Les migrations sont un mécanisme banal de l’histoire de la planète et de ses habitants. Les animaux et les végétaux se déplacent pour répondre aux changements, souvent progressifs, de leur milieu. Les conditions mettant les humains sur les routes sont souvent plus brutales, qu’elles soient écologiques, économiques, ou politiques. Mais pour les humains comme pour les non-humains, les migrations sont une condition de l’existence dans un monde qui toujours se recompose. Géographes, biologistes, généticiens étudient ces mouvements qui refaçonnent les cartes du vivant.

Femmes et hommes en mouvement

Mardi 5 février 2019 à 19h

Les migrations internationales ne représentent que 3% de la population mondiale, et pourtant, elles attisent toutes les polémiques. Qui sont les migrantes et les migrants ? Pour quelles raisons choisit-on de quitter son pays et de s’établir ailleurs ? Quelles sont les conséquences des migrations sur les pays de départ et de destination ? Les migrations sont un phénomène global, dont les enjeux, multiples, sont souvent caricaturés. Ce panorama des flux nous permettra de poser un regard éclairé sur la crise migratoire contemporaine.

Camille Schmoll, géographe, chercheuse à l’université de Paris Diderot, membre de l’Institut universitaire de France et de l’Institut Convergences Migrations.

 

 

Dans le sillage des baleines

Mardi 12 février 2019 à 19h

Avec : Olivier Adam, bioacousticien spécialiste des cétacés, professeur à l’université Pierre et Marie Curie et chercheur au sein de l’équipe bioacoustique de l’université de Paris Sud-Orsay.

 

 

Les forêts aussi migrent

Mardi 19 février 2019 à 19h

Les arbres couvrent l’ensemble de notre planète, depuis les tropiques jusqu’aux régions boréales. Ce succès évolutif interroge sur les stratégies biologiques, écologiques et génétiques qui ont contribué à l’expansion de ces espèces et à leur adaptation à des environnements extrêmement contrastés. En prenant pour exemple les chênes, présents dans tout l’hémisphère nord, j’évoquerai le rôle déterminant des échanges génétiques, par graines et par pollen, dans la colonisation et l’adaptation au cours de changements environnementaux à différentes échelles de temps et d’espace. Ces échanges par voie intraspécifique et interspécifique ont notamment contribué à maintenir et enrichir une diversité génétique qui a facilité l’adaptation à des milieux nouveaux.

Antoine Kremer, généticien, directeur de recherche à l’unité mixte de recherches Biogeco à l’Institut national de la recherche agronomique de Bordeaux.

 

 

 

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