(image avec légende)
©Universcience. Photo : Nicolas Breton

Une collection d'une grande diversité 

Le souhait d’offrir un lieu où se côtoient art, sciences et techniques soutient le projet culturel initial de la Cité des Sciences et de l’Industrie.

Dès 1984 (soit deux années avant l’ouverture), un fonds permanent est constitué par commandes et achats d’œuvres à des artistes. Cela se traduit dans l’espace architectural en premier lieu, avec des œuvres monumentales, à l’échelle du bâtiment : c’est ce que l’on pourrait appeler les œuvres de l’installation de la Cité des sciences et de l’industrie, où le premier coup d’œil doit saisir une présence artistique dans un lieu dévolu aux sciences et aux techniques. L'installation de Souvenir de Monory sur le mur du Planétarium et celle d' Espace nord-ouest de Felice Varini datent de cette époque. 

La collection s’étoffera ensuite d’autres acquisitions dans le cadre d’expositions ou d’aménagements d’espaces, dans et autour de la Cité, telles les œuvres de Louis Dandrel, (Clepsydre sonore), Yann Kersalé (300 000 km/s), Manolis Maridakis (Sigma antigravitationnel), Jean-Pierre Saint-Roch (Unda) et bien d’autres. 

Parallèlement s'élabore, dès l'ouverture en 1986, une programmation faisant la part belle à l'art sous toutes ses formes, avec des expositions exclusivement artistiques (Des Mécaniciens de l'imaginaire en 1987 - qui rassembla des artistes comme Rebecca Horn Gereon Lepper, Denis Pondruel et Jean Tinguely – jusqu'au récent Art robotique en 2014) et d'autres expositions où œuvres d'art et éléments muséographiques dialoguent et se complètent au service du propos scientifique, comme dans l'espace Science Actualités qui associe désormais des artistes contemporains à chacune de ses expositions. 

Commandes des premières années ou témoins des expositions passées, intégrées aux espaces et aux expositions permanentes ou installées à l'extérieur, ce sont aujourd'hui une trentaine d'œuvres englobant des démarches artistiques individuelles d'une grande diversité qui sont offertes aux yeux des visiteurs de la Cité. Qu'elles participent à la mise en scène de l'établissement en tant que centre des sciences contemporain ou qu'elles jouent un rôle de médiation dans ses expositions, toutes s'inscrivent dans une démarche forte de convergence entre art contemporain, sciences et techniques. 

Nous vous invitons à les découvrir ici  

Pierre Andrès 
Machine en bois, 1990
Cité des enfants 2-7 ans 

L'œuvre 
A mi-chemin entre l'art et l'artisanat, cette belle machine en bois a été réalisée spécialement pour la Cité des enfants. Elle  invite les jeunes visiteurs à actionner volant, pédales et leviers pour hisser une boule tout en haut d'un circuit composé de plans inclinés et la faire dégringoler jusqu'à son point de départ. Pour agir sur le parcours de la boule, l'enfant doit prévoir son déplacement et développe ainsi, en jouant, sa capacité d'anticipation. Il existe trois répliques de cette machine, à Vulcania (Puy-de-Dôme), au Mirdif City Centrer de Dubaï et au Macao Science Center.   

L'artiste 
Ancien instituteur passé par les Beaux-Arts, le peintre et sculpteur Pierre Andrès est né en 1922 et mort en 2011. Il  imagine ses premiers objets dans les années 70 : il s'agit de jouets pédagogiques destinés à affiner le sens du temps et de l'espace chez les enfants. Ces premières réalisations en entraînent d’autres de plus en plus complexes et de plus en plus grandes qu'on appelle aujourd'hui les Machines singulières. Toutes utilisent de nombreux mécanismes (balançoires, plans inclinés, tourniquets, engrenages, pédales, leviers, crémaillères, pivots, poulies...) que les visiteurs sont invités à actionner. Elles ont été présentées dans de nombreuses expositions à travers le monde et une vingtaine d'entre elles figurent parmi les collections permanentes du musée du Technorama à Winterthour (Suisse).  
Andrès (Pierre) - Machine en bois (ouverture du diaporama)
Abdelkader Benchamma 
Matière noire, 2016 
Couloir d'accès au centre commercial Vill'up, niveau 0 

L'œuvre 
Laissant libre cours à son imaginaire nourri de lectures scientifiques, Abdelkader Benchamma  invite les visiteurs à traverser un tunnel qui les entraîne au cœur d’une représentation artistique de l’idée de “matière noire”. Face à ce concept impossible à figurer, l’artiste a choisi d’envahir l’espace en faisant dériver des motifs graphiques et poétiques, à la façon d’une cartographie chimérique. Il développe ici un vocabulaire récurrent dans son travail actuel, fait de lignes figurant des mouvements ou des courants qui animent  la surface de l’œuvre, parcourue physiquement par les spectateurs.

