Cité de la santé

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Questions-santé 2013 - avril

Titre de la question Comment soigner ma mère?
Question Depuis plus d'un an ma mère a développé un trouble du comportement qui la rend psychorigide, paranoïaque, agressive, menaçante. Absence de lésions cérébrales au scanner et à l'IRM. Le radiologue lui a conseillé de consulter un neuropsychiatre mais elle refuse. Son autoritarisme fait peur à son entourage y compris à notre médecin traitant. Suis la seule à m'opposer à elle et à essayer de la sortir de ce cauchemar mais ma mère ne me croit pas. Elle pense qu'elle est victime d'un complot et que je suis manipulée. Peu de temps avant de tomber dans cette maladie, ma mère présentait des œdèmes aux jambes + mains et des petits points noirs sont apparus au bout de certains de ses doigts,juste sous l'ongle. Il n'y a plus de communication possible avec elle sauf si on la laisse "prendre le dessus". Comment soigner ma mère? Merci de votre attention.
Réponse

Bonjour,

Depuis quelques temps, votre mère a développé des troubles psychiques qui agissent sur son comportement. Elle est suivie par son médecin traitant mais vous souhaiteriez savoir vers quel service spécialisé l’adresser pour qu’elle soit correctement prise en charge.

Nous avons sollicité l’avis de notre partenaire de la Maison des Usagers du centre hospitalier Sainte Anne à Paris, spécialisé dans le traitement des troubles psychiques. Il nous a conseillé de vous proposer de contacter un service de gériatrie et/ou neurologie.

L’Institut Camille Miret (association) propose un intersecteur de gérontopsychiatrie qui décline plusieurs missions exercées sur l’ensemble du département du Lot. Différentes modalités de soins sont proposées aux usagers, patients dépendants psychiques.
www.icm46.fr/web/FR/21-personnes-agees.php

Par ailleurs, nous avons pu identifier d’autres structures sur le site AgeVillage (magazine Internet d'information qui soutient et conseille les personnes qui vieillissent, leurs familles, leur entourage) qui propose un annuaire recensant les centres d'informations, de conseils, de coordinations : CCAS, CLIC, Réseaux
- les services à domicile
- les établissements d'accueil : de la résidence avec services, à l'accueil de jour, jusqu'à la maison de retraite médicalisée
- les centres de santé : prévention, mémoire
- les offres de bénévolat, loisirs, clubs
- les services financiers (assurances), obsèques.
Vous pouvez dans un premier temps vous adresser au CLIC (centre local d’information et de coordination en gérontologie) de votre département. C’est un guichet d’information, de conseil et d’orientation. Il existe trois niveaux de CLIC qui vont de l’information simple à la coordination globale gérontologique.
Vous en trouverez la liste en cliquant sur le lien suivant :
annuaire.agevillage.com/recherche/clic/46-france/4429-1

Vous pouvez vous adresser à celui qui est le plus proche de votre domicile.

Si vous préférez contacter directement un service hospitalier, voici les coordonnées de quelques établissements qui disposent d’un service de gériatrie dans le Lot (annuaire AgeVillage, rubrique « Centres hospitaliers et cliniques ») :
annuaire.agevillage.com/recherche/centres-hospitaliers-et-cliniques/46-france/4425-1

Centre hospitalier Jean Rougier (Cahors)
Gériatrie
335, rue du Président Wilson – 46005 Cahors Cedex 9
Tel. : 05 65 20 50 63
Courriel : secretariat.geriatrie@ch-cahors.fr
etablissements.fhf.fr/annuaire/hopital-service.php

Centre Hospitalier de Figeac
Médecine gériatrique

33, Rue des Maquisards
46100 Figeac
Pôle : Médecine
Chef de Service : Faycal FRAHI, gériatre
Tel : 05 65 50 65 71
www.ch-figeac.fr/Pages/US.asp

Clinique de Fond Redonde
1 bis avenue Georges Clémenceau
46106 Figeac
Service gériatrie
 : 05 65 50 00 92
clinique-font-redonde.fr/include/images/contenu/geriatriex.pdf

Vous pouvez aussi vous adresser à des associations dont vous trouverez la liste sur le site AgeVillage. Vous pourrez échanger avec des personnes confrontées aux mêmes réalités que vous et vous y trouverez une écoute et des conseils utiles.

Association et entraide
annuaire.agevillage.com/recherche/association-et-entraide/46-france/4428-1

Il reste le problème du consentement de votre mère : nous vous indiquons à ce propos un article de David Auzéric, juriste, sur le site des assurances MACSF :
« Loi du 4 mars 2002 : la volonté exprimée par le patient prime sur sa santé
Le 4 mars 2002, un nouvel effort législatif ayant donné naissance à la loi dite "loi Kouchner" a entendu éclairer le dilemne vécu par le médecin en solutionnant le conflit d'intérêt entre obligation de soins et respect de la volonté du patient. L'article 11 de la loi du 4 mars 2002 modifie les dispositions du premier chapitre du Code de la santé publique comportant désormais un nouvel article majeur qu'est l'article L.1111-4 soulignant que "le médecin doit respecter la volonté de la personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix. Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment".
Cet article met en évidence que la volonté exprimée par le malade prime sur sa santé et fait ainsi du consentement du patient pleinement conscient et doué de raison une condition préalable à toute intervention médicale.
Le Code de déontologie médicale, texte d'origine réglementaire, n'était déjà pas muet sur le sujet en exprimant dans son article 36 le droit au refus pour le patient. L'initiative législative et l'article L.1111-4 du Code de la santé publique ont finalement consacré un droit au refus de soins qui semble désormais absolu. Le malade, maître de son corps et acteur de sa santé, jouit d'une liberté décisionnelle quant aux soins et interventions proposés qu'il peut refuser, en toute connaissance de cause, quelles qu'en soient les conséquences.
Néanmoins, le législateur a prévu deux exceptions étroitement circonscrites. Le médecin est autorisé à passer outre au refus de soins : lorsque le malade est hors d'état d'exprimer sa volonté
(article L.1111-4, alinéa 4 du Code de la santé publique, auquel cas la famille ou les proches doivent être consultés, sauf urgence ou impossibilité, mais sans possibilité de s'opposer aux soins dispensés) ou dans le cas d'un mineur ou d'un majeur sous tutelle lorsque le refus de soins par le tuteur ou le titulaire de l'autorité parentale risque d'entraîner des "conséquences graves" pour sa santé (article L.1111-4, alinéa 5 du Code de la santé publique, auquel cas le médecin est tenu de délivrer les soins indispensables puis d'informer le Procureur de la République dans le cas du mineur ou le Juge des Tutelles dans le cas du majeur incapable). Le législateur impose donc au médecin de s'incliner face au refus du malade capable, conscient et dûment informé. »
www.macsf.fr/vous-informer/organisation-des-soins/relation-patient-soignant/refus-soins-patient.html

Nous espérons que ces pistes et ces éléments d’information vous seront utiles et nous tenons à votre disposition si cette réponse ne répond pas à votre attente ou pour toute nouvelle recherche dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)   

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