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Questions - Réponses

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Type de déserts ?

"* Déserts polaires froids : ces zones (arctique et antarctique) reçoivent en effet peu de précipitations, à cause de la présence de cellules anticycloniques. La glace empêche le développement de la végétation dans le domaine subpolaire désertique. La toundra apparaît dans le domaine subpolaire semi-aride[4]

Montagnes dénudées telles le désert hyperaride d'Atacama au Chili.

* Déserts chauds de la zone intertropicale : Sahara, désert d’Arabie, centre de l’Australie… Ils subissent une forte insolation (3 250 heures de soleil dans le Sahel), des températures très élevées (78 °C en plein soleil à Tamanrasset[5]) et une forte évaporation.
* Déserts chauds côtiers : désert chilo-péruvien, désert d’Atacama, désert de Namib, Basse-Californie, sud-ouest marocain. Souvent brumeux, ces déserts sont créés par des anticyclones, des courants froids (courant froid de Benguela pour le Namib) et des remontées d'eau des profondeurs (« upwellings »). Ils peuvent être hyper-arides (déserts du Pérou et du Chili).
* Déserts d’abri de la zone tempérée : ces déserts se trouvent à l’abri d’une barrière montagneuse qui bloque les dépressions venues de l’océan (Grand Bassin, désert des Mojaves aux États-Unis). L’effet de foehn assèche l’air lorsqu’il redescend derrière la chaîne de montagnes.
* Déserts continentaux : essentiellement situés en Asie centrale (Désert de Gobi, Tibet, Désert du Karakoum…) à plusieurs milliers de kilomètres à l’intérieur des terres. Ils sont caractérisés par une très forte amplitude thermique."

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Quels sont les plus grands déserts du monde ?

Les déserts se situent dans les zones hyperarides. Ils ont dépassé le stade ultime de la désertification et constituent le point de non-retour à la vie des sols.

Les 10 plus grands déserts :

           Désert                                     Superficie (km2)

Antarctique (Pôle Sud)                          14 000 000

Sahara (Afrique)                                      8 600 000

Groenland (Arctique, Pôle Nord)             2 000 000

Désert de Libye (Afrique)                        1 683 000

Grand désert de sable (Australie)           1 500 000

Désert de Gobi (Asie)                              1 036 000

Désert du Kalahari (Afrique)                     580 000

Désert du Karakoum (Asie)                       350 000

Désert du Taklamakan (Asie)                     344 000

Désert de Namib (Afrique)                         310 000

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Le Sahara a-t-il été une savane fertile ?

"Ce que nous appelons aujourd'hui le Sahara était, voici 450 millions d'années, proche du pôle Sud et couvert de glaces. Il a été à d'autres époques envahi de forêts équatoriales denses. A chacune de ces périodes, des écosystèmes distincts se sont formés dont les vestiges se trouvent fossilisés dans les roches successivement cristallisées. "(Daniel Nahon).

"Cela fait plus de 100 000 ans que des populations vivent sur son pourtour. Durant la dernière période glaciaire, c'était un endroit beaucoup plus humide, mais dès 2500 avant notre ère, il était déjà aussi sec qu'aujourd'hui." (Ourplanet.com/tunza)

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Comment se forme le sol ?

Il existe deux stades principaux de la formation et de l'évolution du sol.

Pour l’un d’eux, il s’agit de la désagrégation et décomposition de la roche-mère selon deux voies différentes :
- la voie physique, fragmentation de la roche-mère, par action des écarts de température, par corrosion du vent, par écartèlement des fissures sous l’effet du gel et des racines. Il en résulte l’apparition de cailloux, graviers, sables grossiers et fins, limon.
- la voie chimique, altération ou transformation des minéraux de la roche, par dissolution (eau + gaz carbonique), par hydrolyse (eau + acides ou bases). Ainsi se constituent les argiles, silices, oxydes de fer et d’alumine, les sels plus ou moins solubles de calcium, magnésium, potassium, sodium,…