L'artiste
Abdelkader Benchamma est né en 1975 à Mazamet (France). Il vit et travaille à Montpellier et à Paris. Diplômé de l’Ensba en 2003, il est représenté par la Galerie du Jour agnès b. (Paris), la galerie chantiers Boîte Noire (Montpellier), ADN Galeria (Barcelone), la galerie Isabelle van den Eynde (Dubaï) et la galerie Federico Luger (Milan). Abdelkader Benchamma a été révélé par l’exposition Draw ! à la Galerie du Jour agnès b. en 2002. Repéré comme un talent émergent de la scène du dessin contemporain,  il enchaîne depuis les expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger. En 2011, il présente sa seconde exposition personnelle Dark Matter à la Galerie du Jour agnès b. et participe à l’exposition The Future of a promise lors de la 54e Biennale de Venise. En 2014, après la publication de C'est ici qu'on met les titres (2005) et  Dark Matter (2011), la Galerie du Jour agnès b. l’aide à donner vie à son troisième ouvrage Random, un ovni éditorial de plus de 200 pages coédité par L’Association et le Frac Auvergne. En 2015, Abdelkader Benchamma reçoit le 5e prix Drawing Now (Salon du dessin contemporain). La même année, avec un projet d’évolution de Representation of Dark Matter, exposé à New York, il fait partie des six artistes nominés avec leur galerie pour le "Prix Meurice pour l’art contemporain 2015/2016". Toujours en 2015, il est invité par le Drawing Center de New York pour inaugurer leur nouveau projet de dessins muraux : The Wall Drawing Commission.
Benchamma (Abdelkader) - Matière noire (ouverture du diaporama)
Marc Boulay 
La reine et l’ouvrière
Cité des enfants 5-12 ans 

L'œuvre 
Cette sculpture réalisée pour "Le jardin" de la Cité des enfants 5-12 ans représente une fourmi ouvrière (la plus petite) en train de nourrir une reine (la plus grosse). L'ouvrière transfère la nourriture, qu'elle a stockée et prédigérée dans son jabot, de sa bouche à celle de la reine. Cette transmission s'appelle la trophallaxie et permet de faire circuler entre individus, outre la nourriture, des informations chimiques vitales pour la colonie.

L'artiste 
Marc Boulay est auteur, paléoartiste, sculpteur numérique, creature designer et directeur artistique. Il a participé à de nombreux ouvrages et expositions sur l’évolution de la biodiversité passée, présente et à venir et a co-signé deux livres aux éditions Belin. Ses modélisations sont également présentes dans des documentaires fiction et films grand format (relief, Imax). En parallèle, il développe depuis 2015 une série de sculptures et photographies intitulée Another World dans laquelle il propose des visuels, images et vidéos photo-réalistes de « créatures » et d’écosystèmes à mi-chemin entre l’organique et le minéral, entre art et sciences, entre architecture et géométrie fractale… Il participe également à de nombreuses missions paléontologiques internationales au cours desquelles il affine son art et ses connaissances en paléontologie.
Boulay (Marc) - La reine et l'ouvrière (ouverture du diaporama)
Lilian Bourgeat 
Eucalyptus parvifolia, 1996
Bibliothèque, niveau -1

L’œuvre
Réalisée et acquise en 1996 dans le cadre d'un appel à idées pour "La Serre", exposition permanente traitant des biotechnologies végétales, Eucalyptus parvifolia est une évocation de la classification des végétaux : les feuilles de cet eucalyptus aux branches totalement dépouillées sont collées sur les parois de la vitrine, classées en une parfaite taxinomie par ordre décroissant de taille. 
L'artiste 
Né en 1970 et diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Dijon, Lilian Bourgeat enseigne à l’Ecole Media Art de Chalon-sur-Saône. Ses travaux actuels jouent sur les échelles de taille en détournant les objets ordinaires du quotidien pour en faire des sculptures surdimensionnées propres à brouiller les repères de ceux qui les regardent : sa table et ses chaises de jardin à l'échelle deux et demi (le Dîner de Gulliver, 2012), son mètre ruban où le millimètre mesure un centimètre (Mètre, 2006), ses punaises multicolores de 30 cm de diamètre (Push pins, 2006), ses bottes en caoutchouc de 3 mètre de haut (Invendus-bottes, 2009) … renvoient le spectateur à l'échelle de sa condition humaine. 
Bourgeat (Lilian) - Eucalyptus parvifolia (ouverture du diaporama)
Jean Cocteau
Hommage aux savants et La conquête de l'inconnu, 1958
Explora, niveau 1 (au-dessus de l'exposition Objectifs Terre) 

Les œuvres 
Les deux fresques ont été commandées à Jean Cocteau en 1958 pour l’exposition internationale "Terre et Cosmos", organisée au pied de la Tour Eiffel à l'occasion de l'Année Géophysique Internationale. Elles sont entrées au patrimoine de l'Etablissement Public du Parc de la Villette en 1983. Chacune toile mesure 6 m sur 7 et utilise la technique de la peinture à la détrempe. Après restauration, La conquête de l’inconnu  a été montrée au public de la Cité des sciences et de l'industrie en 1987 (accrochage lié à cette époque à l’exposition temporaire “Ticket pour l’espace”) et L’hommage aux savants en 2005 (cette toile, non montrée ici, représente les silhouettes colorées de Newton, Einstein et Copernic se découpant sur un fond noir).  
Cocteau parlait ainsi de ses toiles : “Je montre sans l'ombre d'esprit critique la chute d'Icare, les scaphandriers du ciel (que la science imitera un jour comme elle a imité les phantasmes de Jules Verne). Je montre la curiosité, la recherche, l'œil intérieur du jeune Allemand Heim, le renversement dans le miroir des mains levées par les deux Chinois du Prix Nobel. Je montre Sir Isaac Newton, Einstein et Copernic, son brin de muguet entre les doigts. Peut-être, avant peu, la pesanteur sera-t-elle vaincue, et notre époque de machines deviendra-t-elle une sorte de 1900 dont on regrettera les teufs-teufs célestes et les chanteurs de charme.” 

