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Les allergies progressent et nous gâchent la vie !

Mai 2017

Si chaque année à la même époque, tu t’enrhumes, tu éternues, tu tousses, tu as du mal à respirer, tes yeux te piquent ou ta peau te démange, tu es peut-être allergique ! Qu’elles soient respiratoires, alimentaires ou cutanées, les allergies concernent environ 30% des Français et progressent à grands pas. Faisons le point sur les types d’allergies, leurs causes, les symptômes, les traitements et la prévention.

© godfer/Adobe Stock
Toujours plus d’allergies

Les allergies sont en très forte progression depuis les années 1970. On est ainsi passé d’environ 4% de personnes touchées en France en 1970 à 30% aujourd’hui. Les prévisions sont par ailleurs pessimistes : de nombreux allergologues estiment que dans dix ans, une personne sur deux sera allergique ! Les études montrent en effet que la pollution de l’air aux particules fines (produites par les véhicules diesel, les industries, les polluants intérieurs) concentre les allergènes et augmente les manifestations allergiques.

Être allergique peut sembler bénin par rapport à des maladies plus graves. Il ne faut pourtant pas sous-estimer une allergie car non seulement elle constitue une gêne importante et fatigue terriblement, mais surtout, elle s’aggrave avec le temps. On constate ainsi que les allergies respiratoires qui prennent la forme de rhinites se transforment très souvent en asthme et deviennent un vrai problème de santé.

Qu’est-ce qu’une allergie ?

Une allergie est une réaction anormale du système immunitaire contre un élément étranger à notre corps. Bien que ces éléments étrangers (qu’on appelle allergènes) soient inoffensifs, le système immunitaire, qui d’habitude nous protège des maladies, se détraque et nous rend malade. Pourtant, le système immunitaire a pour rôle de combattre les microbes qui causent des maladies mais dans le cas d’une allergie, il s’en prend à des éléments inoffensifs comme les pollens, les acariens, les moisissures, les poils d’animaux de compagnie… et déclenche des réactions allergiques.

Les allergies peuvent survenir à tous les moments de la vie. On peut être allergique à une substance dès l’enfance, mais de plus en plus d’adultes déclarent une allergie à un âge avancé alors qu’ils ne l’étaient pas jusqu’alors.

© freshidea/Adobe Stock
Les différents types d’allergies et leurs symptômes

Une allergie peut se manifester sous différentes formes. Parmi les plus répandues, on distingue :

  • l’allergie respiratoire. Elle peut être permanente ou saisonnière, et se manifeste par des rhinites, des conjonctivites ou de l’asthme. Dans ce cas, la personne a le nez qui coule, éternue beaucoup, a les yeux qui piquent, tousse et respire difficilement. Ces allergies sont principalement dues aux acariens (sortes d'araignées microscopiques partout présentes dans nos maisons), aux pollens (qui sont les éléments reproducteurs mâles produits par les fleurs), aux poils d’animaux, aux poussières, aux moisissures ;
  • l’allergie alimentaire. Elle se manifeste par des troubles respiratoires et digestifs, et provoque des maux de ventre, des vomissements, des nausées, mais aussi des éternuements, des difficultés à respirer, des picotements dans le nez et les yeux. Les aliments qui provoquent le plus souvent des allergies sont le lait, les œufs, l’arachide (c’est-à-dire la cacahuète), les fruits à coque (comme les noix, les noisettes, les amandes…), les crevettes, le poisson, la moutarde, mais aussi certains fruits ou légumes comme le céleri, la carotte ou la pomme ;
  • l’allergie cutanée, dite aussi de contact. Elle se manifeste par de l’urticaire ou un œdème de Quincke. L’urticaire occasionne des plaques rouges sur la peau et des démangeaisons, un peu comme les piqûres d’orties. L’œdème de Quincke provoque un gonflement rapide de la peau et des muqueuses de l’appareil respiratoire ou du tube digestif. Ce dernier peut s’avérer très grave lorsque le gonflement est tel qu’il bouche les voies respiratoires et empêche de respirer. Les substances allergiques de contact sont nombreuses et variées : il peut s’agir de cosmétiques (crèmes, parfums, maquillage, shampoings…), d’objets métalliques en contact avec la peau comme les bijoux, les montres, les ceintures, les piercings, ou encore de peintures, de colles, de lessives… ;
  • l’allergie aux venins de guêpes, de frelons  ou d’abeilles, entraînant de l’urticaire, des gonflements, des nausées ou un œdème de Quincke ;
  • l’allergie aux médicaments de toutes sortes, pouvant causer des nausées, de l’urticaire, de l’eczéma, des troubles respiratoires.
Acarien grossi au microscope © Eric Erbe /Agricultural Research Service, l’agence de recherche du Département de l'Agriculture des États-Unis
Peut-on combattre  les allergies, et comment ?