L’autre stade concerne l’enrichissement en matières organiques selon les procédés suivants :
- Colonisation du sol par les végétaux (bactéries, algues, lichens, champignons, végétaux supérieurs).
- Colonisation du sol par les animaux (protozoaires, vers, insectes,…)
- Décomposition des matières organiques par les microorganismes, formation de gaz carbonique et d’humus qui, par leur acidité, poursuivent l’altération des minéraux.
- Formation d’une association (argile + humus). C’est le complexe argilo-humique.
- Coagulation de ce complexe (floculation) par les bases du sol (calcium et magnésium surtout).
- Nutrition des plantes par les minéraux rendus assimilables par les microorganismes.

Le sol est formé, il a un profil homogène : c’est un sol jeune.

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Quelles sont les fonctions principales du sol ?

Le sol possède sept fonctions essentielles. Six d’entre elles ont un impact positif pour l’agriculture et l’environnement. En revanche, la septième fonction peut avoir, parfois, un impact négatif.

Le sol sert de support pour les plantes et pour les constructions

Le sol est une banque d’éléments nutritifs pour les plantes. Il stocke : calcium, magnésium, potassium, sodium, azote, phosphore et oligoéléments. Cette capacité varie avec la quantité de matière organique ainsi qu’avec la quantité et la nature de l’argile contenue dans le sol. Au fur et à mesure des besoins, le sol met ces éléments nutritifs à la disposition de la plante, qui les absorbe par les racines.

Le sol est un régulateur de température.Les fluctuations journalières et annuelles de la température de l’air sont fortement atténuées dans le sol, ce qui est important dans certaines zones, celles arides en particulier.

Le sol est un réservoir pour l’eau. Le stockage varie d’un sol à l’autre, en fonction de sa composition granulométrique, minéralogique et de sa porosité.

Le sol est un épurateur biologique.L’activité de la macrofaune et de la microfaune du sol assure la décomposition des amendements organiques (débris végétaux, fumier, paille, autres résidus de cultures) et recycle ainsi les éléments nutritifs du sol. Cette activité peut aussi, mais dans une certaine mesure, transformer et résorber des résidus polluants et pathogènes.

Le sol stocke le carbone. Environ 1 500 milliards de tonnes de carbone du globe terrestre sont stockés dans les sols.
Cela représente trois fois plus que la quantité stockée dans la biomasse terrestre et deux fois plus que celle de l’atmosphère. Cela a une incidence importante sur les gaz à effet de serre, comme le gaz carbonique (CO2) et le méthane (CH4), et donc sur le réchauffement climatique de notre planète (hypothèse avancée par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat et un certain nombre de scientifiques)

Le sol stocke des produits toxiques provenant de diverses sources—agricoles, industrielles et autres. Ils sont adsorbés par les fractions argileuses, organiques et les hydroxydes. Ainsi, les métaux lourds, la dioxine, des éléments radioactifs et d’autres produits peuvent persister dans la terre durant de nombreuses années après la pollution. Cette dernière fonction peut ainsi engendrer des impacts négatifs pour l’agriculture et l’environnement.

  • Pierre Brabant : Une méthode d’évaluation et de cartographie de la dégradation des terres. Proposition de directives normalisées. In Les dossiers thématiques du CSFD, N°8, Août 2010, Ed. CSFD/Agropolis International, Montpellier, France, 52 pp.
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Quels sont les types de dégradation des terres ?

Érosion et dégradation : deux processus différents

L’érosion se produit quand tout ou partie du sol est déplacé hors du site où il se trouve, sur une distance variable, par l’action de l’eau, du vent, de la gravité ou encore des outils agricoles ou des aménagements humains. Par conséquent, l’érosion est un processus irréversible quand le sol est entrainé dans les rivières en direction de la mer.