L'artiste 
Artiste multiple, Jean Cocteau (1889 - 1963) est une des figures majeures du milieu intellectuel parisien de la première moitié du XXe siècle. Auteur de poèmes, de romans (Thomas l’imposteur, Les Enfants terribles) et de pièces de théâtre (L’Aigle à deux têtes), il a aussi écrit et réalisé des films pour le cinéma (La Belle et la Bête, L’Éternel Retour). Son activité de dessinateur et de peintre est également très vaste (décoration des chapelles de Villefranche-sur-Mer et Milly-la-Forêt).
Cocteau (Jean) - La conquête de l'inconnu  (ouverture du diaporama)
Philippe Comar 
Les Ménines, 1978
Explora, niveau 1, Exposition Sténopé  

L'œuvre 
Philippe Comar met en volume le célèbre tableau de Vélasquez sous la forme d'un micro-théâtre, pour donner à voir le mécanisme de la représentation. Sa maquette représente une perspective accélérée restituant la vision exacte de l'espace en un seul et unique point de vue, où le visiteur occupe tout à la fois la place du peintre composant sa toile en 1656, celle du modèle présumé puisque le tableau représente un peintre qui fait notre portrait, et enfin celle du spectateur qui regarde la toile. Prêt du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou.

L'artiste 
Né en 1955, Philippe Comar est plasticien, scénographe, commissaire d’expositions et écrivain. Ancien élève des Beaux-Arts de Paris, il y assure la coordination du pôle dessin depuis 2001. C'est lui qui a conçu l'exposition "Sténopé" à la Cité des sciences. Il a exposé au Centre Pompidou, à la Biennale de Venise, au musée Picasso à Barcelone et a collaboré à la conception et aux catalogues de grandes expositions traitant du corps et de sa représentation. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont La perspective en jeu paru en 1992 chez Gallimard.  
Comar (Philippe) - Les Ménines (ouverture du diaporama)
Louis Dandrel 
Clepsydre sonore, 1990
Création et composition sonore : Louis Dandrel (Diasonic), design : Adalberto Mecarelli.
Extérieur, Bassin de la Géode

L’œuvre

Version moderne de l'horloge à eau inventée par les Egyptiens il y a 5000 ans, cette clepsydre à laquelle le bassin de la Géode sert de cadran fonctionne avec des sons. Les 12 plots disposés en rond à la base de la Géode cachent des enceintes qui  scandent le passage du temps avec des séquences musicales : le plot correspondant à l'heure diffuse une minute de musique suivie d'une minute de silence pendant une heure ;  celui correspondant aux minutes en joue une autre pendant 5 minutes ; et la "musique des secondes" saute de plot en plot toutes les 5 secondes. Les enceintes étant dirigées vers la Géode, c'est un son réfléchi par ses parois et par la surface de l'eau qui arrive aux oreilles du visiteur, invité à s'arrêter pour "écouter l'heure".

L'artiste 

Né en 1939, Louis Dandrel est musicien et designer sonore. Après une double formation en musique et en littérature, il devient journaliste et critique musical au journal le Monde, puis directeur de France Musique. Il a créé il y a plus de trente ans le premier studio de design et d'architecture sonore en France et a réalisé de nombreuses installations en Europe, en Chine et au Japon. Il a aussi composé des scénographies sonores pour des expositions ainsi que des bandes sonores de spectacles et de films. Depuis 2011, il est directeur artistique de l'agence de design sonore Life Design Sonore.

Dandrel (Louis ) - Clepsydre sonore  (ouverture du diaporama)
Erró 
Les savants, 1986-1990
Bibliothèque, niveau -1

L’œuvre
23 portraits de savants se détachent au milieu de fragments d'images sur un filet souple dont le dessin a été calculé par ordinateur. Elle fait face à l'autre fresque peinte par Erró pour la bibliothèque, "Les ingénieurs". Cette œuvre a été réalisée avec le soutien du Centre National des Arts Plastiques.
 
Liste des savants représentés : 

1. Heinrich Hertz (1857-1894) - 2. Sir William Crookes (1832-1919) - 3. Félix Wankel (1902-1988)  - 4. Isaac Newton (1642-1727) - 5. Galileo Galilei dit Galilée (1564-1642) - 6. Otto Hahn (1879-1968) - 7. Max von Laue (1874-1960) - 8. Guglielmo Marconi (1874-1937) - 9. Sadi Carnot (1796-1832) - 10. Albert Einstein (1879-1955) -11. Charles Robert Darwin (1809-1882) - 12. Max Planck (1858-1947) - 13. Marie Curie (1867-1934) - 14. Louis Pasteur (1822-1895) - 15. Georg Simon Ohm (1789-1854) - 16. William Herschel (1738-1822) - 17. Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936) - 18. Ernest  Rutherford  (1871-1937) - 19. Julius Robert Oppenheimer (1904-1967) - 20. Blaise Pascal (1623-1662) - 21. Wilhelm Konrad Roentgen (1845- 1923) - 22. Marcellin Berthelot (1827/1937 - 23. Enrico Fermi (1901- 1954).

L'artiste 
Gudmundur Gudmundsson – qui prendra le pseudonyme d'Erró - est né en 1932 en Islande où il a fréquenté l'Académie des beaux-arts de Reykjavik (1949-1951) avant celle d’Oslo de 1952 à 1954. Dans les années 1960, il expose avec les artistes de la Figuration narrative. Son œuvre est influencée par le Pop-Art américain qu’il découvre à New York. Ses compositions, souvent de très grand format, mêlent images publicitaires, photos d’actualité, bandes dessinées, affiches, documents politiques … et des personnages de toiles célèbres y côtoient des stars du cinéma, des hommes politiques ou des héros de bandes dessinées. Ses créations, souvent cocasses et ironiques, dénoncent les aberrations de la société contemporaine (guerres, pouvoirs totalitaires, consommation de masse, érotisme mercantile, …).  
Erró - Les savants (ouverture du diaporama)
Erró 
Les ingénieurs, 1986-1990
Médiathèque, niveau -1 

