astronautique
et en aéronautique. Pour que son développement se généralise,
il faut que l'on soit capable de produire des versions "micro", pour les
téléphones et les micro-ordinateurs, des versions "méso",
des PAC domestiques en 20 et 50 kwatts pour les maisons et pour les voitures,
et des versions "macro", pour alimenter des quartiers entiers. Mais un
des problèmes reste celui de la production. Actuellement on produit
surtout de l'hydrogène avec du gaz naturel. Cependant, il y a une
voie intéressante, celle de la biomasse, avec les déchets
agroalimentaires d'une part et des algues photosynthétiques d'autre
part, qui peuvent fabriquer de l'hydrogène. Je pense que c'est une
solution d'avenir, comme le pétrole a remplacé la houille
au début du XXe siècle. La transition devrait se faire entre
2020 et 2050. J'y crois bien plus que ces projets futuristes, tel celui
du professeur David Criswell de l'université de Houston, consistant
à déployer sur la Lune de très larges panneaux de
cellules photovoltaïques pour capter l'énergie solaire, énergie
qui serait ensuite transmise par micro-ondes en direction de la Terre.
Un tel flux de micro-ondes pourrait causer des problèmes environnementaux
dont on ne sait mesurer les conséquences. De plus, il y a suffisamment
de place dans les déserts ou sur mer, avec des îles flottantes,
pour installer des "champs solaires", sauf que dans le désert on
se retrouve avec les mêmes problèmes de conflits politiques
que nous avons avec le pétrole.
Quel est l'avenir des voitures à moteur
hybride ?
D'abord, on peut faire le constat que la voiture électrique,
avec des piles que l'on recharge, est morte, sauf peut-être pour
des parcs publics, tels les bus ou les flottes de véhicules utilitaires
de La poste ou d'EDF. Les voitures hybrides, qui comportent deux moteurs,
à essence et électrique, présentent l'avantage d'emporter
avec elle leur centrale énergétique de recharge. Les modèles
les plus avancés consomment aujourd'hui 3 à 4 litres/100
km. Elles ont un vrai avenir dans la mesure ou les gens seront confiants
dans leur fiabilité. En 20 ans, avec le développement des
voitures avec pile à combustible, cela pourrait changer radicalement
notre vie en ville. C'est d'ailleurs l'objectif de "Californie pollution
zéro", n'avoir quasiment plus de rejets (sans parler de la diminution
de la pollution sonore). D'autant que ces véhicules offrent de nombreux
avantages : faire 1 000 km avec un plein, disposer d'équipement
intérieur fonctionnant jusqu’'à 500 Volts, polluer 50 % de
moins que la voiture classique la moins polluante… Je pense que la philosophie,
le comportement des automobilistes changera avec ce type de véhicule,
privilégiant le confort, la communication et la sécurité
active à la vitesse.
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