septembre

Dystrophie ovarienne et absence de règles

Question

La dystrophie ovarienne peut elle perturber le cycle d'une femme et compromettre ses chances d'enfanter?

Réponse

Bonjour,

Vous nous demandez si la dystrophie ovarienne et l’absence de règles peuvent perturber le cycle d’une femme et compromettre sa fertilité.

Tout d’abord, voici sur le site Allo docteurs, « votre santé en vidéo, expliquée par des docteurs en médecine et professionnels de santé » la définition du syndrome :
« Le syndrome des ovaires polykystiques, également appelé "dystrophie ovarienne", a été découvert en 1935 par les chercheurs américains Stein et Leventhal.
[…]
Le syndrome des ovaires polykystiques se manifeste donc par une anovulation, c'est-à-dire l'absence de production d'ovule. Les règles sont irrégulières et il y a une poussée d'hormones mâles, les androgènes qui peut se traduire par de l'acné, une augmentation de la pilosité. La prise de poids, voire une obésité, est également fréquente.
Si on connaît bien les symptômes, on ignore encore beaucoup de choses sur la maladie et ses causes. Un dérèglement des hormones sexuelles mâles, l'obésité ou une origine génétique seraient en cause. Mais il y aurait bien d'autres facteurs. »
http://www.allodocteurs.fr/maladies/gynecologie/ovaires/ovaires-polykystiques-un-syndrome-frequent_259.html

Nous vous invitons à consulter un article de la Revue médicale suisse, (2015, n° 477, pp. 1242-1245) par le Dr. Maria Mavromati et le Pr. Jacques Philippe, du Service d'endocrinologie, diabétologie, hypertension et nutrition, aux Hôpitaux universitaires de Genève qui fait le point sur les nouveautés thérapeutiques de cette pathologie endocrinienne :
« […] Impact sur la fertilité
A part les manifestations cutanées de l’hyperandrogénie qui peuvent être invalidantes et les irrégularités menstruelles, le traitement de l’infertilité est le principal enjeu. Les femmes avec un SOPK ont un risque accru d’infertilité par le biais de l’oligo-anovulation (50% des femmes avec un SOPK ont une infertilité primaire et 25% ont une infertilité secondaire dans les études populationnelles), mais en l’absence d’anovulation, le risque d’infertilité est incertain. Il est bien sûr recommandé d’exclure les autres causes d’infertilité du couple de façon systématique. Par ailleurs, les femmes avec un SOPK ont un risque accru d’accouchement prématuré, de diabète gestationnel et de prééclampsie, risque qui est d’autant plus augmenté en présence d’obésité et de surpoids.[…] »
http://www.revmed.ch/RMS/2015/RMS-N-477/Syndrome-des-ovaires-polykystiques-quoi-de-neuf

En tant que service de documentation nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse. Nous espérons cependant que ces éléments d’information vous seront utiles et restons à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)

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