L’œuvre
Les portraits de 19 grands ingénieurs et industriels se succèdent par ordre chronologique, chacun associé à une représentation de leur invention et de son équivalent contemporain. Par exemple, au moteur à vapeur que Clément Ader avait monté sur son "avion", a succédé le réacteur que nous connaissons. L'autre fresque peinte par Erró pour la bibliothèque (Les savants) lui fait face. Cette œuvre a été réalisée avec le soutien du Centre National des Arts Plastiques

Liste des ingénieurs et industriels représentés :

1. Léonard de Vinci (1452-1519) - 2. Sébastien Le Prestre de Vauban (1633- 1707) - 3. Joseph et Etienne Montgolfier (1740-1810 et 1745-1799) - 4. Claude Chappe (1763- 1805) - 5. Charles Babbage (1792-1871) - 6. Gustave Eiffel (1823-1923) - 7. Clément Ader (1841/1925) - 8. Thomas Alva Edison (1847-1931) - 9. George Eastman (1854-1932) - 10. Henry Ford (1863-1947) - 11. Marius Berliet (1866-1949) - 12. Orville et Wilbur Wright (1867-1912 et 1871-1948) - 13. Louis Renault (1877-1944) - 14. André Citroën (1878-1935) - 15. John Logie Baird (1888-1946) -16. René Barthélemy (1889-1954) - 17. René Couzinet (1904- 1954) - 18. Henri de France (1911-1982 - 19. Wernher von Braun (1912-1974) 

L'artiste 
Gudmundur Gudmundsson – qui prendra le pseudonyme d'Erró - est né en 1932 en Islande où il a fréquenté l’Académie des beaux-arts de Reykjavik (1949-1951) avant celle d’Oslo de 1952 à 1954. Dans les années 1960, il expose avec les artistes de la Figuration narrative. Son œuvre est influencée par le Pop-Art américain qu’il découvre à New York. Ses compositions, souvent de très grand format, mêlent images publicitaires, photos d’actualité, bandes dessinées, affiches, documents politiques … et des personnages de toiles célèbres y côtoient des stars du cinéma, des hommes politiques ou des héros de bandes dessinées. Ses créations, souvent cocasses et ironiques, dénoncent les aberrations de la société contemporaine (guerres, pouvoirs totalitaires, consommation de masse, érotisme mercantile, …).  
Erró - Les ingénieurs  (ouverture du diaporama)
Bernard Gitton 
La fontaine renversante
Cité des enfants  5-12 ans
 
L’œuvre
Sur un podium légèrement concave, une sphère remplie de l'eau pompée par les enfants se renverse en un mouvement aléatoire et revient lentement à sa position initiale : il faut la remplir à nouveau pour la voir se renverser. Extérieurement cannelée,  elle repose sur un chemin de roulement composé de galets, qui lui autorise huit trajectoires de dévers possibles. A l’intérieur, un flotteur rend le remplissage dissymétrique et provoque un basculement lorsque la sphère est pleine. La boule s'engage alors au hasard, grâce à un mécanisme interne, dans l'une des huit voies possibles et l'eau déferle  brusquement sur la pente du bassin. Cette "boule-versante" est une adaptation, réalisée pour la Cité des enfants, de la "fontaine zen" installée par l'artiste dans le village de Les Rosiers sur Loire (Maine-et-Loire).  

L'artiste 
Né en 1935, scientifique de formation et ancien du CNRS, Bernard Gitton se consacre depuis 1979 à la production d'œuvres d'art mettant en scène des principes de physique. Ses machines hydrauliques, qui utilisent l'eau comme générateur de chaos ("fontaines chaotiques" et "boules-versantes") ou pour mesurer le temps ("horloges à voir couler le temps") sont implantées un peu partout, en France comme à l'étranger, où elles ont été achetées par des organismes privés comme par des institutions publiques. 

Gitton (Bernard) - La fontaine versante  (ouverture du diaporama)
Bernard Gitton 
Cadran solaire équatorial, 1989
Extérieur, jardins d'eau

L’œuvre
Le cadran solaire de Bernard Gitton est un cadran solaire équatorial : sa table (l'endroit où on lit l'heure, ici en altuglas) est parallèle au plan de l'équateur terrestre et son style (la partie qui projette son ombre sur la table, ici une tige d'acier) est parallèle à l'axe de la Terre. Les heures sont gravées sur l'arc d'altuglas dont l'une des quatre faces est dépolie afin de rendre lisible l'ombre portée du style et de permettre la lecture de l'heure. Cette œuvre a été commandée en 1988 pour l'exposition Mesurer le temps

L'artiste 
Né en 1935, scientifique de formation et ancien du CNRS, Bernard Gitton se consacre depuis 1979 à la production d'œuvres d'art mettant en scène des principes de physique. Ses machines hydrauliques, qui utilisent l'eau comme générateur de chaos ("fontaines chaotiques" et "boules-versantes") ou pour mesurer le temps ("horloges à voir couler le temps") sont implantées un peu partout en France comme à l'étranger, où elles ont été achetées par des organismes privés comme par des institutions publiques.  

Gitton (Bernard ) - Cadran solaire équatorial  (ouverture du diaporama)
Bernard Gitton 
Horloge à voir couler le temps, 1986  
Cité des enfants  5-12 ans 

L'œuvre 
Cette horloge associe en un mécanisme complexe la clepsydre des Grecs, qui indiquait l'heure par écoulement de l'eau, et le balancier des horloges traditionnelles, qui impulse ici au mécanisme sa fréquence de fonctionnement et règle l'écoulement de l'eau. La colonne annelée (à droite sur la photo), graduée jusqu'à soixante, indique les minutes ; la colonne des sphères (à gauche), graduée jusqu'à onze, indique les heures (midi et minuit se lisent 0). Il suffit, pour connaître l'heure, d'observer le niveau de remplissage de chacune des colonnes.  

