avril

Réparation de la rétine

Question

Bonjour, J'ai déjà posé 1 question en décembre 2017 (voir dans éléments complémentaires) Cette nouvelle question est sur le même sujet mais est 1 mise à jour avec des infos 2019 en somme ... En "fouillant" internet j'ai vu qu'il y avait 2 recherches quasi applicables chez l'humain ; - l'1 est la greffe de cellules souches sous la rétine développée par le Pr Christelle Monville chercheuse à l'ITSERM de Créteil. Cette thérapie est, d’après ce que j'ai pu lire, applicable lors de pathologies de rétinite pigmentaire de sujets diabétiques mais pouvant très bien s'étendre à d'autres pathologies comme la DMLA... Le but est de réparer la rétine, les photorécepteurs. Les résultats sont aujourd'hui reconnus sur les souris et 1 essai clinique sur 12 malades doit démarrer incessamment; mais quand ? L'autre recherche, l'Optogénétique, de l'algue à la rétine conduite par le Dr Denize Dalkara de l'Institut de la vision. La thérapie est également en phase d'application chez l'homme; mais quand ? Je vous remercie par avance des informations sur ces 2 recherches, comment peut-on faire pour s'inclure dans le programme clinique ? Cordialement.

Réponse

Bonjour,

Après des recherches sur internet, vous avez identifié 2 protocoles de recherche travaillant sur la réparation de la rétine. Vous mentionnez plus particulièrement l’étude du Pr. Christelle Monville qui dirige les recherches sur les rétinopathies à l’I-Stem de l’institut de biothérapie ainsi que l’étude de la chercheuse Deniz Dalkara, chercheuse à l’INSERM.

Concernant les recherches du Pr Christelle Monville, voici ce qu’indique un article réalisé par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) :
https://presse.inserm.fr/vers-le-premier-essai-francais-de-therapie-cellulaire-dans-une-forme-de-retinite-pigmentaire/30284/

Si vous désirez obtenir plus d’informations sur cet essai clinique, vous pouvez contacter le Pr. Christelle Monville qui dirige les recherches sur les rétinopathies à l’I-Stem, institut de biothérapies :

I-Stem Institut des cellules Souches pour le Traitement et l'Etude des maladies Monogéniques
I-Stem Inserm/UEVE 861 – CECS
GENOPOLE - Campus 1
5 rue Henri Desbruères
91030 EVRY CEDEX
Tél. : 33 (0)1 69 90 85 17
http://www.istem.eu/

Courriel : c.monvillle(at)istem.fr

https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Directory_Professionals.php?lng=FR&data_id=46630&MISSING%20CONTENT=Pr-Christelle-MONVILLE&title=Pr%20Christelle%20MONVILLE&search=Directory_Professionals_Simple

Concernant les recherches de Deniz Dalkara, chercheuse à l’INSERM et à l’Institut de la vision, un second article intitulé Thérapie génique : une approche lumineuse pour rétablir la vision (21/03/2018) précise :

La thérapie génique consiste à introduire un gène médicament dans des cellules cibles à l’aide d’un vecteur, le plus souvent un virus modifié. Cette approche a déjà été testée avec succès dans quelques cécités rares d’origine génétique, comme l’amaurose congénitale de Leber, une forme très rapide de dégénérescence rétinienne. Son extension à d’autres pathologies rétiniennes reste néanmoins limitée par la diversité des mutations pouvant être impliquées, dont un grand nombre reste d’ailleurs encore inconnu. C’est notamment le cas dans les rétinopathies pigmentaires, un groupe de maladies évolutives caractérisées par la perte progressive de la vision - d’abord nocturne, puis diurne - liée à la mort de cellules nerveuses spécialisées, les photorécepteurs à bâtonnets, puis ceux à cônes.

[…] 

Ce modèle pourrait faire l’objet d’essais cliniques, mais il demande néanmoins à être perfectionné. "L’opsine microbienne est bien moins sensible à la lumière que nos cônes. Aussi, une telle approche de thérapie génique reposera sur l’utilisation de lunettes spéciales, dotées de caméra qui capteront les stimuli lumineux et les intensifieront à destination de la rétine ", précise la chercheuse. Par ailleurs, "dans les rétinopathies pigmentaires, la disparition des cônes, en charge de la perception des couleurs et de la vision diurne, s’explique par la mort préalable des bâtonnets qui les nourrissent normalement avec un facteur trophique. Même si l’opsine peut rétablir la vision, elle n’empêchera pas la mort progressive des cônes. Nous cherchons donc à améliorer le traitement grâce à une expression simultanée du gène codant pour l’opsine et de celui codant pour le facteur trophique, ce qui permettrait de préserver et restaurer la vision à plus long terme.

https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/therapie-genique-approche-lumineuse-pour-retablir-vision

De la même façon, nous vous proposons de contacter directement la chercheuse ou la structure d’accueil afin d’obtenir des informations complémentaires :

Contact : deniz.dalkara(at)gmail.com

http://www.institut-vision.org/fr/therapies-geniques-et-modeles-animaux-pour-les-maladies-neurodegeneratives/item/140-deniz-dalkara.html

Nous espérons que ces éléments vous seront utiles et restons à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé

 NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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