novembre

TFE aidants naturels

Question

Bonsoir, actuellement étudiante infirmière je prépare mon TFE. J'ai décidé de m'intéresser aux aidants naturels. Plus précisément à la manière dont les soignants pourraient collaborer avec eux. Avez-vous des ouvrages à me proposer ? Merci !

Réponse

Bonjour,

Dans le cadre de votre mémoire de fin d’étude, vous avez décidé de vous intéresser aux liens entre aidant naturel et soignants. Vous sollicitez notre aide.

La notion d’aidant naturel appartenant au domaine de la proximologie, nous vous invitons à consulter le site suivant :
- proximologie.com : site de Novartis Pharma SAS
« A ce jour, il n'existe pas de définition officielle de l'aidant, encore désigné par les termes de "proche", "entourage", "accompagnant". Néanmoins, certaines convergences se dégagent pour en faire une personne qui s'occupe régulièrement et à titre non professionnel d'un proche malade ou dépendant. On distingue de l'aidant naturel, l'aidant professionnel, c'est-à-dire le personnel soignant qui dispense des actes de soins dans le cadre d'une profession normalisée comportant des savoirs et des règles. Un rapport de l'OMS reprend la définition de Brodaty & Green (2000) concernant l'aidant: il s'agit d'un membre de la famille ou d'un ami qui aide régulièrement en faisant des tâches nécessaires à ce que la personne malade puisse conserver le plus d'autonomie possible. […]»
http://www.proximologie.com/proximologie/definition-de-la-proximologie/concepts-cles.aspx
Voir notamment la partie sur les témoignages de professionnels de santé :
http://www.proximologie.com/en-pratique/temoignages-de-professionnels.aspx

Nous vous invitons à consulter les fiches rédigées par Pascale Thibault-Wanquet, formatrice consultante, et publiées dans Soins Aides-Soignantes (n° 38, fév. 2011) avec le concours de la Mutuelle de la santé et du social (MNH) :
« Quels que soient l’état et la situation de leur proche, les aidants naturels peuvent montrer des réactions très différentes dans l’accompagnement d’une personne malade ou vivant en institution. Ces comportements s’expliquent par les différences individuelles dans les façons de faire face à la maladie, parfois la mort. Ces comportements sont toujours en lien avec l’histoire singulière de l’aidant avec la personne malade. Ils peuvent être considérés comme inadaptés, sont sources de tensions et entraînent des jugements ou des comportements divers de la part des équipes soignantes lorsqu’ils ne sont pas compris. Mais le travail avec les familles et l’entourage des patients étant une notion relativement récente, le professionnel ne bénéficie pas toujours de la formation ou de l’accompagnement nécessaire à la gestion de ces situations difficiles. »
http://www.mnh.fr/telechargement/SOINS-TAP2011-2.pdf

Pour compléter votre approche, vous pouvez consulter le mémoire de fin d’études d’une étudiante infirmière de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers de Berck-sur-Mer  intitulé Quelle place pour les proches à l’hôpital au cours des soins ? :
« La place des proches dans la relation de soin auprès de l’adulte à l’hôpital est moins évidente. En effet, au cours de mes stages, j’ai constaté que les soignants prennent des positions différentes vis-à-vis des proches et les intègrent différemment dans les soins. […]
En effet, durant toutes mes autres expériences avec un patient adulte, la présence ou non des proches lors d’un soin était peu ou pas discutée au sein de l’équipe. Chaque soignant choisissait ou non d’intégrer la famille lors du soin. Très souvent des horaires de visites sont imposés : dans l’après-midi, car beaucoup de soins sont effectués le matin et notamment les soins d’hygiène, la réfection des pansements... et la présence de tiers est considérée gênante. »
http://www.infirmiers.com/pdf/tfe-hinsberger-sarah.pdf

Enfin, sur le site d’EM Consulte, la référence des professionnels de santé, l’article Intérêts des visites à domicile dans le cadre des prises en soins en hôpital de jour de psychogériatrie publié dans NPG La revue du vieillissement cérébral (vol 4, n°22  pp. 51-54, août 2004) ajoute une note positive :
« Ce programme de soins nécessite la présence d’un aidant. La visite à domicile évalue de façon écologique sa place au sein du bouleversement attribuable à la démence de son proche. Il est considéré comme un véritable co-thérapeute. Dans la stratégie thérapeutique, c’est lui qui relaie et pérennise les actions développées au sein de l’hôpital de jour et permet en fin de compte que le couple patient-aidant garde son inscription dans la cité. »
http://www.em-consulte.com/article/83842/interets-des-visites-a-domicile-dans-le-cadre-des-

Comme vous indiquez que vous rédigez votre mémoire de fin d’études en soins infirmiers nous vous suggérons de consulter la méthodologie que nous avons élaborée afin d’aider les élèves infirmiers dans leurs recherches documentaires.
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/ressources-en-sante/memoires-ifsi/

Nous espérons que ces informations vous seront utiles et nous restons, bien entendu, à votre disposition pour toute recherche dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)  

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