La dégradation stricto sensu (s.s.) se produit quand le sol est dégradé sur place sans déplacement ni perte de matériau. La dégradation s.s. porte donc sur les propriétés physiques, chimiques et/ou biologiques du sol. En général, il s’agit d’un processus réversible comme c’est le cas, par exemple, de l’acidification des terres.

Liste des types et sous-types de dégradation des terres et leurs symboles. Entre parenthèses sont représentés les symboles des types et sous-types.

Catégorie : Érosion

Type : Érosion par l’eau (W comme Water)

Érosion en nappe     (Ws, s comme sheet)
Érosion linéaire, en griffe, rigole, nappe ravinante     (Wd, d comme déformation)
Érosion linéaire, en ravin     (Wr, r comme ravine)
Glissement de terrain et effondrement     (Wl, l comme landslide)
Érosion urbaine*     (Wu, u comme urban)
Érosion marine littorale     (Wm, m comme marine)
Érosion des berges     (Wb, b comme bank)

Type : Érosion par le vent (E comme Eolian)

Déflation     (Ew, w comme wind)
Ensablement     (Es, s comme sand)
Formation de dune     (Ed, d comme dune)

Type : Érosion aratoire et mécanique (M comme Mechanical)

Érosion aratoire due aux pratiques culturales     (Mp, p comme practice)
Décapage du sol au cours du défrichement     (Mc, c comme clearing)
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Catégorie : Dégradation (stricto sensu)

Type : Dégradation physique (P comme Physical)

Diminution d’épaisseur de la couche humifère     (Pt, t comme thickness) 
Déstabilisation des agrégats et de la structure du sol     (Ps, s comme structure)
Encroûtements à la surface du sol     (Pc, c comme crusting)
Compactage, prise en masse et durcissement     (Ph, h comme hardening)
Aridification    (Pa, a comme aridifi cation)
Submersion ou arrêt de la submersion     (Pw, w comme waterlogging)
Subsidence du sol     (Pl, l comme lowering)

Type : Dégradation chimique (C comme Chemical)

Déficit en éléments nutritifs     (Cn, n comme nutrient)
Excédent en éléments nutritifs     (Ce, e comme excess)
Acidification     (Ca, a comme acidifi cation)
Salinisation     (Cs, s somme salinisation)
Alcalinisation     (Ck, k comme alkalinisation)
Pollutions diverses (pro parte)     (Cp, p comme pollution)

Type : Dégradation biologique (B comme Biological)        

Réduction du contenu du sol en matière organique     (Bm, m comme organic matter) 
Réduction de la quantité de la macrofaune du sol     (Bq, q comme quantity)
Réduction de la biodiversité de la macrofaune     (Bd, d comme biodiversity)

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Catégorie : Dégradations diverses (D comme Diverse)

Type: Urbanisation et autres constructions (Dc, c comme construction)

Type : Exploitation minière à ciel ouvert et carrière (Dm, m comme mining)

Type : Pollution par des produits radioactifs (Dr, r comme radioactivity)

Type : Dégradations dues à des guerres et des conflits (Dw, w comme war)
Présence de mines antipersonnel     (Dw-m, m comme mine)
Présence de munitions non explosées     (Dw-e, e comme explosive)
Déformation du terrain due aux bombardements     (Dw-b, b comme bomb)
Application massive de défoliants     (Dw-d, d comme defoliant)
Utilisation de munitions à uranium appauvri     (Dw-u, u comme uranium)**

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* Érosion en ravines et en ravins dans les secteurs périphériques et non asphaltés des villes des pays en développement.
** Lors des conflits dans les Balkans, en Irak, au Koweït et en Afghanistan, les troupes de l’OTAN, les coalisés et l’armée américaine principalement, ont abondamment utilisé des munitions à
uranium appauvri. Les débris très fins d’uranium appauvri émis par l’explosion de la munition à l’impact se déposent sur le sol en le contaminant.
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  • Pierre Brabant : Une méthode d’évaluation et de cartographie de la dégradation des terres. Proposition de directives normalisées. In Les dossiers thématiques du CSFD, N°8, Août 2010, Ed. CSFD/Agropolis International, Montpellier, France, 52 pp.
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Quels indicateurs pour évaluer la dégradation?