Pour combattre une allergie, il faut tout d’abord connaître la ou les substances qui provoquent l’allergie. Pour cela, un médecin allergologue élabore un diagnostic en posant beaucoup de questions au malade pour connaître son environnement et son mode de vie : par exemple, la personne vit-elle dans une maison ou dans un appartement ? Y a-t-il de la moquette ou des tapis dans la maison ? A-t-elle un animal de compagnie ? Y a-t-il près de chez elle certaines plantes (comme l’ambroisie, le bouleau, le cyprès) ? De quoi est faite son alimentation ? La personne a-t-elle des parents ou grands-parents allergiques ?

Dans un deuxième temps, l’allergologue ausculte le patient et examine les organes (nez, gorge, bronches, yeux, peau…) qui subissent les symptômes.

Dans un troisième temps, il procède à des tests sous forme de patchs qui contiennent un allergène et que l’on colle sur la peau. Si la peau réagit en devenant rouge, cela signifie que le patient est allergique à l’allergène contenu dans le patch. Un examen sanguin permet aussi de détecter certaines substances allergènes.

Patchs de tests aux allergènes © Andy Lidstone/Adobe Stock

Une fois que l’on connaît l’allergène, on peut dans certains cas faire son possible pour l’éviter : ne pas être en contact avec un métal, ne pas utiliser telle lessive ou crème pour la peau, ne pas se faire prescrire un médicament, ne pas manger un aliment, etc.

Pour d’autres allergènes comme les acariens ou les pollens, les choses sont plus compliquées car on ne les maîtrise pas. On peut néanmoins chasser la poussière de la maison, laver plus souvent les draps, les coussins, les peluches, passer régulièrement l’aspirateur, aérer la maison et écarter les moisissures des pièces humides.

Si l’on habite une maison avec jardin, mieux vaut ne pas planter de plantes à pollen allergisant ou les couper avant la floraison. Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique donne beaucoup de conseils sur le sujet et informe en temps réel, via son site internet et une application pour mobiles, sur les pollens présents dans l’air de toutes les régions de France.

Ambroisie © Bayer/Comité d’Intérêt local Gerland Guillotière

Il existe également des traitements contre les allergies respiratoires pour soulager une crise, mais ceux-ci ne soignent pas en profondeur. Pour agir sur la cause de l’allergie, seule l’immunothérapie allergénique permet de traiter durablement l’allergie. Elle consiste à administrer au patient l’allergène responsable des symptômes pour que l’organisme retrouve une tolérance à la substance, selon le même principe qu’un vaccin.

Un grand nombre de personnes sous-estiment les allergies et considèrent que ce ne sont pas des maladies. Pourtant, en plus de la fatigue et de la gêne qu’elles occasionnent, elles s’aggravent très souvent avec le temps. D’autre part, on constate que le nombre d’allergènes augmente chez les patients qui ne sont pas traités. Alors, si tu ressens certaines manifestations décrites plus haut, mieux vaut ne pas attendre et en parler à ton médecin !

Pour aller plus loin…

Un article du Radis vert, rédigé à partir des sources suivantes :

Jesuisallergique.fr ; allergienet.com ; asthme-allergies.org ; ameli-sante.fr ; doctissimo.fr ; pollens.fr

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