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Accaparement des terres

 

Selon les données de la Banque mondiale, on estime que quelques 56 millions d’hectares de terres ont été achetés dans le monde depuis 2008, dont plus de 30 millions en Afrique, où la terre est bon marché et où sa propriété communale la rend plus vulnérable.
Ces acquisitions sont une stratégie destinée à garantir l’approvisionnement en denrées alimentaires de base ou ont tout simplement pour but de faire des bénéfices.
Les gouvernements de pays dépendants des importations alimentaires Chine, Corée du Sud, Arabie Saoudite -, apparaissent comme les fers de lance du mouvement d’accaparement des terres, rejointes par les multinationales agro-alimentaires ou des sociétés de fonds d’investissements. Ceux-ci louent ou achètent des terres agricoles dans différentes régions du globe.
“Le mouvement s’accélère rapidement car tous les pays semblent réaliser subitement qu’à l’avenir, les marchés internationaux seront moins fiables et moins stables. Ils cherchent donc à se prémunir soit en achetant des terres à l’étranger, soit en encourageant leurs investisseurs à le faire”, explique Olivier de Schutter (rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation).

Sources :

Voir aussi :

Crise du riz en 2008

"Le riz est le socle alimentaire de la planète : un humain sur deux s’en nourrit. Son niveau de production, son degré de disponibilité sur les marchés internationaux sont d’excellents baromètres des grands équilibres alimentaires de la planète. La Thaïlande est le principal exportateur de riz et représente un tiers des échanges mondiaux. Les gouvernements se sont rendu compte que dépendre des fournisseurs étrangers, des importations est dangereux : quand les disponibilités sont importantes tout se passe bien mais quand l’offre se raréfie les pays qui sont dépendants se retrouvent les derniers servis car les pays producteurs prélèvent d’abord ce dont ils ont besoin pour leur consommation voir même gardent des stocks (comme le gouvernement thaïlandais en 2008 qui a refusé de vendre son propre stock alors qu’une forte demande venait des autres pays). La crise 2008 a mis en avant le danger de cette dépendance de nombreux pays, notamment africains, et beaucoup essaient de lancer des programmes pour atteindre une indépendance alimentaire."

Sources :

La politique agricole commune (PAC)

Figurant dès 1957 dans le traité de Rome, la Politique Agricole Commune (PAC) est mise en place en 1962. Avec pour objectif l’augmentation de la production alimentaire dans une Europe dévastée par des années de guerre et la garantie d'autosuffisance alimentaire pour la Communauté européenne. Grâce à la mise en place d'outils garantissant le revenu des agriculteurs, accompagnant l'exode rural et favorisant la modernisation des exploitations, cet objectif est rapidement atteint.
Cependant, des déséquilibres apparaissent rapidement et s’accentuent avec le temps. La PAC connait de nombreuses réorientations visant à corriger ses excès productivistes et ses effets néfastes sur l'environnement.
Depuis le début des années 90 , un processus de réforme continu, vise à garantir une agriculture européenne compétitive, plus respectueuse de l'environnement, capable de maintenir la vitalité du monde rural et de répondre aux exigences des consommateurs en matière de bien-être animal, de qualité et de sécurité des denrées alimentaires.

Sources :

Crise alimentaire. Corne d’Afrique. 2011

"Mercredi 20 juillet 2011, l'ONU a déclaré que deux régions du sud de la Somalie, le sud de Bakool, et Lower Shabelle, où sévit une très grave sécheresse, sont frappées par la famine. Jusqu'à 350 000 personnes souffrent de famine dans ces deux provinces, estiment les Nations unies. "Si nous n'agissons pas maintenant, la famine va s'étendre aux huit régions du sud de la Somalie dans les deux mois à venir, en raison de mauvaises récoltes et de l'apparition de maladies infectieuses," a averti Mark Bowden, coordinateur humanitaire des Nations unies pour la Somalie."

Sources :

La malnutrition et ses conséquences

"Sous-alimentation, carences, mauvaises conditions de soins, d'hygiène et de santé aboutissent à une malnutrition importante. D'après le Cinquième Rapport sur la situation de la nutrition dans le monde des Nations unies, en ce début de xxie siècle, dans les pays en développement, près d'un cinquième des bébés naissent avec un poids insuffisant (inférieur à 2,5 kg), un quart environ des enfants de moins de cinq ans ont une taille trop petite pour leur âge (retard de croissance, généralement interprété comme un signe de sous-nutrition à long terme), près de 10 p. 100 ont un poids trop faible pour leur taille (émaciation, ou maigreur, généralement interprétée comme un signe de sous-nutrition à court terme), et près d'un quart ont un poids trop faible pour leur âge (insuffisance pondérale, un indicateur qui résulte des deux précédents). En fin de compte, près de 30 p. 100 des enfants des pays en développement souffrent de malnutrition.

Les dommages physiques et mentaux issus de la malnutrition infantile ont généralement des répercussions tout au long de la vie, et même sur la génération suivante : soumise dans son enfance à la malnutrition, une femme enceinte présente une probabilité élevée de donner naissance à un bébé de faible poids, qui lui-même risque fort d'être plus tard plus sensible aux maladies, moins productif et plus pauvre. De manière plus surprenante peut-être, un nombre croissant d'études tendent à montrer que les individus ayant pâti d'un faible poids à la naissance et de malnutrition infantile ont des risques relativement importants de souffrir de surpoids, de diabète et de maladies cardio-vasculaires à l'âge adulte, dans certains modes de vie, en particulier citadins. Les femmes enceintes dans ce cas donnent alors naissance à des enfants qui ont eux-mêmes un risque accru d'être affligés de diabète à l'âge adulte."

Source : Encyclopédie Universalis

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