Cité de la santé

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Questions-santé 2012 - juillet

Titre de la question Névralgies d'Arnold
Question Je souffre de névralgies d'Arnold depuis 2005, j'ai essayé beaucoup de traitements médicamenteux sans aucun résultat. Je recherche une solution de neurochirurgie ou microchirurgie pour mon problème qui est devenu invalidant.
Réponse

Bonjour,

Vous souffrez depuis 2005 de névralgies d’Arnold et vous avez essayé plusieurs traitements médicamenteux en vain. Vous êtes à la recherche d’une solution neurochirurgicale pour mettre fin [définitivement] à ce problème qui vous handicape.

Le mémoire de Laetitia Robard intitulé « Le Grand Nerf Occipital d’Arnold » (2003-2004) pour la Faculté de Médecine à l’Université de Nantes donne la définition suivante de la névralgie d’Arnold :
« La névralgie d’Arnold est une céphalée chronique par accès successifs avec des intervalles libres. C’est une douleur occipitale ressentie sur le trajet du nerf d’Arnold.
[….]
C’est une douleur de type « névralgique » : paroxystique, en éclair, comme une décharge électrique ou à type de brûlure; suivant le trajet et le territoire du nerf d’Arnold. L’intensité de la douleur est très vive. Elle peut être intermittente ou continue, il y a donc parfois un fond douloureux permanent.»
http://www.arnoldalgie.com/docs/ROBARD_Laetitia.pdf

Voici sur le site de l’Institut UPSA contre la douleur une lettre trimestrielle « Le médecin généraliste et la douleur » (n°1, sept. 2000) avec en particulier un dossier intitulé "La névralgie d’Arnold : un diagnostic parfois trop facile, un traitement pas si simple. » rédigé par le Dr. Maurice Bensignor de la Clinique Viaud (Nantes) :
« Quand la symptomatologie dure depuis plus de 3 à 6 mois, on est devant un syndrome douloureux chronique dont la prise en charge sera au mieux réalisée en équipe multidisciplinaire et associera des techniques médicamenteuses et surtout des procédures non médicamenteuses.
1- médicaments
Le paracétamol et les AINS peuvent être utiles à doses efficaces.
Les anticontracturants sont rarement efficaces à des posologies compatibles avec une vie active.
Parfois, les morphiniques au début permettent une reprise précoce de l'activité.
2- techniques non médicamenteuses
• Mobilisation
Le port prolongé d'une minerve ou d'un collier, au delà de la période aiguë initiale, aggrave la composante comportementale de la douleur et la dépendance.
Les massages, la rééducation et la mobilisation, la reprise précoce d'une activité, sont sûrement préférables dans tous les cas.
L'apprentissage d'une technique de relaxation est susceptible d'être également un point de départ pour faciliter un abord psychologique et comportemental plus en profondeur.
• Blocs thérapeutiques
Les infiltrations de corticoïdes à l'écaille de l'occipital n'ont pas de justification en l'absence d'une compression du nerf à ce niveau.
Les anesthésiques locaux qui leur sont généralement associés peuvent avoir une efficacité transitoire sur une composante myofasciale lorsqu'ils sont injectés au voisinage d'un point gâchette.
L'infiltration articulaire devrait intéresser les deux articulations C1-C2 et C2-C3.
La proximité des espaces sous arachnoïdiens et de l'artère vertébrale impose un contrôle par l'imagerie de la position de l'aiguille.
Si des anesthésiques locaux sont utilisés, le praticien et son environnement doivent être préparés pour faire face à une éventuelle rachi-anesthésie totale.
Un contrôle radioscopique est suffisant et permet un repérage précis des articulaires sur un patient installé de ¾ ou de profil.Certains préfèrent un repérage tomodensitométrique sur un patient en décubitus ventral avec un abord postérieur.
• Manipulations vertébrales
Les techniques manuelles myotensives peuvent être utiles.
Pratiquées avec une extrême prudence par un praticien entraîné, les manipulations trouvent dans le DIM [dérangement intervertébral mineur] cervical une indication de choix. La difficulté est de trouver un correspondant sûr. Dans le doute, il faut sûrement leur préférer les infiltrations articulaires guidées par l'imagerie.
• Techniques de contre-stimulation
La neuro-stimulation transcutanée, l'acupuncture, la mésothérapie peuvent être un appoint antalgique appréciable mais ne constituent pas un traitement étiologique.
• Le recours à la chirurgie
Il doit rester exceptionnel. La résection micro-chirurgicale du ganglion rachidien C2 et la radicellectomie postérieure sélective peuvent donner de bons résultats chez des patients qui souffrent de douleurs neurogènes, en particulier post-traumatiques.
La présence de paroxysmes névralgiques constitue un bon élément prédictif du résultat. Ces procédures neurochirurgicales relativement lourdes sont donc susceptibles d'être utiles chez quelques patients soigneusement sélectionnés. »
http://www.institut-upsa-douleur.org/Protected/UserFiles/IgwsIudV5/Resources/Document/Periodiques/le_mg_et_la_douleur/institut-upsa-medecin-generaliste-douleur-01.pdf

Enfin, peut-être pourriez-vous vous rapprocher de l’Association des Personnes qui Souffrent de Névralgies d'Arnold (APSNA) qui propose sur son site des consultations de centres antimigraineux :
www.arnoldalgie.com/pages/adresses%20utiles.htm

Contacter l’association :
http://www.arnoldalgie.com/pages/contact.htm

Nous vous rappelons que Questions-santé est un service de documentation en santé et ne peut remplacer un avis médical. Nous vous recommandons de prendre rendez-vous avec votre spécialiste afin qu’il adapte votre traitement, après examens plus approfondis. Chaque cas étant particulier, il saura vous expliquer ce qui convient le mieux à votre situation.

Nous restons à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé

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