3 indicateurs principaux : les types, l’extension et le degré de dégradation.

Les dix sous-types les plus fréquemment rencontrés pour évaluer la désertification : l’érosion en nappe, l’érosion linéaire, la déflation, l’ensablement,
la formation de dune, les encroûtements à la surface du sol, l’aridification,
le déficit en éléments nutritifs, la salinisation, l’alcalinisation.

Voir la liste des types de dégradation dans la FAQ précédente.

L’extension de la dégradation s’évalue à partir des réponses apportées à cinq questions :

• La superficie de terrain à prospecter est-elle petite ou grande ?
• Le type de dégradation est-il visible à l’oeil ou non ? Sur le terrain et/ou sur les images aérospatiales ?
• Le type de dégradation est-il toujours non visible ou devient-t-il visible quand le degré de dégradation est élevé ? (ex : la salinisation devient visible à un stade avancé).
• Le type de dégradation est-il en relation avec la nature du sol, le mode d’exploitation ou le type d’utilisation des terres (cultures pluviales, cultures irriguées, pâturage, etc.) ?
• Le type de dégradation est-il en relation avec les formes du modelé dans le paysage (crêtes, versants, plaines, etc.) ?

Lorsque les types de dégradation ne sont visibles, ni sur le terrain, ni sur les images, mesures et tests sont effectués sur le terrain. Des échantillons y sont prélevés, après avoir dressé, au préalable, un plan d’échantillonnage, en vue du traitement statistique des résultats.
Certains sols sont plus sensibles à un type donné de dégradation. Ainsi, un sol argileux, beaucoup plus sensible à la salinisation qu’un sol très sableux, a une forte capacité à retenir des ions sodium sur le complexe d’échange.
Les sols les plus vulnérables sont les plus sensibles à la dégradation et les plus difficiles à restaurer, tels les sols ferrugineux tropicaux, sensibles à l’érosion en nappe, à la déstabilisation de la structure, à l’encroûtement (lixisols, luvisols, acrisols et alisols tropicaux)*.
Les sols les moins vulnérables sont peu sensibles à la dégradation et faciles à restaurer, tels les vertisols et les sols fersiallitiques (vertisols et cambisols)*. Quant aux sols tourbeux, ils ont tendance à s’affaisser.

Des enquêtes locales permettent de connaître les pratiques culturales : la riziculture irriguée peut provoquer une compaction du sol vers 30 cm de profondeur ou la salinisation, mais pas d’aridification ni d’encroûtement ; la culture pluviale sur pente favorise l’érosion en nappe et l’érosion aratoire, mais pas la compaction, etc. Ces enquêtes fournissent des informations sur l’histoire des parcelles de terres et sur les conflits armés qui ont pu se produire dans la région (dégradation strico sensu chimique et biologique, pollution chimique, pollution radioactive et dégradations dues aux conflits).

La détermination du « degré » de dégradation est l’opération la plus difficile.

Les paramètres varient selon les types de dégradation. Il n’existe aucune règle commune applicable à tous ; de même pour le seuil de dégradation, or celui-ci représente la valeur au-dessus de laquelle la restauration des terres devient très coûteuse. Malgré tout, deux méthodes sont utilisées.
La première méthode consiste à identifier des propriétés du sol en tant que marqueurs : par exemple, la densité du ravinement, la diminution d’épaisseur de la couche humifère, la compaction du sol, l’acidité déterminée par la mesure du pH, l’excès de sel, la présence de plantes indicatrices de l’aridification, etc. Ceci à condition que l’impact du degré de dégradation soit déterminé en se référant à un même niveau d’intrants.
La seconde méthode déduit la variation de la dégradation de la terre en fonction de la baisse de productivité constatée. Cette méthode a été utilisée en Asie du Sud et du Sud-Est, dans le programme ASSOD (Soil Degradation in South and Southeast Asia) (ISRIC, 1995) en reprenant une partie des directives de GLASOD (Global Assessment of Soil Degradation, qui a fournit l’étude sur l’étendue de la désertification dans le monde, réalisée par Oldeman et al., en 1991).

