Cité de la santé

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Questions-santé 2012 - octobre

Titre de la question Phytohormone
Question Je souhaiterais prendre de l'achillée millefeuille qui est une phytohormone progestérone pour soigner mon endométriose. Mais comme j'ai eu un méningiome, les hormones sont contre-indiquées pour moi. Puis-je quand même en prendre vu que ce sont des plantes?
Réponse

Bonjour,

Pour soigner votre endométriose, vous souhaitez prendre de l’achillée millefeuille, qui est une phytohormone progestérone. Comme vous avez eu par ailleurs un méningiome, les hormones sont contre-indiquées pour vous.

Tout d’abord, nous vous proposons la lecture de la fiche de l’achillée millefeuille sur le site Passeport santé (information pour le grand public sur la prévention de la maladie et l’acquisition de saines habitudes de vie avec la collaboration d’experts) et notamment la partie sur les contre-indications :
« Contre-indications
Certains des composants de l’achillée étant
neurotoxiques (principalement dans l’huile essentielle) et abortifs (huile essentielle et plante entière), l’achillée est contre-indiquée pour les enfants et les femmes enceintes. »
www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx

Le site Féminin bio propose un article sur Les plantes régulatrices rédigé parMona Hébert, homéopathe uniciste, naturopathe et herboriste. L’article confirme l’effet bénéfique de l’achillée sur l’endométriose.
« Pour favoriser les fonctions reliées à la progestérone et réduire un flux menstruel trop abondant et les douleurs pendant les menstruations, la grossesse ou l'accouchement, traiter les fibromes, les kystes et l'endométriose, l'ACHILLÉE (achillea millefolium), l'ALCHEMILLE (alchemilla vulgaris) et l'IGNAME SAUVAGE (dioscorea villosa) sont toutes indiquées. »
www.femininbio.com/sante-et-forme/medecines-douces/soigner-son-cycle-avec-les-hormones-v.html

Cependant un article de La Lettre du Neurologue (n° 2 Février 2003) intitulé « Femme, méningiome et traitement hormonal » précise que selon le type de méningiome la prescription ou non de progestérone sera à éviter ou pas : « Lorsque la patiente a été opérée d’un méningiome, avant de prescrire un dérivé de la progestérone, il est prudent de se référer à l’étude histologique et à l’étude immunohistochimique de la tumeur:
si le méningiome est un méningiome méningothélial, riche en récepteurs à la progestérone, et dont l’exérèse chirurgicale n’a pas été radicale (grade I de Simpson), la prescription de progestérone n’est pas conseillée. En cas de nécessité absolue de prescription de progestérone, il faut alors surveiller très rigoureusement la patiente sur le plan neurochirurgical en répétant des imageries régulières afin de pister une éventuelle apparition de récidive tumorale qui imposerait alors l’arrêt du traitement progestatif. En cas de grossesse, la même prudence doit être imposée;
s’il s’agit d’un méningiome d’un autre type histologique, pour lequel l’étude immuno histo-chimique confirme la pauvreté en récepteurs à la progestérone, la prescription de progestérone ne semble pas contre-indiquée (méningiomes transitionnels, psamomateux, fibroblastiques),mais même ces patientes doivent être soumises à une surveillance régulière postopératoire par une imagerie annuelle. […] »
neurologie.edimark.fr/publications/articles/femme-meningiome-et-traitement-hormonal/6720

Enfin, voici la mise en garde du site Alternative santé consacré aux médecines douces :
« On regroupe sous le nom de " phytohormones " des substances d'origine végétale dont l'activité œstrogénique ou progestative est " semblable " à celle des œstrogènes et de la progestérone (hormones produites par les ovaires). Les spécialistes recensent aujourd'hui plus de 600 végétaux à action œstrogénique et plus de 350 à action progestative.
[…]
" Les indications des phytohormones sont pour certaines évidentes, d'autres incertaines, voire douteuses, explique le Dr Arnal-Schnebelen[gynécologue-obstétricienne, phytothérapeute, département universitaire des médecines naturelles de la Faculté de médecine Paris XIII]
Les études concernant les phytœstrogènes sont nombreuses. Par contre, celles sur les phytoprogestatifs le sont moins. »
www.medecines-douces.com/impatient/274jan01/phytohorm.htm

Nous n’avons pas trouvé d’informations plus précises concernant la prise de phytoprogestérone. Cependant nous espérons que ces éléments de réponse vous permettront d'enrichir le dialogue avec le spécialiste qui vous suit. En effet, connaissant votre dossier médical,celui-ci demeure votre interlocuteur privilégié et pourra vous conseiller de façon adaptée.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour tout complément d’information dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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