février

Canal lacrymal bouché

Question

Bonjour, Je souffre depuis plusieurs années d'un larmoiement intense de l’oeil droit dû au canal lacrymal complètement bouché. On m'a proposé une intervention chirurgicale consistant à refaire le canal obstrué en cassant l'arête nasale. Le résultat n'étant assuré qu'à 50 %, je suis très indécise. Qu'en pensez-vous ? Merci de votre réponse.

Réponse

Bonjour,

Vous souffrez depuis longtemps d'un larmoiement intense de l’oeil droit dû au canal lacrymal bouché. Le chirurgien vous a proposé une intervention chirurgicale consistant à refaire le canal obstrué en cassant l'arête nasale. Le résultat n’est pas garanti et vous ne savez pas quelle décision prendre.

Dans un premier temps, sur le site de l’Institut de la Macula, «centre de référence nationale et internationale, spécialisé dans le traitement de la pathologie médicale et chirurgicale de la macula, de la rétine et du vitré » voici  les explications du Dr. José Nieto, ophtalmologiste et spécialiste en chirurgie oculoplastique :
« Les causes du larmoiement sont nombreuses, et c’est pourquoi un traitement efficace doit commencer par une exploration méticuleuse par un ophtalmologiste spécialisé. Une manière simple d’en comprendre les causes est de les classer entre larmoiement provoqué par des anomalies dans le système de drainage et larmoiement causé par une surproduction de larmes.
Le système lacrymal peut être altéré dans n’importe quelle partie : du début des canalicules jusqu’au conduit lacrymonasal. Parfois, le système est perméable à l’exploration, mais ne draine pas convenablement les larmes. Dans ce cas, c’est la fonction qui est altérée, et non la structure. Ce phénomène est appelé épiphora.
[…]
Chez les adultes, le trouble le plus connu du système lacrymal a lieu dans le conduit lacrymonasal. Pour des raisons inconnues, le conduit rétrécit avec l’âge et peut finir par se fermer complètement. Ceci est plus fréquent chez les femmes de plus de cinquante ans. Quand le conduit lacrymonasal rétrécit, le larmoiement apparaît, parfois accompagné d’une infection dont les caractéristiques sont la douleur, les rougeurs et occasionnellement du pus dans la région du sac lacrymal.
[…]
L’obstruction du conduit lacrymonasal a un seul traitement chirurgical, appelé dacryo-cysto-rhinostomie (DCR). Cette intervention consiste à créer une nouvelle voie pour les larmes, qui va du sac lacrymal jusqu’au nez, en évitant le conduit lacrymonasal obstrué. […] La forme la moins invasive de DCR est la chirurgie endoscopique transnasale. Cette technique obtient des résultats similaires à la chirurgie externe classique, or elle présente l’avantage d’être plus courte, sans cicatrice et son temps de rétablissement est plus court. »
http://www.institutmacula.com/fr/patologia/ojo-lloroso/

Sur le site du Centre ophtalmologique St Paul-Bastille (Paris), nous vous invitons à consulter les informations et les schémas oculaires sur l’anatomie, les symptômes, les causes des larmoiements, le diagnostic et les traitements : un passage est consacré à l’obstruction du canal lacrymo-nasal. Vous pouvez également poser votre question aux spécialistes.
http://www.ophtalmologie-paris-stpaul.com/index.php?page=les-voies-lacrymales

En outre, si vous optez pour la dacryo-cysto-rhinostomie, nous vous proposons, sur le site de la Société française d’ophtalmologie, une fiche pratique sur cette technique :
« Les techniques opératoires et les résultats : Pour traiter cette anomalie, trois possibilités sont actuellement offertes, avec dans chacune la mise en place éventuelle d’une sonde en silicone qui sera laissée en place un à plusieurs mois :- Réaliser une dacryocystorhinostomie chirurgicale par voie cutanée : Elle consiste à mettre en communication, après avoir incisé la peau, le sac lacrymal avec la muqueuse nasale. Au cours de cette intervention, un morceau d’os est enlevé.
L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale associée, souvent renforcée, ou parfois sous anesthésie générale. Les chances de succès sont importantes.
- Réaliser une dacryocystorhinostomie chirurgicale avec abord endonasal : Cette technique, plus lourde, a pour but, entre autres, d’éviter une cicatrice cutanée. Son principe reste le même : réaliser une communication permanente entre le sac lacrymal et le nez, mais en passant par l’intérieur du nez. Elle n’est possible que si vos cavités nasales s’y prêtent.
Les chances de succès sont encore variables, mais semblent, avec l’expérience, obtenir les mêmes taux de succès que la voie cutanée.
- Réaliser une dacryocystorhinostomie au laser : Intervention de durée relativement brève. Elle peut être réalisée sous anesthésie locale renforcée.
Ses chances de succès sont inférieures à celles des autres dacryocystorhinostomies.
En cas d’impossibilité technique en cours d’intervention, le médecin peut être amené à ne pas réaliser l’intervention au laser et à passer directement à une dacryocystorhinostomie chirurgicale. »
http://www.sfo.asso.fr/files/files//FICHE-INFO-PATIENT_/37_Dacryocystorhinostomie%281%29.pdf

En tant que service de documentation, nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse. Nous espérons cependant que ces éléments d’information vous permettront de prendre votre décision en toute connaissance de cause.

Nous restons, bien entendu, à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé (les questions-réponses sont classées par dates)

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