Six autres indicateurs peuvent parfaire l’évaluation :
la vitesse et la tendance de la dégradation,
la sensibilité naturelle des sols et leur capacité de résilience,
l’historique,
les causes de la dégradation,
les effets hors-sites,
la densité de population.

Note :
* : Système de dénomination des différentes catégories de sols dans la légende de la carte mondiale des sols, produite par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

  • Pierre Brabant : Une méthode d’évaluation et de cartographie de la dégradation des terres. Proposition de directives normalisées. In Les dossiers thématiques du CSFD, N°8, Août 2010, Ed. CSFD/Agropolis International, Montpellier, France, 52 pp.
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Qu'est-ce que l'agroforesterie?

L'agroforesterie est un système visant à faire pousser des arbres en même temps que d'autres productions agricoles comme les cultures et le bétail. Au Kenya, c'est une pratique ancienne. 

"dans les zone séches du monde et plus particulièrement en Afrique, l'agroforesterie représente l'agriculture de demain car elle comporte de nombreux avantages comme l'amélioration de la sécurité alimentaires, l'adaptation au changements climatiques, l'acroissement de la diversité..."

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Comment se fait la culture pluviale ?

..."Dans les zones sèches, la récupération des eaux de pluie permet à la fois de réduire les risques et d'augmenter les rendements. Il existe, comme le montre le diagramme ci-dessous, plusieurs formes de récupération de l'eau: utilisation de microstructures dans le champ pour diriger l'eau vers des plantes ou des lignes de plantes particulières (conservation de l'eau in situ), captage et transport des eaux externes du bassin d'alimentation vers le champ où poussent les cultures (irrigation par submersion), et collecte des eaux externes à partir du bassin d'alimentation puis stockage dans des réservoirs, étangs et autres structures jusqu'à l'utilisation en période de sécheresse (stockage pour l'irrigation d'appoint)."

  • FAO.org
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Quelle est la position de la France ?

La France n’est pas déclarée affectée par la désertification, contrairement à ses voisins méditerranéens comme l’Italie, l’Espagne ou la Grèce. Cependant, elle veut jouer un rôle politique de coopération en matière d’environnement, d’aide au développement et de lutte contre la désertification. Elle souhaite aussi promouvoir, l’expertise française au niveau international.

Sa stratégie définit les actions à entreprendre à tous les niveaux appropriés (mondial, régional, sous-régional, national et local) avec les acteurs du développement et ceux de la société civile. Les actions locales doivent bénéficier directement aux populations touchées par la désertification. Les ministères français (ministère des affaires étrangères et européennes et ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer) ont développé des partenariats solides et travaillent de manière concertée avec la société civile française ainsi que la communauté scientifique.

Le CSFD, Comité Scientifique Français de la Désertification, a été créé en septembre 1997 par les départements ministériels en charge de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD). Il participe aux réunions de coordination du groupe d'experts « Désertification » de l'Union européenne. Il a un rôle d’expertise, de conseil et d’appui aux instances politiques françaises et internationales. C’est un organe indépendant composé d'une vingtaine de membres, nommés par le ministère de la recherche. Son activité principale consiste à analyser, réfléchir et répondre en termes scientifiques à des questions stratégiques ou de controverses considérées comme prioritaires.

Ses travaux se sont concrétisés en 2006 par l’organisation à Rome d’un atelier international sur les coûts de l’inaction et les opportunités d’investissement dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches.

Les membres du comité participent à de nombreuses formations initiales diplômantes (masters, ingénieurs…) ou continues, ainsi qu’à des écoles doctorales. Ils encadrent des stagiaires et des doctorants. Ils organisent et participent à de nombreux ateliers, séminaires et autres sessions de formation, notamment dans les pays touchés par la désertification.

