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Titre de la question Traitements endométriose
Question Bonjour, Je souhaiterais avoir un état des lieux des dernières publications médicales concernant les traitements / la prise en charge de l'endométriose. Merci beaucoup. Bonne journée !
Réponse

Bonjour,

Vous souhaitez connaître l’état de la recherche sur les traitements de l’endométriose.

Afin de répondre à votre question, nous vous proposons Nous vous proposons tout d’abord plusieurs articles scientifiques :

 -  Endométriose : une maladie énigmatique, multifactorielle et multidimensionnelle / Jean-Pierre Vallée, Pierre Gallois, Yves Le Noc. (In Médecine : Volume 10, numéro 5, Mai 2014)
« Trois siècles après sa première description « moderne » (Shroen 1690), un siècle après sa reconnaissance comme entité clinique (Sampson 1918-1920), l'endométriose reste une maladie énigmatique [1]. Elle est définie par la présence de tissu similaire à celui de l'endomètre utérin dans diverses localisations, y compris extra-abdominales, où il peut réagir aux stimuli hormonaux exogènes ou endogènes. Son histoire naturelle est très variable, avec tous les stades de sévérité et d'évolutivité possibles, de la régression spontanée à l'envahissement pelvien, dans un continuum de présentations individuelles totalement différentes. L'endométriose n'a pas de symptômes pathognomoniques [caractéristiques], pas de traitement « universel » : les différents traitements envisagés ont pour objectifs la douleur et l'infertilité, pas la guérison de la maladie. Elle reste en 2014 un problème gynécologique majeur, impliquant un recours fréquent aux soins, y compris chirurgicaux, des coûts considérables, en dépenses de santé et coûts humains (perte de productivité et altération de la qualité de vie entre autres). Pour toutes ces raisons, un consensus international réuni sur ce thème à Montpellier en 2011 a considéré le diagnostic et la prise en charge de l'endométriose comme cible essentielle de bonnes pratiques en santé primaire [2]. »
http://www.jle.com/fr/revues/med/e-docs/endometriose_une_maladie_enigmatique_multifactorielle_et_multidimensionnelle_301642/article.phtml?tab=texte

- Quelle prise en charge pour l’endométriose ? / Florence Gallard, Francis Comby,Alexis Desmoulière.(In Actualités pharmaceutiques, Volume 53, numéro 538, pages 20-26,septembre 2014)
« La prise en charge thérapeutique de l’endométriose peut être chirurgicale ou médicamenteuse, ces deux stratégies étant parfois conjointes. Pour déterminer la meilleure approche, le praticien prend en compte les bénéfices et les risques individuels pour la patiente ainsi que ceux propres à chaque option. Le traitement doit, par ailleurs, se réaliser dans un cadre multidisciplinaire. »
http://www.em-consulte.com/article/921766/article/quelle-prise-en-charge-pour-l-endometriose%C2%A0
Comme vous résidez en région parisienne, sachez que vous pouvez venir consulter cet article dans son intégrité à la Cité de la santé.
Voici les informations pratiques : http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/infos-pratiques/

- Le facteur inhibant la migration des macrophages, une cytokine clé dans l’endométriose / Ali Akoum, Khaled Khoufache (In Médecine/sciences n° 10, vol. 31, octobre 2015)
https://www.medecinesciences.org/fr/articles/medsci/pdf/2015/10/medsci20153110p824.pdf

