Vous venez de recevoir vos résultats d’analyse de sang et souhaitez avoir des explications.
Nous vous rappelons qu’un examen biologique, quel qu’il soit, doit être interprété en tenant compte du dossier médical du patient ainsi que d’un examen clinique.
De plus, Questions-santé, en tant que service de documentation, n’est pas en mesure de remplacer un médecin. C’est pourquoi nous vous invitons à consulter le professionnel de santé qui a prescrit l’examen.
Cependant, en attendant un rendez-vous avec un médecin, nous vous proposons des éléments d'information afin de vous aider à mieux comprendre votre situation.

L’Assurance Maladie a élaboré un dossier très complet intitulé Comment lire les résultats d’une prise de sang ?
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang

Nous vous en donnons des extraits en réponse aux questions les plus fréquentes.

Nous vous indiquons de plus, à titre informatif, les valeurs de référence proposées par l’Institut de Biologie Clinique, de l’Université Libre de Bruxelles.
http://www.ulb-ibc.be/analyses/

Les valeurs de référence sont des normes de résultats, variant selon les techniques de dosage utilisées, le sexe et l’âge. Généralement, elles figurent dans la partie droite du document.
Si vos résultats n’entrent pas dans ces normes, faites-en part à votre médecin, qui vous fournira des explications. Sachez qu’un chiffre supérieur ou inférieur aux limites fixées n’est pas systématiquement révélateur d’une maladie.
Les valeurs de référence citées ci-dessous ne représentent donc que des valeurs indicatives. Elles peuvent être différentes suivant les laboratoires.
Attention, les unités ne sont pas forcément similaires à celles de vos résultats.

Numération formule sanguine (NFS) ou hémogramme

Glycémie

Bilan inflammatoire : protéine C-réactive (CPR) et vitesse de sédimentation

Bilan lipidique : cholestérol et triglycérides

Bilan hépatique : ALAT, ASAT, Gamma-GT, PAL, bilirubine, albumine

Bilan rénal : créatinine, DFG, urée

Bilan hormonal : Œstradiol, FSH, LH, prolactine

Numération formule sanguine

"Elle consiste à dénombrer et analyser les différentes cellules du sang.

Globules rouges ou "hématies"
Ils servent à transporter l’oxygène des poumons vers les tissus. On évalue leur nombre, par exemple pour détecter une polyglobulie (taux d’hématies trop élevé). On étudie aussi plusieurs autres caractéristiques des globules rouges :

- Le volume globulaire moyen (VGM) « est un indicateur de la taille des globules rouges. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11607

Valeurs de référence : Homme   80 – 103 µ³  / Femme   81 – 102 µ³  […]
http://www.ulb-ibc.be/volume-globulaire-moyen-vgm/

- L’hématocrite « est le pourcentage du volume sanguin occupé par les hématies. Il diminue en cas d’anémie, et augmente par exemple lors d’un épisode de déshydratation. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11607

Valeurs de référence : Homme : 37 – 51 % / Femme : 34 – 47 % […]
www.ulb-ibc.be/hematocrite/

- Le taux de réticulocytes « correspond au nombre de jeunes globules rouges nouvellement produits par la moelle osseuse. Il donne donc des indications sur le fonctionnement de cette dernière. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11607

Valeurs de référence : Valeur absolue : 55 – 95 103/ µL / Valeur relative : 8 – 21 0/00
www.ulb-ibc.be/2018/02/27/reticulocytes-numeration/

« L’analyse des hématies permet également d’étudier l’hémoglobine qu’elles contiennent, sous plusieurs aspects :

- Le taux d’hémoglobine dans le sang est normalement de 13 grammes par décilitre (g/dl) chez l’homme, et 12 chez la femme. À partir du deuxième trimestre de grossesse, il tombe à 10,5 g/dl. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11607

«Valeurs de référence : […]
18 – 60 ans homme : 13.1 – 17.3 g/dL
18 – 60 ans femme : 11.7 – 16 g/dL
› 60 ans homme : 12.6 – 17.4 g/dL
› 60 ans femme : 11.7 – 16.1 g/dL
Valeurs plus basses durant la grossesse. »
http://www.ulb-ibc.be/hemoglobine/

- La concentration corpusculaire (ou globulaire) moyenne en hémoglobine (CCMH ou CGMH) «  est la quantité d’hémoglobine contenue dans 100 millilitres de globules rouges. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11607