Des membres du Comité participent à des activités en réseau telles que le Réseau International sur les Coûts de l’Inaction (RICI) ou le réseau scientifique européen sur la désertification (European Desert Net, EDN). Le séminaire "Politiques, programmes et projets de lutte contre la désertification : quelles évaluations ?" organisé à l’initiative du Comité Scientifique Français de la Désertification (CSFD) s’est tenu les 29-30 juin 2011 à l'Institut Agronomique Méditerranéen (Montpellier).

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Pourquoi se soucier des terres arides, loin de nous ?

Le phénomène se classe parmi les plus grands défis environnementaux actuels avec de graves répercussions locales et mondiales. En effet, les conséquences socio-économiques et environnementales de la dégradation des terres et de l’inaction dans ce domaine se font sentir à tous les niveaux : local, national, régional et global, se traduisant par l’augmentation de la pauvreté, par un effet accélérateur du changement climatique, par la perte de biodiversité, par l’insécurité alimentaire, par la famine, par le risque de conflits et de migrations incontrôlées. Tous accélèrent encore la dégradation des terres.

Les zones affectées peuvent parfois se situer à des milliers de kilomètres des régions désertifiées. Des processus liés à la désertification, comme la diminution de la couverture végétale, par exemple, augmentent la formation d’aérosols et de poussières. Ces derniers affectent à leur tour la formation des nuages et les précipitations, le cycle global du carbone et la biodiversité animale et végétale.

Ainsi, les tempêtes de sable de Pékin proviennent du Désert de Gobi. Les importantes tempêtes de poussière, qui émanent de Chine et affectent la péninsule coréenne et le Japon, ont même un impact sur la qualité de l’air en Amérique du Nord. La poussière originaire de la région ouest asiatique et du Sahara a également été impliquée dans des problèmes respiratoires observés jusqu’en Amérique du Nord, et a affecté les récifs coralliens des Caraïbes. Ces poussières sont responsables d’un nombre croissant de fièvres, de toux et de conjonctivites.

D’autre part, la diminution de la couverture végétale dans les zones sèches entraîne des inondations destructrices en aval, et amène des quantités excessives de boue et de vase dans les réservoirs d’eau, les puits, les deltas et les embouchures des rivières, ainsi que dans des zones côtières souvent situées en dehors des zones sèches.

Les conséquences sociétales et politiques de la désertification s’étendent également aux zones non sèches. Sécheresses et diminution de la productivité des terres sont des facteurs prédominants responsables des déplacements de populations des zones sèches vers d’autres régions. Un afflux de migrants peut réduire la capacité des populations à utiliser les services des écosystèmes de façon durable. Il perturbe la stabilité politique et économique locale, régionale et même mondiale, ce qui peut ouvrir la voie à une intervention étrangère. Entre 1997 et 2020, quelque 60 millions de personnes quitteront les zones désertifiées de l'Afrique sub-saharienne pour gagner le Maghreb et l'Europe.

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Quels sont les coûts de la désertification ?

Les méthodes utilisées pour évaluer ces coûts concernent l’analyse des pertes de productivité, l’analyse des coûts de remplacement et l’évaluation des pertes en terres.

Les pertes s’élèvent à un montant d’environ 42 milliards de dollars (Dregne, 1992) et, de l’ordre de 1 à 9% par an du PIB agricole, par pays. L’éventail des coûts de la réhabilitation se situe entre 40 dollars par hectare et par an, pour les terres de parcours, 400 dollars par hectare et par an, pour les cultures pluviales et 4 000 dollars par hectare et par an, pour les cultures irriguées ; ces investissements doivent être consentis sur environ trois ans.

