mars

Œil malade

Question

Bonjour. Voici mon vécu des yeux : œil droit amblyope, .œil gauche : à 12 ans je me suis plantée une flèche d'arbalète dedans et après opération, ma vision avait baissé de 3 et j'ai porté des lunettes, puis j'ai vécu ainsi toute ma vie. En 2009, opération de la cataracte puis en 2012 opération du glaucome. Lors de l'opération du glaucome, en 15 jours je suis passée 4 fois sur la table d opération pour reprendre les points qui ne tenaient pas. Et par la suite jusqu'à ce jour on m’a fait 5 Needling à différentes périodes. Depuis l'opération du glaucome, j'ai toujours mal à la tête (migraine ophtalmique) et ai une gêne (comme un gravier qui se déplace). Ma question est celle-ci : outre le suivi ophtalmique existe-t-il d autres moyens de recherches pour rechercher l'origine de ces maux (IRM, Scanner, etc...) Merci pour votre réponse. Salutations distinguées

Réponse

 Bonjour,

L’œil droit est amblyope et l’œil gauche, à la suite d’une flèche d’arbalète tirée dans votre propre œil étant enfant, a été opéré d’une cataracte et d’un glaucome. A la suite de cette opération, vous êtes sujet à une migraine ophtalmique.

Votre œil droit est amblyope et votre œil gauche a une vision réduite à la suite d’un accident que vous avez eu enfant. Vous avez été opérée successivement d’une cataracte et d’un glaucome. Depuis la dernière intervention vous souffrez de migraine ophtalmique et avez une gêne dans l’œil. Vous souhaitez savoir quel examen faire pratiquer pour qu’une solution thérapeutique soit envisagée.

A titre d’information générale, voici une fiche pratique de neuro-ophtalmologie intitulée Conduite à tenir devant une migraine ophtalmique rédigée par le Service d’Ophtalmologie, Hôpital Foch (Suresnes) et le Service de Neurologie, Fondation Ophtalmologique A. de Rothschild (Paris) et publiée dans le Journal Français d'Ophtalmologie (vol. 26, n° 4, 2003, pp. 427-430) :

On distingue les migraines communes et les migraines accompagnées (avec aura) c’est-à-dire précédées de symptômes neurologiques focaux et transitoires intéressant la vision, la sensibilité ou le langage. Lorsque l’aura est visuelle, on parle de migraine ophtalmique.
[…]
Physiopathologie de l’aura :
L’aura visuelle est un phénomène neurologique et non pas oculaire.
[…]
Les manifestations de l’aura visuelle :
C’est la plus fréquente des auras migraineuses. Plusieurs prodromes visuels existent : scotome scintillant, phosphènes, déficits visuels systématisés, troubles de la perception visuelle et hallucinations visuelles complexes.
[…]
- En cas de première crise, chez un sujet de plus de 50 ans ou devant une modification d’une symptomatologie un migraineux connu : faire pratiquer une IRM cérébrale (pour éliminer un accident vasculaire, une compression cérébrale...) et demander un avis neurologique.
- Vérifier l’examen ophtalmologique pour éliminer une douleur d’origine ophtalmologique, pour corriger un trouble réfractif ou phorique (responsables des céphalées) et pour vérifier le fond d’œil.

https://www.em-consulte.com/en/article/112588

Toujours dans la même revue, un article plus récent intitulé « Migraine ophtalmique » ou migraine avec aura (vol. 39, n° 6, pp. 554-559,  juin 2016), signé par la Fondation ophtalmologique Adolphe-de-Rothschild (Paris), le Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts (Paris) et le Service de neurologie B4 (Toulouse) donne des informations sur les traitements

La « migraine ophtalmique » ou migraine avec aura visuelle est caractérisée par la survenue récurrente de manifestations visuelles transitoires généralement suivie de céphalées.
[…]
De manière générale, il est à retenir l’existence de traitements de la crise et de traitements de fond médicamenteux et non médicamenteux. Les traitements de crise non spécifiques comprennent les antalgiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les traitements spécifiques regroupent les dérivés ergotés et surtout les triptans. Les traitements de fonds médicamenteux sont justifiés si les crises migraineuses sont trop fréquentes et handicapantes malgré un traitement de crise optimal. Ils comprennent en particulier certains bêtabloquants, le topiramate, l’amitriptyline, la flunarizine, l’oxétorone et le pizotifène. Enfin, les traitements non médicamenteux ont un rôle aussi important, axé sur des techniques de relaxation, biofeedback, thérapies cognitives et comportementales, et acupuncture.

https://www.em-select.com/article/1066693

En tant que service de documentation sur la santé, nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse et vous conseillons de prendre un second avis médical. En effet, seul un médecin vous ayant examinée sera en mesure de vous proposer une solution thérapeutique adaptée à votre situation.

Bien entendu, nous restons à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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