Cité de la santé

Information conseil et documentation

Questions-santé 2012 - juillet

Titre de la question Anesthésie générale
Question Mon amie doit subir une anesthésie générale et consomme parfois de la cocaïne. Est-ce dangereux ? Combien de jours avant ne doit-elle pas en avoir pris ?
Réponse

Bonjour,

Votre amie doit subir une anesthésie générale (AG) et il lui arrive parfois de consommer de la cocaïne.

A titre d’information générale, voici sur le site de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR) un document intitulé « Gestion périopératoire des traitements chroniques et dispositifs médicaux » (juin 2009, pp.61-63) :
« Existe-t-il une interférence avec les médicaments de l’anesthésie ?

Le risque de complication anesthésique chez le cocaïnomane est plus lié à la survenue d’une hyperstimulation sympathique qu’à de réelles interactions avec les médicaments de l’anesthésie. […]
Il n’existe pas de tolérance croisée entre la cocaïne et les opiacés.
[…]
Il est recommandé un sevrage complet d’une semaine minimum avant une intervention pour éviter tout risque de complication grave périopératoire, un sevrage plus court ne protégeant pas de la survenue de telles complications. »

www.sfar.org/_docs/articles/150-rfe_ttsdm09.pdf

Nous vous invitons à consulter également les explications du Dr. Jean-Michel Devys du département d’Anesthésiologie-Réanimation-Urgences qui exerce à la Fondation Adolphe de Rothschild (Paris) :
« La consultation d'anesthésie doit avoir lieu dès que possible afin d'évaluer l'état du patient vis à vis de sa consommation de stupéfiants (surdosage, sevrage, dernière prise, type de produit utilisé) et de mettre en place une thérapie de substitution. Outre le traitement d'un sevrage inévitable durant l'hospitalisation, cette célérité dans la prise en charge permet de rassurer le patient, d'établir un contrat entre le médecin, les infirmières et le patient et de définir les règles que le toxicomane aura à respecter dans la structure hospitalière. Le toxicomane devra accepter de ne pas avoir recours à des substances non prescrites malgré un certain degré d'inconfort physique. En effet, l'interaction entre agents de l'anesthésie générale et la prise immédiatement préopératoire de drogues, de cocaïne notamment, rend la prise en charge périlleuse.  Les visites extérieures devront être limitées au strict minimum. »
www.jlar.com/Congres_anterieurs/JLAR%202001/vendredi/toxicomani.htm

Nous vous rappelons que Questions santé est un service de documentation en ligne et ne peut émettre d’avis médical. Nous conseillons à votre amie de parler de cet usage occasionnel de cocaïne à l’anesthésiste car lui seul pourra lui indiquer la démarche à suivre.

Nous restons à votre disposition pour toute recherche dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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