L'artiste
Né en 1935, scientifique de formation et ancien du CNRS, Bernard Gitton se consacre depuis 1979 à la production d'œuvres d'art mettant en scène des principes de physique. Ses machines hydrauliques, qui utilisent l'eau pour mesurer  le temps  ou comme générateur de chaos ("fontaines chaotiques" et "boules-versantes") sont implantées un peu partout en France comme à l'étranger, où elles ont été achetées par des organismes privés ou des institutions publiques. Il existe notamment  de gigantesques "horloges à voir couler le temps", comme celle de l'Europa Center de Berlin en Allemagne qui fait 13 m de haut, celle du  Children's museum of Indianapolis (USA) qui mesure 9 m ou celle de l'Iguatemi Center de São Paulo (Brésil) qui atteint  8 m de haut. D'autres, plus petites, existent au Japon, en Corée, au Danemark, aux Pays-Bas et en Espagne.  
Gitton (Bernard) - Horloge à voir couler le temps (ouverture du diaporama)
Patrice Hamel 
Réplique n°42 (2008), version #1 (2010)
Extérieur ouest, niveau 0

L'œuvre 
Les Répliques de Patrice Hamel sont des suites de formes graphiques qui, par des jeux de symétrie et de réflexion, forment des mots. Elles obligent le cerveau du spectateur à réorganiser les graphèmes pour lire des lettres différentes à partir de formes identiques. Ici, le mot spatial résulte de la réflexion, dans les miroirs du plafond, du mot abstrait en néon bleu suspendu devant les vitres : les formes lumineuses s'inversent et créent d'autres lettres. 

L'artiste 
Né en 1956, Patrice Hamel vit et travaille à Paris. Il est artiste plasticien, scénographe, metteur en scène, concepteur lumière, théoricien de l'appréhension sensorielle et de la représentation. Il a réalisé un grand nombre d’œuvres d’art publiques, notamment en région parisienne où il expose ses Répliques dès 1996. Il est également auteur de nombreux ouvrages. Il a enseigné à l'IRCAM, à la FEMIS et aux Universités de Paris 1 et Marne-la-Vallée. Il est professeur de scénographie à l’École nationale supérieure d’arts et techniques du théâtre (ENSATT) depuis 1988. 
Hamel (Patrice) - Réplique n°42 version #1  (ouverture du diaporama)
Patrice Hamel 
Réplique n°5 (1996) version #5 (2010)
Extérieur ouest, niveau 0 

L'œuvre 
Les Répliques de Patrice Hamel sont des suites de formes graphiques qui, par des jeux de symétrie et  de réflexion, forment des mots. Elles obligent le cerveau du spectateur à réorganiser les graphèmes pour lire des lettres différentes à partir de formes identiques. Ici, le mot transit se lit de part et d’autre des portes vitrées du bâtiment, le début du mot étant réalisé en néons et la fin par leur reflet  inversé. L'œuvre traverse littéralement la vitre, détruisant les frontières instaurées entre l’intérieur et l’extérieur.

L'artiste 
Né en 1956, Patrice Hamel vit et travaille à Paris. Il est artiste plasticien, scénographe, metteur en scène, concepteur lumière, théoricien de l'appréhension sensorielle et de la représentation. Il a réalisé un grand nombre d’œuvres d’art publiques, notamment en région parisienne où il expose ses Répliques dès  1996. Il est également auteur de nombreux ouvrages. Il a enseigné à l'IRCAM, à la FEMIS et aux Universités de Paris 1 et Marne-la-Vallée. Il est professeur de scénographie à l’École nationale supérieure d’arts et techniques du théâtre (ENSATT) depuis 1988. 
Hamel (Patrice) - Réplique n°5 version #5  (ouverture du diaporama)
Yann Kersalé 
300 000 km/s, 1996 
Mise en lumière de l'architecture et du hall d'accueil du bâtiment


L’œuvre
Un renfort d'éclairage bleu met en valeur les poutres triangulées intérieures et extérieures. Au plafond surplombant le hall de la Cité, des flots de lumière blanche projetée sur la jupe textile entourant les coupoles accentuent leur impact visuel en créant un immense réflecteur. L'œuvre a été conçue accompagnée d'un dispositif interactif asservi par informatique au flux des visiteurs qui permettait  de faire varier du bleu au vert l'éclairage intérieur des coupoles. Installation réalisée pour le 10e anniversaire de la Cité des sciences en mai 1996.

L'artiste 
Né en 1955 et issu des Beaux-arts de Quimper, Yann Kersalé est un plasticien français spécialisé dans la mise en lumière architecturale. Il compte à son actif de nombreuses réalisations et installations pérennes ou éphémères, parmi lesquelles on peut citer la mise en lumière du Mucem à Marseille (2013), celle de la Place de la République à Paris (2013), celle des jardins du Musée du Quai Branly (2006) ou, à l'étranger, celle de la Tour Doha au Qatar (2011) et de l'aéroport de Bangkok (2006).  
Kersalé (Yann) - 300 000 km/s (ouverture du diaporama)
Piotr Kowalski 
Miroir, 1978
Exposition Jeux de lumière, Explora, niveau 1

L'œuvre 
Sur un socle tournant à l'aide d'un moteur à vitesse variable sont montés quatre miroirs à double face se croisant à angle droit. Par le jeu des doubles reflets, l'image que le visiteur perçoit de lui-même se retrouve à l'endroit, et non inversée comme dans un miroir classique : il se voit tel que les autres le voient. Cette œuvre  a été créée en 1978 et exposée à plusieurs reprises avant d'être acquise en 1988 par la Cité des sciences. 

