juillet

Infection urinaire

Question

Présence d'Escherichia coli à 10 000 000/ml (culture sur milieu Chromid CPS) Leucocytes: supérieur à 1000/mm3 soit 1 000 000/ml. Hématies: 11/mm3 soi 11 000/ml. Mon mari a eu un traitement de 15 jours de CEFIXIME. L'analyse d'urine a été faite à la fin du traitement auquel le germe était sensible. Le taux d'Escherichichia coli est resté identique à la précédente analyse. A la date du 6 juin il avait une infection urinaire avec entérocoque + EC. Le premier germe a été éradiqué mais l'EC est toujours présent. Que faut-il envisager ?

Réponse

Bonjour,

Votre mari a une infection urinaire et malgré un traitement antibiotique la bactérie E. coli est toujours présente.

A titre d’information générale voici ce que l’on peut lire sur la résistance aux antibiotiques de E. coli sur le site de la Société française d’infectiologie :
« La résistance de E.coli aux céphalosporines de 3ème génération (C3G) injectables dans les IU [infection urinaire] communautaires progresse et est actuellement proche de 5%, avec une grande variabilité selon la présentation clinique, le terrain et d'une région à l'autre. La production d'une bêta-lactamase à spectre étendu (BLSE) est le principal mécanisme de résistance. Début 2014 en France, il n'existe pas de données publiées sur les facteurs de risque d'infection par une  souche productrice de BLSE dans le cadre spécifique des IU communautaires à E. coli.[…] » (page 8)
Voir également le tableau de synthèse de la résistance d’E.coli aux antibiotiques en page 9
http://www.infectiologie.com/site/medias/Recos/2014-infections_urinaires-court.pdf
In Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires de l’adulte (2014)

Cette résistance est confirmée par un document de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) : Consommation d’antibiotiques et résistance aux antibiotiques en France : nécessité d’une mobilisation déterminée et durable
Bilan des données de surveillance, 18 novembre 2014 :
« En revanche, la situation est particulièrement inquiétante chez les entérobactéries. Il s’agit de la plus importante famille de bactéries qui rassemble de nombreux genres (Escherichia, Klebsiella, Enterobacter…) et réunit des bactéries commensales qui résident principalement au niveau du tube digestif. E. coli représente à lui seul la plus grande partie de la flore bactérienne aérobie de l’intestin et est responsable de la plus fréquente des infections bactériennes en milieu hospitalier comme en ville : l’infection urinaire. Les données françaises montrent la très nette augmentation de la résistance aux antibiotiques chez les entérobactéries avec une large diffusion des entérobactéries productrices de BLSE qui confèrent une résistance aux céphalosporines de 3e génération. Cette situation constitue un terrain favorable à l’émergence de nouvelles souches résistantes à des traitements de dernier recours, les carbapénèmes.[…] (p.9)
http://ansm.sante.fr/content/download/69905/891487/version/3/file/CP_ANSM_Antibiotiques_18-11-2014_Plaquette-Invs.pdf

En tant que service de documentation nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse et invitons votre mari à consulter de nouveau son médecin traitant afin que ce dernier puisse prescrire le traitement adapté compte tenu de ses antécédents médicaux.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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