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Questions - réponses

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Comment évaluer un risque ?

Le risque se définit à partir de 4 éléments : un danger susceptible de causer un accident ; la probabilité qu’il se produise ; l’importance de la gravité des conséquences ; le fait d’accepter ou non ces conséquences et donc celui de prendre ou non un tel risque pour soi ou pour une collectivité. Quels que soient  les risques, leur analyse procède d’une même démarche théorique.

La combinaison de la probabilité et de la gravité fournit la criticité du risque.

La vulnérabilité concerne les pertes engendrées lors de la concrétisation de ce danger.

Pour effectuer cette évaluation deux approches sont utilisées. La première ayant des séries statistiques permet la modélisation du risque, la deuxième est effectuée sans historique. Il faut alors prédéterminer plusieurs événements possibles,  inventorier plusieurs domaines : humain, culturel, matériel, technique (risques toxiques, thermiques, d’exploitation, chimiques, biotechnologiques, nucléaires,…).

La théorie des jeux sert à mesurer l’incertitude. Elle associe une équation à des événements aléatoires, et donc un chiffre (souvent un coût) au risque. Il existe deux stratégies différentes d’optimisation qui consistent soit à maximiser les gains, soit à minimiser les pertes.

Lors de l’analyse des risques, il faut :

  • identifier l’enchaînement des événements issus de sources de danger et pouvant conduire à des événements non-souhaités.

  • représenter cet enchaînement sous la forme d’un arbre logique.

  • déterminer la gravité de ces événements non-souhaités à partir de leur impact sur des cibles touchées, dans l’immédiat et aussi en temps différé.

  • négocier l’acceptabilité avec tous les acteurs concernés. Parfois des limites sont imposées par une réglementation.

C'est alors l’étape de la neutralisation des risques à l’aide de mesures de prévention et de protection pérennes. Cependant, le risque étant le moteur de l’évolution faut-il ou non l’éliminer ?

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En quoi consiste la théorie des jeux ?

Elle est utilisée en économie pour prendre des décisions stratégiques dans un environnement incertain. Son objectif consiste à comprendre les scénarii possibles quand les résultats d'un acteur dépendent des décisions des autres. Chaque "joueur" prend alors sa décision en fonction des possibles comportements à venir des autres.  Elle est aussi très souvent utilisée en sociologie, en sciences politiques, en biologie et  en philosophie.

Elle permet de prédire des actions à venir. Elle utilise des moyens scientifiques pour créer des modèles d'analyse comportementale. Cette théorie néglige cependant des événements extérieurs, notamment naturels qui ont autant d'influence que les autres acteurs du "jeu".

Elle permet de prédire les équilibres d’un jeu, c'est-à-dire les états dans lesquels aucun joueur ne souhaite modifier son comportement compte tenu du comportement des autres joueurs. Le jeu est caractérisé par la qualité et la quantité d’informations dont les joueurs disposent : jeux à information complète et incomplète, jeux à information parfaite et imparfaite. Par ailleurs, un jeu peut-être répété sur plusieurs périodes. Cette répétition modifie l’ensemble des équilibres du jeu et peut sous certaines conditions générer des équilibres coopératifs.

Les règles du jeu et les gains peuvent être représentées par ce que les théoriciens appellent un arbre. Une hypothèse de base de la théorie des jeux revient à considérer les agents comme des êtres rationnels, qui, donc tentent d’arriver à la situation la meilleure pour eux. On appelle utilité la mesure de chaque situation aux yeux de l’agent. Elle n’est pas une mesure du gain matériel, monétaire, etc. mais une mesure subjective du contentement de l’agent.

Il existe 3 grands types de théories :

  1. La théorie des jeux non-coopératifs ou stratégiques : Jeux sous forme normale (stratégique) / extensive (développée) ;  Jeux à information parfaite / imparfaite.

  2. La théorie des jeux coopératifs ou coalitionnels

  3. Le choix social, la théorie de l’implémentation et des mécanismes

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A quoi sert la Loi des grands nombres ?

Le prépaiement des primes d'assurance et le temps jusqu'à la survenance des sinistres, permettent à l'assureur de gérer des liquidités et des placements de capitaux.

Si l'assureur ne vendait qu'un contrat, l'opération se réduirait à un pari : si le risque n'advient pas, l'assureur réalise un petit bénéfice (en encaissant la prime), mais dans le cas contraire, il pourrait faire une perte très importante. Afin de l'éviter, il va essayer de réunir un grand nombre d'assurés, et réaliser une opération de mutualisation : les primes reçues de tous vont permettre d'indemniser les plus malchanceux. C'est La Loi des grands nombres. Plus la mutualité sera grande, plus petite sera la variabilité ; à condition que les risques ne soient pas trop grands.

La Loi des grands nombres a été introduite par Jacob Bernouilli probablement avant 1700. C'est elle qui, par exemple, justifie l'utilisation des sondages : en interrogeant un nombre important de personnes, on peut estimer des quantités pour la population toute entière.

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Comment les assureurs évaluent-ils le risque de survenu de catastrophes ?

Dans beaucoup de cas, le manque de données fiables crée une variabilité importante. Les risques catastrophiques sont rares et tellement coûteux...La modélisation de ces événements rares repose sur la Loi des petits nombres.

La Loi de Poisson, appelé Loi des événements rares s'avère particulièrement utile pour décrire le comportement d'événements dont les chances de réalisation sont faibles. Elle a de nombreuses applications dans des domaines très variés. 

  • gestion industrielle (nombre d'accident du travail,...),

  • recherche opérationnelle (étude des files d'attente, nombre d'appels reçus à un standard téléphonique),

  • circulation routière (nombre de véhicules se présentant à un poste de péage),

  • démographie (naissances multiples)

  • physique (désintégration de particules),

  • recherche médicale, …

Selon cette loi, la probabilité qu'un événement ne survienne pas est toujours de 37%, ou presque.

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C'est quoi le risque ?

Le risque est une notion difficile à cerner mais de façon générale, on peut dire que c'est une contingence indésirable, appréhendée, relativement anodine et peu probable. Il existe 19 définitions du risque à l'Institut des Risques Majeurs de Grenoble (IRMA).

La notion de risque est issue de l'étude mathématique des jeux (Pascal, Fermat, Huygens, Bernoulli). Le risque apparaît alors comme le centre de gravité (la moyenne pondérée, le barycentre ou l'espérance mathématique) entre les conditions de gains et de pertes. Ainsi le risque est nul dans un jeu où l'on a autant de « chances » de gagner que de perdre.                                                                                                                     

Le concept de risque, tel que défini par la Commission européenne, prend en compte deux éléments : La probabilité que survienne un élément dangereux et la sévérité de ses conséquences.
Les risques peuvent être classés en 3 catégories : intolérables ou limités autant que possible ou acceptables (soit parce que la probabilité et/ou la sévérité du risque est/sont négligeables en comparaisons d'autres risques).

Quels sont les différents types de risques ? On distingue les risques naturels, financiers, juridiques, technologiques, professionnels, médicaux, sociaux, sanitaires, de réputation,… Les sites indiqués ci-dessous les détaillent.

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