L'artiste 
Piotr Kowalski (1927-2004) étudie les sciences et l'architecture au M.I.T (Cambridge, USA) et exerce la profession d'architecte pendant 10 ans, aux USA puis en France, où il s'installe dans les années 60. Il se consacre alors à l'exploration de nouvelles formes plastiques, son travail portant essentiellement sur le rapport entre les lois physiques et la matière. Il se saisit des nouvelles technologies pour mettre en forme des "outils d'art" parfois interactifs à partir de ses thèmes de prédilection, comme le temps - matériau de ses Time Machine imaginées dès 1970 -,  l'espace, la vitesse, ou la lumière. Le rapport entre art et science est au centre de son œuvre. Artiste internationalement reconnu, il a été exposé dans les plus grandes manifestations internationales et les plus grands musées (Kunsthalle de Berne, Biennale de Venise, Centre Georges Pompidou, Stedelijk Museum d'Amsterdam, Documenta, etc.). 
Kowalski (Piotr) - Miroir  (ouverture du diaporama)
Manolis Maridakis 
Sigma antigravitationnel, 1990
Extérieur, parvis sud 

L'œuvre

Haute de 2m 60 sur une base de 6 m par 4, cette fontaine sculpture est réalisée en tubes d'acier inox  découpés en forme de gouttière et interrompus en deux endroits. Une pompe fournit l’énergie initiale, arrache l’eau à son poids et la précipite dans la structure d'acier où elle est canalisée par différentes forces, elles-mêmes déterminées par la configuration de l'œuvre : c'est la combinaison de ces forces qui contraint l'eau à suivre le parcours prévu par l’artiste. Cette fontaine a été commandée à l'artiste à l'occasion de l'exposition Vive l'eau en 1990.

L'artiste 

Né en Crète en 1946, Manolis Maridakis  vit actuellement à Paris. Après des études à l’École des beaux-arts d’Athènes, il participe à des créations cinématographiques avant d'entreprendre des études de sculpture aux Beaux-Arts de Paris en  1978. Il base sa création plastique sur des principes mathématiques et physiques (la gravité, notamment) en collaboration avec des chercheurs. 

Maridakis (Manolis) - Sigma antigravitationnel  (ouverture du diaporama)
Luc Martinez
Le mur d'Alice, 2005
Œuvre musicale interactive
Extérieur, parvis nord 


L'œuvre 
Dans l'œuvre de Lewis Caroll, Alice traverse un étrange miroir pour rejoindre le monde des rêves. Avec Le mur d'Alice, le visiteur franchit un rideau musical qui relie les deux murets situés de part et d'autre de l'entrée du parvis nord de la Cité des sciences et qui vibre à chaque passage. Le flux du public produit ainsi une suite d'accords sans cesse recomposés : textures minérales, sable, eau, sons électroniques… Réagissant également à chaque passage, le mur diffuse selon un autre procédé les éléments aléatoires d'une composition sonore qui peut être écoutée à proximité des murets. L'œuvre utilise deux techniques de diffusion : la diffusion aérienne par faisceau d'ultrasons et la diffusion solidienne par vibration de matière. La partie interactive est gérée par un programme informatique en temps réel, instruit par des détecteurs de présence. 


L'artiste 
Compositeur et designer sonore, concepteur multimédia, auteur et artiste indépendant, Luc Martinez, né en 1962 à Toulouse, a conçu et réalisé ses premières installations sonores interactives en 1989. Son travail fait appel à la création musicale et sonore, à l’électroacoustique, à l’acoustique fondamentale, aux techniques de diffusion sonores innovantes, à l’informatique et à l’électronique interactive, aux transmissions par réseau à large débit comme à la scénographie et aux arts numériques. Ancien directeur de la recherche et des studios au CIRM (Centre national de recherche musicale de Nice), il enseigne actuellement le design sonore à l’Institut supérieur des techniques du son de Nice.
Martinez (Luc) - Le Mur d'Alice (ouverture du diaporama)
Federica Matta
Le Sourire de l’Homme
Bibliothèque, balcon niveau -1 

L’œuvre
Réalisée en matériaux composites, cette sculpture monumentale (6 X 3 m) a été installée à la Cité des sciences et de l'industrie dans le cadre de l'exposition "CNRS Passion Recherche" en 1989. 

L'artiste
Federica Matta est née en 1955 dans une famille d’artistes nomades. Son œuvre foisonnante et colorée reflète la diversité de son expression plastique (peintures, sculptures, dessins, bijoux, objets dérivés, installations urbaines, ...) et témoigne de sa familiarité avec les cultures primitives qu'elle a côtoyées lors de ses nombreux voyages. Son travail est peuplé de créatures fantastiques, de monstres souriants, d'animaux étranges, d'astres exubérants, d'yeux, de cœurs, de fleurs et de bien d'autres figures qui intriguent, amusent et questionnent. Egalement auteur de livres illustrés, Federica Matta intervient régulièrement dans des collèges et lycées dans le cadre de programmes d'éducation artistique. 
Matta (Federica) - Le sourire de l'Homme (ouverture du diaporama)
Federica Matta
La Danse de la Terre
Bibliothèque, balcon niveau -1

L’œuvre
Réalisée en matériaux composites, cette sculpture monumentale (6 X 3 m) a été installée à la Cité des sciences et de l'industrie dans le cadre de l'exposition CNRS Passion Recherche en 1989.

