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Léonard est un génie !

« En bientôt 35 ans et 40 albums bourrés de centaines d’inventions, Léonard a conquis des générations de bédéphiles.
Léonard est un génie. C’est du moins ce qu’il croit ! Caricature désopilante de l’illustre Léonard de Vinci, bien connu pour ses portraits de dames au sourire énigmatique, il invente les machines les plus incongrues et il les expérimente sur son fidèle disciple. Celui-ci, qui n’aspire qu’à une vie paisible, s’en retrouve immanquablement couvert de plaies et de bosses.
Le personnage a été créé en 1975 a fêté en 2005 ses 30 ans ! C’est vrai qu’avec sa longue barbe blanche, on avait un peu tendance à lui donner plus … euh, désolé, cher génie ! » Texte tiré du site ci-dessous.

Léonard de Turk & de Groot, Editions LE LOMBARD.


D'autres BD reprennent le personnage de Léonard de Vinci :

La Joconde

Pour faire le portrait de cette bourgeoise de Florence, Léonard de Vinci utilise la technique du ‘Sfumato’ (qu’on peut traduire par ‘estompe’, en français) dont il sera définitivement crédité comme l’inventeur, et une innovation venue de Flandre : la peinture à l’huile. Au cours des siècles suivants, mais plus encore à l'époque romantique, La Joconde est devenue un tableau éminemment célèbre car, nombre d'artistes l'ont prise comme référence, fascinés autant par la qualité du tableau que par le sourire énigmatique de La Joconde, ont contribué à développer le mythe. Et ce sont évidemment des artistes, Duchamp, Warhol et bien d’autres, qui s’emploieront à déconstruire le mythe. Elle est désormais considérée comme la représentation du visage féminin la plus célèbre au monde. Au 21ème siècle, elle est devenue l'objet d'art le plus visité au monde, avec 20 000 visiteurs qui viennent l'admirer quotidiennement, et l’icône la plus populaire de la planète.

L'homme de Vitruve

C’est ainsi qu’est dénommé ce dessin de Léonard de Vinci. Vitruve (1er siècle avant J.-C.) est un architecte de l’Antiquité. Il énonce les principes de proportions et de symétrie applicables dans la construction des édifices ou monuments, ainsi qu’au corps humain. Redécouvert à la Renaissance, il devient la référence en matière d’architecture et sa théorie est reprise par de nombreux architectes et mathématiciens de l’époque, comme en témoigne ce dessin de Taccola (1382-vers 1453), un précurseur de Vinci, certes moins talentueux. A son tour, le moine mathématicien Luca Pacioli (v.1445-1517) y consacre un livre : «De divina proportione » paraît en 1509 et c’est Léonard de Vinci qui illustre le livre de son ami Pacioli. Pourtant « l’homme de Vitruve » n’y figure pas.
Le magnifique dessin de Léonard de Vinci date de 1492. Celui-ci y livre les résultats de ses propres recherches sur les proportions idéales du corps humain, auquel ce dessin restera associé. La décomposition du mouvement, si chère à Léonard est clairement inscrite dans la superposition du cercle et du carré. Cependant, au contraire de Pacioli qui, dans son interprétation de Vitruve, fait contenir le carré dans le cercle, Léonard articule cercle et carré tangents à la base. Il inscrit sa figure dans le réel de l’anatomiste, revisite les proportions et représente le vivant !

La divine proportion ainsi que le nombre d’or ont été utilisés dès l’Antiquité comme une théorie explicative du monde, liée à la beauté, à l’harmonie, à l’idéal. Cette théorie esthétique, justifiée par des arguments scientifiques ou mystiques élaborés au fil des siècles, s’est développée dans la plupart des domaines des sciences de la nature et des arts.
Ceci explique les interprétations parfois fumeuses ou farfelues de l’homme de Vitruve et plus généralement de l’œuvre de Vinci.

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