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Titre de la question Douleur chronique dans la tête
Question Bonsoir j'ai fait un TDM et deux radios sur ma tête au bout d'un mois et j ai maintenant des douleurs sévères dans ma tête, j'ai peur que j'ai un cancer cérébral suite à l'exposition aux rayonnement 3 fois successifs .
Réponse

Bonjour,

Vous souffrez de douleurs chroniques au niveau de la tête (appelées céphalées) et avez passé deux radiographies et un scanner. Depuis, vos douleurs persistent et vous craignez d’avoir une tumeur cérébrale liée à l’exposition aux rayonnements ionisants de ces examens.

Nous vous proposons en premier lieu une définition des céphalées du dictionnaire Larousse :
« Les céphalées, couramment appelées maux de tête, siègent sur la voûte crânienne, en excluant le cou et la face. Très fréquentes, elles constituent l'un des premiers motifs de consultation médicale. Leur diagnostic n'est pas toujours aisé. On s'aide parfois d'examens sanguins, ophtalmologiques ou dentaires, de radiographies des sinus ou de l'ensemble du crâne, exceptionnellement d'un électroencéphalogramme ou d'un scanner cérébral.
L'évolution des céphalées est très variable, de quelques heures à quelques jours, les accès pouvant se répéter pendant plusieurs années. »
Pour en savoir plus sur les différents types de céphalées, … :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/c%C3%A9phal%C3%A9e/11840

Nous vous invitons à parcourir les textes de la Brochure Radiographie & scanner : Posons-nous les bonnes questions (2012), résultat d’un groupe de travail piloté par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l’Association d’aide aux victimes d’accidents médicaux (AVIAM) :
« Vous allez passer une radiographie ou un scanner. Ces deux examens utilisent les rayons X à des fins de  diagnostic, pour visualiser les structures du corps humain. Ces techniques d’imagerie apportent des informations différentes et sont choisies par le médecin en fonction de l’objectif diagnostique. Elles constituent un outil irremplaçable de la médecine moderne.
Toutefois, l’accumulation de doses de rayons X peut accroître légèrement le risque de développer un cancer à long terme. Ce risque augmente avec le niveau de dose de rayons X reçus et le nombre d’examens réalisés. Une radiographie ou un scanner doit dans tous les cas être demandé et justifié par un médecin après une consultation. Cette demande doit ensuite être validée par un radiologue, qui peut éventuellement la remplacer par un autre examen plus adapté et parfois moins irradiant.
Trop de radios, trop de scanners ?
Si ces examens constituent une source d’irradiation, leurs avantages l’emportent sur leurs risques, dès lors qu’ils sont justifiés sur le plan médical.
Les examens d’imagerie médicale constituent la source la plus importante de rayonnements ionisants reçus par la population, après le rayonnement d’origine naturelle. En France, l’utilisation du scanner s’accroît actuellement d’environ 5 % chaque année.
La dose de rayonnement reçue lors d’un scanner est de 100 à 200 fois plus élevée que celle reçue lors d’une radiographie pulmonaire (voir schéma ci-contre). Toutefois, si ce scanner est justifié sur le plan médical, les avantages pour le patient l’emportent largement sur les risques éventuels.
Par ailleurs, les professionnels s’efforcent de réduire les doses de rayons X délivrés lors des examens.»
http://www.irsn.fr/FR/professionnels_sante/radiopro_patients/Documents/Brochure_Radiographie-Scanner.pdf

La Société française de radiologie apporte en ligne une réponse sur les risques liés aux rayonnements des examens d’imagerie médicale :
« Le fait de passer de nombreuses radiographies est-il dangereux ?
Publié le 23/05/2011, mis à jour le 18/04/2012
Rappelons tout d’abord que les radiographies ont recours aux rayons X. Les rayons X sont des rayonnements ionisants invisibles capables de traverser le corps humain qui les arrête partiellement. Cette atténuation du rayonnement provoquée par les différents composants du corps humain (os, graisse, muscles, eau, air, vaisseaux…) permet en radiologie de réaliser une image diagnostique.
Les rayonnements ionisants à fortes doses peuvent provoquer des effets secondaires bien connus comme «les radiodermites». Ces fortes doses ne sont pas atteintes dans le cadre de l’imagerie diagnostique. En revanche, les effets secondaires des faibles doses sont beaucoup moins connus, en particulier l’apparition de mutations génétiques et de cancer, car ils peuvent survenir bien après l’exposition et ne se distinguent pas des affections naturelles. Il n’existe cependant aucune preuve que les examens d’imagerie diagnostique puissent être à l’origine de cancers. En raison de cette incertitude, les organismes internationaux et nationaux utilisent le «principe de précaution» pour établir la réglementation, comme s’il existait, même à faibles doses, une relation linéaire entre la dose et le risque.
Quand le bénéfice est supérieur au risque
Pour comprendre la complexité du problème, il faut savoir que l’imagerie médicale n’est pas la seule source d’exposition aux rayonnements ionisants. Nous sommes exposés quotidiennement à de faibles doses de rayonnements ionisants qui proviennent de nombreuses sources : de l’air que nous respirons, des sols, des rayonnements cosmiques, des matériaux de construction, de l’eau, des aliments… Cette exposition aux rayonnements ionisants d’origine naturelle est estimée en moyenne en France à 2,5 millisieverts (mSv) par an. En comparaison, une radiographie de thorax délivre entre 0,005 et 0,01 mSv soit l’équivalent d’un à deux jours d’exposition aux rayonnements ionisants naturels. Une radiographie de l’abdomen délivre environ 0,4 mSv soit près de deux mois d’exposition aux rayonnements naturels. Un lavement baryté environ 2,5 mSv soit une année d’exposition aux rayonnements naturels. Une tomodensitométrie du crâne environ 2 mSv soit 10 mois d’exposition aux rayonnements naturels. Une tomodensitométrie de l’abdomen de 5 à 10 mSv soit deux à quatre ans d’exposition aux rayonnements naturels.. »
http://www.sfrnet.org/sfr/grandpublic/Questions-Reponses/article.phtml?id=rc%2forg%2fsfrnet%2fhtm%2fArticle%2f2011%2f20110523-123424-046

Nous ne pouvons répondre directement à la question posée. Si vos maux de tête étaient déjà présents avant vos examens radiographiques, le médecin va demander des investigations pour trouver la cause, ce qui n’est pas toujours facile et peut demander un certain temps. Si vos céphalées sont apparues après les examens, signalez-le à votre médecin. Ce qu’il faut retenir également, c’est le principe de précaution : si vous deviez passer d’autres examens d’imagerie médicale utilisant les rayons X (l’IRM par exemple n’est pas concernée, …), nous vous recommandons de rappeler au médecin vos examens précédents afin de ne pas cumuler effectivement trop de rayonnements ionisants dans un laps de temps rapproché.

Nous espérons que ces informations vous seront utiles et faciliteront le dialogue avec les médecins. Nous restons à votre disposition pour toute autre recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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