Cité de la santé

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Questions-santé 2012 - décembre

Titre de la question Arbre des causes : Gardnerella vaginalis, Escherichia coli
Question Atteinte à deux reprises dans ma vie, par le Gardnerella vaginalis 1993 et juin 2012, puis par les Escherichia coli en juillet 2012. Mon mari a enfin accepté une spermoculture qui a mis en exergue une présence de Streptocoque mitis ainsi que dans ses urines. Quels examens me conseillez-vous ? Quelle serait la cause de ces infections, sachant qu'après la fin de mon traitement estival, nous avons repris une vie sexuelle non protégée ? Je me pose beaucoup de questions... Merci de votre prochain éclairage. Cordialement
Réponse

Bonjour,

Vous avez eu à plusieurs reprises des infections (gardnerella vaginalis puis escherichia coli). Du côté de votre mari, sa spermoculture a mis en évidence la présence de streptocoques mitis. Vous vous interrogez sur les liens éventuels et les traitements à suivre.

Nous vous remercions de votre question mais Questions-santé, en tant que centre de documentation sur la santé, ne peut émettre d’avis médical ni thérapeutique. En revanche nous allons vous donner des informations générales afin d’enrichir le dialogue avec votre médecin qui seul peut poser un diagnostic et prescrire la thérapeutique adaptée.

Au sujet de la bactérie Gardnerella vaginalis voici les informations données sur le site de l’Université Médicale Virtuelle Francophone par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) :
« Gardnerella vaginalis est responsable d'une vaginite fréquente dont l'élément caractéristique est la mauvaise odeur (poisson pourri). Ce germe est pour certains un hôte normal de la flore vaginale car isolé chez près de 10 % des patientes. Pour être pathogène il doit être associé avec différents germes anaérobies. En fait c'est la décarboxylation (cf.glossaire) par les germes anaérobies des acides aminés élaborés par le Gardnerella qui est responsable de cette odeur caractéristique. À l'état de sels non volatils in vivo, ces amines (cf. glossaire) peuvent être libérées lors de l'alcalinisation (cf. glossaire) du vagin, en particulier suite à un rapport ou en fin de règles. […] »
umvf.univ-nantes.fr/gynecologie-et-obstetrique/enseignement/item88/site/html/cours.pdf

Concernant les Escherichia coli, le site de l’Institut Pasteur précise :
« L'espèce Escherichia coli est considérée comme un hôte normal de la micro flore digestive de l'homme et de nombreuses espèces animales. C'est pourquoi Escherichia coli est en premier lieu recherché dans les aliments comme indicateur de contamination fécale.
Les facultés d'adaptation de cette bactérie et certaines situations épidémiques ont permis l'apparition de nouvelles souches pathogènes grâce à des échanges génétiques (bactériophages, plasmides, éléments transposables).
Leur pouvoir pathogène chez l'homme se traduit par des infections intestinales ou extra intestinales comme les infections de l'arbre urinaire, suppurations diverses, méningites et septicémies
. […] »
www.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/fr/sante/centres-nationaux-de-reference-et-centres-collaborateurs-de-l-oms/cnr-et-ccoms/cnr-des-escherichia-coli-et-shigelles/actualites-rapports/index1

Le site de la Faculté libre de médecine de Lille précise la typologie des streptocoques et leurs conséquences.
« Alpha, non ou rarement bêta hémolytiques, souvent non groupables, ils font partie de la flore buccopharyngée normale et certains sont responsables de la formation de la plaque dentaire mais aussi d'endocardites malignes, de pneumopathies ou de suppurations diverses.
On les signale aussi comme agents étiologiques d'infections nosocomiales.
Les espèces d'importance médicale sont :
- Streptococcus mitis
- Streptococcus sanguis
- Streptococcus milleri
- Streptococcus salivarius
- Streptococcus mutans
- Streptococcus gordonii
- Streptococcus oralis
Les streptocoques oraux sont généralement sensibles aux pénicillines mais pour eux aussi, un antibiogramme comprenant la détection d'un haut niveau de résistance aux aminosides est nécessaire. Les règles de traitement sont les mêmes que celles concernant les entérocoques »
anne.decoster.free.fr/strepto/strepto.htm

Nous sommes désolés de ne pouvoir faire plus et vous conseillons à vous-même ainsi qu’à votre mari de consulter votre médecin traitant qui au vu des résultats de vos analyses, pourra poser un diagnostic et prescrire un traitement pour chacun d’entre vous. Il pourra également vous indiquer si une contamination sexuelle est possible.

Nous espérons que ces informations vous seront utiles et restons à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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