- Traitements médicamenteux de l'endométriose (adénomyose exclue) / C. Azoulay, C. Bardy, M. Lasserre, J.-L. Brun. ( in EMC - Gynécologie 2017:1-14 [Article 150-A-15])
Résumé
Les traitements médicamenteux de l'endométriose sont hormonaux conventionnels (estroprogestatifs, progestatifs, agonistes de l'hormone libérant les gonadotrophines [GnRH], danazol), hormonaux innovants (antiaromatases, modulateurs sélectifs des récepteurs à la progestérone) ou non hormonaux (anti-inflammatoires, inhibiteurs des métalloprotéases, de l'angiogenèse, statines, plantes médicinales chinoises). Parmi eux, seuls les estroprogestatifs, les micro- et macroprogestatifs, les agonistes de la GnRH et le danazol ont montré leur efficacité s'ils étaient administrés dans la durée. En l'absence d'essais thérapeutiques au sein de chaque classe, il n'est pas possible de privilégier une molécule plutôt qu'une autre. Les (estro)progestatifs, mieux tolérés que le danazol et les agonistes de la GnRH prescrits sans hormonothérapie de substitution, doivent être privilégiés en première intention. En cas d'endométriose superficielle non traitée ou au décours de son traitement chirurgical, un traitement par estroprogestatifs en mode continu plutôt que séquentiel ou par macroprogestatifs est indiqué. En cas d'échec du traitement (estro)progestatif par voie orale, de mauvaise observance ou de contre-indications, la mise en place d'un système intra-utérin au lévonorgestrel, l'injection d'agonistes de la GnRH ou un traitement par danazol (plutôt par voie vaginale) peuvent être envisagés. En cas d'endométriose profonde, un traitement médical préopératoire est proposé en l'absence de désir immédiat de grossesse. Les agonistes de la GnRH peuvent être utilisés d'emblée, mais n'ont pas fait la preuve d'une plus grande efficacité que les (estro)progestatifs. Après chirurgie d'une endométriose profonde ou d'un endométriome, les estroprogestatifs ou les macroprogestatifs permettent de diminuer les risques de récidive. Tous ces traitements sont contraceptifs et doivent être poursuivis en l'absence de désir de grossesse, à l'exception des agonistes de la GnRH dont la prescription (sans hormonothérapie de substitution) est limitée à six mois. En cas de désir de grossesse, seuls les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont indiqués dans le traitement de la douleur associée à l'endométriose.»
http://www.em-consulte.com/article/35759/traitement-m%C3%A9dicamenteux-de-l-endom%C3%A9
Idem supra pour consultation du texte intégral.

- Endométriose - Un caméléon parmi les maladies gynécologiques / Dr méd. Sara Imboden, Prof. Dr méd. Michel Mueller. (In Forum médical suisse, 2017;17(32):654–659)
« L’endométriose est une maladie chronique présentant pour les femmes concernées des conséquences potentiellement graves, telles que des douleurs invalidantes et une infertilité. Le diagnostic n’est pas toujours facile à établir, car les symptômes sont souvent diffus d’une part et la maladie prend des formes très diverses d’autre part. Cet article expose l’état actuel des connaissances et présente des cas rares. »
https://medicalforum.ch/fr/resource/jf/journal/file/download/article/fms.2017.03030/fms-03030.pdf/

Enfin  les Hospices civils de Lyon proposent une nouvelle piste thérapeutique qui semble prometteuse : un traitement par ultrasons : Une nouvelle arme non invasive contre l’endométriose (Publié le 12-04-2017)
http://www.chu-lyon.fr/fr/une-nouvelle-arme-non-invasive-contre-lendometriose

En complément vous pouvez visionner le reportage de l’équipe de la rédaction d’Allodocteurs : Endométriose : un traitement par ultrasons
« L'endométriose touche une femme sur dix en âge de procréer, pourtant elle est toujours mal diagnostiquée et difficile à traiter. L'atteinte digestive, fréquente dans cette maladie, est particulièrement lourde à soigner. Mais au CHU de Lyon, une équipe a trouvé une manière simple et beaucoup moins invasive pour en venir à bout : les ultrasons. Un essai clinique est en cours. » (Rédigé le 08/05/2017, mis à jour le 05/05/2017)
http://www.allodocteurs.fr/maladies/gynecologie/endometriose/endometriose-un-traitement-par-ultrasons_22344.html

Nous espérons que ces informations vous seront utiles et restons à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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