Cité de la santé

Information conseil et documentation

Toutes les questions-santé - septembre

Titre de la question Insuffisance ovarienne
Question Bonjour Je suis en insuffisance ovarienne avec une AMH à 0,5 en mai 2016 ( elle était à 1,2 un an plus tôt). Après deux ans FIV je suis tombée enceinte et j'ai accouché par césarienne il y a un mois et demi. Je comptais sur des modifications dues à ma grossesse ou sur le retour de couches pour retomber enceinte sans devoir recommencer les traitements car je sais qu'il va falloir aller vite si je veux un deuxième enfant car j'ai 35 ans. Malheureusement à cause de la césarienne mon gyneco me prescrit une pilule pour ne pas risquer de tomber enceinte avant un an. J'hésite à prendre cette pilule (qui mettrait peut-être mes ovaires aux repos) et à utiliser des préservatifs (au cas où la pilule réduirait mes chances de tomber enceinte au bout d'un an de prise). Pouvez vous m'aider? Merci.
Réponse

Bonjour,

Vous venez d’accoucher par césarienne d’un bébé conçu par FIV. Vous vous interrogez sur le bienfondé de la prescription d’une pilule contraceptive par votre gynécologue car vous avez une insuffisance ovarienne mais souhaitez avoir un autre enfant. Vous vous demandez si un autre moyen contraceptif, comme le préservatif, ne serait pas plus adapté.

A titre d’information générale, voici les explications données sur le site Natisens (site belge consacré à la procréation médicalement assistée, dont la rédactrice en chef, Nathalie Vervloesem, est médecin anesthésiste réanimateur) :sur l’Evaluation de la réserve ovarienne :
« Rappel physiologique :
La FSH sécrétée par l’hypophyse (associée à la LH) stimule le développement du follicule, la production d’œstradiol par celui-ci pendant la phase folliculaire d’un cycle menstruel. Elle agit en synergie avec la LH pour provoquer l’ovulation. (voir : le cycle ovarien)
La concentration en œstradiol augmente lentement et régulièrement en début de phase folliculaire (recrutement), puis beaucoup plus rapidement lorsque le follicule dominant est sélectionné (deuxième partie de la phase folliculaire).
L’élévation de l’œstradiol (E2) provoque parallèlement une chute de la FSH, par rétrocontrôle négatif, comme le fait d’ailleurs l’INHB dont la production est également sous l’influence de la FSH.
L’hormone anti-müllerienne (AMH) inhiberait la croissance des petits follicules et participerait ainsi au développement du follicule dominant. La sécrétion ovarienne d’AMH augmente progressivement à la puberté, tout en restant à des taux très faibles, elle diminue avec l’âge pour devenir indétectable à la ménopause.
L’appauvrissement en follicules (diminution de la réserve ovarienne) va diminuer le taux d’INHB circulante, responsable d’une élévation de la FSH, elle-même responsable d’une élévation de l’oestradiolémie.
Les normes:
On admet comme témoin d’une bonne réserve ovarienne les valeurs suivantes (2 (mieux) ou 3ème jour du cycle) :
– FSH < 9.45 UI /L
– oestradiol < 40 ng /mL
– INHB > 45 pg /mL

– AMH > 1.2 µg/l. »
http://www.natisens.com/evaluation-de-la-reserve-ovarienne/

Comme vous le savez certainement, il existe plusieurs sortes de pilules et leur mode d’action est donc différent comme l’explique le site Choisir sa contraception, l’un des sites de Santé publique France :
« Pour les pilules progestatives, certaines suppriment l’ovulation et d’autres non.
- Avec les pilules progestatives qui ne suppriment pas l’ovulation, les règles surviennent régulièrement, environ toutes les 4 semaines.
- Avec les pilules progestatives qui suppriment l’ovulation, certaines femmes peuvent ne plus avoir de règles.
Toutes les pilules combinées, en revanche, suppriment l'ovulation. De sorte que si elle la prenait en continu, l'utilisatrice n'aurait pas de règles. L'arrêt de la pilule combinée pendant 7 jours entre deux plaquettes (ou la prise de comprimés dits "placebo" ou inactifs pendant 7 jours) provoque des saignements uniquement dus à cet arrêt. »
http://www.choisirsacontraception.fr/moyens-de-contraception/la-pilule/

En tant que service de documentation nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse. Nous vous conseillons d’interroger votre gynécologue et/ou de prendre un second avis peut-être auprès de votre médecin traitant ou bien d’un autre gynécologue.

Nous espérons que ces éléments d’information vous seront utiles pour enrichir le dialogue avec votre médecin et restons à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

Retour à la liste des questions
Retour en haut