L’histoire des sciences paraît trop souvent être une histoire d’hommes. Oubliées, éclipsées, non récompensées pour leurs découvertes, les femmes ont pourtant toujours contribué à l’édification des savoirs scientifiques comme Rosalind Franklin, dont les clichés radiographiques ont permis de mettre en avant la structure en double hélice de l’ADN ou Jocelyn Bell, découvreuse du premier pulsar.
En France, s’il y a 47% de filles en terminale scientifique, seulement 27% des chercheurs sont des femmes. Dans leur emploi, les femmes scientifiques sont encore confrontées au sexisme ordinaire, au plafond de verre, aux inégalités de carrières et de salaires et doivent faire face aux soupçons autour de leurs compétences voire au harcèlement. Comment lutter contre les clichés et faire cesser le sexisme dans les sciences ? 

 

Ciné-débat organisé en partenariat avec le centre Hubertine Auclert.

 

Avec :

Marie-Agnès Bernardis, chargée de mission égalité pour Universcience ;
Isabelle Collet, maîtresse d’enseignement et de recherche en sciences de l’éducation, Groupe relations interculturelles et formation des enseignants – genre et éducation, Université de Genève, présidente de l’Association de recherche pour le genre en éducation formation ;
Mathilde Larrère, historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, université Paris-Est Marne-la-Vallée.

Modération : Amandine Berton-Schmitt, Centre Hubertine Auclert

 

Le débat sera suivi de la projection du film :

"Les Figures de l’ombre"
réal. Theodore Melfi, 2016, États-Unis, 2h07, vostf, avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe.

L’histoire méconnue de trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans un pays en proie à de profondes inégalités.