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Questions-réponses

Le contrat d'édition à l'ère du numérique ?

"Le contrat d’édition dans le secteur du livre s’adapte au numérique : à partir du 1er décembre 2014, la notion de contrat d’édition regroupe à la fois l’édition des exemplaires physiques d’une œuvre et la réalisation de cette œuvre sous une forme numérique.

Le contrat d’édition doit prévoir l’inscription des conditions de cession des droits de l’œuvre sous forme numérique. Les conditions économiques de la cession de ces droits doivent faire l’objet d’un réexamen régulier afin de tenir compte de l’évolution des modèles économiques de diffusion numérique, ce qui signifie que le contrat peut être renégocié."

Est-il possible de prêter des livres numériques ?

"Certains acteurs importants, comme Amazon, Kobo ou Barnes & Noble permettent aux internautes, si l’éditeur en est d’accord, de prêter à leurs amis des ebooks.

La règle est simple : chaque livre acheté peut être prêté une fois pendant une période de 14 jours. La personne possédant l’ouvrage remplie un formulaire et désigne l’adresse email de celle qui pourra lire. Pendant ce laps de temps, le propriétaire n’aura pas accès à son ouvrage, comme s'il avait prêté son livre papier !"

De l’encre électronique colorée ?

"La plupart des liseuses électroniques n’accueillent que le noir et blanc, ce qui peut se révéler problématique quand il s’agit d’appréhender un e-book contenant des graphiques en couleur ou des images.

Mais les choses semblent changer : la couleur est déjà disponible sur la liseuse Color Lux de la marque PocketBook, grâce à la technologie Triton de la société E Ink ; malheureusement, cette technologie ne semble pas adaptée pour les vidéos et implique des temps de chargement très longs."

L'abonnement illimité va-t-il modifier les habitudes des lecteurs ?

"L’abonnement illimité à un site de livres numériques diminue-t-il la fréquence d’achat de livres des utilisateurs ? Il semblerait que non et plus particulièrement pour Amazon Kindle Unlimited.

Les abonnés à des services de lecture en streaming comme Scribd, Oyster ou encore Kindle Unlimited aux Etats-Unis et au Royaume-Uni achètent plus de livres que les autres lecteurs. Ce constat provient de la dernière étude Nielsen "Books & Consumers Market Reasearch".

De nombreux éditeurs sont toujours sceptiques sur les abonnements en streaming. Ils sont peu nombreux à y avoir mis des titres par peur de déprécier la valeur des livres. Et pourtant…  4 % des acheteurs de livres ont souscrit à un des services de lectures d’ebooks en illimité. Lorsqu’on regarde les membres du service Prime d’Amazon le taux passe à 10 %.

Les abonnés à ces différents sites de streaming d’ebooks dépensent plus d’argent pour acheter des livres que les autres. Ils ont un budget de 58 $ alors que les autres ne consacrent aux livres que 34 $."

Téléchargement illégal : les livres numériques aussi concernés ?

"La plateforme de lecture en ligne Youboox a mené une étude sur le téléchargement illégal des œuvres en ligne. Les résultats sont alarmants. 50% des œuvres, ebooks et autres livres numériques sont piratés. Cette étude a été menée sur plus de 100 ouvrages numériques présents sur les plateformes officielles de lecture numérique francophone durant les 15 premiers jours du mois de mars 2014. 441 infractions concernant un titre sur deux ont été détectées. On peut constater que la catégorie la plus piratée, donc la plus recherchée est le domaine des bandes dessinées."

L'utilisation des manuels scolaires numériques de plus en plus fréquente ?

"Le numérique investit les salles de cours. Selon une enquête TNS Sofres publiée mardi 30 septembre [2014] par l'association Savoir livre qui regroupe six éditeurs scolaires, l'utilisation des manuels scolaires numériques est de plus en plus fréquente dans les écoles françaises.

Aujourd'hui, près d'un tiers (29 %) des enseignants utilisent les manuels scolaires numériques. Un chiffre qui a doublé en trois ans, selon l'enquête effectuée par l'institut de sondages TNS Sofres. Des usages qui sont surtout répandus dans le secondaire : 35 % des professeurs les utilisent, contre 20 % en 2011. Dans le primaire, les chiffres ne sont pas aussi hauts, mais la progression est également importante (20 % contre 8 % en 2011)."

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