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Anomalie suite à colposcopie

Question

Bonjour, Suite à un frottis anormal, j'ai subi une colposcopie. Le résultat est rassurant : infection virale bénigne ou "anomalie bénigne de bas grade". Ayant lu tout plein d'articles sur le hpv et notamment le 18, je suis perdue dans les informations concernant la contamination. Si J'ai bien compris, il est impossible de dater la contamination. Par contre, dois-je prévenir mes partenaires sexuels de ces 10 dernières années ? Et surtout, suis-je toujours contagieuse ? Dois-je utiliser le préservatif pendant au moins les 2 années à venir ? Mon partenaire a eu une mycose récemment, est-ce à cause de ça ? Le hpv peut-il être la source d'autres ist ou mst ? Je suis sujette aux infections urinaires et du coup, suite aux antibio, infection vaginale aussi. En résumé, suis-je contagieuse ? Dois-je utiliser le préservatif ? Suis-je atteinte d'autres infections malgré l'absence de symptômes. Vous remerciant de vos réponses, je reste à votre disposition.

Réponse

Bonjour,

Suite à un frottis anormal, vous avez subi une colposcopie dont les résultats sont rassurants. Malgré tout, vous vous posez beaucoup de questions sur l’infection au Human Papilloma Virus (HPV) et sollicitez notre aide.

A titre d’information générale sur le virus du HPV, nous vous proposons la lecture d’un article très complet sur le site du Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (CRIPS) :

L'infection à HPV inactive ou latente
Le virus est présent au niveau des muqueuses ou de la peau
sans symptôme ou lésion visible. Le HPV peut rester "dormant" ou "quiescent" des mois, voire des années, sans développer d'anomalie. Les virus dormants ne se multiplient pas ; l'infection n'est donc pas contagieuse.
Dans la grande majorité des cas, l'immunité induite en réaction à l'infection par le HPV permet de se débarrasser spontanément du virus. Le temps nécessaire à la disparition du HPV est appelé temps de clairance. A un an, le HPV est éliminé trois fois sur quatre. Plus ce temps de clairance augmente, plus le risque que l'infection persiste s'accroît. Or ce temps est plus long chez les femmes porteuses des HPV cancérigènes 16 et 18.
D'autre part, les personnes immunodéprimées éliminent moins facilement le papillomavirus, ce qui explique la sensibilité des personnes vivant avec le VIH aux cancers dus aux HPV (cancer du col de l'utérus chez la femme, cancer de l'anus chez l'homme).
L'infection à HPV persistante et active
L'infection à HPV devient persistante et active lorsque la personne ne développe pas l'immunité nécessaire pour éliminer le virus. Une femme de plus de 30 ans sur dix est concernée.
La persistance du HPV au niveau des muqueuses entraîne des anomalies cellulaires, en particulier dans une zone vulnérable du col utérin, appelée la zone de transformation. Les cellules infectées par le HPV subissent des modifications morphologiques, détectées à l'occasion de prélèvement par frottis.
Ces cellules se regroupent pour former des lésions qui peuvent être reconnues lors d'un examen visuel du col au microscope (colposcopie). Ces lésions apparaissent sous forme de taches que l'on peut biopsier. Ces taches sont appelées dysplasie ou CIN (Cervical intraepithelial neoplasia). Selon le degré de sévérité des modifications cellulaires, on parle de CIN de grade 1, 2 ou 3. Les CIN sont des lésions précancéreuses, associées aux HPV à haut risque, 16 et 18 principalement, qui peuvent devenir cancéreuses.
Certains facteurs favorisent la survenue de cancers comme la multiplication des partenaires sexuels, le tabagisme ou l'état de l'immunité.

https://www.lecrips-idf.net/professionnels/dossier-thematique/papillomavirus-humain-cancers/symptomes-evolution-infectionhvp.htm

Concernant vos interrogations sur les traitements, le site Sida-info-service précise :

Le traitement anti-HPV (condylomes, « crêtes de coq ») n’éradique pas le virus, mais s’attaque simplement aux lésions.
- Les verrues : traitement local ou chirurgical.
- Les condylomes plans : traitement chirurgical.
Dans les deux cas, le suivi est important puisque l’on reste porteur du virus. Ce qui veut dire qu’il peut y avoir quelquefois des récidives. Dans ce cas, on traitera à nouveau.
Il est important de noter que ce n’est pas parce qu’on reste porteur du virus qu’on va forcément le transmettre : s’il n’y a pas de lésions, il n’y a pas de transmission.

https://www.sida-info-service.org/hpv-papilloma-virus-humain/

En tant que service de documentation, nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse. Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations nous vous conseillons d’échanger avec le médecin qui vous suit. Par ailleurs, vous pouvez également contacter le service sida-info-service par mail, téléphone ou chat. Etant spécialisés sur les infections sexuellement transmissibles ils sauront répondre à toutes vos questions.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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