Cité de la santé

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Questions-santé 2012 - juin

Titre de la question Valve mitrale
Question Je souffre d'une insuffisance cardiaque, plus précisément d'une fuite à une valve. On m'a parlé d'une méthode en microchirurgie qui simplifierait l'après-chirurgie et voir si cette méthode est fiable.
Réponse

Bonjour,

Vous souffrez d’une insuffisance cardiaque, une fuite mitrale, et on vous a parlé de microchirurgie. Vous voulez connaître notre avis sur la question.

Nous vous rappelons que Questions-santé est un service de documentation en ligne sur la santé qui ne peut en aucun cas émettre d’avis médical. C’est pourquoi nous vous proposons une sélection de documents dans lesquels des professionnels expliquent la technique et décrivent avantages et inconvénients potentiels.

Sur le site du Département de Chirurgie des Hôpitaux universitaires de Genève, nous vous invitons à consulter la définition de la valve mitrale (et ses 2 dysfonctions) :
« La valve mitrale se trouve entre le ventricule et l'oreillette gauche, c'est à dire entre les deux cavités gauches du cœur. Elle est constituée de deux feuillets et d'un appareil sous-valvulaire qui ressemble aux cordes d'un parachute qui sont censées assurer la continence de la valve pendant chaque contraction cardiaque.
Dysfonction de la valve mitrale
 :
On la trouve sous deux formes :
Insuffisance ou incontinence de la valve mitrale
 : lors de chaque contraction cardiaque une certaine quantité de sang qui se trouve dans le ventricule gauche reflue dans l'oreillette gauche.
Sténose mitrale
 : dans ce cas là, il s'agit d'un rétrécissement de l'orifice valvulaire mitral empêchant ainsi le passage du sang qui se trouve dans l'oreillette gauche à remplir le ventricule gauche lors de la relaxation du cœur. »
chirurgie.hug-ge.ch/services/cardiovasculaire/valve_mitral.html

Par ailleurs, voici sur le site des Hospices Civils de Lyon, un extrait d’un article intitulé La chirurgie cardiaque mini-invasive pour un confort accru des patients :
« Les techniques de chirurgie mini-invasive réduisent l’agression et améliorent le confort post-opératoire des malades. Elles ont connu un essor considérable ces dernières années, en particulier en chirurgie gynécologique, urologique ou digestive. Notre objectif a été d’appliquer ces principes à la chirurgie de la valvule mitrale.
Grâce à une caméra vidéo introduite dans le thorax, il est possible d’aborder le cœur sans scier le sternum. Une courte incision de 4 à 6 cm dans le sillon sous-mammaire est alors suffisante (fig. 1).
[…]

Un bilan positif
L’évolution des matériels et la définition de procédures, à la fois simplifiées et moins onéreuses, devraient permettre une plus large diffusion de cette approche. Après avoir dépassé les 100 premiers malades, cette technique s’est progressivement imposée dans notre équipe comme la technique de référence. Nous avons maintenant acquis la conviction que cette technique s’imposera comme une technique de référence en chirurgie mitrale à l’instar de ce que fut l’adoption de la vidéo en chirurgie digestive, urologique ou gynécologique il y a quelques années. »
www.chu-lyon.fr/web/2285

Un article paru dans le Traité de Cardiologie [11-010-B-10] de l’Encyclopédie médico-chirurgicale, intitulé Insuffisances mitrales acquises / D. Messika-Zeitoun. (2011) précise :
« Traitement percutané
. Ces dernières années se sont développées des techniques de réparation mitrale percutanée. La plus aboutie est probablement le MitraClip qui reproduit de manière interventionnelle la technique chirurgicale d'Alfieri (suture bord à bord de l'extrémité des feuillets mitraux). Ce système a montré une bonne faisabilité et les résultats préliminaires sont encourageants »
www.em-consulte.com/article/584085/insuffisances-mitrales-acquises

Il semble donc que la technique de chirurgie mini-invasive ait de bons résultats. Cependant elle demeure encore peu pratiquée et pas toujours possible comme l’indique cet extrait du site de la Fédération française de cardiologie :
« Certaines maladies valvulaires, de type rétrécissement, peuvent être désormais traitées par la technique dite interventionnelle, c'est-à-dire sans avoir à ouvrir le cœur. On parle également d'intervention par voie percutanée. Elle consiste à introduire dans une artère (dilatation de la valve aortique) ou dans une veine (dilatation d’une valve mitrale ou pulmonaire) une sonde, munie d’un ballonnet dégonflé. Une fois centré sur la valve obstruée, le ballonnet est gonflé quelques secondes, à une pression suffisante pour faire dilater la valve trop rétrécie, puis il est retiré. Cette technique de dilatation n'est toutefois pas possible en cas de fuite associée au rétrécissement ou quand l'état de la valve ne s'y prête pas.
La mise en place de prothèses valvulaires par voie percutanée est une technique nouvelle qui semble prometteuse dans le traitement du rétrécissement aortique calcifié. Elle est actuellement utilisée dans peu de centres, dans le cadre de protocoles d’évaluation.
Cette technique ne remplacera pas la chirurgie mais pourrait permettre de traiter des patients chez qui le risque de l’intervention chirurgicale est trop élevé. »
www.fedecardio.org/je-suis-cardiaque/traitements/valvulopathies

Nous espérons que ces éléments d’information vous permettront de mieux comprendre cette technique et d’enrichir le dialogue avec votre chirurgien.

Nous restons à votre disposition pour tout complément.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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