Le coût le plus couramment évalué concerne l’estimation des pertes agricoles liées à la désertification. Ce sont généralement les surfaces en céréales qui sont retenues pour ces calculs. Les pertes pastorales liées à la baisse de la productivité des pâturages donnent également lieu à plusieurs estimations. L’effet de la désertification sur le potentiel forestier est évalué, principalement au travers de la perte en bois et de la baisse du potentiel fourrager forestier.

Les données nécessaires à ces calculs sont les surfaces en terre et leur occupation, leur degré de dégradation et la variation conséquente de la productivité agricole, pastorale et en bois. Les prix des produits agricoles et forestiers permettent d’estimer monétairement le coût économique de la désertification.

Les analyses quantifient les pertes en nutriments (azote, phosphore, carbone) et calculent leur valeur monétaire à partir du prix des engrais commerciaux. Dans certains cas, une relation quantitative est établie entre perte en sol et perte en nutriments ; dans d’autres, c’est le lien entre perte en nutriments et perte en productivité qui est exploré.

L’évaluation des effets « off-site » de la désertification n’est réalisée qu’à partir du volume d’eau perdu dans les barrages suite aux transports des horizons superficiels du sol et à l’envasement.

Les investissements doivent d’abord prendre en compte : les besoins réels des agriculteurs, des éleveurs et leurs savoir-faire ; l’organisation des sociétés rurales et leurs droits fonciers ; l’organisation dans la durée et la possibilité d’envisager des investissements intégrés, pouvant mêler des aides publiques et des fonds privés (provenant des migrants et des banques) ; l’instabilité des marchés agricoles et des solutions pour y remédier.

Plusieurs facteurs influent sur les résultats des investissements :

-   l’investissement économique de départ : il faut une moyenne de trois ou quatre années pour récupérer l’investissement des zaï, des cordons pierreux ou des digues filtrante. (Le zaï est une forme particulière de culture en poquet qui permet de concentrer l'eau et la fumure dans des microbassins où les graines seront semées).
-   la disponibilité en main d’œuvre sur les exploitations agricoles et la qualité de cette main d’œuvre (santé, alimentation).

-   le suivi par une structure extérieure, comme les organisations non-gouvernementales, instituts de recherche, projets de développement, etc.), qui semble être un facteur important dans l’adoption et l’extension des pratiques paysannes de LCD (Lutte Contre la Désertification).

-   les réalités foncières et les modes d’usages qui peuvent faciliter ou au contraire bloquer la mise en œuvre de techniques de LCD; cas des pâturages ayant le statut de terres communes, cas de la transhumance.

-   la pauvreté des agriculteurs et des éleveurs implique nécessairement le recours à l’APD (Aide Publique au Développement) pour investir.

-   l’existence de systèmes de microcrédits en complément de l’APD.

-   l’instabilité des prix agricoles qui ne favorise pas les investissements.

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Désertification et changement climatique, quel lien ?

"Les tendances à la désertification ont une incidence sur les réservoirs et les puits mondiaux de carbone. A ce titre, la désertification contribue au réchauffement de la planète. D’après les prévisions, une élévation de la température mondiale de 1 à 2 °C entre 2030 et 2050 se soldera par des changements climatiques dans les régions touchées par la désertification, entraînant donc davantage d’évaporation, une baisse, de l’humidité des sols et une aggravation de la dégradation des terres au Moyen-Orient et dans les zones arides d’Asie, des sécheresses répétées en Afrique et une plus grande vulnérabilité des terres arides et semi-arides à la désertification. Ainsi, si les changements climatiques sont appelés à accentuer les processus de désertification aux niveaux régional et local, les causes et les conséquences de la désertification accentuent elles aussi, à leur tour, les changements climatiques à l’échelle de la planète, principalement par leur effet sur la végétation."

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Qu'est ce que le prix Land for Life ?

"Le prix Land for Life a pour but de faire reconnaître les efforts de Gestion durable des terres. Il fut inauguré le 17 octobre 2011 pour montrer les actions novatrices réalisées dans le domaine de la gestion durable des terres."

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