L'artiste
Federica Matta est née en 1955 dans une famille d’artistes nomades. Son œuvre foisonnante et colorée reflète la diversité de son expression plastique (peintures, sculptures, dessins, bijoux, objets dérivés, installations urbaines, ...) et témoigne de sa familiarité avec les cultures primitives qu'elle a côtoyées lors de ses nombreux voyages. Son travail est peuplé de créatures fantastiques, de monstres souriants, d'animaux étranges, d'astres exubérants, d'yeux, de cœurs, de fleurs … et de bien d'autres figures qui intriguent, amusent et questionnent. Egalement auteur de livres illustrés, Federica Matta intervient régulièrement dans des collèges et lycées dans le cadre de programmes d'éducation artistique. 
Matta (Federica) - La Danse de la Terre (ouverture du diaporama)
Jacques Monory 
Souvenir, 1986
Planétarium, Explora niveau 2 

L'œuvre 

L'œuvre, commandée spécialement pour le lieu, est composée de 16 éléments peints sur des panneaux d'aluminium courbes qui épousent le cylindre du planétarium et qui sont reliés entre eux par des tubes fluorescents jaunes, bleus et rouge. Elle constitue un prolongement de la série Ciels peinte par l'artiste de 1978 à 1980 et, comme elle, évoque la petitesse de notre galaxie perdue dans l’immensité du cosmos dont les images nous parviennent autant de manière directe grâce aux télescopes que de manière indirecte, après reconstitution ou traitement de données par ordinateur.

L'artiste 

Jacques Monory (1924 - 2018) est, avec Erró, Télémaque ou Klasen, l'une des figures marquantes de la Figuration narrative. Dans la mouvance de ce courant artistique apparu au début des années 60 et qui s'oppose à la peinture abstraite, ses séries racontent de manière critique et décalée la réalité, parfois violente et menaçante, du quotidien. Sa peinture s'appuie sur des images photographiques qu'il lui arrive d'emprunter au cinéma, à la presse ou à la télévision, et qu'il retraite et assemble dans de grandes compositions monochromes bleues, jaunes ou rouges. 

Monory (Jacques) - Souvenir (ouverture du diaporama)
Jean-Pierre Saint-Roch 
Unda, 1995 – La vague berce la lumière
Explora, Balcon sud niveau mezzanine au-dessus de l'exposition Energies 

L'œuvre 
Unda est une sculpture animée qui met en évidence une chaîne de convertisseurs énergétiques. Un moteur électrique situé à la base de l'œuvre entraîne, via une chaîne, la rotation d'un disque équipé d'un système bielle-manivelle qui imprime un mouvement alternatif de balancier à un réservoir d’altuglas rempli d’eau. A chaque basculement, la vague active une petite turbine hydraulique qui produit un courant électrique alimentant une lampe halogène. La lampe s’allume et s'éteint en fonction des mouvements de la machine et sa puissance est proportionnelle au débit de l'eau. 

L'artiste 
Né en 1957 dans le Puy-de-Dôme, Jean-Pierre Saint Roch est un ancien élève des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand et possède une formation d'électronicien. Sa production s'articule principalement autour des phénomènes naturels induits par la lumière et l'eau et ses "sculptures machines" empruntent leurs éléments (miroirs, lentilles, …) à l'optique. Son travail a fait l'objet d'une exposition monographique intitulée Sculptures et lumière à la Cité des sciences et de l'industrie en 1991-1992.Il est également l'auteur d'un projet monumental, "Les quatre Pâtres" (quatre grandes sphères de verre remplies d'eau montés sur des supports verticaux et réfléchissant l'environnement) qui a été installé en pleine nature dans le massif du Sancy  dans le cadre de l'édition 2008 d'Horizons "Arts-Nature" en Sancy. 
Saint-Roch (Jean-Pierre) -  Unda (ouverture du diaporama)
Pierrick Sorin
Le manège, 2011
Exposition Des transports et des hommes, Explora, niveau 1

L'œuvre 
Le Manège est une œuvre participative dans laquelle les visiteurs sont invités, via une borne de captation, à intégrer l'image de leur visage. Ils se retrouvent alors embarqués dans le "manège", chevauchant divers moyens de locomotion qui se déplacent horizontalement ou verticalement dans un paysage. La présence d'objets complètement insolites au milieu des véritables véhicules, les têtes grossies des visiteurs, leur décalage par rapport aux corps qui leur sont associés et leur présentation de face "à l'égyptienne" créent un effet des plus comiques propre à l'œuvre de Pierrick Sorin, dont le visage apparaît aussi régulièrement au milieu de ceux des visiteurs. L'affichage se fait sur un mur de 12 écrans plasma de 3 X 7 m placé à l'entrée de l'exposition permanente sur les mobilités. 

