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Espace Science Actualités

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De décembre 2016 à avril 2017

L’espace d’exposition Science Actualités fait peau neuve avec quatre enquêtes inédites, un mur de news entièrement renouvelé, huit nouveaux reportages et interviews et des œuvres d’art sur le thème de la pomme de terre...

Les enquêtes

Pomme de terre, la reine des Andes

Originaire de l’Altiplano en Amérique du Sud, la pomme de terre est l’une des clés de la sécurité alimentaire mondiale. Nutritive et relativement facile à cultiver, elle est déjà le troisième aliment le plus consommé au monde après le riz et le blé. Pour répondre à la croissance démographique des pays en développement et réduire la dépendance aux céréales, sa consommation est appelée à augmenter dans le futur. Or, les impacts du changement climatique commencent à se faire sentir sur le précieux tubercule. Afin de garantir la diversité des espèces et se prémunir contre les risques sur les récoltes (maladies, insectes ravageurs, gel, sécheresse...), des scientifiques conservent et analysent des milliers d’échantillons de pomme de terre. Reportage au Pérou dans la réserve naturelle du Parc de la patate et à Lima où se trouve le Centre international de la pomme de terre (CIP) qui collecte des variétés du monde entier.

Darknet, la face cachée du web

La récente vague d’attentats en France et dans le monde a exposé le darknet à une lumière crue. Cette partie du web, non visible et assurant l’anonymat (et l’impunité) de ses utilisateurs, est en effet massivement utilisée par les terroristes pour faire de la propagande, recruter et communiquer. Cet Internet secret – pas totalement invulnérable malgré tout – est également une plateforme de vente de nombreuses marchandises illégales. Un espace composite formé en réalité de nombreux sous-réseaux distincts, et dont certains réclament la fermeture. Mais le darknet a aussi ses vertus. C’est un refuge salutaire pour les journalistes d’investigation, les opposants politiques, les lanceurs d’alerte, les communautés faisant l’objet de représailles… Bref, toutes les catégories de population ayant besoin de communiquer à l’abri de la surveillance, de la censure ou de la répression. Que son usage se fasse à bon ou à mauvais escient, son rôle revêt une importance telle qu’il devient un objet d’étude pour les scientifiques.

ISS, quel bilan scientifique ?

Située en orbite basse, à 400 kilomètres de la Terre, la Station spatiale internationale (ISS) accueille en permanence des astronautes depuis l’an 2000. Quatrième Français à y séjourner, Thomas Pesquet est chargé de mener à bien des expériences à caractère médical et scientifique. Car, au-delà des objectifs technologiques et de conquête spatiale, l’ISS permet, en l’absence (presque totale) de gravité, de réaliser des expériences impossibles sur Terre. Quel bilan dresser de ces recherches et de leurs retombées terrestres ? Pour certains, un bilan globalement positif dans différentes disciplines – physiologie humaine, science des matériaux et des fluides –, mais en demi-teinte pour d’autres au regard du coût colossal de l’ISS.

Résistance aux antibiotiques, un fléau négligé

La médecine du XXe siècle a lutté avec succès contre les maladies bactériennes grâce aux antibiotiques. Mais aujourd’hui, de plus en plus de bactéries résistent aux médicaments qui jusque-là les éliminaient. Dans notre pays, selon Santé publique France, 12 500 décès par an sont liés à une bactérie multirésistante aux traitements. La cause principale est l’usage abusif et inapproprié des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire. Si l’on ne découvre pas rapidement de nouveaux antibiotiques, affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les bactéries résistantes pourraient tuer dix millions de personnes par an dans le monde en 2050. En septembre 2016, l’Assemblée générale des Nations unies a appelé les États à se mobiliser contre l’antibiorésistance et à investir dans la recherche. Quelles sont les stratégies de lutte contre ces superbactéries ? Quels antibiotiques se préparent dans les laboratoires pour demain ?

Points de vue d’artistes

Patatutopia, d’Agnès Varda

Un hommage aux patates abandonnées, ratatinées et germant à nouveau...

La cinéaste Agnès Varda a créé l’installation artistique Patatutopia en 2003 pour l’exposition collective « Utopia Station » à la Biennale de Venise. 

« Le projet de est né après le tournage de mon documentaire Les Glaneurs et la Glaneuse. J’avais filmé beaucoup de patates et j’avais eu la chance de rencontrer des patates en forme de cœur. Je les ai conservées dans la cave et à l’air, je les ai gardées et regardées. Leur transformation m’a fascinée, d’abord un vieillissement spectaculaire puis de nouveaux germes et des repousses. Je les ai filmées avec délice. Elles sont splendides et elles respirent. J’aimerais que ceux qui entrent soient envahis d’émotions et de sourires devant le légume le plus banal et le plus modeste, la pomme de terre, et partagent mon utopie de croire que la beauté du monde résumée dans la beauté de vieilles patates nous aide à vivre et nous réconcilie avec le chaos. »

Trois écrans, trois films avec des images de patates aux formes biscornues, normales et lisses, ou ratatinées et toutes plissées. Avec la germination qui se poursuit, on voit comment de nouvelles pousses ou radicelles opaques se mettent à proliférer. Oui, il existe une vie des patates oubliées dans les recoins ou dans les caves ! La vue des images de pommes de terre et l’écoute de la bande sonore où se mixent divers sons et musiques sont accompagnées de senteurs subtiles de 500 kilos de patates étalées sur le sol au pied des écrans.

Une sculpture, Dame Patate à la tête d’Agnès, récite les variétés de pommes de terre recensées à ce jour.

Onze portraits photographiques de Patates Cœurs complètent l’installation gourmande et poétique d’Agnès Varda.

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