Bibliothèque en ligne

4 notions pour comprendre

Mon frigo, ma banque et mon médecin sont connectés !

Tous publicsTechnologies de l'information et de la communicationDéficients visuels,Sourds,Malentendants,Mobilité réduite

L'e-administration se développe. Les achats en ligne sont devenus une pratique usuelle. Les moyens de paiement en ligne se multiplient. L'essor des réseaux sociaux est phénoménal. Les objets domestiques ou urbains deviennent intelligents et se connectent à l' « Internet des objets ». La maison est connectée à son réseau domotique. Les dossiers et fichiers scolaires, médicaux, sociaux, ou de police sont informatisés. Toutes les données de ces systèmes sont interconnectées ou pourraient l'être.

Selon le rapport Fourgous, en France, les activités numériques représentent 7% des emplois, contribuent pour 5,2% à notre PIB et pour 7,9 % à la valeur ajoutée totale du secteur privé. Sur l’ensemble de notre économie, la diffusion des TIC a créé 700 000 emplois nets en 15 ans. D’ici à 2015, 450 000 emplois supplémentaires seront créés dans ce secteur.

Cette explosion numérique occasionne des changements dans tous les domaines : les entreprises, les échanges financiers, les États, les administrations, leurs relations avec les citoyens et les administrés, l'éducation, les pratiques culturelles, les relations sociales, la santé,…etc. mais aussi les infrastructures réseau, le stockage, le traitement, l’analyse, la visualisation des données,…etc.

Chacun s'expose sur le net

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Cette formidable Agora que représente Internet favorise aujourd’hui l’expression personnelle, qu’elle soit démocratique, communautaire, passionnée, ou égocentrique. Mais il faut savoir que nos recherches en ligne, consultations, transactions, informations personnelles laissées sur un questionnaire d’inscription ou autre formulaire, article ou post laissés sur un site ou un blog, commentaires, participations à des forums et réseaux sociaux, contenus partagés et toute autre donnée, sont enregistrés. Tous ces contenus destinés à un public particulier peuvent être repérés par les moteurs de recherche et rendus disponibles pour tous.

Parmi ces moteurs, l'incontournable moteur de recherche Google convient qu'il enregistre l'adresse IP de l'internaute pour le localiser et utilise des cookies qui conservent les résultats de recherche, mémorisent les préférences et permettent de diffuser des résultats de recherche personnalisés et des annonces publicitaires ciblées. Les smartphones géolocalisent leurs abonnés afin de leur proposer des services en rapport avec leur mobilité. Le site visité collecte des données personnelles pour les utiliser et les traiter à des fins « de gestion de ses relations avec les internautes » ou « de contrôle de régularité » ou de « lutte contre les éventuels abus et irrégularités ». L'exploitation de ces données se faisant « conformément à la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978 ». Quant aux fournisseurs d'accès à Internet, ils conservent pendant un an toute la navigation et les codes confidentiels de l'internaute abonné, comme imposé par un décret paru en 2011 qu'ils sont tenus de rapporter en cas d'investigation judiciaire.

Sur nos traces...

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Toutes les informations visibles (remontées par les moteurs de recherche) concernant un internaute, permettent parfois de le connaître très précisément à travers ses activités, ses amis, ses vacances… Ces traces numériques sont de plus en plus nombreuses, font l’objet d’une multitude d’utilisations, bienveillantes ou non, parfois à l’insu des internautes. Les experts en e-réputation, personal branding et identité numérique sont de plus en plus nombreux à donner des conseils afin de gérer sa réputation sur le net, à des fins professionnelles et privées.

Les recruteurs par exemple utilisent les moteurs de recherche et les réseaux sociaux afin d’y trouver des éléments complémentaires au simple CV d’un candidat. De très nombreuses sociétés en ligne dont le modèle économique est basé sur la fourniture de services apparemment gratuits sont en fait majoritairement financées, sinon exclusivement, par la publicité. Parmi elles, des firmes comme Google ou Facebook, n’hésitent pas à conserver et à revendre les informations personnelles des internautes à des annonceurs : l’annonceur précise le type de personne à qui s’adresse la publicité et Facebook l’affiche sur le profil des membres du réseau correspondant à certains critères (localisation géographique, âge, sexe, centres d’intérêt…). Au-delà du moteur de recherche, l’entreprise Google propose énormément de services : une boîte mail, un navigateur, une plateforme de veille partagée, des alertes mails et autres. Ses conditions d’utilisation et la rubrique « Vos contenus et nos Services », indiquent clairement la possibilité pour lui de récupérer, de reproduire, de transformer tous les contenus que les internautes lui ont soumis de croiser les données issues de ces différents services.

La réglementation avance en Europe

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La France est pionnière en matière de données personnelles, et a créé la loi informatique et liberté en 1978 et la CNIL.
De nouvelles réglementations apparaissent en Europe. La résolution de Madrid votée en 2009 permet de renforcer le caractère universel du droit à la protection de la vie privée et des données personnelles de tous les citoyens. C'est une résolution d'urgence qui rassemble des propositions concrètes de normes internationales sur la vie privée.
La commission européenne vient d’adopter en janvier 2012 un projet de règlement qui réforme le cadre de la protection des données notamment la reconnaissance du droit à l’oubli c'est-à-dire la suppression des données à la demande de l’internaute. Cela concerne Facebook, Google et les entreprises de e-commerce. La vice présidente Viviane Reding voudrait que les internautes soient maîtres de leurs données personnelles.
La CNIL reconnaît le projet qui était nécessaire mais souligne l’éloignement entre les citoyens européens et leurs autorités nationales. En cas de problème d’un internaute sur un réseau social dont l’entreprise est dans un autre état que le sien, la plainte sera traitée dans l’état où se trouve l’entreprise.
En 2013, un projet de loi va être proposé par le gouvernement français pour garantir la protection des données personnelles et de la vie privée sur internet suite à un rapport de la CNIL sur les usages de Google en matière de vie privée.

La commission européenne a adopté en janvier 2012 un projet de règlement qui réforme le cadre de la protection des données notamment la reconnaissance du droit à l’oubli c'est-à-dire la suppression des données à la demande de l’internaute.
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