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De drôles d’engins pour rouler smart !

Alors que nos villes sont asphyxiées par les embouteillages et les pollutions, il est urgent de favoriser des modes de transport plus propres. C’est pourquoi un tout récent décret ministériel accorde une subvention de 200 euros aux acheteurs de vélo ou de trottinette électrique, de monocycle, de gyropode ou de quadricycle à moteur électrique. Arrêtons-nous sur ces drôles d’engins qui s’invitent les 25 et 26 mars prochains à la Cité des sciences et de l’industrie !

© mnimpres/Fotolia.com
Smart sur une roue !

Qu’on les nomme monocycle, gyroroue ou monoroue électrique, les engins à une roue ont de plus en plus la cote dans les villes. Inventée en 2003 et mise au point en 2006 par la société Solowheel, la première monoroue électrique et celles qui ont suivi sont gyro-stabilisées et se conduisent sans guidon ni commandes.

Une monoroue électrique est composée d’une roue dotée de capteurs, d’un moteur gyroscopique (qui conserve toujours son axe de rotation) et d’une batterie rechargeable. L’utilisateur de ce petit véhicule pose ses pieds sur des pédales et avance les mains libres, tel un skieur des villes. Selon les modèles, la vitesse peut monter jusqu’à 30 km/h, mais elle est limitée à 6 km/h sur les trottoirs.

Monocycle © Willbrasil21//iStock by Getty Images

 La conduite d’une monoroue se fait en portant son poids sur l’avant des pieds pour avancer et sur les talons pour freiner. Dans les virages, il faut tourner les épaules et les hanches dans la direction voulue. Tu l’auras compris, avant d’être à l’aise sur un monocycle électrique et de pouvoir se déplacer en toute sécurité, un apprentissage s’impose ! Tout comme n’importe quel sport de glisse, il faut bien sûr s’entraîner plusieurs heures pour trouver son équilibre et apprendre à s’en servir.

Smart sur deux roues !

Basé sur le même principe que les monoroues électriques, les gyropodes – également appelés « hoverboards » en référence au film « Retour vers le futur » ont généralement deux roues. Le premier gyropode, conçu en 2001 par la société Segway, est un véhicule électrique constitué d’une plateforme placée entre deux roues sur laquelle on se tient debout. À l’instar d’une monoroue, le gyropode possède un système de stabilisation gyroscopique, mais il est doté d’un manche de conduite qui permet un maintien plus stable.

Grâce à ses micro-processeurs, ses logiciels, ses capteurs et ses gyroscopes, un gyropode détecte l’inclinaison du corps et son déplacement vers l’avant ou l’arrière, vers la gauche ou la droite. Il adapte ainsi en permanence la vitesse et le rééquilibrage.

Gyropode © quangpraha/iStock by Getty Images

Créée au début des années 1930, la trottinette fut tout d’abord un jouet pour enfants, fabriquée en bois et munie de trois roues. Revenue en force en 1996 avec un modèle pliable en aluminium, elle a rencontré un vif succès auprès des adeptes de freestyle qui pratiquent des figures acrobatiques.

Avec son moteur électrique, elle fait aujourd’hui partie des modes de déplacement urbain appréciés des jeunes et des adultes. Pouvant rouler en moyenne  jusqu’à 20 km/h, d’une autonomie d’environ 18 km, elle est assez maniable avec son manche télescopique et se transporte aisément une fois pliée.

À mi-chemin entre le vélo électrique et le scooter électrique, la draisienne électrique a fait son apparition depuis peu. La draisienne (ou vélocipède) est considérée comme l’ancêtre du vélo et fut inventée en 1817 par le baron Karl von Drais. Son succès ne dura guère longtemps car le vélocipède à pédales la détrôna en 1861. Elle est cependant réapparue à la fin des années 1990 comme jouet pour enfants dès deux ans et tente aujourd’hui de séduire les plus grands avec son moteur électrique.

Draisienne électrique Archos © Archos

Contrairement à son ancêtre, la draisienne électrique est dotée de petites roues et se plie pour être rangée ou transportée plus facilement. Elle pèse malgré tout une quinzaine de kilos : il est donc préférable de ne pas oublier de recharger la batterie ! Elle est surtout beaucoup moins fatigante grâce à son moteur qui remplace la propulsion des pieds, et plus rapide : sa vitesse peut atteindre 25 km/h.

Smart sur trois et quatre roues !

Tu as sans doute déjà vu des tricycles avec ou sans moteur électrique, mais connais-tu ce nouvel engin à 3 roues qui se nomme « Halfbike » ? Muni d’une grande roue à l’avant et de deux petites à l’arrière, le halfbike (littéralement demi-vélo en français) est une sorte de tricycle sans selle qui se conduit debout, d’une manière très nouvelle, en alliant vélo et course à pied.

Ici, pas de moteur, on avance en pédalant mais le fait d’être debout et non assis, change complètement la conduite et les sensations ressenties car le contrôle du véhicule se fait avec tout le corps. Un apprentissage est donc nécessaire pour piloter un halfbike ! Mais son poids d’environ 9 kg, le fait qu’il soit pliable et peu encombrant, et les sensations nouvelles qu’il procure, va probablement attirer de nouveaux utilisateurs…

Halfbike © Kolelinia

Pour finir sur quatre roues, les rollers, skateboards et longboards ont eux aussi leur version motorisée. Beaucoup peuvent atteindre une vitesse de 20 km/h et sont aussi des objets connectés paramétrables depuis des applications dédiées. L’utilisateur peut ainsi connaître le niveau d’autonomie, le nombre de kilomètres parcourus, les trajets effectués et peut même les piloter à distance !

Bref, l’innovation d’engins au service d’une « mobilité smart » - c’est-à-dire « intelligente » - est bien au rendez-vous ! Moins polluants, moins fatigants, plus rapides, pliables, plus légers, ils vont changer nos modes de déplacement dans les villes d’ici quelques années, au profit, souhaitons-le, d’un air de meilleure qualité !

Pour aller plus loin…

Un article du Radis vert, rédigé à partir des sources suivantes :

Mobilitedouce.fr ; lemobiliste.com ; eroue.fr ; techmania.fr ; halfbikes.com ; avenuedelaglisse.com

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