L'artiste
Né en 1960  à Nantes, Pierrick Sorin est artiste vidéaste, scénographe et metteur en
scène. Fervent pratiquant de l'autofilmage, il réalise des courts-métrages et des dispositifs visuels dont il est souvent l'unique acteur. L’ensemble de son œuvre, qui plonge le spectateur dans un univers décalé et burlesque, est traversée par une évocation cocasse de la dérision du quotidien et un doute absolu sur la création artistique. Ses œuvres ont été présentées dans les hauts lieux de l'art contemporain (Fondation Cartier et Centre Pompidou à Paris, Tate Gallery à Londres, musée Guggenheim de New York, etc.). Artiste éclectique, il a également écrit et mis en scène un one-man show (interprété par un acteur autre que lui-même) et signé des mises en scène d'opéras, notamment au Théâtre du Châtelet à Paris.
Sorin (Pierrick) - Le manège (ouverture du diaporama)
Jack Vanarsky 
Avatar, 1986 
Niveau 0, couloir, entrée de l'Espace jeunesse de la Bibliothèque

L'œuvre 
Réalisé en lamelles de plastique sculptées et peintes, cette œuvre actionnée par un mécanisme électrique évoque, au fil des pages d'un vieux livre qui ondule lentement, la transformation de la matière organique. "De la fleur du pommier à la pomme, au ver qui mange la pomme, à l'oiseau qui mange le ver, au chat qui mange l'oiseau, aux vautours et aux insectes qui mangent la carcasse du chat, de la chenille à la chrysalide, de la chrysalide au papillon. La matière vivante change d'une forme à une autre ; une fourmi mange une feuille, une fleur carnivore attrape une mouche, le loup convoite le petit chaperon rouge, le veau tète sa mère, la grenouille s'apprête à avaler le moustique qui pique le crâne de l'homme qui songe à manger la grenouille. Des êtres imaginaires, un centaure, une sirène, un monstre de Jérôme Bosch sont à la lisière impossible de ces métamorphoses" (extrait du cartel installé près de l'œuvre). Cette œuvre a été commandée en 1985 pour le secteur L'aventure de la Vie qui était l'un des quatre grands secteurs permanents d'Explora.

L'artiste 
Né en Argentine en 1936 et mort en 2009, Jack Vanarsky est sculpteur et auteur de collages. Il étudie l'architecture à l'université de Buenos Aires avant de s'installer à Paris en 1962. Vers 1968, il réalise ses premières œuvres lamellées  et animées. Ses sculptures figurent dans des collections privées et publiques, comme Pachamama, sculpture-fontaine en marbre installée à Ivry-sur-Seine (1988) ou le Livremonde installé au Pavillon français de l'Exposition universelle de Séville en 1992 et aujourd'hui visible aux Champs Libres à Rennes. Membre de l'Oupeinpo (Ouvroir de peinture potentielle), il était régent du Collège de Pataphysique. 
Vanarsky (Jack) - Avatar  (ouverture du diaporama)
Felice Varini
Espace Nord-Ouest,1985,1989 
Explora, niveau 2

L'œuvre 
L'œuvre tient son titre de sa situation à l’extrémité nord-ouest de la Cité des sciences et de l'industrie. Elle se compose d’un miroir et de deux cercles peints sur les murs : l'un, rouge entoure le miroir, l'autre, jaune, s'y réfléchit. Elle n'est visible que depuis un point de vue unique. Le spectateur placé au point de vue est intégré à l'œuvre ; son image s'y réfléchissant est indissociable de la peinture. En quittant le point de vue, on voit les deux cercles éclatés former des jeux picturaux dans l'espace. Cette installation a été commandée à l'artiste en 1985.

L'artiste 
Peintre suisse né à Locarno en 1952, Felice Varini vit à Paris depuis 1978. A la croisée de la peinture, de la sculpture et de l’architecture, son travail utilise comme support des espaces fermés ou des paysages urbains sur lesquels il peint des formes géométriques composant un motif qui n'est cohérent que d'un seul point de vue : c'est au spectateur de trouver le point de lecture choisi par l’artiste et d'expérimenter, en se déplaçant, l'infinité des autres points de vue. 
Varini (Felice) - Espace Nord-Ouest (ouverture du diaporama)
Claude Viseux 
Les Triades, 1986
Extérieur, parvis sud
 
L'œuvre 
Elle est constituée de trois sculptures en acier inoxydable hautes de 4 m, représentant chacune une forme géométrique en volume (un cube, une sphère et un "diamant"), posées sur un socle conique et inclinées sur un axe.  

L'artiste 
Claude Viseux est un peintre et sculpteur français né en 1927 et mort le 9 novembre 2008. Après des études d'architecture aux Beaux-Arts de Paris, il se consacre à la peinture avant de se tourner vers le travail du métal à la fin des années 50. Ses premières sculptures en acier sont faites d'éléments industriels qu'il détourne et fusionne en d'étranges compositions. Il est également l'auteur de nombreuses sculptures monumentales en acier que l'on trouve aujourd'hui dans de nombreux lieux publics et musées. Il a laissé derrière lui une œuvre considérable et protéiforme, composée, outre ses sculptures, de dessins, collages, peintures et sérigraphies.
Viseux (Claude) - Les Triades  (ouverture du diaporama)
Wabé 
Bienvenue, 2007
Hall de la Cité des enfants 

L'œuvre
Haut de 3,20 mètres, ce grand monstre amical et multicolore qui accueille les enfants dans le hall de la Cité des enfants (d'où son nom) a nécessité 400 kg de papier mâché. Sur chacune de ses sept pattes on découvre un bestiaire imaginaire aux couleurs vives et aux rondeurs joyeuses qui intrigue, suscite l'émerveillement et invite petits et grands à la rêverie en attendant l'heure de la séance. L'œuvre a été commandé à l'artiste à l'occasion du renouvellement de la Cité des enfants en décembre 2007.

L'artiste
Née en 1961 et diplômée des Beaux-Arts de Paris, Wabé est sculptrice, mosaïste et créatrice de bijoux. Son matériau de prédilection est le papier mâché, avec lequel elle façonne un univers à la fois intime, enfantin et effrayant, proche de celui des contes et peuplé d'étranges créatures hybrides qui enchevêtrent règnes animal et végétal. Elle expose régulièrement ses œuvres et anime des ateliers de sculpture et d'initiation au papier mâché en milieu scolaire. 
Wabé - Bienvenue (ouverture du diaporama)