Valeurs de référence : […] Adultes : 32 – 37 g/dL
http://www.ulb-ibc.be/concentration-corpusculaire-moyenne-en-hemoglobine-ccmh/

- La teneur corpusculaire (ou globulaire) moyenne en hémoglobine (TCMH ou TGMH) « est la quantité moyenne d’hémoglobine contenue dans un globule rouge. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang
 

Plaquettes
« Elles participent à la coagulation du sang, et à la formation de caillots en cas d’hémorragie (écoulement sanguin). Leur taux anormal peut avoir de multiples causes :
- Une valeur basse révèle par exemple une infection ou un problème de coagulation (avec un risque de saignement prolongé, d’épistaxis ou d’apparition de bleus).
- Une valeur élevée signale un risque d’obstruction d’un vaisseau sanguin (thrombose = Formation d’un caillot dans un vaisseau sanguin). »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11607
Valeurs de référence : 150 – 400 X  103/µL
http://www.ulb-ibc.be/plaquettes-numeration/

Globules blancs ou "leucocytes"
« Ils ont en charge la défense du corps contre les micro-organismes (virus, bactéries, champignons). On en distingue 3 variétés.
Les polynucléaires sont de trois types :
- polynucléaires neutrophiles
 : ils augmentent en cas d’infection bactérienne
- polynucléaires éosinophiles
 : ils augmentent en cas d’allergie, ou d’infection parasitaires (ex. : oxyurose…) ;
- polynucléaires basophiles
 : leur taux peut être augmenté en cas de réaction allergique, infectieuse… ;
Les lymphocytes se multiplient face à une infection virale ou à une maladie auto-immune.
Les monocytes deviennent plus nombreux durant certaines pathologies infectieuses (ex. : mononucléosetoxoplasmose).
Le nombre de leucocytes peut aussi varier en cas de trouble du fonctionnement de la moelle osseuse, ou suite à la prise de certains médicaments. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11607

«Valeurs de référence :

Globules blancs
Adultes                 4.0 – 10.0 […]

Polynucléaires neutrophiles (10³/µL)
Adultes  40 – 74 %
Hommes                1.51 – 7.07
Femmes                 2.02 – 7.46 […]

Polynucléaires éosinophiles (10³/µL)
0 – 7 %
Hommes              < 0.42
Femmes               < 0.52 […]

Polynucléaires basophiles (10³/µL)
0-2 %
Hommes            < 0.2
Femmes             < 0.2

Lymphocytes (10³/µL)
19 – 48 %
Hommes            0.65 – 2.80
Femmes            1.01 – 3.38 […]

Monocytes (10³/µL)
3 – 9 %
Hommes            ‹ 0.51
Femmes            ‹ 0.82 »
http://www.ulb-ibc.be/leucocytes-numeration-differentiation/

Glycémie

«C’est l’évaluation de la concentration de glucose (principale source d’énergie de l’organisme) dans le sang. Elle peut révéler un taux de glucose trop faible (hypoglycémie) ou trop élevé (hyperglycémie, caractéristique du diabète).
La glycémie est souvent mesurée à la fois à jeun et après les repas (mesure "post-prandiale").
Le médecin peut aussi demander un test d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO). Cette analyse repose sur un premier prélèvement sanguin à jeun. On effectue ensuite plusieurs autres prises de sang, à intervalles réguliers, après absorption d’un liquide contenant une quantité connue de glucose.»
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11617

Valeurs de référence :
Glucose

Plasma, à jeun : 70-100 mg/dL
http://www.ulb-ibc.be/glucose/

Hyperglycémie provoquée par voie orale
http://www.ulb-ibc.be/epreuve-dhyperglycemie-provoquee-voie-orale-hgpo/

Bilan inflammatoire : protéine C-réactive (CPR) et vitesse de sédimentation

« Il prend en compte 2 éléments :

- La vitesse de sédimentation ("VS") « correspond à la quantité de sang coagulé dans un tube au bout d’une ou deux heures. Cette valeur permet de diagnostiquer une éventuelle inflammation aiguë ou chronique, quelle que soit son origine (infection, cancer, maladie auto-immune, etc.) Son taux normal varie selon le sexe et l’âge, durant la grossesse et avec la prise de certains médicaments. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11615

Valeurs de référence: Hommes : 0 - 20 mm/h / Femmes : 0 - 30 mm/h
La VS augmente pendant la grossesse, lors de la prise de contraceptifs oraux et avec l’âge. Elle est diminuée par les corticostéroïdes.
http://www.ulb-ibc.be/vitesse-de-sedimentation/

