Cité de la santé

Information conseil et documentation

Questions-santé 2012 - juin

Titre de la question Que penser de la vaccination ?
Question Bonjour, Depuis la naissance de mon enfant (qui a un mois) je me questionne à propos de la pertinence de la vaccination. Dans le passé, je me suis informé à ce sujet et j'ai eu l'impression qu'il y avait que chacun des deux camps (pro et anti vaccination) avait de bons arguments. J'ai donc du mal à prendre une décision basée sur des faits scientifiques. Je cherche à savoir si la vaccination est vraiment efficace et si les risques qu'elle implique (s'ils existent) valent les bénéfices possibles. Je suis conscient que c'est une question très vaste mais peut-être que vos informations m'aideront à prendre une décision. Merci !
Réponse

Bonjour,

En tant que père de famille, vous vous interrogez sur la vaccination, notamment sur son efficacité et sur la balance risques/bénéfices.

Vous nous interrogez depuis le Canada, et peut-être nous avez-vous confondus avec l’Hôpital de la Cité de la santé de Laval dont nous sommes homonymes ?
Nous avons le plaisir de vous saluer depuis La Porte de La Villette à Paris (France) où nous nous trouvons, à l’intérieur de la Bibliothèque des sciences et de l’industrie.

Nous allons cependant vous apporter des informations pour vous aider à prendre une décision.

A l’inverse de la France, il n’y a pas de vaccination obligatoire au Canada comme l’atteste l’Agence de la santé publique du Canada mais elle est fortement recommandée :
www.phac-aspc.gc.ca/im/vs-sv/vs-faq16-fra.php

Du côté des belges, absl Question Santé, service communautaire de promotion de la santé, propose des questions-réponses sur l’efficacité des vaccins :
« Les vaccins sont-ils efficaces ?
Les vaccins permettent de très bien prévenir certaines maladies infectieuses, même si aucun vaccin n’est efficace à 100%. Le taux d’échec d’un vaccin varie selon le type de vaccin et le produit utilisé. La plupart des vaccins administrés aux enfants ont un taux de succès de plus de 90% (souvent de plus de 95%).
Certains vaccins procurent une « immunité collective » : quand la plupart des personnes d’une collectivité sont vaccinées contre une maladie donnée, les risques d’une éclosion de cette maladie s’en trouvent grandement diminués. Cette « immunité collective » protège le petit nombre de personnes qui sont trop jeunes pour être vaccinées (par exemple, les nourrissons de moins de 2 mois) ou qui ne peuvent pas être vaccinées pour des raisons de santé ou chez qui le vaccin n’a pas procuré une protection suffisante.
Vous trouverez des renseignements sur l’efficacité des vaccins en faisant une recherche par vaccin dans les chapitres « Les vaccinations recommandées à tous » et « Les vaccinations conseillées à certains ». »
Un vaccin, une fois injecté, est-il toujours efficace ?
De très nombreux éléments peuvent influencer l’efficacité protectrice d’un vaccin.
Certains vaccins sont plus « immunogènes » que d’autres. Cela veut dire qu’ils éveillent mieux une réponse du système immunitaire. Autrement dit, un grand pourcentage des personnes vaccinées forment des anticorps après vaccination. Ce pouvoir immunogène dépend de la composition du vaccin : l’antigène qui provoque la réaction immunitaire, les adjuvants, etc. Ainsi, pour citer deux exemples, le vaccin contre la rougeole donné aux enfants protège 95% des enfants vaccinés. Son « taux » de protection est de 95%. Le vaccin contre la typhoïde protège, lui, entre 65 et 75% des personnes vaccinées.
Les personnes jeunes et en bonne santé répondent mieux aux vaccins que des personnes dont le système immunitaire est affaibli, par exemple par une maladie chronique, ou par l’âge. Ainsi, le taux de protection du vaccin contre la grippe est meilleur chez les adultes en bonne santé  (60 à 70%) que chez les personnes âgées de plus de 80 ans (40 à 50%).
Le lieu d’injection du vaccin peut aussi influencer l’efficacité de la vaccination. Par exemple, le vaccin contre l’hépatite B protège plus de 90% des adultes vaccinés quand il est injecté, comme c’est recommandé, dans le muscle deltoïde (région de l’épaule). Une injection dans la fesse réduit le taux de protection (principalement parce que, dans cette région du corps, l’injection se fait souvent dans la graisse plutôt que dans le muscle).
La bonne conservation du vaccin, jusqu’au moment où il est injecté, est aussi essentielle pour maintenir sa qualité. Le respect de la « chaîne du froid » est important : depuis le moment de la production jusqu’au moment de l’injection, le vaccin devrait être conservé à une température comprise entre 2 et 8°C. Certains vaccins deviennent inefficaces lorsqu’ils ont été congelés. D’autres sont sévèrement dégradés après 1 semaine de séjour à une température de 21°C.
Ce sont là quelques uns des principaux facteurs qui peuvent influencer l’efficacité d’un vaccin.
vaccination-info.be/vaccination/questions_menu.html

Sur InfoVac-France, ligne directe d’information et de consultation sur les vaccinations créée en janvier 2003 en collaboration avec InfoVac-Suisse, ACTIV et le Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique de la Société Française de Pédiatrie, vous pouvez consulter les réponses aux questions fréquemment posées par les parents :
www.infovac.fr/doc.php

Du côté des opposants à la vaccination, Sylvie Simon, figure de proue dans le domaine, met en doute l’efficacité à long terme du vaccin contre la coqueluche :
www.sylviesimonrevelations.com/article-vaccin-coqueluche-encore-un-vaccin-dont-on-doute-de-l-efficacite-a-long-terme-87143103.html

Nous espérons que ces informations vous aideront à vous forger une opinion mais nous comprenons que cela n’est pas facile surtout lorsqu’il s’agit de la vaccination de nos enfants.

Bien cordialement,

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

Retour à la liste des questions
Retour en haut