Cité de la santé

Information conseil et documentation

Questions-santé 2012 - février

Titre de la question Réduction de douleurs post zostériennes
Question Récidive d'un zona depuis 3 ans douleurs insupportables. Recherche d'un antalgique sans effets secondaires destructeurs ou invalidant.
Réponse

Bonjour,

Votre zona récidive depuis 3 ans et provoque des douleurs insupportables. Vous êtes à la recherche d’un antalgique sans effets secondaires trop lourds.

A titre d’information générale, nous vous invitons à consulter le dossier du site passeportsante.net, site canadien qui offre au grand public des informations pratiques sur la santé avec la collaboration de médecins et d’experts, qui nous apprend à propos des traitements que :
« Des antiviraux (médicaments qui combattent les virus), comme l’acyclovir (Zovirax®), le famciclovir (Famvir®) et le valacyclovir (Valtrex®), peuvent être prescrits. Ils sont pris par voie orale. Ils sont bien tolérés et ont peu d’effets indésirables. Les antiviraux accélèrent la guérison, réduisent la douleur aiguë et limitent probablement l’apparition des névralgies post-zona s’ils sont pris dans les 3 premiers jours suivant l’éruption cutanée.
Des analgésiques peuvent contribuer à soulager les douleurs légères ou modérées, en complément aux antiviraux. À titre d’exemple, mentionnons l’acétaminophène (Tylénol®, Panadol®, Paracétamol®, etc.). Des analgésiques narcotiques, aussi appelés opiacés, peuvent être prescrits au besoin : par exemple, le tramadol, l’hydromorphone (Dilaudid®), l’oxycodone ou la morphine (à petites doses).
Remarque. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène (Advil®, Motrin®, etc.), sont souvent inefficaces pour soulager ce type de douleur.
Des corticostéroïdes (comme la cortisone) peuvent également être prescrits, mais plus rarement.
En combinaison avec les antiviraux, ils peuvent aider à réduire (modestement) la durée et l’intensité des symptômes du zona. Cependant, ils ne contribuent pas à prévenir la névralgie post-zona. Ces médicaments sont habituellement réservés aux personnes ayant des symptômes très incommodants, étant donné leurs effets indésirables.
La névralgie post-zona peut nécessiter, en plus de l’utilisation d’analgésiques classiques, des traitements à base d’antidépresseurs tricycliques ou d'analgésiques narcotiques, selon l’intensité de la douleur
. »

En outre, toujours sur ce site, nous vous invitons à lire le paragraphe consacré aux approches complémentaires :
« Approches complémentaires
En traitement :
- Cayenne (névralgie post-zona)
- Enzymes protéolytiques
- Avoine (démangeaisons), huile essentielle de menthe poivrée (névralgie post-zona)
- Acupuncture, pharmacopée chinoise »
www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx

Le site dermatonet.com délivre pour sa part des informations sur ces douleurs persistantes :
« Les douleurs post zostériennes (douleurs persistantes après zona) : il s'agit de douleurs persistant plus d'un mois après l’épisode de zona. Les douleurs post zona sont plus fréquentes chez les sujets âgés. Les facteurs de risque de douleurs post zona sont donc :
- Un âge du patient supérieur à 50 ans
- Des douleurs intenses avant et lors de l'éruption de zona
- Des lésions graves de zona lors de l'éruption (lésions nécrotiques, étendues...)
- Le zona ophtalmique
- La mise en place tardive du traitement du zona (après 72 h d'éruption)
Lorsque les douleurs post zona sont diagnostiquées, elles sont le plus souvent traitées par des molécules telles que l’amitriptyline ou la gabapentine. Le médecin peut aussi prescrire des préparations locales à base de capsaicine. »
www.dermatonet.com/zona.htm

Enfin, vous pouvez demander à votre médecin si vous pouvez vous adresser à une structure spécialisée douleur chronique (SDC) dont le Ministère de la santé donne la définition suivante :
«Chez les patients les plus sévèrement affectés, elle [la douleur] peut par ailleurs s’accompagner des facteurs de renforcement que sont des manifestations psychopathologiques, une demande insistante de recours à des médicaments ou des procédures médicales souvent invasives, ainsi qu’une difficulté à s’adapter à la situation.
Ces structures ne prennent pas en charge toutes les douleurs. Par exemple les douleurs aiguës provoquées par une crise d’appendicite, un infarctus du myocarde, une hémorragie cérébrale ou une fracture de jambe doivent être prises en charge par d’autres équipes soignantes (votre médecin, les services d’urgence, les services de chirurgie, de cardiologie, de chirurgie, etc.).
Cette différence rappelle que toute douleur doit faire l’objet d’un diagnostic (recherche de la cause). Sans diagnostic, il ne peut pas y avoir de bonne prise en charge de la douleur.
C’est pourquoi votre médecin traitant a un rôle primordial permettant que ces structures puissent concentrer leurs moyens et leurs efforts sur les patients relevant d’elles.
La prise en charge de ces douleurs nécessite la collaboration de plusieurs spécialistes de disciplines différentes.»
http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/douleur/les-structures-specialisees-douleur-chronique/article/les-structures-specialisees-douleur-chronique-sdc

Nous vous remercions de votre confiance mais nous vous rappelons que Questions-santé est un service de documentation en ligne et ne peut émettre d’avis médical ou recommander de médicament. Seul le médecin qui vous suit, connaissant votre dossier médical, pourra vous prescrire le traitement le plus adapté à votre cas.

Nous restons bien évidemment à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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