- La protéine C-réactive (ou "CRP") « est fabriquée par le foie. Son taux dans le sang augmente vite en cas d’infection ou d’inflammation. Il diminue ensuite en cas d’amélioration, plus rapidement que la vitesse de sédimentation. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11615
Valeurs de référence : inférieur à 5 mg/L
L’imprégnation oestrogénique élève légèrement le taux de la CRP »
http://www.ulb-ibc.be/crp/

Bilan lipidique : cholestérol et triglycérides

« Il vise à mesurer les quantités des deux principaux types de lipides (graisses) dans le sang :
Le cholestérol
est principalement fabriqué par le foie, et aussi apporté par l’alimentation. Son dosage concerne trois éléments distincts :
- Le taux de cholestérol total peut être élevé.
- Le LDL-cholestérol (ou "mauvais cholestérol") est transporté dans le sang vers les cellules. Il peut se déposer sur la paroi des artères si son taux est trop élevé, ce qui augmente le risque cardiovasculaire.
- Le HDL-cholestérol collecte le "mauvais cholestérol" en excès dans le sang, pour l’amener jusqu’au foie qui assure son élimination. Ce "bon cholestérol" exerce donc un effet protecteur sur l’organisme, a fortiori si sa quantité est élevée.

Les triglycérides sont apportés par l’alimentation. Ils sont stockés dans des cellules dites "adipeuses", pour servir de réserve d’énergie à l’organisme. En quantité trop importante dans le sang, ils accentuent aussi le risque d’AVC.
Les taux recommandés pour le LDL-cholestérol et les triglycérides diffèrent en fonction de chaque patient, selon ses facteurs de risque cardiovasculaire. Un taux inférieur à 1,5 g/l (‹1,7 mmol/l) pour les triglycérides, et supérieur à 0,4 g/l (›1,0 mmol/l) pour le HDL-cholestérol, est considéré comme optimal.

Par ailleurs, le bilan lipidique considère l’aspect du sérum sanguin (liquide issu du sang, après suppression des cellules sanguines et protéines participant à la coagulation). Normalement clair, il peut aussi être opalescent ou lactescent (ce qui révèle parfois un excès de triglycérides). »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11619

Valeurs de référence (taux de cholestérol total)
La cholestérolémie varie en fonction du sexe, de l’âge et du mode de vie.
Dans le cas du cholestérol, les valeurs de référence ne représentent pas un reflet de la réalité, mais bien un objectif qu’il est souhaitable d’atteindre.
A titre indicatif un taux ‹ 190 mg/dL est habituellement considéré comme favorable chez un individu âgé de 35 à 45 ans s’il n’existe aucun désordre lipidique et si les autres facteurs de risques sont acceptables.
Valeur souhaitable: inférieur à 190   Risque modéré: 200 – 240   Risque élevé: supérieur à 240 »
http://www.ulb-ibc.be/cholesterol/

Bilan hépatique : ALAT, ASAT, Gamma-GT, PAL, bilirubine, albumine

« Il contribue notamment à identifier d’éventuelles pathologies du foie. On dose en général plusieurs éléments :

Les enzymes hépatiques sont des substances intervenant dans diverses réactions chimiques de l’organisme (ex. : digestion). On en distingue plusieurs types :

- L’alanine aminotransférase (ALAT), ou transaminase glutamo-pyruvique sérique (TGP), son taux augmente en cas d’hépatite.
- L’aspartate aminotransférase (ASAT), ou transaminase glutamo-oxaloacétique (TGO), son taux s'élève en cas d'affection musculaire ou cardiaque si son taux s’élève.
- La gamma-glutamyl transférase (GGT), en quantité excessive, peut correspondre à la présence d’une maladie du foie, du cœur, des reins, etc.
- La phosphatase alcaline (PAL) est en partie évacuée du corps via la bile. Sa quantité dans le sang devient plus importante, en cas d'obstruction des voies biliaires, complication de la lithiase vésiculaire. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11623

Valeurs de référence
GOT (AST)
(équivalent ASAT)
: H: inférieur à 40 U/L / F : inférieur à 35 U/L
GPT (ALT)
(équivalent ALAT):
H : inférieur à 40 U/L / F : inférieur à 39 U/L
http://www.ulb-ibc.be/transaminases-got-ou-ast-gpt-ou-alt-2/

Gamma-glutamyltransferase
Femme inférieur à 38 U/L / Homme inférieur à 73 U/L
http://www.ulb-ibc.be/gamma-glutamyltransferase/

Phosphatases alcalines
Femmes […]
18-50 ans       
                42 – 98 U/L
50-60 ans                        53 – 141 U/L
supérieur à 60 ans       
43 – 160 U/L

Hommes
inférieur à 20 ans            
54 – 369 U/L
20-50 ans                           53 – 128 U/L
50-60 ans                          
56 – 119 U/L
supérieur à 60 ans           56 – 155 U/L

Les taux plus élevés chez l’enfant sont liés à la croissance osseuse. En période de grossesse, l’activité augmente durant le dernier trimestre : le passage sanguin d’une phosphatase d’origine placentaire en est la cause. »
http://www.ulb-ibc.be/phosphatases-alcalines/

« La bilirubine est un pigment jaune produit par la dégradation de l’hémoglobine des globules rouges. Le foie assure normalement son élimination. En cas de dysfonctionnement hépatique, la bilirubine s’accumule dans le sang et provoque un ictère (jaunisse). »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11623

Valeurs de référence
Chez l’enfant de plus d’un mois et chez l’adulte:
- Bilirubine totale : 0.2 – 1.3 mg/dL
- Bilirubine conjuguée : 0.0 – 0.3 mg/dL
- Bilirubine non conjuguée : 0.0 – 1.1 mg/dL
http://www.ulb-ibc.be/bilirubine-totale-et-conjuguee/

« L’albumine est la protéine la plus abondante dans le sang. Elle est fabriquée par le foie. Son dosage permet d’évaluer les capacités de synthèse du foie. 
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11623

Valeurs de référence […]
15-60 ans : 35 – 52 g/L
66 – 90 ans : 32 – 46 g/L
supérieur à  90 ans : 29 – 45 g/L »
http://www.ulb-ibc.be/albumine-serique/

"Le bilan hépatique peut aussi comporter des tests sur le temps de coagulation (ou "taux de prothrombine"). Leurs résultats sont perturbés en cas de maladie du foie. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11623

Valeurs de référence
INR (International Normalised Ratio) inférieur à1.15
PTT (Temps de Prothrombine) = 70 – 130 % »

http://www.ulb-ibc.be/temps-de-prothrombine-pt-temps-de-quick/

Bilan rénal : créatinine, DFG, urée

«Servant à évaluer le fonctionnement des reins, il prend en compte plusieurs éléments :

La créatinine sanguine provient de la dégradation de la créatine (substance présente surtout dans les muscles, utilisée pour produire de l’énergie). Inutile à l’organisme, elle est éliminée par les reins, pour éviter son stockage dans le sang. Un taux élevé de créatinine signale donc un dysfonctionnement rénal. Sachez toutefois que la quantité normale de créatinine produite dépend de la masse musculaire. Pour cette raison, les concentrations sont plus élevées chez l’homme que chez la femme et l’enfant. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11621

Valeurs de référence

Dans le sérum :
inférieur à 12 ans : 0.35 – 0.86 mg/dL
supérieur à 12 ans femme : 0.60 – 1.04 mg/dL
supérieur à 12 ans homme : 0.76 – 1.26 mg/dL
http://www.ulb-ibc.be/creatinine/

« Le débit de filtration glomérulaire (DFG) correspond à la capacité de filtration des reins en 24 heures. Il est calculé à partir de la quantité de créatinine dans le sang à l’aide d’une équation (le plus souvent CKD-EPI). »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11621
Valeurs de référence : ≥ 60 mL/min /1.73 m2
http://www.ulb-ibc.be/gfr-estimation-du-taux-de-filtration-glomerulaire-par-lequation-mdrd/

« L’urée est une substance résultant de la transformation des protéines alimentaires en acides aminés (assimilables par l’organisme), lors de la digestion. Pour le corps, il s’agit d’un déchet, éliminé par les reins dans les urines. Sa concentration dans le sang reste donc faible et stable lorsque le fonctionnement rénal est satisfaisant. Dans un cadre diagnostique, le dosage de l’urée est beaucoup moins fiable que celui de la créatinine. C’est pourquoi il est souvent réalisé en association avec la mesure du taux de créatinine. »
https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/examen/analyse/lire-resultats-prise-sang#text_11621
Valeurs de référence

Dans le sérum: 17 – 43 mg/dL

http://www.ulb-ibc.be/uree/

Bilan hormonal : Œstradiol, FSH, LH, prolactine

Nous vous proposons de lire les explications du Répertoire d'analyses de Biologie Clinique, proposé par l’Institut de biologie clinique, de l’Université libre de Bruxelles :

Œstradiol
« Définition – physiologie
Chez la femme en période d’activité génitale, l’œstradiol représente le principal œstrogène synthétisé par l’ovaire. […]

Valeurs de référence […]
Oestradiol (ng/L)
- phase folliculaire        20 – 144
- pic ovulatoire              64 – 357
- phase lutéale              56 – 214
- ménopause                 inférieur à 32

Intérêt clinique – Interprétation des résultats
Le dosage de l’oestradiol […] se situent avec ceux de FSH, LH et progestérone parmi les tests de base de l’exploration de la fonction ovarienne.
La « normalité biologique » du cycle menstruel s’interprète en fonction des valeurs obtenues pour les paramètres biologiques (œstradiol, FSH, LH, progestérone, prolactine,. . ) à un moment déterminé du cycle, de la longueur du cycle et du temps pendant lequel des quantités déterminées d’hormones auront été sécrétées. La régression de l’hormonogénèse ovarienne en période de pré-ménopause se traduit par une baisse du taux d’œstradiol qui s’accentuera encore pour atteindre les valeurs basses de la ménopause. […] »
http://www.ulb-ibc.be/oestrone-oestradiol/

Gonadotrophines hypophysaires (FSH ET LH)
« Définition – physiologie
FSH (Follicle Stimulating Hormone) et LH (Luteinizing Hormone) sont des hormones […] synthétisées au niveau antéhypophysaire (partie antérieure de la glande hypophyse). […]
Au niveau de l’ovaire, la FSH exerce son action en stimulant la maturation folliculaire et la production d’œstrogènes. L’élévation des œstrogènes déclenche un pic de LH, et dans une moindre mesure de FSH, entraînant l’ovulation. La synthèse de progestérone par le corps jaune est sous l’influence de la LH. […]

Valeurs de référence
FSH
[…] Femme phase folliculaire : 2.5 – 10.2 U/L
Femme pic ovulatoire : 3.4 – 33.4 U/L
Femme phase lutéale : 1.5 – 9.2 U/L
Femme ménopause : 23 – 116 U/L

LH
[…] Femme phase folliculaire : 1.9 – 12.5 U/L
Femme pic ovulatoire : 8.7 – 76.3 U/L
Femme phase lutéale : 0.5 – 16.9 U/L
Femme ménopause : 15.9 – 54 U/L

Intérêt clinique – Interprétation des résultats
[…] En période d’activité génitale :
On distingue classiquement au cours du cycle menstruel, 4 phases: menstruelle, folliculaire, ovulatoire, et lutéale.
Durant la phase folliculaire, la FSH stimule la croissance folliculaire et permet (en présence d’un taux suffisant de LH) la production d’œstrogènes.
En phase ovulatoire, FSH et LH agissent en synergie sur le follicule arrivé à maturité permettant l’expulsion de l’ovocyte et la transformation du follicule mûr en corps jaune.
En phase lutéale, la LH agit sur les cellules du corps jaune induisant la production de progestérone.
La « normalité biologique » s’apprécie par rapport à la longueur du cycle, aux taux des gonadotrophines, aux synthèses d’œstrogènes et à la production de progestérone.

En période de pré-ménopause et de ménopause :
Vers l’âge de 45 ans, la fréquence des cycles ovulatoires diminue, principalement par disparition progressive du capital folliculaire mais également à cause d’une diminution de la réponse ovarienne aux gonadotrophines FSH et LH. Cette période de raréfaction des cycles ovulatoires et de diminution de l’hormonogénèse ovarienne est définie comme pré-ménopause. Durant cette période, les concentrations sériques de LH et surtout de FSH augmentent pour atteindre les valeurs élevées constatées en période de ménopause confirmée. […] »
http://www.ulb-ibc.be/gonadotrophines-hypophysaires-fsh-et-lh/

Prolactine

Valeurs de référence
[…] adulte  1.8 – 29.2 μg/L
Phase ovulatoire : 2.8 – 29.2 μg/L
Ménopause : 1.8 – 20.3 μg/L […]

Intérêt clinique – Interprétation des résultats
– Le dosage de la prolactine s’inscrit dans le cadre du diagnostic étiologique (étude de la cause) d’une aménorrhée (absence de règle) et d’une stérilité chez la femme. […] »
http://www.ulb-ibc.be/prolactine/